‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 140 sur 567 · BAYA · texte numérisé non relu

BAYA

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tout connu par ses Recherches sur la nature de f Ame, où son immortalité est démontrée par tes lumières de la raison et de la philosophie, 1737, 2 vol.

BAYADERES, femme* indiennes qui cultivent le chant et la danse. Elles se partagent en quatre classes : les dévédachis , qui haliitent les temples et animent les fêles religieuses de leurs chants et de leurs danses: les natchés, qui remplissent les mêmes fonctions, mais sans Cire attachées à un temple partlculier; enfin les vestiatris et les cancenis, qui se consacrent aux divertissements de* grands seigneurs de l'Orient. Elles sont choisies parmi les plus jolies filles ; leur costume est riche et voluptueux : leur danse, souple et gracieuse, peint le plus souvent la passion de l'amour. Leur état est regardé d'ailleurs comme n'ayant rien do déshonorant.

BAYAN-KARÂ , chaîne de mont, de l'empire chinois. Tait parlie du grand massif de Kiicn-Lumellc commence sous 94° 30' long. K. , 35e lat. N., et court au S. K., sépare les sources du Hoang-ho de celles du Mouroui-Oussou.se joint vers l'E.aux mont. Neigeuses, et se lie aux mont* du Thibet oriental. Pic* très élevés.

bayan-oula , montagnes du Turkcsian, dans les terres de la horde des Kirghii-Cafsaks, se rattachent à FOuloug-Dagh.

BAYAHD (château-), village du départ, de l'Isère, à 6 kil. N. 0. d'Allevard. C'est de là que le célèbre Bavard prit son nom.

BAYARD (Pierre nu terrail, seigneur de), surnommé le Chevalier tant peur et sans reproche, né en 147(5 au château de Bayard, près de Grenoble, réuni! en lu: les vertus qu'on admire séparément dans plusieurs de* héros de l'antiquité. Il commença a se signaler sous Charles Yill, a la hataille de Fornouc (1496). Sous l.om» XII il contribua puissamment à la conquête d'une partie de l'Italie. Comme Iloratius Codés, il défendit seul contre les Espagnol* le pont du Garigliano, ce qui lui fil donner cette devise: Vins agminis unus habtl. 11 prit la part la plus glorieuse it la victoire d'Agnadel (1609), puis il Ht avec sucres la guerre au pape Jules 11 : mais, non moins lovai que Fahricius, il rejioussa avec indignation les propositions d un traître qui lui offrait d'cm|«>isonner son ennemi. A la prise de Rreseia, il sauva l'honneur d'une famille qui allait être livrée à la brutalité du soldat, et n'accepta un don de 2,500 ducats (pie pour les partager entre deux jeunes filles dont il venait de protéger la vertu. Sous François 1, il fil de nouveau la guerre en Italie et prit un des généraux ennemis, Prosper Colonna. A Mariguan, place à côté du roi, il fil des prodiges de valeur et décida la victoire (1516). Pour lui témoigner sa haute estime, François I voulut Être armé chevalier de ses mains. Chargé, quelques années après, de ramener une armée qu'avait compromise l'impéritie de Bonnivet, il la sauva en lui faisant passer la Scsia à Bomagnano, en présence des Es|*agnols, quoique, ceux-ci fussent bien sui<éricurs en force : maisélant resté le dernier pour couvrir la retraite, il reçut une blessure dont il mourut peu d instants après, le 30 avril 1524. Quoique expirant, il exigea qu'on le

tilaçat en face de l'ennemi, ne voulant pas, disait-il, ui tourner le dos pour la première fois. Le connétable de Bourbon, qui servait dans les rangs de* Espagnols, voyant Bayard à ses derniers moments, déplorait son sort. « Ce n'est pas moi qu'il faut plaindre, lui dit le héros, mais vous qui combattez contre votre roi et votre patrie. » La vie de Bayard a été écrite par son secrétaire, connu sou* le nom de Loyal Serviteur, Paris, 1527 ; et depuis par Guyard de Bervtlle, 1700, in-12, et par plusieurs autres.

BAYAZID, villcde la Turquie d'Asie, dans le gouvernement d'Erzeroum, à 240 kil. E. d'Erzeroum, par 42» 6' long. E., 39» 20' lat. N.; 10,000 hab.

Citadelle. Beau monastère. Commerce assez actif avec la Géorgie et la Perse. Prise p. les Russes en 1828.

RAYEN (Pierre), pharmacien et chimiste, né à Chfilon*-«ur-Marne en 1726, mort en 1798, suivit en 1756, comme pharmacien en chef, l'expédition de Minorque , puis passa à l'armée d'Allemagne pendant la guerre de sept ans, et y reudit les plus grands services : fut chargé d'analyser les eaux minérales de la France, découvrit là propriété fulminante du mercure, reconnut que les minéraux enlèvent à l'air un de ses principes dans la combustion, et fit plusieurs autres observation* importantes.

RAYER (Théoph.-Slgefroy), savant antiquaire et orientaliste, né à Kœnigsberg en 1C94, mort en 1738, occupa une chaire d'antiquités grecques et romaines à Pélersliourg. On a de lui: Muséum simeum, PélerslK)nrg, 1730; Ihstoria osrhocna et edeuanu uummis illustrata, 1734, et un grand nombre de savants mémoires dans les actes de l'académie de PélersUiurg.

BAYEUX, Aregenut, on mieux AuguModurui, Civ. najocassum, ch.-l. d arc (Calvados), turl Aure, à 28 kil. N. O. de Caen; 8,380 hab. Evêché; collège communal, cathédrale, place Sl-Palrice, hôlcl-dc- ville, bibliothèque. Industrie active : dentelle.* , tulles, blondes, toiles, etc. Les druides y avaient une école célèbre, au mont Plumons. Les ducs de Normandie y résidaient quelquefois. On y conserve la célèbre tapisserie dite de Itayeux, sur laquelle la reine Matbilde retraça la conquête de l'Anglelcrre par son mari Guillaume. Baveux a produit le? «toux Charlier, le maréchal de Coigny, etc. — L'arrondissem.n6cant. (Balleroy, Caumont, Islgny, Ryes, Trcviêres, plus Baveux), 16» comm. et 81,244 hab.

BAYLE (Pierre), célèbre écrivain français, né en IG47,au Cariât, dans le comté de Foix, fut élevé dans le protestantisme, que des Jésuite* lui firent abjurer dans sa jeunesse, mais auquel 11 retourna bientôt. En IC75, il obtint au concours une chaire de philosophie à Sedan, et l'occupa avec distinction Jusqu'à la suppression des universités protestantes, en 1081 ; il fut alors appelé k Rotterdam pour y remplir une chaire semblable. R publia cette même année sel Pensées sur la comète. 1GSI, dans lesquelles, k l'occasion d'une comète qui venait de paraître, il attaqua le préjugé vulgaire qui voyail dans ce météore un présage effrayant. Il fonda en 1684 le Journal littéraire connu sous le titre de Nouvelles de la république des lettres. \jot% de la révocation de l edit de Nantes, il combattit dans ses écrit* l'intolérance de Louis XIV ; mais en même temps il compromit pai ses attaques toutes les communions chrétiennes : ses ennemis, à la tète desquels était le ministre Jurieu, le firent, pour ce motif, priver de sa chaire. Il se mil alors à rédiger l'ouvrage qui a fait sa réputation, le Dictionnaire historique et critique, dont la édition |«irut en 1G97, 2 vol. In-fol. Cet ouvrage lui suscita de nouvelles attaques. Jurieu le dénonça au consistoire comme impie, et au prince d'Orange, devenu roi d'Angleterre j comme ennemi de l'étal et partisan secrel de la rranec; mai», grâce à la protection de lord Shaflcsbury, il échappa cette foi» aux cou|is de ses persécuteurs. Rayle employa le reste de sa vie à étendre son Dictionnaire, dont il donna une nouvelle édilion en 1702, 3 vol. tu-fol., et k composer plusieurs ouvrages de critique ou de controverse, parmi lesquels on remarque les Réponds aux questions d un provincial, G vol. in-8, Rotterdam, 1701-G. Il mourut en 1700, k 5!» ans. I «vie esl surtout connu comme sceptique. Bans son l)ic~ tionnaire, il se plaît a exhumer le- opinions h- plu paradoxales et à les fortifier d'arguments me,- aux, sans toutefois les avouer pour *on propre ce i ; te. Par l'Incrédulité qui règne dans ses écrit* , il a frayé la voie à Voltaire. L'édition la plu-réci nie et la plus complète de son Dictionnaire es' elle ri<- Iii-uehot.

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