I50UD
^rille. 11 est formé d'une partie de la Provence ; il comprend le Deltajdu Rh6ne ou île de la Camargue. Sol varié, stérile dans certaines portions, mais en général fertile : forêts , raturages . beau rix. tabac, garance, fruits en abondance , vins exquis. Houille, albâtre, marbre, plâtre, grés, terre à creusets, à poterie. Mérinos, chèvres, abeilles. Industrie active : nulles Unes renommées, soude , soie , eau\-de-vie, parfums, essences , préparation de comestibles, saucissons recherchés , etc. Forges , martinets , usines diverses. Grand commerce. Le dép. des Bouehes-du- Rhône comprend 3 arr. (Marseille, Aix, Arles), 27 eantons,l06 communes; il dépend de la 9* division militaire, delà eour imper. et de l'archevêché d'Aix.
bol*ches-de-l'elbe (dép. des). On nommait ainsi sous l'empire (181 1-14) un dép. formé de la ville et du territoire de Hambourg, et de petites parties du Hanovre, du Brunswick et du Lauenbourg; il s'étendait jusqu'à l'embouchure de la Travc dans la Baltique, et avait pour ch.-l. Hambourg.
bouches-de- LEsCACT (dép. des) , anc. dép. de l'empire français (1810-1 4), était formé de la Zélande, et avait pour ch.-l. Middelbourg.
BOUCHts-DE-LA-MECSE (dép. des), anc. dép. de l'empire français (1810-14), comprenant à peu prés le N. de la Zélande et le S. de la Hollande , avait pour chef-1. La Haye.
bouches-du-rhin (dép. des), anc dép. de l'empire français (1810-14), fnrmé du Brabant oriental, avait pour ch.-l. Bois-lc-Due.
boiches-dc-weser (dép. des), anc. dép. del'empii e franç. (181 1-14), était formé de la ville de Brème cl de parties du duché de Brème , de l'Oldenbourg et du Hanovre; il avait pour ch.-l. Brème.
bouches-de-l'yssel (dép. des), anc. dép. de l'empire français (1810-14), formé de l'Over-issel , avait pour ch.-l. Zwoll.
BOUCHET (Jean), écrivain du xv« siècle, né à Poitiers en 147G, mort vers 1565, exerça la profession de procureur, et composa un grand nombre d'ouvrages singuliers en vers et en prose, qui sont encore recherchés des bibliographes. Tels sont : les Regnards traversant Us voies périlleuses de ce monde; T Amoureux transi sans espoir ; le Labyrinthe de fortunes. On a aussi de lui des ouvrages historiques : Annalesd* Aquitaine, Antiquités du Poitmt, Panégyrique du Chrra/ier sans n'/iriKhe (L. delaTrérnoillo i.
B0l'CllOTTr:(J.-B.-NoeU, né à Mctx en 1751, mort en 1810, ministre de la guerre sous la république, était simple colonel lorsque la Convention Télexa à ce poste éminent (1793). Il signala son ad- .< imstration par sa probité et son activité ; il ne s'en >it pas moins plusieurs fols accusé, il fut même arrêté en 1 704. peu avant le 9 thermidor ; mais il fut bientôt relâché faute de charges suffisantes. Il se retira à Metz on il & vécu depuis étranger aux affaires.
BOl'CHOUX [les), ch.-l. de cant. (Jura), à 11 kil. S. 0. de Saint-Claude; 2,000 hab.
BOl'CICAUTjJean le waingre, sire de}, maréchal de France, né à Tours en ITllii.fitsrs premières armt s sousDugucsclin, combattit à côté de Charles VI à Bosebecque (1382), fit des prodiges de valeur, et fut Tait maréchal 4 rage de 25 ans. Il suivit Jcan-sans-I'eur, duc de Nevers, dans m croisade contre Bajazet; resté presque seul sur le champ de bataille à Nicopolis (1396) , il Tut fait prisonnier, mais il ne tomba au pouvoir des Turcs qu'après une résistance héroïque. Délivré de sa captivité, il servit encore contre Bajazct sous l'empereur grec Manuel, 1399. Gênes, qui s'était donnée aux Français, l'eut pour gouv.(140|); fl s'y conduisit avec une rare fermeté; mais en son absence la garnison fut surprise et massacrée. Revenu en France, il s'opposa vivement au projet qu'avait le roi de livrer la bataHle d'Azincourt. 11 y fut fait prisonnier, et fut conduit en Angleterre, où il mourut en 1421. On a les Mé-
moires du tire de Boucicaui, écrits sous ses yeux ! BOUDDHA , divinité de 1 Asie orientale: c'est le nom que l'on donne à la raison parfaite, à l'Intelligence absolue dans la religion bouddhique. On entend aussi par là les âmes parvenues à l'étal de béatitude, se dégageant des liens de la matière, et qui habit, ut le monde immatériel. Ce nom s'applique enfin aux diverses Incarnations de la raison suprême, dont la principale est Chakvamounl , le Dieu actuel du Bouddhisme. Yoy. bouddha- caoc-
TAMA et BOUDDHISME.
BOUDDHA-CA0UTAMA OU CHAKYAM0CN1 , Sage de
l'Inde, né l'an 007 av. J.-C., mort en 542 , était Ois d'un ancien souverain du Bahar. Les Bouddhistes le regardent comme la quatrième incarnation de Itouddha ou la raison suprême. A 29 ans il alla visiter les lieux saints dans k désert; prêcha sa doctrine dans le Cachemire , el après avoir fait un grand nombre de disriplcs, il monta sur un arbre, resta deux moi» et demi en méditation et mourut. Ses préceptes ont été recueillis par ses disciples dan? le K'haghiour ou Traditrtinn des commandt-ments. Yoy. bouddhisme.
BOL'DDHlSME,unedes fausses religions lesplusrépandues dans le inonde, est issuedubiahmanismo.ou peut-être antérieure à celle religion même; elle paraît s'être formée dans l'Inde 1,000 ans environ avant notre ère; déjà longtemps av. J.-C. elle régnait parmi les hordes nombreuses de l'Asie centrale, introduite en Chine dans le r*r siècle, la Corée, le Japon, le Thibet , la reçure ni successivement; les Mongols enfin l'embrassèrent sous les premiers succcsscursdc Gengis-Khan, et aujourd'hui elle couvre la plus grande partie de l'Asie , où ello compte plus de. 200 millions de sectateurs. Le l»ouddhisme prétend que notre existence actuelle est Imparfaite et sans réalité; que le monde de la matière [sansara) est une illusion de nos sens, et il enseigne la nécessité de dégager notre âme de ce monde périssable , pour lui donner entrée dans la monde immatériel et vrai , où réside Bouddha , l'intelligence suprême et la raison parfaite, et qui c^t situe au-dessus de l'espace lumineux, dans una région éternelle et indestructible. C'est là qu'habitent les âmes déjà parvenues à l'état de Bouddhas, assistant à la création et à la destruction des mondes. Les pb)3 parfaites d'entre elles, les Bouddhas accomplis {Tathâtjatas), peuvent s'inearner.et desrendre sur la terre alln de dégager les âmes enchaînées dans le monde matériel, sur lequel elles ont un empire souverain. Cbakyamouni , le 4* des Bouddhas dtjà parus, est mort l'an 542 avant notre ère , '-t Maïtreya, le 5« Bouddha, doit paraître 5,<>u0 ans après lui. Après la mort d'un Bouddha incarné, sa représentation reste sur la terre jusqu'à la venue d un autre Bouddha, et est animée par les narrations successives des liodhisainus ou BomMLn moins parfaits : ainsi les Bouddhistes adorent aujourd'hui Padmapani ou la représentation de Chakyamouni, qu'ils croient toujours visible dans la personne du Dalal-Lama dn Thibet. leur grand pontife. Cette religion, qui c*t encore bien peu connue, eut à souffrir une persécution cruelle de la part des Brahmines et des sectateurs de Sbiva, dieu sensuel et sanguinaire, et, vers le v* siècle, le Bouddhismefut expulçédc lUimloustati. La collection dei livres de cette religion, te K'haghiour [Commandements) ue comprend pas moins do 108 vol. E.Burnouf a trad. le Lotus de la l>onne loi, le pllIS important de ceslivres. et adonné VHitt. du flouddhisme. — V. ro.
BOUDOT (J.), Imprimeur du roi , est connu par un flt'crioimarre latin-français qu'il publia en 1704, et qui eut une grande vogue dans les classes. — Il laissa deux Qls : Jean Boudot , libraire , qui se distingua par ses connaissances bibliographiques ; et l'abbé P.-J. Boudot, auteur de plusieurs ouvrages csttmé», du président Hénaut.
bOUG