BONI
IHtt'X
BONGO, rlv. d'Afrique. Voy. Calabar.
BONHOMME (col du), défilé des Alpes Grecques, au S. 0. du Monl-Blanc, est élevé de 4,510 mètres au-dessus du niveau de la mer, cl met la partie supérieure de la vallée de l'Arvc en coininunieatinn •avec celle de l'Isèi c.
BONI, ville de l'île de Célèbcs, est le ch.-l. d'un petit état qui «étend depuis la rivière Tjcrani jusqu'à 650 Ut, au S.
BONI FACE (détroit de). Toy. bonifacio.
BONI FACE , général de l'empire d'Occident, eo:nte de l'empire, gouverna l'Afrique sou? Ilonorius et sous Placidie, et jouit longtemps de tonte la faveur de cette princesse; mais ayant été injustement disgracié, il se vengea en appelant en Afrique Genseric et les Vandales ; il voulut ensuite s'opposer à leur établissement, mais ce fut sans succès. B.iopelé à la cour, il fut opposé par l'impératrice à l'ambitieux Aétiu» et péril de la main de Bon rival dans un combat aobarné (432).
boniface (saint), nommé d'abord Winfrid, né dans le Bcvonshirc en Angleterre, vers 080, alla prêcher lEvangile aux nations barbares : parcourut, vers 716, la Thuringe, la Hessa, la Frise, la Saxe; y Ût un grand nombre de conversions; vint à Rome, où il fut sacré évéque par Grégoire II, en 123; retourna en Allemagne, convertit les Bavarois, et fut massacré en 155, près d L'trccht, par les barbares. Ses os furent portés à Fulde, dans une abbaye qu'il avait fondée. On a de ce saint des Scrmom et defl Letlrct, recueillis par Serrarius, 1005, in-4. Sa fête est célébrée le 5 juin. Il était dès 751 arch. de Mavencc.
boniface i (saint), pape, élu en 418. mort en 422, succéda à Zozimc et eut pour compétiteur Eulalin». Saint Augustin lui dédia se? quatre Hu es contre les erreurs de* Pélagiens. On l'honore le 25 oct.
BONIFACE il, Ilomaln, élu eu MO, mort en 532, succéda à Félix IV. Il a écrit une Ultre à saint Cétaire d' Arles, dans les KpistoLe roman, pontijnum de D. Constant.
bonifack m, Bomaln, élu en 607. mort peu de mois après, obtint de l'empereur prec
brûler cette dernière. C'est soas le pontificat de Boni face VIII que saint Louis fut canonisé.
boniface ix, noble napolitain, nommé cardinal en 1381, pape en 1389, mort en 1 404, établit des annates perpétuelles. On lui reproche son avarice et sa complaisance pour les dérèglements de sa famille.
boniface i, duc de Toscane vers 813, mort ver» S23, e>l le premier due de Toscane connu.
biiniface il, fils du précédent, lui succéda, défendit la Corso ronlrc les Invasions des Sarrasins, et lit une descente sur les rMes d'Afrique. Ayant irrité Lothairc, en faisant rendre la liberté r Judith, femme de Louis-le-DélKjnnau e, il t a obhgi de se retirer en France auprès de ce prince.
boniface m. fils du marquis Théodald, soumit ]^ Toscane en 1027, et } régna jusqu'au 1052. La comtesse Mathilde, so tille, recueillit son héritage. boniface, marq. de Montferrat. V. montfe^RAT. BON1FAC10, Marianum? ville de C/orsc, ch.-l. rie cant., au S. de l'île, sur le détroit dit Borru rfi Uon,facio% à 78 kil. S. E. d'Ajaccio: 3.031 hab. Forte citadelle. Port lwn et commode. Pèche du corail.
bonifacio (bocca oi% détroit qui sépare 1 de de ilorse de celle de Sardaignc et qui tire son nom .!>! la ville de Bonifaeio, située sur la côte septcnlrionalft. Ban« h. partie la plus étroite, Il n'a que 12 k. HOMN, archipel. Voy. Mounin.
BONN. Itowi ou Iloima, ville des Etals prussien! nrov. Rhénane), dans la régence de Cologne, sur ! ! rive pauehe du Rhin, à 25 kil. S. E. de Cologne, 12,000b. Evèché catbol.; université florUsintc, fondée en 1785, changée en lycée sous 1 empire, établie par le roi de Prusse en 1818. Ancien palais de l'électeur de Coîopnc ; cathédrale, hotel-de-ul e . bibbolb. Marché: sou ries, faïence, huile de vitriol. Ane. place forte. Patrie de Beethoven. — Bonn .ipimrïuit longtemps au grand-électeur (clcclcur de Col >gnc) ; Bile fut prise pal ici Français dans le» uuerres de la révolution cl cédée en 1814 à la I 'russe.
bonn, Aqwr hnnœ, bain, de Suisse (r ribourg) , a 7 k. N de Fribourg. Eaux sulfureuses autref. fréquences.
^feEM^ Consb^l^ple n'adrait plus le I titre d'évêque universel qu'il avait usurpé, et que ce 8emur-en-Auxo s en 1744 , . mon a i an
boniface" iv, succéda au précédent en 608 et mourut en 01 1. L'empereur Phocas lui ayant fait don du Panthéon, il le consacra à la Vierge , sou; le nom de Sainte-Marie-de-la-Rotonde.
boniface v, Napolitain, succéda à Dicudonné en 617 et mourut en G2o. Il défendit aux juges do poursuivre ceux qui se mettraient sous la protection des églises. \
boniface vi, Romain, élu en 896, mourut au bout de quinze jours.
boniface vi I, nommé d'ab.FVancon, antipape, se fit élire en 9" 4 et fut accusé do la mort de Benoît VI et de Jean XIV, ses compétiteurs. Après sa mort, son corps fut traîné par les pieds et abandonné bu r une place, 985.
boniface vin (Benoit caïétan), né à Anagni, fut d'abord avocat et notaire du pape à Rome. Il obtint le chapeau de cardinal en 1281, cl fut élu pape en 1201, a la suite de l'abdication de Célestin V. Ce pontife
SrGYléanB. On a delui des Poisits *«"«x,J19J' BONNAT, ch.-l. de eanl. (Cr«U»eji 4 2^ WU r«. de Guéret; 2,000 hab.
BONNE, maison noble du Bauphlné, origina Ire uo BonneenSavoic.se fondit dans celle de Lesd guières.
UÔNKEOOSSB (Ballhasar de) poète médiocre du lein ps de Boilcau, fut consul de Jrance e n Asie.Oj a de lui la Montre d amour, Paris, 1666, c ^uirtj/o,, mauvaise parodie du Lutrin, MarMille, 1686.
TONNE BEESSE, déesse adorée à Rome et que l'on cril l être la même que Cybèlc. OnappHqua J [Z «nom à Op.. à Veala et S R^On; &ébratt en son honneur des fêtes secrètes, dont 1 es bon es étaient exclus ; cependant Clodlus osa s J toteedolw. Dans les derniers siècles du paganisme, il s y commit di> désordres affreux. , j
BONNE -ESPERANCE (cap de )'W *fg°™ //ope. cap d'Afrique, à la pointe S., par 16 10
a la suite de l'abdication de Lôleslin v. oe nonii e, «ope. cap « > «. «i-, ^^pour la première Mt qui est juzé fort diversement, eut de vife démêlés long. E.. 34» 23 lai. S. |"u .,onllé l>ar Vasco ?" i—*r v*mn VriAMr. «i surtout i.Sir Barlhélcmv Diax en i486, et uouuic par i
avec les" Colonne, avec l'emp. Frédéric f et surtout avec Philippe-le-Be* . parce qu'il voulait élever la puiss. spirituelle au-dessus du pouv. temporel. Il fut.
■ar Barthélcmv Diax ci.
de Gama en 1497. On lavait daborduoninuScap ts Tempê.es; Jean II, roi de Portugal , changea ce
en 1303. arrêté dans Anagni par Nogaret, d'après les nom en celui de «^^f^ndel Voy.CAV{l*).
^ « ae Ynta, ,u, .«.urne W,c B^ïS^"^^
un roncile.et sévit lâchement maltraiter par sciarra| ihu>iici riche <
tolonua. il fut, quatre jours après, délivré par le à ^«k «ff JfiZtiSU
peuple, mais il tomba malade par suite des mau- Uéc, mort en 1793 ^ n^rede Pluche h vai. traitemetils qull avait subi , e ,..,n..„ I ™ ^fti .X vif nour l'histoire naturel!
C'est Boniface Vill qui fulmina les fameuses bulles I un gout 1res vu pour i " fait d lm-
Ctericii /ofcw et Ausculta, fi li. Philippe-lo-Bel fit I cida de sa carrière. A vingt ans u a^an
et distinnesse, la lui inspira
"goûï très vif pour l'histoire naturel* «
BORB
portante* découvertes sur le mode de reproduction des pucerons ; il fil aussi de bonne heure un grand nom lire d'observations neuves sur les insectes et sur les plantes: mais sa vue s'étant affaiblie par l'usage du microscope, il renonça à ce genre de recherches pour se livrer aux travaux de pure méditation, et composa plusieurs écrits philosophiques qui ont immortalisé son nom. Ses œuvres sont: Traité dinsectologie, 1745; Recherches sur l'usage des feuilles, 1754 : Essai de psychologie , 1764 : Essai analytique sur Us facultés de l'Ame, 1 7 GO ; Considérations sur Us corps organisés , 1762; Contemplation de la nature, 1764: Palwgénisie philosophique, 1769; Recherches philosophiques sur Us preuves du christianisme, 1770. Dans ses traités sur la nature, il s attache à montrer que tous les être* font partie d un même système et forment une échelle non interrompue ; que tous proviennent de germes préexistants, etc. Dans ses traités de métaphysique, il accorde une grande part au cerveau et a l'organisation : niais il se défend avec force d'être, comme on l'en a accusé, matérialiste et fataliste. Bonnet était au contraire un philosophe profondément religieux : il a tâché d établir dans sa Palmgénésie la nécessité d'une autre vie. non seulement pour l'homme, mais aussi pour les animaux. Il a cherché, dans son Entai analytique, à tracer l'histoire de nos premières idées, et s'est rencontré avec Condillac pour faire l'hjpothèse d'une statue qui recevrait successivement les différents sens. Les œuvres de Donnet ont été réunies à Neufrhàlel, l77t>. 8 vol. in-4, ou 18 vol. ln-8.
BONNET ROUGE, sorte de bonneLdonl on coiffait l'image de la Liberté, et que prirent comme signe de ralliement, pendant la révolution de 1789, les partisans les plus exaltés de la république. En voici , dit-on, l'origine. Dca soldats suisses s étant révoltés wnlre leurs olïlciers avaient été envoyés aux galères ; mais leur grâce leur ayant été accordée par l'Assemblée nationale, ils revinrent à Paris coiffés du bonnet rouge «les galériens et furent reçus en triom-
Ehc par la populace qui se couvrit du même bonnet, .e 20 juin 1792, le peuple, qui s'était emparé des Tuileries, força le roi Louis XVI à se couvrir de ce bonnet. Dans la suite on étendit la dénomination de Imnnet romie aux gens qui portaient cet insigne BON N ETA ÙLE. cb .-L de cant. (Sarthc), à 1 8 kil. S. de Marner* : 6.7 46 hab.
BONNETS [le») , faction populaire de la Suède •ous les rois Frédéric I et Adolphe-Frédéric (1720- 1771), était Opposée à la faction aristocratique des Chapeaux. La France favorisait la 2* , tandis que
l'Angleterre et la Russie protégeaient la I". Pendant les dissensions des deux partis, qui étaient oj>resseurs et opprimés tour à tour, on vil les rois de aède, réduits à une dépendance absolue, essuyer les affronts les plus humiliants.
BONNEVAL, ch.-l. de cant. (Eure-el-Loir), à 13 kil. N. E. de Chàteau.lun : 1,1*0 hab.
BONNEVAL iClaud.-Ale\.,comlede),cél. général, né en 1(»75 d'une famille noble du Limousin, servit avec distinction dans la marine française sous Tourville, et dans 1 armée de terre sous tkilinal et Vendôme ; mais ayant été disgracié par le ministre Chamillard, il plissa au service de l'Autriche et combattit contre sa patrie à Turin , en Provence et en Hauphiné. Il eut une grande part à la victoire de Pelerwaradiu gagnée sur les Turcs (1716 . S étant encore Tait disgracier en Autriche |»our avoir insulté le prince Eugène, il se réfugia en Turquie , prit le turkin, fut lait pacha sous le nom d Achmet et combattit les Autrichiens. Il mourut en 1747. On a publié sous sou nom des Mémoires qui ne sont pas
bBSÇvILLE, t. de France (H -Savoie), ch.-l. d'arr.. sur la r.dr. del'Arve, a 40 k. N. d'Annecy, à ton, teintureries, etc. Jadis ville impciiaie. 30k.S.E.deG«névei2127h.C»p.aeranc.FauciKiiy. BORBETOMAGUS. ville de Germanie, auj
BONNIÈRES, ch.-l. de cant (Selne-ot-Olae), t 12 kil. N. 0. de Maniée, sur la rive gauche de la Seine : 800 hab.
B0NN1EUX, ch.-L de cant. (Vauclute) , à 13 kil. S. 0. d Apt ; J.560 hab.
BONN1VET (Guillaume gouffie* de), général français, favori de François 1, se concilia la faveur de ce prince par le courage qu'il déploya au siège de Gênes (1507) et à la journée des Eperons (1513). Il fut envoyé en aml»assade en Angleterre, puia en Allemagne , où il travailla sans suctés à faire élire François 1 empereur: il n'en fut pas moins créé amiral de France , puis placé à la tête de l'armée de Guyenne qui envahit l'Espagne 11 prit Fontara- • bie, et, enflé de ce succès, refusa une paix avantageuse. Chargé en 1523 du commandement de l'armée dans le Milanais, il ne 01 que des fautes, se vit contraint de fuir précipitamment, et conlla le soin de la retraite à Bayard qui y périt. L'année suivante il conseilla lâ désastreuse bataille de Pavie. Voyant tout perdu, il se jeta au milieu de la mêlée et se lit tuer, 1625. Bonnivet était l'esclave de la reine-mère et l'ennemi du connétable de Bourbon : cette inimitié contribua beaucoup à la défection de ce prince.
B0N0N1A. On nommait ainsi 4 villes ancienne», qui sont auj. Ie Bologne dans l'Etat ecclésiastique (elle fut d'abord appelée Felsina, par les Etrusques, et prit le nom de Rononia, des Boïens. vainqueurs des Elrusip.es. Golonie romaine l'an 189 av. J.-C.h
— 2° Boulogne-sur-Mer, en France (Pas-de-Calais) ;
— 3° IVûMm. dans la Turquie d Europe;— 4» Jlloh, dans les Etats autrichiens.
BONORVA , ville des Etats sardes (Sardaigne) , à 26 kil. N. E. de Bosa; 3.600 hab.
BONOSUS (Quintus), Ois d un rhéteur, né en Espagne, devint lieutenant de l'empereur Probue dans les Gaules. Il se flt proclamer césar en 280, mais il fut défait et puni de mort, 281. BONS-NOM M KS, religieux. Voy. minimes.
BONSTETTEN (Charles-Victor de), littérateur et philosophe suisse, né à Berne en 1745 , mort à Genève en 1832, fut 1 ami et le disciple de Bonnet. Chargé de quelques fondions politiques dans sa pa-
lor»
ses histoire
alpine, 1792; Voyage sur la setne des six derniers litres de l'Enéide, 1804 : Recherches sur l'Imagination, 1807 ; Études de l'homme, 1821. Il a aussi écrit en allemand. Ses ouvrages philosophiques sont en général Tort médiocre*.
BONZES, nom que donnent les Européens aux prêtres de la Chine et du Japon. Ils sont divisés en plusieurs sectes. Ceux d?: Foc" recommandent le» libéralité*, surtout envers leurs monastères, et pratiquent, dit-on, en public du moins, de rude» austérités. Les honte* de Lao observeut le c élibat. 11 y a aussi des bonzes qui vivent en communauté comme les moines dans le christianisme : ils se recrutent en achetant de jeunes enfants qu'il» élèvent, et qu M Initient à leur» mystères, après de rigoureuse» preuves. La* Bomes de Foô président aux cêre- McTftinèbrJ, ceux de Lao prédisent l'avenir el exorcisent les démons. Le nom de borne s applique aussi aux prêtres liouddhistca. .
BOOS ou ItOOZ. ch.-l. de cant. ( Seine- Intérieure1, à 10 kil. S. E. de Rouen ; 800 hab.
BOOZ, riche habitant de Bethléem, épousa Rut b sa parente: il fut le bisaïeul de David. Son histoire est racontée dans le livre biblique de Ruth cl Boos.
BOPPARD, Baudobriga, ville des Etat* prussioni (province Rhénane), à 11 kil. S. de Coblentl. surla rive gauche du Rhin ; 3,700 hab. Fabrique de oo-
i.narge ue quelque* îuiiciiuns |hhhii|uc» uaiir ~ |— trie, il fut obligé de s'exiler pendant trois an», lot des troubles qui agitèrent Berne | l7t»8). Parmi M nombreux écrils, on remarque l llermite, histoir