‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 161 sur 567 · BIGE · texte numérisé non relu

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scientiÛqoe* importantes. U fut bibliothécaire (TA- I lexandre VIII, secrétaire d'une commission chargée i de la réforme du calendrier; dressa un gnomon sur une grande échelle dam l'église de Salnte-Mariedes-Anges, lira une ligne méridienne k travers l'Italie, perfectionna des instrumenta d'astronomie, cl découvrit les taches de Vénus. On a de lui : Palazxo de' Ceeari, Vérone, 1738, ln-fol., fig. t hcrizioni sepolcrali délia cota d Auguito, Rome, 1727, io-fol.; Isioria universaU provaia con monumemi, H. 1697. etc. B1AKMIE. Voy. permis.

BIARH1TZ, bourg des B.-Pyrén., sur la côte, à « kil. N. 0. de Bayonne : 1,082 hab. Bains de mer.

BIAS. philosophe grec, l'un des sept sages, naquit à Priène vers l'an 570 av. J.-C. 11 avait fait une étude particulière des lob de sa patrie et consacra ses connaissances en ce genre à rendre service à ses amis, soit en plaidant pour eux devant les tribunaux, soit en se faisant leur arbitre. U mourut dans un âge avancé et en plaidant. Priène, sa [uitrio, avant été prise par Cyrus, tous les habitants emportèrent dans leur fuite ce qu'il» avaient de plus prédeux j Bias seul n'emportait rien. On lui en demanda la raison : • C'est, dit-il, que Je porte tout avec moi. Omnia mea mec Mm porto. •

BIBAN ou BIBEN, les Poru$ de Fer, dénié dangereux de l'Atlas, entre Alger et Constantinc, par

1 0 long. K. et 36* lat. N. Il est traversé par plusleui-s torrents, et entre autres par l'Oued-Mailah, tributaire de l'Adouse. Les Français, conduits par le due d'Orléans et lu mar. Valée, l'ont franchi en 1 839.

B1BARS, sultan de la dynaslio des Mamelouks- Baharites en Egypte, fut proclamé, suivant l'usage, par la milice, après avoir assassiné son prédécesseur, l'an 1260.11 donna une forme stable à l'empire des Mamelouks, enleva aux califes toute autorité politique, repoussa les TVU-rea, rétablit la puissance des Musulmans, combattit avec un grand •accès les Francs établis en Syrie, leur enleva un grand nombre de place* et de postes important*, et détruisit leurs églises; mais il échoua à deux reprises devant St-Jean-d'Acre. H mourut de poison en 1277. — Un aulre Bibart s'insurgea contre le sultan Nasser- Mohammed en 1309 et régna quelques mois ; mais il fut bientôt renversé et mis à mort.

BIBBIENA, ville de Toscane, k 57 kil. K. de Florence, près de l'Arno; 2,162 hab. Foire importante.

BIBBIENA (Bernard novusj, connu sous lo nom de), cardinal et littérateur, né de parente obscurs k Bibbiena, en 1470, fut attaché à Jean de Médicis, l'un des flls de Laurent. L'élève, devenu pape sous le nom de Léon X, lit son maître cardinal (1513), et le chargea de plusieurs missions importantes. Au retour d une ambassade en France, il fut enlevé par une mort imprévue, en 1520. On prélendit qu'il avait été empoisonné et on accusa, mais sans aucun fondement, le pape même qui était son prolecteur. Bibbiena avait composé plusieurs poésies et une comédie écrite en prose, la Culandria, qui contribua à restaurer le théâtre en Italie. — Le nom do Bibbiena a été aussi porté par plusieurs artistesdu ivirsiècle , issus du peintre J. -Marie Galli.

BIBEN, ville dlllyrie. Voy. fédéra.

biskn, délité de l'Atlas. Voy. biban.

BIBERACH, ville du roy. de Wurtemberg, nrov. du Danube, sur le Bieas, k 37 kil. S. 0. d'Clm ; 4,450 hab. Murailles flanquées de tours. Aux environs, bains de lordansbad, très fréquentés. Moreau battit les Autrichiens près de Biberach en 1796. — Biberach faisait partie Jadis de l'Argovie. En 1802, cette ville fut donnée k l'étal de Bade, et en 1806 elle passa au Wurtemberg. Biberach est la patrie de Wieland.

BIBERir.il ou BIEBERICH, ville du duché de Nassau, k 3 k!l. de Wiesbadei ; 2,500 hab. Résidence

B1BIANE (sainte) on rmntk VIV1KNNE, rm^e et martyre k Rome sous Julien, 363. On i'h. le 2 dée

BIBLE (bU>U>$, biblion, livre), nom donné par excellence au livre qui contient les Saintes Ecritures. On le divise en deux parties, l'Ancien et le Nouveau Testament. La lr»partiecomprend l'histoire des plus anciens tempsdu monde et du peuple de Dieu jusqu'à lu naissanco de J.-C. , et se ru m pose d'écrits historiques, do prophéties, d'ouvrages lyriques ou moraux. Voici, d'après le concile de Trente, Tordre et la division des livres de l'Ancien Testament: lt>g 5 livres de Ut loi ou le Pentateuque, écrits par Moïse: Josué; les Juges, et Ruth ; les quatre livres des Rois; les Paralipomènes ; Esdras et Néhémle; Tobie: Judith; Eslhcr; Job : les Psaumes; les Proverbes ; rEcclésiaste; le Cantique de* Cantiques ; la Sagesse; l'Ecclésiastique ; les Prophéties d'IsaYe, de Jéréinie et de Karuch, d'Ezéchiel, de Daniel ; le livre c!(!8 12 petits Prophètes, et les 2 premiers livres des Macchabées. Les Juifs et les Protestants ne reconnaissent que 22 du ces livres comme canoniques, et rejettent comme apocryphes les livres de Tobie et de Judith , la Sagesse, l'Ecclésiastique, plusieurs parties du livre d'Ealher, le livre de Baruch, le cantique des trois Jeunes Hébreux , l'histoire de Suxanne, celles des idoles de Bel et du Dragon , les ; premiers livre? des M*., haboes. Les livres a|K>erj pues de l'Ane. Testament, sont : le liv. d'Hénoch, les 3* cl 4* Ut. cT Esdras, les 3* et 4* liv. des Use* ■ liaboes, l'oraison ou prière d« Manassé ; les Catholiques et les Protestants s'accordent à rejeter ces écrite. — Le Nouveau Testament, déclaré canonique par les conciles dès les premiers siècles de l'Eglise, Becom-

B Me : des 4 Evangiles de saint Matthieu, de saint arc, de saint Lue et de saint Jean ; des Actes des Apôtres: des 14 EpUres de saint Paul, et de 7 autres EpUres: cnûn de F Apocalypse. On y a joint quelquefois l'Epllre de saint Bornubé, les EpUres de saint Paul aux Laodicéenset k Sénèque, plusieurs faux Évangiles , Is Pasteur , la lettre de J.-C. à Abgar, etc. Aucun de ces livres n'est admis comme canon I-

Ïue. L'Ancien Testament a été écrit en hébreu, el i Nouveau presque tout enller en grec. Les Septante [Voy. ce mot) traduisirent en grec tout l'Ancien Testament, sous le règne de Ptolémée Philadelphe; et saint Jérôme, au iv* siècle, traduisil en latin la Bible tout entière ; sa traduction, connue sous le nom de VuUjaie (Voy. ce mol), est la seule qui soit reconnue par l'Eglise. Après les Septante, le Juif Aqulla [Voy. ce nom) donna de la Bible une nouvelle traduction grecque, littéralement calquée sur l'hébreu. Les modernes ont traduit la Bible dans toutes les langues. Voy. sacy, vence, luths*.

BIBLIANDER (Tl.éod.), dont le vrai nom est BicxnAiw, théologien suisse, de St-Call, né en loOO.m. en 1564, embrassa U réforme el succéda k Zwlnglo dans la chaire de théologie de Zurich. U a laissé un grand nombre de savants écrits sur l'histoire ccclé- «iastlaue a donné une édition d'une trad. laL de l'Alcoran. avec la vie de Mahomet ( Bâle, 1543 ), et a composé un traité tort curieui t>« rai.orw communi omnium linguar. el litter., Zurich, 1548. Ou lui doit le recueil des Epistolet doctorum vtror., BAle, 1518. BIBRACTEou aocostodukum, Autun, c. des jE<fia. BIBULUS (M. Cal pu rn tus), consul l't»JM* J.-C. en même temps que César. Il s'opposa d abord de tout son pouvoir aux mesures démocratiques proposées par son collègue; mais voyant que sa résistance était inutile. Il s'enferma dans sa maison et y pas» les huit derniers mois de son consulat sans prendre aucune part aux affaires. Ainsi son consulat fui de Tait entièrement nul. Les plaisant» Rome désignèrent cette année sous le nom des cor Calus et Jullus César, faisant ainsi allusion aux t prénoms de César. .

B1CÈTRE, grand hospice situé dans le dép. de

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