‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 142 sur 567 · J3EAU · texte numérisé non relu

J3EAU

BEAU

4 acte», 1776; la Folle Journée, ou le Mariage de Figaro, comédie en 5 acte*, 1 784 ; Tante, u|iéia en

5 actes, 1787; la Mère coupable , drame en 5 actes. 1 71)2 : Mémoire en réponse au manifeste du roi & Angleterre ; Mémoires à Lecointre de Versailles, on Mes six F.ponnes, Pnris. 1795. On a publié se* Œuvres compl., Paris, 1 809,7 v.in-8, avec grav.: 1821 et IS26> 6t. in-8.M. L.dcLoméideaHonné/l'aprt'sd.'S.Joruininédiis, lieaumarcluns et son temps, 1856,2 v.in-8-

BEAUMAKIS. ville d'Angleterre, dans l ile d'Anglcsey, eh.-l. du comlé d Anglesev, sur le détroit de Menai, à 20 k il. N. E. de Caernanon; 2,500 hali. Jolie église j»roissiale.

BEALMENIL, eh.-l. de canton (Eure), à 8 kil. ï. 0. de Bcaumont-lc-Boger; 460 hab.

BEA L'AI ES, ch.-l. deoinlon (Vaurluse). à 17 kil. E. d'Orange, a 26 N. E. d'Avignon: 1.400 hab.

B E A L' M ETZ- 1 . ES-LOC ES . eh.-l. de canton (Pasde-Calais), à 10 kil. S. 0. d'Aras ; MO hab.

BEAL'MONT. ch.-l. de canton (Dordogne), sur la Couse, à 24 kil. E. de Bergerac ; 1,000 hab.

beaiwont-pe-lom agne , ch.-l. de canton (Tarnet-Oaronne), sur la Oimonc. à 10 kil. S. 0. de Castel-Sarrasin ,- 4,2 1 1 hab. Grains. Pair, de Fermât.

beaumont— le-roger , ch.-l. de canton (Eure), sur la Bille, à 13 kil. E. de Bernay : 1,450 hab. Toiles, molletons, verrerie.

bkaciucu-le-vicoiite. ch.-l. de cant. (Sarthe). à 30 kil. N. du Mans; 2,378 hab.

beau mon T-si'R-oisE, {M'tilo ville du dép. dcSeineet-Oise, sur l'Oise, à 33 kil. N. de Paris; 1,874 hab. Salpètrièrc, verrerie, etc. Commerce de grains et de volailles.

BEAI-MONT (Franc.), auteur dramatique anglais, né à Orare-Dicu, dans le comté de Leiccsbr, en 1580, mort en 1 G 1 5, travailla toujours en commun avec Hetcher. Voy. ce nom.

beauhont (Christophe de), archevêque de Patii, né près de Sarlal en 1703, Tut successivement évèque de Baynnne, arch. de Vieuno en Daiiphiné, et fut élevé en 1740, malgré sa résistance, au siège de Paris, qu'il occupa jusqu'à sa mort, en 1781. Il 61 l*Miir «on épiscopat par son iné|iuisable charité, foulnil avec une termclê inébranlable l'autoiilc de la bulle Lutyenttus et combattit les Jausôni.~;. - ainsi que les philosophes. Il publia contre ces derniers plusieurs mandements, dont un provoqua de la part de Bous.-e.tu la rélènre Lettre à M. de Btaumont. Son courage à résider aux volontés de la cour et aux prétentions du parlement le fit plus, fois exiler. 11 a laisse 4 vol. d'/n-ifruc/io/u pastorales.

BKAI MUNT NMaU. LEeilINCE DE). Vol). LU'HlMJh.

BEAI MONT (Eon de). Voij. eon.— (ElieDE).F. EL1V.

BEAUNE, eh.-l. darr. (CAte-il'Or) , sur la Bousolse, à 38 kil. S; 0. de Dijon: 10,078 hab. Vill.bien penée et bien balie. Bibliothèque , collège ; célèbre hôpital fondé par Nicolas Bollin, 1443. Urot draps, coutellerie, etc. Les environs produisent des vins excellents., dits vins de Beaune : on en exporte annuellement de 30 à 40,000 pièces. Presque tous les liants crus de Bourgognè sont do l'arrondissement de Beaune. Pallie de Mongc. — L'arr. de Beaune a 10 cantons ( Arnay-sur-Arroux, Blisnysur-Ouehe, Licrnais, Nolay, Nuits, Pouilly-cn-Auxois, Sainl-Jean-dc-Losne, SeuVre, plus Beaune qui compte pour 2), 202 communes et 123,030 hab.

BEacne, Vettaunodunum, eh.-l. de canton (Loiret), à 17 kil. N. E. de Pilhiviers : 2,000 hab.

BEAUNOIH (Alex, robikeau, dit de), auteur dramatique, né à Paris en 1746, mort en 1823, a fait I-uur les petits théâtres de Paris une foule de pièces qui curent pendant longtemps une très grande vofue. A la révolution, il quitta la France et se réfugia d'abord en Belgique, puis en Bussie, où il din^ea les théâtres de la cour. B revint à Paris sous ( Empire et obtint une sinécure sous la Restauration-

S*s principales pièces sont : l'Amour quêteur, 1777 Vénus pèlerine, 1777 ; Jérôme Pointu, 1784; FanJ^ et Colas, 1784. 11 a écrit en outre un grand nomb) ; de pamphlet*.

BEAUPKhAU, eh.-l. de c. (Maine- et Loirc\ su: l'Evre, à4'i k.S.O. d'Angers; 3,288 b. Etoffes de laine, toiles Cette v. a joué un rôledansles truerresde laVendée : les Vendéens} furent vaincus le 21 avril 1793 Elle fut ch.-l. d arr. jusqu'en 1S.ÏI.— L'arr. avait 7 c. (Beaupréau, Chantoreaux, Chemillé, Chollet, >b :it. faucon, Moutrevault, St-Florent , 73 c. et I08,.»l8h.

BEAU BAIN (Jean de), géographe du roi , né en I69(>à Aix-cn-issarl (ancien Artois), mort en 1771, Sfl forma sous P. Moulart San son. On a de lui '-. Iliuoire militaire de Flandre, ou Campagnes du maréchal de Luxembourg (1090-94), Paris, 1750, 3 vol. in-rol., et Potsdam, 1783-87, 5 vol. in-4 : un Atlas de géographie ancienne et moderne, en 14 vol. iu-fol. — Son fils, nommé aussi Jean de Bcaurain, a donné des caries pour l'Histoire des campagnes de Condéen IG74, et |>our celle* de Turenneen 1672-75. Paris, 1782. 2 vol. in-fol.

BEAUBECABD, village du dép. de l'Ain, sur la Saune. à 4 kil. E. de Villefranehe ; 350 hab.: jadis cap. de la prinei|>auléde Bombes cl résidence de son parlement.— Il y a beaucoup d'autres bourgs de ce nom, dont un près de Clermont-Ferrand ; 1,500 liab.

BEAL'REGAHD (Claude dk), scolastique. Voy.

Ut'RIGARD.

BEAunEGARD , prédicateur jésulle , né en 1731 à Pont-à-Mousson , mort en 1804, en Souabe, se fil une grande réputation a Paris jwr son éloquence impétueuse. Bans plusieurs de se* discours, et notant meut dans un sermon prêché a Notre-Dame en 1789, il prédit 3 ans d'avance tous les excès de la Terre ar.

BEAUBEPAIBE, ch.-l. de e. (Isère), à 23 k. S. E. de Vienne; 1.800 hab. — Autre ch.-l. de c. (.Saône* et-Loirt'1 . s lîk.Ô, de l(e«*-le-S.n!iiier; 8X0 hab.

BEAUBEPAIBE. chef du 1" bataillon de Maineet-Loire, fut chargé en 1792 du commandement de la place de Verdun. Sommé par le conseil municipal de livrer celle ville aux Prussiens qui l'assiégeaient, il se fit sauter la cervelle plutôt que de se rendre à l'ennemi, l-a Convention lui décerna le* honneurs du Panthéon, et donna son nom à uni des rue* de Paris (quartier Moulorgucil).

BE U'SOUKEi IsaaedeKsnvant ministre protestant, né h Niort en 1659, mort en 1738. li exerça d'abord son ministère à Chàtillon-sur-lndre. Forcé de quitte: la France lorsque Louis XIV défendit de professe) publiquement la religion réformée, il se réfugia en Hollande, puis à Berlin (1694), où il devint pasteur et fui comblé de faveurs par le roi. On a de lui, outre des Servions cl une tr.nl. du Xouv. -Testant . ,\im' Hist. dit Manichéisme (2 v. in-4, Amst. , 173 i-39) , tres-<slimée.uue Hist. de luréform. dep. 1517 jusqu'à 1530, ouvrage posthume, publié en 1785, 4 vol. in-8, Berlin; ce n'est qu'un fragment d une grande histoire du protestantisme a laquelle il travailla {vendant la plus grande partie de sa vie. Y.' Histoire du manichéisme. a été vivement attaquée par le jésuite Allicoiii. — Beausobre laissa deux fils qui oui aussi écrit, l.ouii a donné Le P'irrhomsme du Sage, Berlin, 1754.

BEAUSSET^le), ch.-l. de canton (Var), à 13 kil. N. 0. de Toulon: 3,050 hab. Huile d'olives, sivon, draps, verreries. Patrie de Portail*. — V. daisset.

BEAUTE f dame de). Voy. agives sorel.

BEAU VAIS, Bellovaci. Casaromngus , ch.-l. du dép. de l'Oise, sur le Thérain, à 72 kil. N. de Pa<-is: 13,082 hab. Evftché; belle cathédrale : holel-de-v illc; boulevards : promen. sur les remparts. Collège. Industrie active : manuf. detnpi» et fanl«scries; draps, toiles peintes, etc. — Ancienne capitale des Bellovaci, dans la Belgique 1". Elle se rendit a César sans coup férir(57av.J.-C.), fut ravagée |«r les Normands en 850 et à d'autres époques: elle fut assir>ée tnu-

Ulement par les Anglais en «443, et par Charles-le- Téméraire, 1472 ; elle fut sauvée ta première foU par I héroïque dévouement de Jean Ligmèrc. ot la Seconde par le courage de Jeanne HachetUi.Prcsq. détruite par un Ho cudie eu 1 8 to. Pat. -le Yiiicein de B., Vilbers de 1 Ile- Adam, Lenglel-Dufresnuy. Dubot. Restau t, Vaillant, etc. — L'arr. a 12 c. (Former*/. Nmiiers, rangeons, Marseille, Coudray, Auneuil. Noaillf». Chaumont, Me ru, Crandvilliers, plut Beauvaisqui roinjite |>our 2;, 244 comm. el 132.369 bah.

BEALYAIS (J.-B.-Ch.-Marie de), bon prédicateur, né en 1731 à Cherbourg, mort en 1790, prêcha longtemps avec un grand succès à la ville et devant la cou i ; fut nommé ver» 1775 évéquu de Senci. se démit de «on siège en 1783, et revint vivre à Pari», où il fut député aux. état*-généraux. On a de lui des sermon» ainsi que des oraisons funèbre* estimée.*, et qui occupent un rang honorable après toi chefsd'œuvre de nos grands maîtres: on remarque sur tout relie de Louis XV. Se» sermons ont été Imprimés .1 Paris en 1K<>6,4 vol. in-12. par l'abbé Galard ■eaovais (Vincent DE). Voy. riMCUtT.

BEAUVAISIS ou BEAUVOISIS, Uvllovaci. partie N. 0. de l'ancien gouvernement de l'Ile-de-France, au S. de la Picardie et au N. du Yevin français, avait pour cb.-l. Béarnais, et pour ailles principales Clermon», Liancourl, Fitzjames, (îerberoy. Boufflers, Beaumont. Il Taitauj. j^irtie du dép. d'e l'Oise. BKAUVAL (lASNACE DE) . Voy. BASNACE.

BEAUVARLET (Jacqucs-FiriiiinL graveur, né à Abbevilleen 1731. reçu à l'Académie un 17G5, mort en 1797; eut une grande vogua de «on vivant ; OD recherche encore »cs gravures d'après Vanluo.

BEAFVAl!

village du dép. die Maine-et-Loire, l>

26 kll. S. E. d'Aider s,dansuiR -bel le vallée; 370 luib , a donné son n»m aux princes de Bcauvau.

BEAUVAU (maison de) , ancienne et noble famille de l'Anjou, naturalist e d> puis en Lorraine, el dont l'illustration remonte au X» siècle. Elle compt parmi ses mt nibres des lieutenants-généraux, de> maréchaux, des dignitaires de l'ordre de Malte, deambassadeurs, des minisires, des prélats, des écrivains, etc. Psuus citerons : Henri, baron do Beauvau. qui, à la lin du xvi* siè-le, combattit en Allemagne pour l'électeur de Bavière, puis contre les Turcs, •■■ fut ambassadeur du duc de Lorraine à la cour de Borne : il a écrit une relation de *es eampignes. Naocjj 1619, in-1. — Marc de Beaovau, prince d« Craon et du Saint-Empire, grand d Espagne, ut en 1679, mort en 1754. Il fut gouverneur du dm François de Lorraine, depuis empereur, et adnit nistra pour ce prince, avec titie do vice-roi, U grand-duché de Toscane. — Charles-Juste, duc d« Bcauvau et maréchal de France, né à Luuéville e. 1720. Il entra comme volontaire au service de I. France, se distingua sons les ordres du maréchal di Belle-lslc au siège de Prague «m 1741, commanda en chef les troupes envoyée» en Espagne en 1702 et fut bientôt après nommé gouverneur du Lau-

Sucdof, puis de la Proveuce. 11 fut élevé au ranv a maréchal en 17*3, et entra au ministère ei 1789; il mourut en 1703. Il était de l'Académie frai, caise et de celle délia Crusca. — Bené-François d< Bcauvau, d'une branche cadette, né en 1604, moi! eu 1730. Il fut évèque de Bavoune, de Tournav. archevêque de Toulouse et de Narbonne. Il présida pendant vingt ans les élatsde Languedoc. On doit a ses uicourak'emeiits la Description du Lnngued\ par |, s Bénédictins de St-M.mr, 5 vol. iu-fol.

BEA F VILLE, eh.-l. de canton (Lot-et-Garonne), a 22 k.l. N. E. d'Ag. n; 1,800 bab.

JJJ A1JMLLIEUS (Franç. dk), duc de S^Aicnan, 1607-1M7, suivit la carrière militait e, se signala aux sièges de Dole, de Landrceie* (lo37): fut employé •„ contre le» Frondeurs (1653), et nommé ensuite

faveur auprès de Louis XIV et s'en servit pour proléger les gens de lettres. Il était de l'Académie franç.

bcalvilliers (Paul, duc deï, tils du précédent, né eu 1618, au château de St-Aiguan, servit quelque temps dans les armées et se concilia l'estime cl Fall'vctiou de Louis XIV par ses vertus austères. Le roi I» nomma, en 1685, président du conseil des finances, et lui confia l'éducation du jeune dauphin, duc de Bourgogne; plus lard , il remit égalemeut à ses soins le duc d Anjou (Philijipe V), ( t le duc de Berri. Beauvilliers s'adjoignit rénelon, ,dont il devint l'ami ; et lorsque, par suite de querelles théologiques, l'archevêque de Cambray eut été disgracié, il ue craignit point de lui rester fidèle. Beauvilliers, nommé en 1601 ministre d'etat, donna au roi les conseils les plus sages, el fui d'avis de ne point accepter pour son élève le trône d'Espagne. 11 eul la douleur de voir expirer le due de Bourgogne à la Qeur de l'âge (1712), el survécut peu à un coup si cruel. Il mourut en 1*14.

BEAUVOIR, ch.-L de cant. (Vendée], à 50 kil. N. O. des Sal.los-d Olonne, à 4 kil. de la mer; 2,000 hab. Jadis la ville était sur la côte même.

DEAUVoiR-sua-NlORT , ch.-L de canL (Deux-Sèvres), à 15 kil. S. de Niort: 300 hab.

BEAL'ZEE (Nie), grammairien, né à Verdun en 17 17, mort à Paris eu 1789, fut professeur de grammaire à l'Ecole militaire, el devint membre de l'Académie Française. U fut chargé, après la mort de Dumarsais, de rédiger les articles de grammaire dans F EncyclopeUlie. Ses principaux outrages sont: une Grammaire yénéraU, 1*67, 2 vol. in-8, et 1819, 1 vol. in-8, ouvrage profond, qui esl le rondement principal de sa réputation , mai» dans lequel on trouve une métaphysique quelquefois obscure et trop subtile; une nouvelle édilion des Synonyme» de l'abbé Girard, augmentée, 2 vol. in-12; une traduction de Su I lus te, 1770, et une de Quutle-Curce, 1789, estimées pour l'exactitude , Exposition abrégé» des pnuves historiques de la religion, iu-12; une traduction de l'Imiiution de Jésus-Christ, etc.

BEBE, cé<ébre nain, dont le vrai nom était Nicolas Ferry, naquit dans les Vosges en 1*39, et fut élevé i la cour du roi de Lorraine, Stanislas, dont il faisait l'amusement. Quand il naquit, il n avait que 24 centimètres; et lorsqu'il eut atteint toute sa croissance, à 15 ans, il ne dépassa pas 70 centimètre». Il mourut à 25 ans avec tous les signes de la vieillesse. Son intelligence était fort peu développée.

BEBEL ou BEBEL1LS (IL), poète et érudit, professeur de belles-lettres à Tubingue, né en Souabe vers 1480, cultiva dans sa jeunesse la poésie latine avec un lel décerna la

ensuite de recherches savantes sur les antiquités et l'histoire de l'Allemagne. On a de lui : Faceàarum lib. III, 150C; Tnumphus Veneru, Tubingue, 1508. petit poème souvent réimprimé: Opuscuia, 1516.

BKÙ1R, OU Gradùka ottomane, ville forte de Croatie «m- la Save, vis-à-vis du Yieux-Or.»dir.kJ.

BEBBE, petite riv. de France, naît à St-iViesLla-Prugne, baigne La Palisse, JaMigny. Duiupicrre, cl se perd dans la Loire ; cours, 75 kil.

BEBKYCES, peuple très ancien de la Bilhynie.il» sont ainsi nommés, dit-on, de Bébryx, un de leurs premiers rois. — D'autres llébryces habitaient fort anciennement les côte» méridionale* de la Gaule deocj fniia le Rhône. Ils furent resserrés dans la partie des côtes qui forme auj. lo dép. de l'Aude. U» sont les mêmes que le* Helysices. Voy. ce nom.

BEC (LE), bourg du dép. de l'Eure, sur la Rille i 17 kil. de Bernay, à 38 kil. N. O. dEvreux; 70C hab. Jadis célèbre ablave de Bénédictins, fondé* Herluin, qui en fui le premier abbé et qui y eut pour disciples Lanfrauc ut Anselmede Catt-

succe» que 1 empereur Maximilien 1 lui couronne de poète lauréat; il - occupa

ie la J/onrajno. U jouit dune -raude torliéry. Le cloître du Bec »erl auj. de haras royaL

liECK

bec-d'ambez. y ou. ambcz.

BHCCARIA, famille de Pavle, était à la tête d a parti gibelin dans cette ville aux Xiri» et xiv siècles, et a\ail jiour antagonistes les comtes de Langusco, chers du fiarli guêtre. Après de longues luttes, ils furent exterminés (M 18) par le duc de Milan.

beccaria (César bonesana, marquis de) , célèbre publicisle, né k Milan en 1735, mort en 1793, publia, en 1764, un petit ouvrage qui a changé la face du droit criminel eu Kuropc, le Traité des délits et des peines; il y établissait les hases et les limites du droit de punir, et recommandait de proportionner la peine au délit, de supprimer les supplices liarliares et de prévenir le crime plutôt que île le réprimer. En 1768, on créa {tour lui k Milan une chaire d'économie politique où II professa a ver •listim tion jusqu a la fin de sa vie. Bradait* l'était orop.-é il'1 M iller un grand ouvrape sur In l*»ldation en général; mais, découragé par les attaques violentes donl son premier écrit avait été l'objet, il renonça a rien publier désormais, Ses leçons n'ont été imprimées qu'après sa mort, en 1804. Beccaria avait commencé à se faire connaître par une publication périodique analogue au Spectateur, Intitulée le Cuji il7Gi-«i5), où il traitait, en société avec plusieurs amis, divers sujets de littérature et de philosophie. Les œuvres de Beccaria ont été publiées en 1821 à Milan, 2 vol. in-8. Le Traité des délits et des peines a obtenu un très grand nombre d éditions; il a été plusieurs fois traduit en français, d abord par MorelJet, 1766 : puis par ('.haillon de Llsv, 177?. liurev. iRlOrCiillin de IMancy, I8?:t. t> petit ouvrage a été commenté par Voltaire , Diderot, Morellet, Brissol,Scrvan, etc. ;ees commentaires se trouvent dans l'édit. donnée par Eil. Gauthier, Par., 1823.

beccaria (le père J.-B.), savant physicien italien, né k Mondov^cn 1716, mort en 1781, professa à Turin depuis 1748, cl fit faire de grands |mu à la science de l'électricité. Son principal ouvrage est un Traité de r électricité arttjicielle, 1772, que Franklin lui-même fit traduire i n anglais.

RECCLES ou RECELES , ville d'Angleterre CSuffolk), sur le Wavcncy, à 19 kil. S. 0. d'Yartnouth ; 3.550 bab.

BECHER (J. -Joseph), médecin et chimiste allemand, né à Spire en I02S, mort à Ixmdres en 1685, est le premier qui ail tenté de créer une théorie chimique; il chercha un acide primitif dont tous les autres ne fussent que des modifications, s'occupa beaucoup d'expliquer les transformations que subissent les métaux quand on les chauffe, cl préluda ainsi à la doctrine du phlogistique de Slahl. Son principal ouvrage est Phijtica suOterrunca , 1 rancforl, Hit;!), réimprimé avec un supplément de Stahl, Lcipsiek, 17:i.'j. il s était aussi occupé de l'étude des langues, cl axait publié en 16»il Uiaraiter pro notifia tinguarum unnerxali, espèce de |iasi£iaphie.

BECHER EL, ch.-l. de cant. (llle-et-Vilaine) , à 20 kil. N. 0. de Rennes; 680 h. Ane. place forte. Près de Réfhcrel commencent les landes d'Evran.

BECHIN, ville de Bohème. Voy. taboii.

BECH-TAMAK (c.-à-d. les cinq em'j»w hures) , contrée de 11 Grande - Kabarda h , provitice de Russie , esl arrosée par le Térek qui y reçoit la Ualkha, le Bakzan, le Tchéghem, le Tchérek. Là était le gué principal par lequel les TcherkcÉ.ses passaient jadis le Térek.

bech-tai; (c-a-d. les cinq montagnes), les monts Hippiques de. Ploéniée, portion la plus septentrionale du Caucase, se rattache par une chaîne de collines à la hase de l'Elbourz, qui est à 110 kil. au S. On en tire les meilleurs chevaux tcherkesées el allâtes (d'où le nom de monls Hippiques, du grec hippos, cheval). Eaux thermales sulfureuses, les plus célèbres de la Russie.

KECK CChr H.-Dunicls), philologue, né à LeipsU k

— 187 — BEBF

en 1757. mort en 1832, professa les langues k

que et latine, puis l'histoire, à l'université de f, ei;.sick, et devint chancelier, doyen et recteur de cet établissement. On a de lui des éditions estimées de Pindare, d' Apollonius , d'dru/op/iawe, d'F.uripiae, une Histoire générale du monde, 4 vol. ln-4, Leipsick, 1787-1810, et un Répertoire général de bibliographie, 1 819-1 «.12 : c'est un des ulus étendus qui existent. BECKET (saint Thomas), arrhev. de C intui hery, né à Londres en II 19 d'une famille anglo-saxonne, sut gagner les bonnes grâces du roi ifenri II, qui le nomma d'abord grand-chancelier et précepteur de son fils, el releva ensuite (I 162) au siège de Cantorbéry, auquel était joint le titre de primat d'Angle- , terre. Mais ItecKet eut bientôt de violentsdémèté avec i Henri 11, et résista (oergiquemenl à ce prince, qui | voulait violerles prérogatives de l'Eglise. Condamné à [ta prison sous un faux prétexte par le Parlement ! 11161), il se réfugia en France auprès de Louis VIL Rappelé en 1170, il eut bientôt de nouv. démêlés avec Henri, el peu de moisaprèsson retour, il fut tué dam son église même, au pied de l'autel, par quatre i:en- UUhommesqai croyaient eu cela se rendre agréables au roi, mais qui fur. désavoués. Le pape Alexandre 111 le canonisa comme martyr : on l'hon. le 29 déc. sous le nom de S. Thomas de Cnntorlténj. Lorsque Henr i VIII se fut séparé de I'E-j lise, i Ira va son nom du calendrier.

BECKMANN (J.), professeur k l'université de GceUingUe, né dans le Hanovre en 1739. mort en 1811, a donné des manuels estimés sur l'économie rurale, 1769; sur la Technologie, 1777; des fragments d'une histoire des découvertes dans les arts cl métiers, 5 vol., 1780-1805, el diverses éditions et collections.

BECLARD (P.-Aug.), professeur danatomle k la faculté de Paris, né k Angers en 1785, mort en 1825, appliqua avec succès l'anatomie à la chirurgie, el se distingua par l'éclat de son enseignement. II a donné une éditiou de l'Anafomie de Rlehat avee notes et additions, 1821 ; des Eléments d'Anutomie. 1823, eldes mémoires et articles dans divers recueils.

BEDAR RIDES, Bituntœ , ch.-l. de cant. (Vaucluse), sur lOuvèze, k 13 kil. N. E. d'Avignon 1,975 hab.

REDARRIEIIX, ch.-l. de cant. (Hérault), sur l'Orbe, k 31 kil. N. de Rézlers : 8,929 h. Industrie variée : draps, étoffes de filosellc et de laiue. Coi le - : BEDE[S.),dit/plV«e>wWe.nêenfi75«t m«=lecomte de Durliam. m. en 78k,emhrassa tontes les sciences de son temps, et fut l'homme le |Htis distingue de son siècle. Il passa sa vie dans le monastère de Jarrow près de Durliam, et refusa le* propositions du pape SerghU qui l'appelait à Rome. Il a foule d'écrits sur l'histoire, la rhétorique, la Ibeolo- L'ic et la philosophie. Ses principaux ouvrages soiit uoe Histoire ccck u.iMi \ue de l Angleterre, en 5 livre*, et un Manuel de dialeuique, qui fut une des b.,«es de 1 1 Rcolastiqoe. Ses œuvres ont élé puUliocs

à Paris, 15il, 3 v. in-

f.,àLoud.lMi,6v.iii-8-. Son surnom lui fut donné a cause de la vénération due à sa science et à ses vertus. Ou l'honore le 27 mai.

BEDEE , petite tille du départ, dllle-et- Vilaine, a 23 kd. 0. de Rennes; 2,000 hab.

REDER , contrée de l'Inde. Voy. bioer.

BEDFORD, ville d'Angleterre, ch.-l. du comté de Redford, sur l'0u«e, k 31 kil. S. E. de Northamplon; 7,000 hab. Belle éudise gothique; grande manufacture de flanelle, denU:lles. Commerce de blé, houille, fer. - Il y a en Angleterre et aux Etats- Unis plusieurs autres villes de ce nom.

bedfohd (comté de), un des comtes du centre de l'Angleterre, entre ceux d'Hunting Ion , t.ambrid.'e, Herifoni. RuckinKham, Norihamp ou ; 57 k. sur 35; 96,000 hab.; ch.l., Bedford. Collines. Céréales et légumes; grande quantité de beurre pour Londres; dentelles, ouvrages en paille. — Lespre-

JJLDO

mien ducs de Bedford ont appartenu à la famille royale des Plantagenet : l'un d'eux, Jean , dur de Bedford, fui régent de France pour Henri VI [Voy. l'art, suiv.). Dans la suite le litre de duc de Bedford passa dan* la maison de Russell. Voy. RUSSE1.L.

BEDFORD (J. plantagf.net , duc de), frère du roi Henri V, aida puissamment ce prince à conquérir la France , fut nommé récent de ce rovaume à la m. du «on frère, dont il proclama le fila (Henri Vil roi de Franre et d'Angl. à la foi» (I422j, vainquit à Gravant (1423), à Verneuil (1424). et rut un moment maître de presque tout le roy.; mais la délivrance d'Orléans (1429), puis la défection du duc de Bourgogne (1434), mirent un terme àsea succès, et il se vit bientôt enlever la plus grande partie de s«s conquêtes. || mourut en 1435. C'était un des prince* les plus accomplis de son temps; maU il ternit sa gloire pur le supplice de Jeanne d'Arc

BEDJAPOUR, vulgair. VISAPOUR, ville de l'Inde anglaise (Bombav), cb.-l. du district de Bedjapour, à 37<i kil. S. 0. de Bombay, par 16° 46 lal. N., 73» 22" long. E. Jadis très grande et tri* riche ; elle comptait près d'un million de maisons (on l'a surnommée la Patmyre de llndc); auj. ce n est qu'un immense amas de ruines, parmi lesquelles on remarque quelques beaux monuments : le makbara ou mausolée du sultan Mohammed -scliali ; la Ujema'mesdjid, su[>crbc mosquée : le mausolée du sultan Ibrahim II. Brise en 108'J |>ar Aun-ng-Zc\l>.

BEDJAfOin, vulg. visai-ouh, région de l'Inde, Inirnée au N. par l'Aurcngabad , au S. par le Ralaghal, le Maïssour, le Kanara: à I E. par le Bider ell lhuderaliad.cl à 10. par l'Océan Indien; 570 kil. sur 300; 7,000,000 hab. Ch.-I.. Bedjapour. Côles montagneuses ; riv. Import. (Kriehna, Behma, Toumbaddra). Le Redja|*>ur est célèbre par ses richesse»; il formait jadis un rovaume mahomélan important ; il a été au dernier siècle conquis |«r les Européens, et se divise aujourd'hui en Bedjapour anglais , B. portugais, B. tributaire des Anglais. Le B. portugais ne consiste que dans Goa, Yillauova-dc-Gua ou Pand-

gm, San- Pedro, les petites provinces de Barde- et ilsetlc. Le B. angL.acquisen 18l8,cstdan*laprés. de Bombay, et forme 5 districts, dits Konkan sept., Konkan mérid. , Bcdja|»oiir, Anagoundi , Pamuar. Le B. tributaire des Anglais se eoiiqtosc de 3 parlies : 1° la principauté de Kolapour; 2° le roy. de Satarah ; 3° une province du roy. du Dccan.

BEDLAM, célèbre hospice d'aliénés en Anglelcrrc, hors des murs de Londres, au S. de la ville; comme notre Bicitre, il sert aussi de prison. La population de Bcdlam ne consiste guère qu'en 400 aliénés et 00 criminels. Bedlam vient de Bethléem.

BEDMAR (Alphonse de LACUEVA, marquis de), cardinal, évèquc d'Oviedo. Ambassadeur de Philippe 111 à Venise, il conspira conlre celte république avec lo gouverneur de Milan cl le vice-roi de Naplcs. La conspiration fut déjouée, et Bedmar chassé de la ville, 1018. Il fut depuis gouv. ^e Flandre cl éveque de Malaga. 11 mourut en IU55. L'histoire de la Conspiration de Venise a été écrile par Sl-Béal. Le Lut de la conspir., longt. eouUrsté, est mis hors de doute i>ar lesdocum. publ. par L. Ranke, BerL, 1831.

BEDNOR, ville de I inds anglaise (Madras), à 230 kil. N. 0. de Seringapalnam , |«ar 13° 50 lut. N, 92» 46' long. E. Jadis grande et ch.-I. de lotit le Kanara. Prise et reprise plusieurs fois.

BEDOUIN, b. de France (Vaucl use), à 13 k. E. de Carpentnis. Brûlé par le représentant MaitrnM ( 179'.).

BEDOUINS ou BEDAOUIS. Arabes répandus dans les deacrta de I Arabie, de la Syrie, de l'Egypie, du Maghreb, vivent en familles gouvernées *|ar des Cheikhs, ou en grandes tribus que régissent des émir»; élèvent des troupeaux, pillent les caravanes et les vovageurs, professent l'islamisme ou le wahut.uMue. Beaucoup d'entre eux sont nomades. Ils

sont aussi hospitaliers que voleurs. I^es Bédouins ont été de temps immémorial le fléau des régions voisines du Bas-Euphrale.

BE DOVER E (la). Voy. labédoyère.

BEDHECHE>.N, village de la Moyenne-Egypte (Cihyich), | 16 kil. S. de Chyieh.sur la rive gauche du Nil. prèsde remplacement de l aneienne Mimphis.

BEDRIAC, auj. Casai Bomanoou Cividale, v. de li Gaule Cisalpine, cher les Cénomans, entre Mantouc et Crémone. Les troupes d'Olhon y furent vaincues l'an 69 de J.-C. par celles de Vitellius, à qui cette victoire assura l'empire.

BEELPIIEGOR. Voy. bei.phégor et baal.

BEELZEBUTH. Voy. BELZEBUTfl et baal.

BEER (Michel), poêle dramatique, frère do célèbre compositeur Meyer-Becr, né à Berlin en 1800, mort à Munich en 1833, était lit- d un riche banquier israélite. H |>a.ssa une grande partie de sa vie à Paris . 11 a composé d js poésies lyrique» h il« tragédies, représ, avec suecé» à Munich : Ltytemneure, les t tancés d Aragon ( 1 823). le Paria ( I $'Hi),Strueiuéet aon chef-d'œuvre (1827), VEpée et la Main (1832).

BEESKOW, ville des Elut.* prussiens (KrauUiibourg), sur la Spréc, à 29 kii. 0. de Francfort-sur- FOder ; 3,IOi» hab.

BEETHOVEN k Louis), célèbre compositeur, né en 177"»' À Bonn, dans l'électoral de Cologne, mort en 1827, alla à Vienne se formel sous lluvdn.el devint légal de son mai Ire. Il fui retenu à Vienne |»arle* libéralités de Irois princes qui lui assurèrent une pension de 4.000 florins. On lui doit la musique de Fidclio, l'ouverture de Conolnn; mais il excella surtoutdans la mus. instrumentale, et compost uu grand nombre de symphonie*, de sonates, de concertos, etc. On y admire un génie hardi et original. B. Bit de bonne heure affligé «l'une surdité qui le reuditmon se.

BFFFIiOY DEHEIGNY [Louls-Abcl) ,dil U Cous in Jacques, né à Laon en 1757, mort à Paris en 1811. est connu par un grand nombre de conceptions bizarres et originales, qui eurent un grand succès, entre aulns les Lunes du Cousin Jacques, 1785-1791; le Testament du Cousin Jacquet, 1795; Dictionnaire des hommes et des choses, 1800, dont la police empêcha la continuation. Il n'eut pas moins de vogue comme écrivain dramatique : il fil représenter Nicodcmc dans la Lune; la Hdotulion pacifique, 1790; /«' Club des bonnes tfou, 1791 ; la petite IS'anette, 171)7, pièces de circonstance qui durent leur succès aux applications qu'on en 01 aux événements politiques du temps. H eom|>o.«ait luimême la musique de ses o|»éras.

BEFORT, ville d Alsace. Voy. belfort.

BEG ou BEY, mol Uirc qui signifie prince ou seûjneur. Ce litre avait jadis la plus haute imjiortance ; c'était le seul litre d'un grand nombre de souverains lurcomans et de khans larlares, et entre autres de Tamerlan; il n'c-l guère usité aujourd'hui qu'après les noms propres pour indiquer ui; homme au-dessus du vulgaire. Il n'y a plus debeys souverains que dans les Etats barbaresques : tell sont les beys de Tunis, de Tripoli. Dans la province d'Alger, il y avait avant l'occupation française un bey de Tittcrie et un bey de CousUntiuc qui étaient soumis au dey.

BEC-BAZAR, ch.-I. du livah de Sultan Euni dans la Turquie d'Asie, à 80 kil. 0. d Angora, sur l'Idou- Sou, urès de son confluent avec le Sakaria; 1,00) maisons. Chèvres et moulons à long jkjiI, connus sous le nom d'angoras.

BEC-cheiieh, ch.-l. d'un livah de même nom (Turquie d'Asie), à 93 kil. S. 0. de Konltftl, par T> 20 long. E., 37» 38' lat. N. ; sur le bord 0. d'un lac dit aussi Bcg-Chehcr, qui a 48 kil. de lour.

BECA riv. de Hongrie, tombe dans le Téme*. a 42 kil. E. de Témeswar, après uu murs de 80 kil. — Le canal de la B- i xmui.eui;e l> Kni».o et tombe

BEHÀ

Bl

près de Kick dan* ÏOE-Bega, après avoir traversé 170 kil. de pava.

BEGA (ce-), ri v. de Hongrie, natt à 20 kil. S. 0. de Lippa, parcourt les comitat* de Té m es, de Toron ta 1, et se partage à Perlaszvaros en deux branches qui se perdent, l'une dans la Theiss, l'autre dans le Danube à Semlin. Goura, 170 kil.

B KG A Kl), ch.-l. de cant. (tates-du-Nord) , à 13 kil. N . 0. de Guingamp: 3,503 tiab.

BEGARDS ou BEGGIIARDS , hérétiques du XIII* siècle. Voy. turlupins.

égards, religieux. Voy. BEGOINS.

BEGEMBER ou BEGEMDER, contrée d'Abyssinie, à l'E. du lac de Deuibca et à 10. de l Amhara, a 130 kil. de large.

BEGER ( Laurent), archéologue, né en 1653 à Heidelberg, mort à Berlin en 1705. bibliothécaire de Frédéric-Guillaume, élecleur de Brandebourg, a publié : Spicilegium antiguitaiis, Heidelberg, 1002; Thésaurus ex thtsauro Pulatino selectus, seu Gemmas, 168S: Thummu, site Gemmas , NumUmata, etc., 1696 et 1701; Requm et imperatorum romanorum NumUmata, à Rubenio édita, 1710; zYumismaia ponnficum romanorum, 1703, etc.

BEGLERBÉG, c'est-à-dire beg des begs, est le titre sous lequel on désigna en Turquie le* gouverneurs-généraux des provinces. Ils ont sous leur dépendance les gouverneurs des eialels et «les livalu ou' sandjaks, qui ne sont que pachas à deux queues ou à une queue, tandis que le bcglcrbeg est pacha k trois queues.

BEGLELIN (Nicolas de), savant physicien, né en 1714 à Gourlclari près de Bienne en Suisse, mort à Berlin en 17K9, fut professeur au collège de Joachimslahl , puis sous-précepteur de Frédéric-Guillaume, depuis roi de Prusse. H fut membre de l'académie de Berlin et en devint le directeur. Outre de savants mémoires lus à l'académie de Berlin sur des questions de physique et do philosophie, on a de lui le poème de \\ilttelmine ou la Révolution de Hollande, Berlin. 1787.

BEGt'fcl.tN (Jacques). Voy. WEGELIN.

BEGUILLET (Edine), avocat et notaire à Dijon, mort en 1 780 , s'est surtout occu|>é d'agriculture. On a de lui : De» Principes de la végétation et de l'agriculture, 1709, in-8: Mémoire sur la moulure économique, etc., in-8 ; Œnologie ou Traité de lu Vigne et des vins, 1770, in-12 ; Traité de ta connaissance générale des grains, 1775, 3 vol. in-8. Il a aussi écrit sur l'histoire de la Bourgogne.

BEGUINS , BÉGUINES. On a donné quelquefois ce nom aux religieux dea deux sexes du tu rsurdre de Saint-François. On les appelait aussi IUgards et Régarde %. — On donnâ t encore le nom de Béguines à des tilles ou veuves qui, sans l'aire de vœux, se réunissaient pour vi\re dans la dévotion. Ces communauté*, qui remontent au xn* siècle, ont été ainsi nommées, suivant Moréri , de Lambert Begg ou le Bègue, piètre liégeois, leur fondateur (1170); suivant d autres, de sainte Bègue, so ur de sainte Gcrtrude. On fait enfin dériver ce nom du mot allemand beggen, demander, prier. Il y a encore en Allemagne et dans les Pays-Bas des maisons appelées béquinages, où vivent ces religieuses.

BEGYG, ville de la Moyenne-Egypte, à 4 kil. E. de Mi dyncl-el-rayoum. On y voit un bel Obélisque en granit venant de* ruines "d'Arsinoé, ce qui a Tait penser que celte ancienne ville s'était étendue jiwque-la.

BEHADER-KH AN, sultan de la dynastie mogole, descendant de Gcngis-Khan, né en 125)2, monta sur le trône de Perse en 1317 ; il se laissa gouverner par ses femmes et ses favoris, comliullil les l'sbecks, et mourut en 1345. En lui Unit la d}iiastic mosideen Perse. — (hussein). Voy. Hussein.

BE11A1M (Martin), cosim graphe e, navigateur.

né k Nuremberg en 1436, se mit au service du Portugal, et accompagna, en 1484, Diego Gano, qui faisait un voyage de découvertes autour de l'Afrique. De retour k Nuremberg (1492), il ût un globe ter» restre qui représente i'élal dos connaissances géographiques k celte époque. On a prétendu, mais à tort, qu'il avait eu connaissance du Nouveau- Monde avant Golomb. M. de Murradonné la description du globe de Behaim (trad. en franc, par ,1msen, à la suite du voyage de Pigafella, Paris, 1802). Ghillany a donné sa l/ie. Nuremberg, 1855.

BEIIAR, province de l'Inde. Voy. bahak.

BEHEMOÎI1. animal mystérieux dont parle Job (xl, 10). Les rabbins rapportent sur lui des choses merveilleuses, et prétendent que le Béhémoth est réservé pour le festin des élus, qui aura lieu k la Qn du monde. Voy. leviathan.

BEHN (Aphara), poétesse anglaise, née k Gantorbéry vers IG40, morte en 1689, suivit son père k Surinam, où il allait en qualité de gouverneur, et inspira une vive passion k un prince indigène nommé Oronoko, dont elle raconta depuis les aventures daiy un roman qui porte ce nom. De retour en Angleterre, elle épousa un négociant bol landais nommé Mi lui ; séjourna quelque temps k Anvers, où elle découvrit le projet formé par les Hollandais de brûler la flotte anglaise dans la Tamise: puisse llxa k Londres, où elle cultiva la poésie avec un médiocre succès, et travailla pour le théâtre. Elle prenait le nom d'Astrée dans ses coin positions poétiques. On lui reproche une grande licence dans ses écrits comme dans sa conduite.

BEHRING ou BERING (Vital), navigateur danois, entra au service de la Russie, et fut chargé par Pierre-le-Grand en 1725 d'un voyage de décou vertes sur les cotes du Kamtchatka, il s'assura que l'Asie et l'Amérique forment deux continents séparés en découvrant le détroit qui porte son nom (1728). Ilentreprilen 1741 une nouvelle expédition, et mourut de maladie près des eûtes du Kamtchatka, dans la petite ile qu'on a nommée de lk lie de Beh-

BËIIRING (détroit de), k l'extrémité N. E. de l'Asie, sé|>arc ce continent de l'Amérique, et l'Océan Glacial arctique de l'Océan Pacifique"* il a 83 kil. de large. Il fut découvert et franchi pour la première fois par Behring et Tchirikov en 1728.

BEHRING (île de), dans l'Océan Glacial arctique, |iar 162» 30 -101» long. 0., 54» 4' -55» 38' lat. N. I.nviron 120 kil. de long et 40 de large. Stérile et déserte. Découverte en 1741 par Behring, qui y motiruL

.BEHRING (merde), partie de l'Océan Pacifique qui s étend de 100° E. k 100° 0. pour la long., et de

52° k 00° N. i r la lat. , entre le Kamtchatka k

10., l'Amérique k l'E. et les lies Aléoules au S. ; 2,600 kil. de long.

BEI LAN , v ille de Syrie , à 13 kil. S. de deroun, par 33» 57' long. E..3G» 30' lat. N., sur la cime d'une haute muni.; 5,000 maisous. Sources nombreuses.

BEINAG, ch.-l. de cant. (Corrèic; , à 15 kil. E. de Brives; 1,500 hab.

BEI NE, ch.-l. de c. (Marne), à 12 k. de Beirns.

BEIRA. prov. du Portugal, bornée k l'O. par I Atlantique, et k 1 E. par l'Espagne et les provinces Tra-Douro-e-Minho, Tras- os- Montes, Estramadtire portugaise, Aletitejo ; 240 kil. sur 135; 1)25,400 hab.: capitale. Goïmbre. Riv., le Tagc, le Douro. la Vouga, le Mondego. Salines importantes. Sol fertile: céréales, mais, boni fruits, etc.: peu d agriculture. Le Beira se divise en 1 1 coinanpies, qui portent les noms de leurs ch.-l. : Goïmbre, Arganil, Aveiro, Feira, Viseu, Umego, Piuhel Traiicoso. Guarda, Linhares, Gastello-Branco.

BEIRAKTAR (Mustapha), grand-visir de Turquie

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