BENT
dait la tiare, n ne fut plus regardé partout que comme un echlsmatiquc, et on résolut de s'emparer de sa personne et de le détioser de la papauté. Charles VI le flt assiéger dans Avignon. Benoit trouva le moyen de s'échapper, et se retira d'abord
1 Château-Renard , près d'Avignon, ensuite dans une petite ville du royaume de Valence, nommée Peniscola. où il conserva son titre jusqu'à la fin de sa vie, et d'où II lançait des foudres sur toute la terre. 11 y mourut en 1424. On ne le compte pas dans la suite des papes.
benoît xiii, pape de 1724 à 1730, né à Rome, était de la Famille des Ursins. 11 était entré dans l'ordre de Saint-Dominique, cl avait occupé successivement les sièges de Manfredonla, do Césène, de Bénévent. Il assembla en 1725 un concile a Borne pour confirmer la bulle Uniaenihu. Ce pape, éminemment charitable, se fit bénir par les Humains.
benoît xiv, pape de 1740 à 1758, nommé d'abord Lamberiini, né à Bologne en 1675, avait été évêque d'AncAue, puis archevêque de Bologne. Eclairé, conciliant, il tAcha de calmer les querelles religieuses, et d'adoudr les rigueurs que l'on exerçait à l'occasion de la bulle Vnigenitns. Il réforma les Jésuites de Portugal. Ce pape protégea et cultiva lui-même les lettres et les sciences. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages qui ont élé publiés à Bassano en 1788, 15 vol. In-fol. Les principaux sont les traités De la Béatification, Du Sacrifice de ta Mes**, des Synodes.
benoît (René), curé de St-Eustache à Paris, né à Savenières, prés d'Angers, en 1521, fut nommé à sa cure en 1 569. On l'appela le pape des Halles, parce qu'il avait la plus grande influence sur les marchands des halles, au milieu desquels était située son église. En 1588 11 flt imprimer une traduction française de la Bible; on lui reprocha d'y avoir suivi de trop près la version calviniste de Genève ; il fut, eu conséquence, exclu de la faculté de théologie ; la censure fut ratifiée par Grégoire XIII. Lorsque la faction des Seixe se fut rendue maîtresse de Paris, il se retira dans le camp de Henri IV , qui le choisit ensuite pour son confesseur. Ce prince le- nomma à l'évêché de Troyea; mais les Ligueurs lui firent refuser ses bulles.
BENSERADE (Isaae de), poêle et bol-esprit du siècle de Louis XIV, né en 1612 à Lyons-la-r orêt en Normandie, mort en (601, fut fort en faveur à la cour à cause des agréments de sa personne et de sa conversation, et pour la finesse de ses reparties. 11 flt avec succès des vers pour les ballets de la cour, composa des rondeaux, des sonnets et des chansons. On a aussi de lui des pièces de théâtre (Cléopdtre, la Mort d'Achille, Iphis et lanle, Gustave, Méléagre). Vers la ûn de sa vie.il eut la malheureuse idée de mettre en rondeaux les Métamorphoses d'Ovide (Paris, 1676, in-4 , avec figures). Il fut nommé membre de l'Académie Française (1674), et obtint de Richelieu, de Maxarin et de plusieurs princes de fortes pensions. Ses œuvres ont été réunies en
2 vol. ln-12. Paris. 1G97 .On vante son sonnet de Job. BENTHAM (Jérémic). célèbre jurisconsulte et pu-
bllciste anglais, né à Londres en 1748. 11 étudia pour être avocat; mais révolté des vices des lois et des abus de toute espèce qui régnaient dans les tribunaux, il aima mieux consacrer sa vie à les réformer, et 11 s'efforça de constituer sur de nom elles bases la législation et la politique. Son principe fondamental est qu'en législation et en morale, on ne doit admettre d'autre règle que l'utilité : ce qui a fait donner à son école le nom d'un! mure : il avait
ruisé dès sa jeunesse ces doctrines dans le livre De Esprit d'Helvétius. Il fut fort Hé avee le conventionnel Bri&sot, visita plusieurs fois la France, et jouit dans ce pays d'une telle estime que la Convention lui conféra le titre de citoyen français.
Bentham mourut en 1832, à 84 ans. Il ordonna Ml son testament que son corj» fût porté atll amphithéâtres d'anatomie pour être disséqué, afin de combattre le préjugé qui règne en Angleterre à cet égard. Ben thaui a composé une foule d'émis ; mais tous n'ont pas élé publiés de son vivant. Quelquesuns n'ont paru qu en français, et onl été rédigé» d'après ses manuscrits et de concert a\ec lui par M. Elienne h union t, ministre de la religion réformée à Genève. Les principaux sont : Introduction aux principes de morale et de jurisprudence , Londrc3, 1780 et 1823; Traités de législation civile et pénale, publiés en français, Paris, 18o2 et I.s^O; Théorie des peines et des récompenses (en fiançai!» ), Paris, 1812, 1826; Tactique des assemblées délibérantes et des sophisme* politiques (français), Genève, 1816; Paris, 1822; Panoptique ou Maison d'inspection, Londres, 1701, ouvrage dans lequel fut proposé pour la première fois le système pénitentiaire; Défense de l'usure, en forme de lettres, Londres, 1787; Code constitutionnel, Londres, 1830-32 ; Déontologie ou Théorie des Devoirs , posthume, Londres, 1833, traduit en français par Benjamin Laroche, 1833; Chre-uornalhit ,Jjondrc* , 1817, où il est traité de l'éducation et de la division des sciences. H. George bVnlliam, neveu du jurisconsulte, a publié en français V Essai sur la nomenclature et la classification d art et science, 1823. Bcnthain a en outre publié une foule de brochures el d'écrits de circonstance, tous dirigés contre les vices de la législation ou de la politique anglaise
lîENTHEIM, bourg du Hanovre, à 60 UL O d'Osnabrtlck: 1,400 liab.: était jadis le ch.-l. du comté de Benlhcim, situé enlre lOvcr-Yssel et l'évéché de Munster, le long de la Vechl. Les comtes de Uenlheim élaienl jadis feudataires immédiats de l'Empire. En 1421, celle maison se divisa en trois branches, Benlhelm, Tecklembourg et Steinfurl. Les domaines de celte dernière branche, qui est éteinte aujourd'hui, appartiennent aux comtes de Bcnlheim; le comté de Tecklembourg a élé acquis par la Prusse en 1706. Eu 1753, le comte de Beotheim fut obligé d'engager ses domaines au Hanovre pour 30 ans. Ce contrat, renouvelé en 1783, fut rompu par les conquêtes de Ka|»oléon qui comprit le comlé de Bcnlheim dans le grand-duché de Berg (1807), puis le réunit à la France (1810). En 1815, le comlé de Bcnlheim rentra dans le territoire du Hanovre . mais le Steinfurl fut donné à la Prusse.
BENT1NCK (William), premier comte de Portland, né en Hollande en 1648, fut d'abord page de Guillaume, stalhouder de Hollande : devint son and dévoué, l'accompagna dans son exjiédilion en Angleterre, cl contribua & le mettre sur le tronc. Devenu roi d Angleterre, Guillaume le combla de faveurs; il le créa comte de Porlland (168D), pair d'Angleterre, l'envoya en ambassade en France (1608), et l'employa dan» plusieurs négociations importantes. 11 mourut en 1700.
bentixcb (William- Henry Caveniush), duc de Portland, arrière petit-fils du précédent, né en 1738 à Oxford, avait pour mère l'héritière desCavendish. Nommé pair en 1762, il fut d abord dans l'opposition , pub il accepte diverse» cliarge» importante», et devint en 1783 premier lord de la trésorerie et chef du ministère dit de la coalition ; mais il fut renversé la même année et rentra dan* le parti df l'opposition. H ao rapprocha du ministère en 1702, reçut alors les litre» de chancelier de l'université d Oxford, de secrétaire d élai de l inlérieur, et de lord-lieutenant du comté de Noltingham ; il devint en 1801 président du conseil, après la retraite de Pitt. H donna sa démission en 1805. et mourut trois an» après. Il est un de cvnx auxquels on a fail honneur de» Lettres de Juuiu;.
BEtm»C*(William-Henrv cavemhsb. lord), 2* Dis