ABRA
la côte S. 0. de Finlande, est un labyrinthe d'innombrables rochers pointu», à pic, et très redoutable* aux navigateur».
ABOMEY, ville d'Afrique, caplt. du Dahomey, par 7° 12' lat. N., est quelquefois la résidence du roi. 24,000 hab. Foires considérables.
ABORIGÈNES, nom latin par lequel on désigne les habitants originaires [ab origine) ou primitifs d'une région. Les Romains donnaient spécialement le nom d'Aborigènes aux anciens habitants du rentre de l'Italie, établis au milieu de l'Apennin. Ils pourraient n'être qu'un rameau delà race |>élasgique. ABORRAS ou CHABORAS. Voy. ce mot.
ABOU, c.-à-d. pire, forme le commencement d'un grand nombre de noms propres chez les Arabe*.
abou-bekr, le premier des califes, successeur immédiat de Mahomet, était père de la belle Aleha qu'épousa le prophète. 11 fut un des premiers à embrasser l'Islamisme, fut élu calife k la mort de Mahomet (632), de préférence à Ali et à Omar, et mourut en 634. 11 est le premier qui ait réuni en un corps d'ouvrage les feuilles du Coran éparses jusque-là : il hâta les progrés do la nouvelle religion par sa conduite habile et ferme, et par les victoires de ses généraux, surtout d'Omar. C'est sous son règne que la Syrie fut soumise.
abou - hanïfeh ou hanifah , chef des Hanéfltes, l'une des 4 sectes orthodoxes musulmanes, né à Koufah en 699, se distingua par sa piété et ses efforts pour assurer la pureté de la foi. S étant op-
S osé à la colère d'Almauzor , qi voulait détruire [ossoul, celui-ci le Ut emjMjisonner en 767 ; ses partisans le regardent comme un martyr. Abou-Hanifah est auteur d'un commentaire célèbre sur le Coran, Intitulé Sened ou l'Appui, qui fait loi pour
abou - mosi.i i , gouverneur du Korasan , contribua puissamment à renverser les Ommiades et à établir les Abbassides (746). 11 fut néanmoins mis à mort par Aboul-Abltas, premier calife abbaaside.
aboc - sa iD , dernier prince de la race de Gengis-Kan en Perse, régna de 1317 à 1335. Après lui, la Perse fut démembrée.
ABOU-ARICH, ville de l'Arabie (Yémen), près de la mer Rouge, à 89 kil. N. de Loheia, a donné son nom à un petit état situé entre le grand chérirai de la Mecque et limamat de Sanaa.
ABOUCIIEHRoi: BEN DER-BOUCH IR K .villcd'Iran (Fars), sur le golfe Persique, par 48*20' long. E.. 28» 58' Ut. N.; 10,000 hab. Ville commerçante. Les Anglais } ont nue factorerie. Bon port, mais d'entrée dillicilo. Occupée par les Anglais en 1856.
ABOU-DJlRUJEH.ville de Moyenne-Egvpte (Bcni- Soueyf), à 70 kil. S. 0. de Bèni-Soue>f. Bataille entre les Français et les Égyptiens (1799).
ABOUK1R, petite ville de Basse-Egypte, à 17 kil. N. E. d'Alexandrie, par Î7» 47' long. E., 31» 20' lot. N.» citadelle. Rade peu abritée, fermée à l'E. par la pointe de l'embouchure occid. du Nil. On y voit beaucoup d'antiquités, des ruines, des salles taillées dans le roc. On est incertain sur son nom ancien : les uns veulent que ce soit Canope, les autres nomment Caposiris ou Thoni*. Il s'y livra en 1798 une bataille navale où Nelson détruisit la flotte française ; en 1799, un combat sur terre où 5,000 Français battirent 15,000 Turcs; en 1801 Abercromby y ût une descente et prit Aboukir aux Français.
ABOUL-ABBAS, surnommé Al-Saffah (le Sanguinaire), 1** calife de la race des Abbassides, fut placé sur le trône par les efforts d'Abdallah, son oncle, et d'Abou-Moslem, gouverneur du Korasan. Il régna 4 ans (750-754), sans rien faire de bien remarquable. Il se montra fort ingrat envers ceux auxquels il devait son élévation.
abocLtCACEM, en latin Albueasis, Albucasa, médenatif d Alxarab, en Espagne, ûorissait à la
: fin du XI* siècle, et mourut à Cordon c en 1 107. Il a laissé, sous le titre d'Ai-Taerif ou Méthode pratique, une compilation médicale qui a joui longtemps d'une I très grande autorité; l'ouvrage se compose de 32 traités différents, roulant principalement sur la chirurgie. Il a été plusieurs fois publié et a été traduit en latin. La meilleure édition est due à Channing, Oxford, 1778, 2 vol. ln-4, arabe-latin.
aboix— karavij , Abulfaragius , historien arabe, né en 1226, à Malatia, dans l' Asie-Mineure , mort en 1286, était Chrétien de la secte des Jacobites, et devint évèque d'Alep. 11 a composé en syriaque et traduit lui-même en arabe une Hvtoire universelle, qui a été traduite en latin et publiée par Edm. Pookoeke, mus le titre de Historia compendiosa dynasliarum historiam universalem compleciem , 2 vol. •in-4, Oxford, l665.0nleiiommcaussi tfar-/Aefrrar«*.
ADOUb-FAZEL, écrivain persan du xvi* siècle, qui vivait sous l'empereur mogol Akbar, a écrit une Histoire du règne et des institutions de ce prince, ouvrage qui a été traduit et publié par Gladwin, Calcutta, 1783, 3 vol. ln-4. Il fut premier risir de l'empereur Akbar, et mourut assassiné en 1604.
aboul-féda, né à Damas en 1273, mort en 1331, se distingua à la fois comme écrivain et comme guerrier pendant les croisades. Il fut nommé gouverneur, puis prince d'Hamath en Syrie. On a de lui une Histoire abrégée du genre humain, en aralw, traduite partiellement en latin par J.-J. Reiske Hafniae, 1789, 5 vol. in — 41 , sous le titre d'Annales moslrmici, et une géographie intit. Vraie Situation des pays, trad. en lat. (en partie' par Reiske, Leip*., 17W; en fr. par Revnaud.iS-W. Aboul-Féda était i-*u .le- Ayonblles.
ABOULIOUN ou ABOL'LLOMA, ville de lurqule d'Asie (Kodavenkhiar , dans l'Anatoliul, sur un îlot du lac qui porte son nom, k 44 kil. S. 0. de Brousse; 2,000 hab. On croit que c'est l'ancienne Apollonia.
A BOUS Y R ou BOUSYR, Busirù, ville delà Basse- Egypte (Mehallet-el-KébyrL sur l'ancienne brandit athribitique du NU, à 93 kil. N. du Caire. Voy.