‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 148 sur 567 · REND · texte numérisé non relu

REND

qu'il a célébrée dan»

ses vers. Se* œuvres ont été publiées i Venise en 1 729, 4 vol. in-folio. Elles comprennent de» poésie» diverses en italien et en latin (sonnet*, cauzone, etc.), dans lesquelles il a imité Pétrarque ; des Dtaloyuts sur l'amour (C/i Atolani); une Histoire de Venise en latin, et un grand nombre de lettres. Dans se» ouvrages latins, Bembo s'est surtout attaché à reproduire le style de Cieéron. Les Atolani ont été traduits en frauçais par J. Martin, Paris,

BftME, assassin de Coligny. Voy. besne.

BEN, mol arabe qui veut dire fils, et qui précède beaucoup de noms propres. Pour les noms qui ne seraient pas ci-après, cherchez le mol qui suit Ben.

BENACUS lacus, dans la Gaule Cisalpine, auj. lac de GARDA.

BENADAD, roi de Syrie, fit la guerre au\ rois d'Israël Achab et Joram, dans le x* siècle av. J.-C. Achab le battit et le força à une paix avantageuse pour les Israélite*. Quant à Joram, il fut d'abord vaincu, et Benadad, campé devant Samarie, se croyait déjà sur de s'emparer de celte ville, quand ton armée fut dispersée |»ar une terreur panique. Il mourut l'année suivante à Damas, assassiné pur iiazael, un de ses officiers, vers l'an 900 av. J.-C.

— 11 y eut deux autres prince* du même nom, l'un contemporain d'Asa, roi de Juda; I autre, de Joas, roi d'Israël.

BENALCAZAB (Sébasl.), capitaine espagnol, seconda Pizarre dans la conquête du Pérou, s'empara de Quito ver» 1533, en fut nommé gouverneur, et passa ensuite au gouvernement du Po|*yan, dans lequel il eut à soutenir une longue guerre contre Almagro et (ionzalex Pizarre. Il mourut vers 166 >.

BEN A H ES, grande ville de l'Inde anglaise, cli.-l. du district de Bénarè*. par 80° 42' long. E., 25° 30 laU N., sur le Gange; 030.000 liab. selon les uns, 200,000 seulement selon d'autres. Les Hindous la regardent comme une ville sainte el y font de fréquents pèlerinage». Klle a une université brahmanique dont les Anglais paient les professeurs. Monuments divers, entre autre» stqierbe mosquée, Italie par Aureng-Zcyb; temples fort nombreux ; observatoire: quais et déliarcadère* le long du Gange. Induslric variée : étoffes de soie, coton, laine. Commerce étendu : marché pour le» chàle* du N., les diamant» du $., les mousselines anglaises. qu'on y reçoit de Calcutta. Pour le commerce de* diamant» et pierreries, elle est sans rivale dans toute l'Asie.

— Le district de Bénarès faisait d'fthord partie de l'Allahatud et était indépendant au XI* siècle. Les roU d'Auude le |M.**édèrent ensuite. Les Anglais s'en sont empares depuis 1776.

BÉN AUGES (comté de), partie du Bordelais, avait pour villes prinri|>ales ( julillac, Gantois, Gastclvirlh.

BEN'AVENTE, ville d fopagne (Zamoia , à 31 kil. N. de Zamora 3,(100 hab. Elle avait tilre de duché. Gélèbre monastère d'HiéVonvmiles. — Bourg de Portugal (Alenléjo), sur le Zalas, près de son confluent avee le Tage; 1,950 hab.

BENCOULEN, ville de l'île de Sumatra, dans le gouvernement de Padang, sur la côte t». ; J0,(H)0 hab. Séjour malsain. Aux environs, mnseade*. girofle», houille. Gumm. d'opium Aux Holl.— Fond, par le» Anglais en 1085, incendiée en l7l'J. elle fut h capil. de» |>ossessions anglaises dans Sumatra jus-

qu'à ce qu on les eédàt au roy. des Pays-Bas en 1815.

BENDEB, en moldave Tiyino , ville delà Bussie d'Europe (Bessarabie), sur le Dniestr, à 57 kil. S. E. de kisrhnau: 12,000 hab. Mosquée, église arménienne : citadelle. Salpêtrières, forges, tanneries, papeteries. — Bender est fameuse par le séjour qu'y

avec quelques domestiques, il ne se rendit que lorsque la maison Tut réduite en cendre». Le» Rossi « prirent trois fois Bender, en 1770. en 1789 et en 1812; celte dernière loi» elle leur fut définitivement cédée.

benoer-abassi ou C0MH0UN, villed Iran (LarMan), à 40 kil. N. d'Ormus, sur le golfe Persique. Grand commerce ; 20,000 hab.

BENDER-BOliCHEHR. Voy. ABOUCHEHR.

BENE, Auyusta Vayiennorum, puis par corruption Raienna, ville des Etals sardes, à 20 kil. N. de Mondovi; 5,000 h. Prise par les Français en 17%.

BENÉDETTE (J.-Bénédclte CASTir.uonE.dil le}, peintre italien, né à Gêne» en 1616. mort à Mantoue en 1070, prit des leçons de Van Dyck, Titien, Paul Véronèse, el peignil d'une maniéré distinguée l hisloire, le |»aysage, les marchés : mais surtout les vendange», le» campagne» remplie» d'ouvriers, de troupeaux, etc. .- il excellait également dans la gravure à l'eau-forte. — Son frère Salvatore et son AU François marchèrent sur ses traces.

BENEDICTINS, ordre religieux fondé par saint Benoît, au VJ' siècle, mêlait sagement aux exercices de piété la culture de» terres, les travaux littéraire* el I enseignement ; d'où il est résulté que cet ordre est devenu à la fols le plus riche et le plus savant de tous. Us étaient vêtus de noir, ce qui les fait quelquefois nommer Moines Noirs. Le premier couvent de» Bénédictins fut établi au mont Gassin |>ar saint Benoît lui-même, vers 629. Ils se répandireul bientôt dans toute 1 Europe et donnèrent nais-sanec à plusieurs ordre* ou congrégations devenus célèbres. Le» principes branches sont : la congrégation de Cluny, formée vers 910; l'ordre de Citeaux, fondé au xr siècle : la congrégation du Mont-Cassin, 1408; celle de Saint- Vanne, formée à Verdun en Lorraine en JGOO, par les PP. Daniel, Picjirt, etc.; enfin, celle de Sainl-Maur. consliluée en 1627. el à laquelle toutes les aulics congrégations de Béuédiclins en France furent subordonnées. Les Bénédictin» de Sainl-Maur avaient pour maison-mère l'abbaye do Saint-Germain-des-Prés à Paris, et possédaient une fort belle résidenre au bourg do Sainl-Maur, pré» de Vincenne». Celle congrégation, qui comptait parmi se» membre» Mabillon, Montfauron, Sainte-Marthe, d'Achcry et une foule d'autres savants laborieux el modestes, a exécuté les Iravaux le» plus précieux \mir l'histoire civile el ecclésiastique, entre autres la Gallia Chnsnana, les Acia Sanciorum, la Collection des Historiens de France, le Spicilryium, VArl de véri/ier les dates, la Diplomatique, l'Histoire litlétaire de la France. Elle a été supprimée comme toutes les autres par l'Assemblée constituante. Les plus célèbres abbaye* de Bénédictin», hors de Fiance, sont celles do Prum, Balisbonne, Fulde, Ellwang, Saltzbourp. en Allemagne; de Cantorbéry, d Vork, do Westminster, de Saint- Alban, en Anglelerre. Les Bénédictins portaient le litre de don» [dominas) devant leur nom, en signe de la noblesse de leur ordre. — Quelque» religieux réunis depuis peu à Solesmes (Sari lie, continuent avec sneres les travaux des Bénédictin*

BENEFICE, du latin bencficium. bienfait, avantage, protlt. Ce mol fut mis en usase, après rétablissement des Ba ri tares dans I empire romain, par le» roi» golhs el lombard». Il s'appliquait aux terres que ce» prince» donnaient en récofii|>ense à ceux do leurs guerriers qui s'étaient distingue», qui avaient bien (au à la guerre. Les possesseur» de» bénéfice» devaient en échange, soit le servie* militaire, soit une redevance en argent ou en nature. Les bénéfices, d'at*)i-d amovibles, devinrent ensiide |K>ur la plupart viagers, et entln héréditaires. Au IX* siècle, le nom de bénéfice avait fait place à celui de fief. Quand

Hl Charles XII après la bataille de Pultawa 1 1709-13), j les bénéfice» militaires eurent cessé d'exister, le nom et par l esjKve de «lége qu'il y soutint. Attaqué par i de bénéfice s'appliqua encore aux fonds de terro ou les Turcs dans une maison où il à était retrauché 1 aux revenu» affectés à certaines charges ou dignité*

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