BOIN
du parlement de Paris, et fut destiné au barreau. Il étudia d'abord en droit, puis en théologie; mai* ces aorte* d'études ne lui plaisant pas, il résolut enlln de suivre son goût et se consacra à la poésie. Il débuta par de , Satires, 1660, et obtint un succès prodigieux qu'il dut à la perfection de ses ter», tout autant qu'à la malignité de ses critique»; il fit suivre le* satires à' F pitres , dans lesquelles il s'éleva encore au-de^us de ses premier* écrits ; 11 publia enlln l'Art poétique et le Lutrin, qui mirent le sceau à sa réputation et le placèrent au premier rang des poêles modernes. 11 l'essaya aussi, mais avec moins de bonheur, dans I ode et léplgramme. Louis \1V, appréciant son mérite, l'admettait souvent lui; il le nomma son historiographe avec Racine et lui asfcura une pension. L'Académie Française le reçut dans ton sein en 1684. Dans ses dernières aum < s, l!«ileau quitta la cour et se relira à sa campagne d Auteuil,où il mourut en 1711, d'une hydropiMc de poitrine. Quoique mordant dans ses écrits, Boilcau était Indulgent dans sa conversation et avait le cœur excellent. On cite de lui plusieurs traits de générosité. 11 fut l'ami des plus grands hommes de son siècle, particulièrement de Molière et de Racine. C'est lui qui apprit à ce dernier à faire laborieusement des Ters faciles. Roilcau a été surnommé le poêle de la raison, ce qui a fait croire bien à tort qu'il manquait de sentiment et d'imagination. Quoique riche de son propre fonds, il a fréquemment imité Horace et Juvénal. Il a rendu d'immenses services à notre littérature, en dégoûtant sou siècli des mauvais ouvrages qui étaient en vogue, en lui apprenant à goûter Corneille, Molière et Racine, et en offrant lui-même les plus beaux modèles d'une poésie pure et parfaite. On lui reproche d'a\oii gardé le silence à l'égard de La Fontaine, dans 1;. crainte de déplairea Louis XIV, et d'avoir été injusU envers Quinaull. On a donné une foule d'édition^ de ses œuvres. Les principales sont celies de Br<>« sette, Amsterdam, Il 18, 2 vol. in-fol; de Souehav, 1740; de Si-Mare. I747;dti Dauphin, IISOtdeDaunou, 180*.), réimprimée avec améliorations en 1825; d'Auger, 1815; de Sl-Surin, 1821; de Ûerriat-St- Prlx, 183'», 4 vol. ln-8, avec notes, variantes, etc.
Mi LE A o (Gilles), frère aîné du précèdent, né à Paris en 1081, mort en 1GG9, traduisit du grec le Tableau de Cébes, 1G53; le Manuel d Fpiclète, IC55, et Diogène de Lairee, IGG8, et fit quelques poésies
amrpf , publiées & Paris en 1753, 2 toI. ln-12, eoo-
lic.ir.ent de* pièces de théâtre : le» Trois Garçont; te liai d'Auteuil, etc., des Dissertations académiques, parmi lesquelles on remarque la dissertation Sur le* "oris de la langue française, et un Mémoire sur sa rie et sur ses ouvrages, écrit par lui-même.
ROINEBOURG J. -Christian de;, conseille!
de l'électeur de Mayence, né à Lisenach en 1622, acquit par sa haute capacité diplomatique une grande influence en Allemagne. Il fut le premier protecteur de Lcibnitz. On a de lui un grand nombre de lettre* dans le Commercium tpislolicum Leibnitianum de Grutier, 1745, qui prouvent sa vaste il li 1a. Phil.-Guill. Buinebourg, celle ville une
itiprè* de; instruction. — Sou lils, Phil.-Guill. gouverneur d'Krfurdl, fonda dans chaire d'histoire et de politique.
ROINY1LLIKRS (J
Etienne), grammairien, né A Versailles en 1764, mort en 1830, fut professeur à Reauvais, censeur h Rouen et inspecteur de l'académie de Douai. Il a publié un grand nombre de livres classiques, tels que Dictionnaires, Grammaire française. Grammaire latine, Cucoyraphie, et de traduit, d'auteurs l.tti us. lt. était associé de l'Institut.
ROIDARU, nom latin des Ba\urois, qu'on prétend avoir été originairement les Doit du Dofo/icmum, forcé* de fuir ce pays devant les Marcouians. Voy.
BOil et BAVIERE.
ROIODLRUM, vffle de la Germanie (Norique;.
aul. I»STAPT.
BOIS-BELLE. Voy. hesricheiiont.
bois-d'amont, bourg du départ, du Jura, à 6 kfl. N. E. de Morcy ; 1,000 hab.
bois-d'oimct, eh.-l. de cant. (Rhône), à 13 kil. S. O. de Tarare ; 900 hab.
BOISGÉLIN DE CICE (Jean-de-Dieu-Ralmond de], archevêque, né à Rennes en 1732, mort en 1804, fui de l'Ass. des Notable* en 1787; il se signala par son zèle et sa générosité lors d'une disette a Aix, dont il élait archc\èque; fut député du clergé aux étalsgénéraux ; émigra en Angleterre ; revint en France quelques années après, fut nommé archevêque de Tours en 1802, puis cardinal. On a de lui Exposition des principes sur la constitution du clergé par les rvéques députés à l'Assemblée nationale, Paris, 1791, in-8; Déroutes d Ovide, traduction en vers français, avec le texte, Philadelphie (Paris), 178G, in-8 ; Mémoires pour le clcnjé de France, au sujet de la prestation de foi, etc., 1785, et des Orais. fu~
J eurent peu de succès. 11 fut de l'Académie. \nebres. — Plusieurs membres de celle famille il.es était jaloux de son frère et ne vécut jamais en I^^^S (rtS «leur de).
magistrat et écrivain du XTll« siècle, mort en 1 1 14, était lieutenant-général uu bailliage de Rouen. Il a traduit du grec en français {Histoire de Dion Cassius, abrégée par Xiphilùt, Paris, 1674 ; 1 Uistoirt d'Hérodien, 1675; et a publié Marie Stuart, nouvelle historique, ibid, IC75 ; Détail de la France sous U>uu XIV, Rouen fHollande),lî07,réimprimésous le titre de Testament }oiitiqu( <ie Al. ne Fukoum (dont il i a parent), Brux., 1712. 11 y propos* ' 'utiles rétormes.
HUl>-!.K-l)l'C, .Vi//ro d'ici', S Ucrtoyin Bosch en iiollandais, ville forte de Hollande, ch.-!. du Rrabant «•ptent.,à80kil. S. E. d'Amsterdam, sur le Dominai et l'Aa; 18,000 hab. Bien batic. enti wwpfc de canaux que l'on peut passersur vingt ponts; belle cguw de Saint-Jean , hôlel-de-ville, hôtel du gouverneur, etc. ÏMusieurs établissements philanllw^'iques industrie: commerce de transit tria actil. latrie uu iihllosoi. he S Graveaande. , .
BOISMONT (Nicolas THYREL de) , prédicateur au roi, né en 17 15, se flt connaître par des sermons el dos panégvriques où l'on trouve de* passages éloquents, el fut admis à l'Académie I rançaif c en 1 . 5*. Le sermon qui lui lll le plus d'honneur es celui qu'il prononça en 1782, dans une assemblée <M
bonne Intelligence avec lui. H avait obtenu la place j lucrative de contrôleur de l'argenterie.
boiit.au (Jacques), frère des précédents, né à Paris en 1635, mort en 1716, fut docteur en Sorhonne et composa plusieurs écrits fort curieux Fur la discipline de l'Eglise. Les plus connus sont : Hisioria JlrgrUantium, 1700, où il démontre l'abus de la flagellation; Historia eonfessionis auricularis, 1688, où il prouve la nécessité de la confession. mile tu (Etienne), prévôt des marchands. Voy,
MTLEAUX.
BOINDIN (Nie), né à Paris en 1675, mort en 1751, était ûls d'un procureur du roi au bureau des finances. 11 entra d'abord dans les mousquetaires ; mais il en sortit bientôt pour se livrer tout entier à la littérature. Il se lia étroitement avec Saurin et Lamotle et composa plusieurs comédies en société avec ce dernier. Il fut admis à l'Académie des Inscriptions en 1706, mais l'athéisme dont 11 faisait profession lui ferma les porte* de l'Académie Franfaise. Maltraité dans les fameux couplet* de 17 m, attribué* à J.-B. Rousseau, il accusa de cette infamie Saurin et Lamotle, ses anciens amis, cl rompit dès lors avec eux. Roindin est célèbre par sa ma nie de disputer et de contredire * le café Pro-
eopa était son champ de bataille habituel. Se s charité pour favoriser 1 étal;.
d un hospice
pour les militaire» el les ecclésiastiques délaissés
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BOLE
dans leur» maladies : la quête faite à la suite du ce discours rapporta 160,000 liv., et l'hospice fut fondé à Montrouge. Il a prononcé les Oraisons funtbres du dauphin, de la reine Marie Leczinska, de Louis AT, de Marie-Thértse. 11 mourut à Paria en 178G. On a publié ses Œuvra, Paris, 1805, ln-8.
BOISMORAND (l'abbé Claude-Joseph chérondk), flls d'un avocat de Quimper, né en 1680, mort en 1740 à Paris, a rédigé de» factum pour les Jésuites dan» l'affaire de la Cadière et du P. Girard, etc. ; et a publié les Anecdotes de la cour de Philippe-Auguste, 1733, 6 vol. ln-12 : Histoire amoureuse et tragique des princesses de Bourgogne, La Hâve, 17iii», ln-12; Vie deCrillon, surnommé te Brave, 1757, 2 vol. ln-12, qu'on attribue à mademoiselle de Lussan. Cet abbé «Hait connu dans le monde par son habitude de jurer, et aimait fort le jeu.
B01SRODLRT (Franç. le metel, rieur de), abbé, poète et favori du cardinal de Richelieu, né à Cacn en 1592, mort en 1662, est célèbre par ses bons mots et par le talent avec lequel il savait conter. Il obtint du cardinal un grand nombre de bénéfice», mais 11 les perdit presque tous au jeu. Il fut un des fondateurs de l'Académie Française, dont les séances ■e sont tenues longtemps chex lui. 11 a travaillé au Dictionnaire de l'Académie.
B01SSARD (J.-J.), antiquaire et pocte, né à Besançon en 1528, mort en 1602. 11 fit plusieurs voyage» en Italie, en Grèce, en Allemagne, danB le but Se faire des recherches sur les anciens monuments, nul» alla se fixer à MeU ; Il déposa beaucoup d'antiquités à Montbéliard ; mais le fruit de ses longs travaux fut perdu lors de l'invasion des Lorrains en Franche-Comté. Il a publié : Theatrum vitœ humanœ, Meta, 1596, in-4, avec flg. de Th. de Bry; De divinatione et magicis prœstigiis, Oppenheim, 1615, In-fol., flg., ouvrage posthume; Emblemata latina, Francfort, 1593, in-4, a\ec flg.; Topoyraphia urbis Romœ, Francfort, 1597 à 1602 , 6 tomes en 3 vol. lu-fol., flg.; des Poésies latines, in-8 : Parnastus biceps, Francfort, 1627, in-fol., flg. ; Habitus variarum gcutium, MeU, 1581, In-fol. oblong, avec 70 figures.
BOISSY (Louis df\ auteur comique fécond, mais médiocre, né en 1694 au Vie en Auvergne, mort en 1758, a composé entre autre» pièce» le Babillard, le Français à Londres, le Sage étourdi, l'Homme du jour, le* Dehors trompeurs. 11 fut reçu à l'Académie en 1754. Il eut longtemps le privilège du Mercure de France. Ses œuvres forment 9 vol. In-8, Pars, 1*66. — Son flls, L.-Michel de Boissy, né vers 1725. mort en 1788, a écrit une Vie de Simonide, 1755, et un Supplément àV Histoire des Juifs, de Baanagc, 1784, 2 vol. in-12.
boissy d'anclas (Fr.-Ant. , comte de), homme d'état, né en 175« à Saint-Jean-Chambre, dan» l'Ardèche, d une famille protestante, »e fit recevoir avocat, fut élu député du tiers-état pour 1* *tnéchauasée d'Annonay (1789); devint, après la séparation de l'Assemblée constituante, procureur-s.vndic du département de l'Ardècho, et fut en 1792 envoyé par ce département à la Convention. Il »e signala dans celle assemblée j»ar la modération de ses opinions, par la multiplicité de ses travaux, el surtout par sa fermeté héroïque. 11 avait la présidence dans la fameuse Journée du 1" prairial an in (20 mai 1795). Le peuple de» faubourgs Insurgés, avant envahi la salle des séances, voulait forcer la Convention a rétablir le régime de la Terreur. On insulte, on menace le président, et, pour l'effrayer, on place devant lui la tète du représentant Féraud,
3ui venait d'être assassiné sou» ses yeux. A la vue e celle tète, Boiwy-d'Anglaa se découvre et salue ton infortuné collègue ; puis il se rassied, rcsle impassible au milieu de celte scène de désordre et
d'effroi, et force par son courage la populace a s'éloigner sans avoir pu accomplir ses criminels projets. Il fut un des principaux auteurs de laconstitution de l'an m, cl fut élu par 72 département député au Conseil des Cinq-cents, qu'avait élabh cette constitution; il devint bientôt secrétaire, pu! président de cette assemblée. II n'en l ut pas mol m proscrit par le Directoire au 18 fructidor, et Réchappa à la déportation que par la fuite. Après le 18 brumaire, il fut élu membre du tribunal, puis il devint sous 1 Kmpire sénateur, comte, et à la Restauration pair de rranec. H défendit ju.«qu"atl dernier moment la principes de libéralisme qu'il avait adoptés, et mourut en 1826, à 70 ans, unherscllement estimé. On a de lui, outre une fuult d Opinions el de Rapports, un Essai sur la vie de Maleshcrbes, 1819, et W* Études littéraires et poétiques d'un vieillard, 6 vol., 1825, qui renferment plusieurs notices intéressantes.
DO l SS Y-S A I NT-LEG F. R , ch.-l. de cant. (Selneet-Oise). à 17 kil. N. de Corbell; 600 hab. Aux environs est le château de Grosbois.
BOISTE (Picrrc-Claude-Yictor), lexicographe, ancien avocat, né à Paris en 1765, mort en 1824, est surtout connu par un Dictionnaire de la langue française, qu'il publia en 1800 avec Bastien, eon beau-père, et qui eut un grand nombre d éditions. On a ausfi de lui un Dictionnaire de géographie universelle, 1806, ouvrage très médiocre; et un Dictionnaire de belles-lettres, 1821-24.
B01STUAU. Voy. boaistuau.
ROI VIN (Jean), dit de Villeneuve, né en 16C3, mort en 1726, fut membre de l'Académie Française, de celle des Inscriptions, el professeur de grec au ége royal. 11 fiait attaché à la Bibliothèque du
Roi ," et y découvrit , sous les homélies de saint Kphrem, un manuscrit palimpseste de la Dible de doiue à treize siècles d'antiquité. Il a publié . Mathematici veines, 1693; VHistotre byzantine de Nicéphore Grégora», 1702; une Vie de Pierre Puhou; des traductions du grec {Œdipe, les Oiseaux) , et quelques poésies médiocre». — Il eut un frète aîné, Louis Boivin, qui fut aussi de l'Académie des Inscriptions, et qui flt de «avants mémoires sur la chronologie. .
ROJADOR (cap), Allas major, sur la côte oecid. de l'Afrique (Sahara), par 16° 47' long. 0., 26° 12 lat. N. Le» anciens lo regardaient comme 1 extrémité du monde. 11 fut doublé pour la première fol» vers 1433, par le Portugais Gillianei.
ROJAKA. Voy. botaca.
BOJANO, Bovianum, ville du roy. ne r»
(Sannio). h 50 kil. N. 0. de Bénévent ; 3,000 BOJARDO. Voy. boïardo.
BOKHARA, BOKHARIE. Voy. boukhara,
"îlOLBEC. ch.-l. de canton (Sel ne-Inférieure) près de la Bolbec, à 27 kil. N. E. du Havre; 9,802 hab. Calicots. Indiennes, mouchoir», teintureries.
BOLLRIUM prom., auj. cap land s-eisd.
BOLKSLAS I , dit le Grand, roi de Pologne, flls de Miécislas, monta sur le Irène en 992. Jusqu à lui les souverains de ce pays n'avaient i*>rté que le titre de duc. L'empereur Othon II donna i Itoleslas celui de roi, en affranchissant la Pologne de la dépendance de l'Empire. Boleslas vainqu.l les Moscovites, conquit la Moravie et agrand.l ses états. Il
To£s£ u% Hardi, roi de Pologne, monta surTlrtne en 1058, à l'âge de 16 ans se rendu odieux à la nation polonaise par cruautés: fui excommunié I»A ^G2H!l2& en 1081 , puis déposé. 11 « enfuit alors en Hongrie etde 1* enUrinlhie, et se cacha dans 11 . couvent de Villach, où il fut réduit à taire la cuisine. J II 1090. O ne fui Qu'à sa mort qu il révéla
BOLI