‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 144 sur 567 · BELG · texte numérisé non relu

BELG

sous le nom de conspiration de Bel fort fis2t) : elle eut poarchef le colouel Pailhè* et coûta la vie nu col. (la ron(F.cenom). — L'arr. a 9c. iThauu,Sl-Aoiarin, Cernay, Guuutagny, Dannemarie, Délie, Masse vaux, Fontaine, plus Raifort), 1 91 coinm. el 121,150 liait.

BELGES. Belgœ en latin, peuple ancien, qui a donné Bon nom uni deux Belgique* de la Gaule romaine; on le trouve en outre répandu dan* la Bretagne aneieime aux environs de Winchester, nommée par les Komaimt Vetua Belgarum , et au midi de la Gaule. Lee Belges diUcraicnt des Celtes par le caractère et par la langue. 1U semblent avoir été de race germanique. On a remarqué que Helgat ou Bolgat est le même mot que l'allemand Volk, qui se retrouve au -m dans les Volces Areeo-

miques et Tectosages, qu'on donne pour |:

BELGIOJOSO, bourg du rov. Lombard-Vénitien, à 12 kil. E. dePavie; 2,700 làib.

Chefs-lieux.

Anvers.

Bruxelles.

Bruges.

Gand.

Mous.

Liège Nainur.

Hasselt.

A: mu.

instituée qu'en 1839.

BELGIQUE, roy. d Europe, situâ entre 49» et 52* lat. N., entre 0* 15' cl 3° 4 o long. E., Ml borna ta N. E. par la Hollande, au S. par la France, à I L.

Kir le grand-duché de Luxembourg et la province hénanede Prusse, à 10. bar l Océan ; 255 kil. sur 235; 4,M*.50~h. (185.1). Cap.. Bruxelles. La Belgique est aujourd'hui divisée en 9 provinces, savoir Proi'iiicr*.

Anvers,

Braltant mérid., Flandre occïd., Flandre orient., Hainaut, Liège,

nemur,

Uni bourg belge.

Luxembourg l'clge,

Cette dernière |>rUV. n'a<

Lo pays est généralemeut plat, excepté dans le Halnaut et la provlnr* de Namur.où le* Ardcn- Des étendent leurs ramifications; on y trouve beaucoup de marais ; les cotes sont au-dessous du niveau de la mer. Cn grand nombre de rivières arrosent celte OOOtrée : "l'Escaut, dont les principaux tfiltients sont la Scarpe et la Lys : la Meuse, qui reçoit la Sambre et l'Ourte : là I),v|e, U Senne, la Dciidro, etc. Nombreux canaux, parmi lesquels on «li<lingue ceux de Bruges, <l Anvers, deLoitvain.deMa incn, ii< tti uxellcsetde Charleroi.Nombr. ch. de Ter. Le sol, maigre dans les prov. de Liège et «le Limhourg, est très fertile dans les Flandres et le Hantant. L agriculture c.<t florissante et 1 industrie développe: superbe* loiii», sucres, genièvre, talwc, bière, colle forte, lits chimiques, leinluivrie*., impression* sur fonderies, machines à vaœur, noinbreuiu's imprimeries et librairies d'où sortirent, jusqu'au traité de 185'», d'innombrables contrefaçons d'ouvrages français. L'instruction es! mninsavancéeen Belgique qu'en Hollande : on y compte néanmoins trois grandes universités, celles de 1 .ou vain, de Bruxelles et de Gand. Les habitants vivent en général dans l'aisance, malgré la forte population. Le Belge resseinble beaucoup au Français du Nord. La seule langue de la Un me société e>t le français; lu tlauiaud est parlé par le peuple. Lareligiouestleeutholicisiue.

Histoire. Les Belge* |iarai**ent être originaires de la Germanie, Lors de la conquête il» Gaules, ce furent les Belges, el jarmi eux le* Nerxiens, qui op|m>ercnt à César la plus vive résistance. Drusu*. (iennanicus, Caligula, conduisirent souvent leurs armée* en Belgique pour maintenir dans la soumission ce («mple indocile et remuant. Ce fut par la Belgique que les Francs commencèrent la conquête des Gaules ; leur première capitale fut Tournay. Au vr siècle, la Belgique faisait partie du royaume d Australie ; au vin» siècle, la famille des llérislal, sortie des pays belges de Lsége et de Namur, fonda l'empire caxlovingiun.

Après la mort de Louis-le-Débonnalre, la Belgique fut comprise dans le royaume de lx>lharingie; et quand celui-ci devint duché de l'empire germanique et se partagea en Haute et Ba**e-l>orraine, la Belgique entra presque tout entière dans cette dernière, dont elle forma la partie principale (la Flandre seule jusqu'à l'Escaut était au royaume de France). Le duché de Basse- 1 .orrai ne se morcela ensuite en Brabant, Hainaut, Luxembourg, Limhourg, Artois, Flandre, Malines, Anvers, évêché de Liège, etc., tous Ûefs de l'Empire. Au xv siècle, la plus grande partie de ces nefs fut réunie dans la main du duc de Bourgogne, Charles-le-Téméralre, ct.au xvi», Charles-Quint, son héritier, en y joignant de nom elles acquisitions, en composa les I ? prov incesuniesqui furent nommées Cercle de Bourgogne , et qui relevèrent de l Empire, tout en appartenant à la ligne espagnole de la maison d'Autriche. Lors de l'insurrection qui enleva sept de ces provinces a I Es|tagne et à l'Empire, et qui donna naissance à la République d*t Pfwterw- Du»**ef|S6rViwio\ Ic^pm- \inccs qui répondaient à la Belgique actuelle restèrent à la maison austro-espagnole; elles passèrent à la maison d'Autr. en 1714 j»ar les traites de Itasladi ! et de Bade. Eu 179*2 la France, ayant décl. la guerre ' à l'empereur François II, envahit la Belgique, Ln 1795, cette contrée était totalement conquise, et elle fui déclarée possession française en 1801. Elle forma alors y départements (Dylc, Escaut, Forêts, Jemmapea, Lys, Meuse- Inférieure, Deux - Nèlhes, Ourtc et Sam bre- et - Meuse). Mais après la chute de Napoléon, en 1814, la Belgique, conjointement avec les provinces hollandaises, fut érigée en royaume particulier sous le nom de royaume des Pagt-Bqt et donnée a Guillaume, prince d'Orange-NuMsiu. Enfin, en 1830, les prov. hollandaises et les prov. belges se séparèrent d'une manière violente, et se battirent avec acharnement. Après de lonsrues conférences, tenues à Londres en 1831, et grâce à l'intervention •le la France, la Belgique fut recouuue comme roy. indépendant. En juillet 1831, les deux Chambres, par un vole libre, ont décerné a Léo|»old I, prince île Saxe~C.nl.onrg , la couronne qu elles avaient d'almrd offerte au duc de Nemours. Ce n'est néanmoins que depuis IK39, après le traité de |«aix conclu entre la Hollande p| la Belgique elle partage du Luxembourg et du Limlwurg que ce royaume • élé définitivement reconnu |«r toutes les puissances de I Europe.

UKLCiyiE anc.ii.snF., Belgica. Les limites de la Belgique sons les Bomains ne coïncidaient point avec edicj» de |a Belgique actuelle. Celte contrée, !.-. l'Ius septentrionale des quatre grandes divisions de la Gaule Transalpine, comprenait au temps de César toutes les contrées qui se trouvent entre le Bhin. I Océan, la Seine et la Marne. Sous Adrien on y adjoignit les Sequmi, les lltheiii et les Liwjones. On la divisa alors en 4 province* : Belgique lr» au N. 0. et Belgique 2» ail rentre, Germanie 1'» au N.

et Germanie 2'

Yoy. ces noms.) Bf.Li.lot F. \", prov. de la Gaule, une des divisions de la Belgique ancienne, entre la Germanie 2' au N., la Germanie I» à I E., la Belgique 2» & 10., la Lyonnaise et la Séquanaise au S., était divisée en 4 territoires: Leuci. Verottuni, Mnliomarriri, 7Veetrt, k«qiM*|i répondent aux dép. des Vosges, de ia Meurlhe, de la Moselle, de la Meuse, et à une jiartie de la Prusse rhénane. CJi.-l. , cit'inu Tret'irorum (Trèvee).

BELCIQCB 2», une dos divisions de la Belgique ancienne, entre la mer (Manche et mer du Nord) et la Belgique I'»; elle conijtrenait onie peuples prlncipxux : Nervii, Honni, Airebaut, Ambiant, Belle voci, Veromandui, Silvanecles, Vidueatses, Smtmo» ne», Bemi, Catalauni; ce sont aujourd'hui:- ta Flandre orientale et occidentale, le Hainaut et les iepartc

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