‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 124 sur 567 · HALT · texte numérisé non relu

HALT

HALL

BALTCHIK, petite ville de la Turquie d'Europe (Roumélie), à 24 kil. Pl. E. de Varna. Près de là était Tomi, célèbre par l'exil d'Ovide.

BALTES, famille illustre chexl» Wislgoths,était rivale des A maies. Selon quelques auteurs, les Balles se •ont perpétués en Septi manie ou Languedoc sous le nom corrompu deJtaux. Les seigneurs de Baux, qui depuis ont formé un établissement dans le royaume de Naplee, possédaient de vastes terres près d'Arles et étaient indépendants des comtes de Provence. BALTHAZAR, dernier roi de Babjlone (SS4-S38

ST. J.-C.j), se I \ .ii".^ ii1 K-"U'i

mère Nitocris. Ayant profané dans un festin les vases sacrés enlevés au temple de Jérusalem, Il vit aussitôt tracer sur la muraille, par une main inconnue, ces trois mots mystérieux : Mani, Thicel, Phares. Daniel, appelé pour les expliquer, lui apprit qu'ils annonçaient sa punition et sa mort. En effet, dans la nuit même du festin, Cyrus s'Introduisit dans Babylone, et Balthaxar fut massacré. Hérodote donne à ce prince le nom de Labynetua, et Bérose celui de Nabonid ou Nabonadlua.

BAiTlA, nom ancien de la Scandinavie, lui rut donné, soit à cause des Baltes, la plus noble des tribut gothiques, soit à cause des fielts ou détroits qui sont fort nombreux entre la péninsule Scandinave et le Danemarek. Ce monosyllabe ballon bdi se retrouve encore aujourd'hui dans Baltique.

BALTIMORE, ville des Etals-Unii, dan* leMaryland, sur le Patapsco, à 58 kil. N. 0. de Washington, avec un port vaste et commode; sa population, qui en I7»2 était à peine de 13,000 hab., s'élevait en 1840 à 103,313. C'est la 3* ville des Étata- Cnis et l'un des ports les plus commerçants du morde. On y fait surtout un grand commerce do farine et de tabac. Université (1812); collège de Sainte-Marie; riche bibliothèque, nombreux établimitments d'instruction. Baltimore fut fondée en 1729; elle joua un grand rôle dans la guerre de

1 indépendance; elle fut attaquée en 1814 par les Anglais, qui furent repousses et perdirent leur générât (Ross]. On voit dans la ville un beau monument en 1 honneur de Washington , et un autre monument dit Baule-monument . érigé en mémoire du succède 1814. Archev. cathol., évèq. méthodiste.

b al r i mi nu; , petite ville d'Irlande (Cork), à 71 kit. S. 0. de Cork; 1,000 hah C.'wrt un ««ignenr irlandais originaire de cette ville, lord Cal vert, comte de Baltimore, qui a peuplé le Maryland. On a par reconnaissance domié sou nom* la Baltimore des Etats- Unis.

BALTIMORE (le comte de). Voy. cALvnrr.

BALTIQUE (mer), Codanut sinus, vaste golfe de la mer du Nord, auquel l'unissent le Cattégat et les 3 détroit* dits Sund , Grand-Belt et PetiHklt, a pour limites au N. la Bothnie, au S. le Mecklerabourg et les Etats prussiens, à l'O. la Suède, à l'E. la Russie. On la distingue en mer Baltique proprement dite au S. , golfe de Bothnie au N., golfe do Finlande à l'E. Dans la Baltique propre est le golfe de Livonic. Marées à peu près nulles. Grande pôche du hareng. Ambre sur les côtes de Prusse et de CourUnde. L'Oder, la Vistule, le Niémen, la Dwina méridionale se jettent dans la mer Baltique proprement dite. La partie de celte mer comprise entre la Suède et le Danemarek gela tout entière en 1623 et 1670.

BALTUS (J .-François), savant jésuite, nékMetxen 1667, professa les belles-lettre* à Dijon et la théolo-

fekStrasbourg, dirigea plusieurs collèges, et mourut Reims eu 1743, bibliothécaire du collège de cette ville. 11 est principalement connu par une Réponse a l Histoire des oracles de I on tenel le, Strasb., 1706,

2 vol. ln-8 ( U soutient dans cet ouvrage que les o rocks sont l'ouvrage du démon et non de la fraude 'les prêtres patuu*. On a aussi de lui : Défense des

saints Pires uceusis de platonisme, Paris, 1 7 1 J , m-4 La religion prouvée par l'accomplissement des prophéties Paris, 1728, in-4, etc.

BALLE (Jean la), cardinal et ministre d'état sous Louis XI, né en 1421 dans le PoiU/\ sut, par son caractère actif et intrigant, capter let bonnes grâces de Louis XL U fat fait évftque , aumônier du roi , Intendant des finances , et eut pendant plusieurs années toute l'autorité d'un premier ministre. Il fit abolir la Prmjmatifiue-SancUon, malgré l'opposition du Parlement et de l'Université, et oblint de la cour de Rome en récompense le chapeau de cardinal. U entretint en outre avec les ducs de Berri et de Bourgogne , ennemis du roi , une correspondance secrète , dans laquelle 11 leur livrait les secrets de l'Etat. Ses lettres ayant été interceptées, Loui. XI voulut lui faire son procès; mais le pape s'y opposa, alléguant qu'un cardinal ne pouvait ôlre Jugé par l'autorité séculière. Louis XI le Ut alors emprisonner (1469), cl il le tint, dit-on, pendant Il ans enfermé dans une cage de fer. En 1480 il oblint sa liberté à la sollicitation du pape , et se retira à Rome , où il fat comblé d'honneurs ; on osa même l'envoyer en France comme légat à latere (1484); mais il fat si mal accueilli, qu'il se vit obligé de retourner en Italie ; il y mourut en !491 : Innocent VIII l'avait fait évéque d'AIbino.

BALUZE (Etienne), savant historiographe , né i Tulle en 1630, mort à Paris en 17 18. fut bibliothécaire de Colbert, professeur de droit-canon au collège de France (1670) , puis inspecteur de cet établissement. Ayant inséré dans son Histoire de la maison d'Auvergne quelques passages qui favorisaient les prétentions du duc de Bouillon sur ce comté, Louis XIV le priva de sa chaire et l'exila de Paris (1708); il ne put y revenir qu'en 1713. Ses principaux ouvrages sont : Regum francorum capitularia, 1677, 2 vol. in-fol., réimprimés en 1780 avec des additions par Chiniac; Conciliorum nova collectio 1683, 1 vol. in-fol. : Vies des papes d'Avignon, 1693

I v. in-4 (mises à l'Index) ; Hist. généal. de In maison d'Auvergne, 1708 , 2 vol. in-fol.; Miscellanea, 1678-1715, 7 vol. in-8, réimprimés ave* additioni à Lucques, 1761, 4 vol. In-fol. , p«r J.-D. Mans?.

II a fait en outre une foulo d'éditions d'ouvrage: rares et nnAVtUu* pour l'histoire ecclésiastique.

BALZAC, bourg de France (Charente), à 6 kil. d'Angoulème. On y récolle du safran en abondance. C'est là qu'était le château de Balxac, d'où le célèbre Balxac a pris son nom.

BALZAC (J. -Louis Chez i>k), un des ccnVuns qui ont le plus contribué à former la langue française, naquit à Angoulèmo en 1696. Après avoir passé 2annécs à Rome (1621-23) comme acent du cardiual Lavalette, il vint à Paris, s'y lit bientôt conn dire par ses écrits, obtinl les bonnes grâces de Richelieu, qui lui fit donner les titre* d'historiographe et de conseiller d'état avec une pension de 2,0<>> livres, et fut un des premiers membres de l'Acad. franç. Dégoûté du séjour de Paris à cause «les attaques dirigées contre ses ouvrages par quelques prêtres ( V D. coritj, il se retira dans sa terre de Balxac sur les bordi de la Charente, et se livra presque entièrement à de* exerelcesde piété. Il m. en l6ô;>. Il avait U -..éa I Académie française 2,000 liv. pour fonder un prix d éloquence. Ses œuvres se composent de Lettres, adressées à Conrart, à Chapelain et autres; d'Entrrttew ou Dissertations littéraires, de petits traités, dont les prtncipauxsont: Amlippeou/o Cour, h Prince (apologie du roi et de Richelieu^, le Socrate chrétienne poésies françaises et de vers latins. Ces œuvrea. qui F**r * plupart avaient été publiées séparai par les Kl- MTirTont 6U réunie l*u I abbé Cassaigne en 3 1 vol. In-fol. , Paris, 1661. Le principal fondement de la réputation de Balxac, ce sont ses Lettres, dont les première, parurent en (fUi et dans lesquelles U

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