BLES
en 1490, se mit à la lète du parti des Hoeksen et < empara de Rotterdam par surprise. Assiégé peu (près par le comte d'Ecmonl cl obligé de se rendre, il échappa aux mains de tes ennemi*; mais bientôt d fut blessé et pris dans un combat; conduit a Dordrecht, il y mourut, âgé de 24 ans.
bredcrode (Henri, comle de), |katriotc hollandais, ««joignit aux comtes d'Egmont cl de Horn pour s'opl-oaer à la tvrannic du canlinal Granvelle. Il présenta en 1566 à la (.'ouvcrnaulc Marguerite de Parme la fameuse requête qui douua naissance à l'insurrection des Gueux (F. ce mot). Banni par le duc d'Albe en 1567, il se retira en Allemagne, où il m. en 1588.
BREDOYV ((Îabricl-Godefrojr), écrivain et érudit allemand, né en 1773, mort en 1814, fut en 1794 membre de l'école normale de Berlin dirigée par (îedike, et en 1799 professeur au collège d'Eutin (Oldenbourg). En 1904 il devint professeur d'histoire k l'université d'Hehml.Tdt, et remplit ces fonctions jusqu'en 1809. A cette époque il quilla llclm&laull, pour professer d'abord à Francfort-suri Oder, puisa Ut r- ii(l8ll), où il mourut. On a de lui plusieurs ouvrages im|torlanU sur l'histoire ancienne : Manuel d'histoire ancietme, 1799 ; 5» édiL, Allona, 1825; Recherches sur divers points de l'histoire , de la géographie et de la chronologie ancienne; Biographie de Chariemagne, Allona, 1814, in-8. On lui doit aussi unebonneédiliond'Eginhard, I8u< . 11 a publié quelque» écrits périodiques et politiques, tels que la Chronique du xtx« siècle et ses EpistoLc parisienses, etc.
BREGENZ, Brigamia, Tille des Etats autrichiens, (Tyrol), sur le lac de Constance ; 2,000 hab. Filature de coton, etc. Commerce de bois de charpente. Celle ville fui très forte et 1res importante au moyen âge. Elle appartenait k la maison de Monlfort, qui en 1450 la vendit à l'Autriche.
BREGUET (Abraliam-Louis). célèbre horloger-mécanicien, né en Suisse en 1747 , d'une famille de protestants français réfugiés, et mort à Taris en 1 823, vint se ûier en Franco vers 1702. 11 perfectionna d'abord les montres perpétuelles qui se remontent toutes seules. Bientôt après il inventa des ressorts-timbres , des cadraturcs de répétition , des échappements de toutes sortes , d'une délicatesse et d une précision inouïe jusqu'alors. Cet habile mécanicien a enrichi la science d un grand nombre de chronométrée, de pendules astronomiques, d'horloges marines et de thermomètres métalliques. Il était membre de I Institut, du bureau des longitudes, et horloger de la marine.
UREHAL, ch.-l. decanL (Manche), k 16 kil. S. 0. de Cou tances; 1.300 hab.
BREITENFELD, village de Sa\e, à 7 kil. N. de Leipsick. 2 batailles y furent gagnées par les Suédois wr les Impériaux, 1631 , lo42: elles sont aussi connues toutes deux sous le nom de batailles de Leipsick.
BREiTKOPF (Jean-Gottlob-Emmanuel) , imprimeur de Leipsick, né en 1719, mort en 1794, fit d'utiles recherches sur les moyens d'imprimer en . aractères mobiles la musique , les figures mathématiques, les cartes géographiques et les portraits même, et réussit à imprimer avec des caractères de ce genre les livres chinois , qu'auparavant on était obligé de graver sur dos tables de bois. 11 a donné un Traité de Congwe de l'imprimerie ; une Histoire des jeux de cartes ; un Traité de Vinvmlion du papier, el de l'invenlion de la gravure sur
BRÈME, une des 4 villes libres de la Confédération germanique, sur le Weser,par 60* 27 long. E., 53* 4' tal. N.; 41,000 hab. Cathédrale, bourse, hotfll-de-ville, musée, arsenal, etc. Société de physique , société biblique. Lainages , colonnades , tabac, outra maro^uiuci chapeaux, etc. Commerce
de vit* du Rhin et autres , denrées coloniales, etc. — Brème a été successivement capitale de l'archevêché de Brème, puis ville libre et ville impériale, ensuite ch.-l. du tlép. français des Bouchcs-du-Weser, et enfin de la petite république de Brème. C'était une des princi|alcs villes hanséaliques. Pairie de W. Olbers et de lieeren. — La république de lin' me est enclavée dans le roy. de Hanovre ; elle a 53,000 hab. Villes principales: Brème, capitale , Bremermehr, Wegesack. La majorité des habitants sont de la confession d'Augsbourg. Le gouvernement est démocratique ; le pouvoir législatif appartient à l Sav semblée des bourgeois, et le pouvoir sénat.
bHJvME (duché de) , situé dans le cercle de Saxe, était d'abord un évèché, et devint un archevêché pourvu de la supériorité territoriale. Pris par les Suédois en 1644, il leur fui cédé par la paix de Weslphalie, qui le sécularisa en IG48 ; il rut repris en 1675, rendu par la paii de Nimè-
Ïue en 1679 , repris de nouveau en 17 12 (par les Unois ) et cédé atu ducs de Brunswick contre 1,000,000 de rixdales en 1719. On l'appelle duché de Brème et de Verden. Ce duché comprenait le territoire, mais non pas Ut ville de Brème, qui, dès le temps d'Olhon 1 , était ville impériale. Les principales places étaient Verdun, Slade, Buxtchude. Tous ces pavs appartiennent auj. au roy. de Hanovre.
BRENCIH.eS, villed An^ctcrrefk'onl), à 10 kil. S. E. du Tunbrklge; 2.260 hab. Eaux minérales.
BHENBOLA, ville du roy. Umbard-Yémucn , à il kit. S. 0. de Viennes i 3,320 bab.
BRENETS ;les), vallée et village de Suisse (>euchàtcl ; , sur les bordsdu Doubs, qui y fait c oc bel le cas- Cad»;. Hurloxeric, dentelle, instruments d'optique.
BRENNK, petit pays du d. de l'Iudre, entre Cliateauroux et Leblanc. Nombreux étanps,sautrsues;vius.
BRENNER (le), Tire insu, monl. du Tyrol, «rtrs l'Ion, l'Aicha et l'Adige, a 2,022 mètre* de luiuL
BRENNEV1LLE. lieu de l'ancien >exin (bure), près des Andelys. Louis VI y fui battu par Henri l, roi d'Angleterre, 1119. „ ,
BREN.NUS, général des Gaulois Sénonjus, vainquit les Romains près de la rivière d' Allia, marcha sur Rome, s'en rendit maître, livra la ville au pillage et aux flammes, l'an 390 av. J.-C., el assiégea le Capitolc. N'uvanl pu se rendre maître de cette forteresse, il consentit à s'éloigner si on lui navail mille livres d'or; mais quand on eut apporté lor pour le poser, Brennus se servit de faux poids; et comme les Romains s'en plaignaient, il je'a soo épée dans le bassin de Ut balance où se trouvaient les poids, en s'écriant: .Malheur aux vaincus 1 s Camille, survenu dans F instant, annula le traité en qualité de dictateur, livra bataille aux ennemis sur les ruines de sa patrie, et les contraignit de s enfuir. Quelques historiens rapportent l'événement d'une manière moins favorable aux Romains.
urennus , autre général gaulois . ayant pénétr. dans la Macédoine avec une armée considérable, tua Soslhène, général de celte nation, saccagea la ToSl» salie et la Grèce: il s'avançait vers le temple de Delphes pour en enlever les trésors, lorsqutl rut nqwissé , ses soldats, saisis d une UsiTeur panique, prirent la fuite, dit-on, et s'entre-luèrenl. INS. *\*rt de ce désastre , il se donna la mort, vers 1 an 2TB av. J.-C. — Le mot Brennus, ou Brenn, jarail avoir signifié chez les Gaulois rol.gén. ou chef d armée.
BRENOD, ch.-l. de cant. (Ain), à 10 kn. S. ÔV Nantua; 1,000 hab. ant u m
BRENTA, Medoacus Major, riv. d Italie , naît k 13 kil. S. E. de Trente, passe k Cisraone et k Ba§sano, et tombe dans 1 Adriatique au port de Bres»dolo, après 176 kil. de cours. Ses eaux alimentent 2 canaux , U Brenta-Morta et la Brentella. — M* donnait son nom au dép. de U Brenta, dans le roy
C luilie, tous Napoléon. Ce dép. était formé du Padouan, de la Polésinc de Rovi^o, et a\ait pour ch.-l. Padoue.
BRENTZEN (Jean), en latin Brentius, célèbre eoopérateurde Luther, né en 1499 à Weil en Soual.c, mort en 1670, fut le chef des Vbiquuut ou XJbiquitaires, ainsi nommés parce qu'ils soutenaient que le corps de J.-C. est partout depuis son ascension. Il fut un des principaux acteurs dans les affaires de religion qui à cette époque agitèrent toute l'Europe, •t rédigea la Confeino Wurlembergica. Il a écrit 8 vol. in-ful. sur la théologie.
BREQUIGNY (oci>AJU>-ran>Rix de], né àGranville eu 1716. m. en 1795, a donné : Diplomata, charta, ad res franacas spectantia (tirés d'archiTes angi.), 3 v. in-f.: Tabt. des diplômes conc. fhist. de France (jusqu'à 1179), 1769 83, 3t. in-f.; a continué les Orlonn.de laZ* race de Secousse, et recueilli des Lettres de rois de France, publ. en 1839 par Champollion.
BKESCIA. Urixia, ville du roy. Lombard-Vénitien, ch.-l. de la délégation de ce nom, à 80 kil. E. de Milan, entre la Mella et le Naviglio; 35,000 hab. Citadelle, hôlel-de-ville, cathédrale, église Nolre- Ûomc-des-Miracles, couvent, théâtre, palais épiecopal, bibliothèque publique. Armes à feu; draps, toiles de lin, dentelles communes. Commerce très actif. — Fondée par les Gaulois de Bellovèse. République au temps de la ligue lombarde. Elle fut ensuite possédée parles Brusciati, les délia Scala. les Viscontl ; ceux-ci lacédèrentaux Vénitiens en 1426. Sous leur domination, Brcscia avait soutenu divers sièges remarquables (1538, 1311, 1426). Sforce et les Milanais remportèrent à Brescia, en 1439, une virtolre sur Pïceinino et les Vénitiens. Bayai-d s'y défendit héroïquement en 1620. Les Français s'en emparèrent en 1796 et en Orent le ch.-l. du dép. de la Mella. En 181 6 elle fut donnée à l'Autriche. Patrie d'Arnaud de Brescia, de Gambara, etc.
BRESELLO, ville d'Italie. Yoy. bersello.
BRESIL, Brasilia en latin, Cran/ en portugais, immense contrée de l'Amérique du S., entre le Venezuela et les Guyane* anglaise, hollandaise et porlogaise au N., les Provinces-Unies du Rio-de-lai'Iata, l'Uruguay, le Paraguay, la Bolivie au S., > Pérou et la Nouvelle-Grenade a l'O. , l'Océan Atlantique à l'E.; s'étend de 37* 45* à 73* 4' long. 0. *t de 4« 33 lat. N. à 33» 64' Ut. S. ; 4,300 kil. sur 4,000 ; 5,000,000 d hab. dont beaucoup sont Nègres, Indiens et métis. Capitale, Rio-de-Janeiro. Avant 1829, le Brésil formait 11 eapitalneriea-générales : d se divise aujourd'hui en 18 provinces; administrées chacune par un président :
Provinces. Chefs-lieux.
Rio-de-Janeiro, Rio-de-Janeiro.
San-Paulo, San-Paulo.
Santa-Catarlna, Nossa-Scnhora-do-Dosterro.
San-Pedro, Portalègre.
Matto-Grosso, Matto-Grosso (ou Villa-Bclla)
Goyai, Goyaz (ou Villa-Boa).
Minas-Gcraes, Ouro-Prclo (ou Villa-Mca).
Espirito-eanto, Victoria.
Bahia, Bahia (ou San-Salvador).
Sergipe, Scrgipe.
Alagoas, Alagoas.
Pemambuco Pernambuco.
Parahiba, Parahiba.
Rio-Grande, Natal.
Ccara, Ceara (ou Fortalezza).
Piauhy, Oeyras.
Maranhao, Maninliao (ou San-Luit).
Para, Para (ou Belem).
On trouve dans l'intérieur du Brésil plusieurs chaînes de montagnes qui ne sont que des ramiflcat'ons des Andes. Les principales sont : la Serrado-Mar, dont les plus hauts sommets atteignent ' .MO m., la Serra-do-Espinhaço et la Scrra-dos-
l Vertcntes. Cette vaste région est arrosée par un l nombre InQni de fleuves de toutes dimensions, l'A- I m ozone et presque tous ses affluents de gauche , le Tocanlins, le Parahiba, le San-Francisco , le Pararta, etc. Le climat varie suivant les latitudes, les hauteurs et le voisinage de l'Océan ; dans les plaines, brûlantes chaleurs et pluies abondantes; sur le sommet des montagnes, froid glacial, neiges presque continuelles. Le sol du Brésil est éminemment fertile, les richesses minérales y sont immenses : ou y trouve des diamants en quantité, de 1 or, del'argei.t, etc. La végétation est magniQquo et original : d'énormes forêts vierges couvrent encore une irran ■ partie du pays; on en tire le bois de Brésil. Beaucoup de chevaux; des bètea à cornes, des singea, (ï perroquets, des aras et d'autres oiseaux en graml nomhrc ; les insectes y fourmillent. Les Guaranis et Brésiliens sont les principales familles Indigènes du Brésil. — Découvert par le Portugais Cabrai eu 1600, le Brésil ne fut d'abord pour le Portugal qu'un lieu de déportation. La colonisation commença en 1531. Peu à peu les Hollandais conquirent presque tout le Brésil (1624-46), mais les indigènes les en chassèrent en 1654, et les Portugais prirent leur place. Les rois de la maison de Bragance s'intitulaient rois de Portugal cl de Brésil. Chassés d'Eu rope en 1807 par Napoléon, ils vinrent se flxor a Rio, mais ils n'y restèrent que jusqu'en 1821. Leur retour a Lisbonne 01 perdre le Brésil au Portugal. Le Brésil se déclara indép.(l822)etélutpour Emp. don Pedro I, OU de Jean VI; et quand la mort de ce dernier (1826) laissa les deux trônes à don Pedro, roi de Portugal, ce prince céda la couronne de Portugal a sa fllïe, dona Maria. Néanmoins des troubles l'étant élevés dans le Brésil, don Pédro fut forcé d'abdiquer en 1831. 11 céda la couronne du Brésil à son Ois, don Pédro II, né en 1826, qui règne par luimême dcp. 1840, et sous lequel le Brésil semble ap-
Icléà de hautes destinées. Le mariage du prince de oinville avee une sœur de l'empereur (1843) resserra les liens de la France et du Brésil.
BRESLAU, Vratislai ia, ville Importante des Etats prussiens (Siléaie), i 311 kil. S. E". de Berlin, sur l'Oder et l'Ohlau ; 90,000 hab. Ch.-l. de gouvernement et capiL de la Silésle. Université, évèrhé (le seul de la Silène). Elle est divisée en ville vieille et ville neuve : 5 faubourgs, hôtel-de-villc, hôtel de la régence, arsenal, bourse, caserne, théâtre, église cathédrale de Sl-Jean, bibliothèque, etc. Soieries lainages, draps, toiles, etc. Commerce considérables en toiles, drapa, vins de Hongrie, etc. — Au ru* siècle, la ville de Breslau était la capitale d'un duché indépendant; mais en 1335, le dernier due étant mort sans enfants, le roi de Bohême en prit possession. Cédée en 1527 à l'Autriche, elle eut beaucoup a souffrir pendant la guerre de trente ans. Elle fut prise d'assaut en 1741 par Frédéric II, roi de Prusse, et en 1742 on y conclut le traité de paix oui termina la guerre de Silésle. Dans la guerre de sept ans Breslau fut prise et reprise par les Autrichiens et les Prussiens (1757-1760). En 1807 elle fut prise parles Français. Patrie du philosophe J. Cbr. WoUf.
BRESLE(la), riv. de !• ronce, prend sa source à Formery et se perd dans la Manche i Tréport, après avoir séparé les dép. de la Seine-Inf. et de la Somme. BRESSE, a ne. proT. de France, faisait partie des
Eys savoisiens qui appartenaient au gouvern. de urgogne. — Ch.-l. , Bourg. La Bresse fut quelque temps un gouvernement particulier, dit Bresse-rt^Bugey ; elle comprenait alors, outre les 3 parties du Bugcy , le payB de Gex, le pys de Cherrry et la principauté de Dombes. La Bresse proprement dite avait pour bornes, à 10. la Saône, a 1 E. l'Ain ; la fraction comprise dans le Chàtonnais portait le nom de Bresse Châlonnalse. La Bresse répond à peu près
les Romains, elle
de l'Ain.
BIUST
BBEF
tait partagée entre la Viennaise et la Lyonnaise t" et répondait en grande partie au pays des Ambam. Mie fut ensuite comprise dan» le roy. des Burgundes. dans le roy. d'Italie de Lothaire, dans le roy. de Provence de Charles son Ûls , dans le roy. de Bourgogne Cisjurane, dans le roy. d'Arles: puis se divisa en petites seigneuries, dont la principale fut celle de Baugé, portée en 1285 par l'héritière dans la maison de Savoie, qui à la longue réunit le Bugey, la Bresse, etc. Le tout ensuite fut cédé par Charles-Emmanuel 1 à Henri IV, par lo traité de Lyon en 1G01.
BRESSUIRE, ch.-l. d'arr. du dép. des Deux- Sèvres, à 57 kll. N. de Niort ; 1,894 hab. Lainages, toiles, mouchoirs, etc. Cette ville, jadis plus importante , a beaucoup souffert pendant les guerres de la Vendée. — L'an-, de Bressuire a 6 cantons (Argentnn-Chatcau, Cerisay, Chatillon-sur-Sèvre, Thouara, Saint - Varcnt , plu» Bressuire), 91 communes et
63,010 habitants. ...
Ull EST, Gesoeribate (félon Walckcnaer.et non Brt- '■ ttet] , port de France, ch.-l. d'arr. (Finistère), h 564 \ il. O.de Paris (594 par Alençon) ; 30,492 h., ch.-l. !u 2« arrondissement de la marine militaire, préfecture maritime. Son port est un des plus sûrs de l Europe; sa rade est vaste (35 k. de circuit) , mais elle est •langereuse en dehors de la passe qui l'unit à la mer, et qu'on nomme le Goulet ; fortes batteries pour défendre la passe. Brest se compose de deux parties : Brest proprement dit et le quartier de Recouvrante. On remarque le court d'Ajot (belle promenade), les places d'Armes, de Rome ou de Bourbon, les superbes ttabliasemenls relatifs à la marine. Quais, bassins, dont un taillé dans le roc ; bagne, magasins, arsenal , chantiers de construction, corderie, etc. Ecole epéc. de marine; lycée (l8i8);biblioth., jardin bot., etc. Coinm.cn eaux-de-vie, sardines, etc. Armem.pour !a pêche de la morue. Brest, où les anciens sou ver. de la Bretagne avaient bâti un fort dès le «• «., était encore sansimport. lorsque Richelieu fit creuser le port (1C3I), ci com m. de grands travaux qu'achev. Louis XIV et set successeurs. V illaret fut battu devant Brest en 1794. Patrie de l'amiral Linois, du constructeur Sané, etc. 12cant.fDaoulas,Lannilis,Landerneau,Ouessant,Lesneven, Plabenncc, Ploudalmcieau, Ploudiry, St-Renan,plusBrcst,qulenforme3),83comm.etl61,287h.
BRESTS, ou liviesc-Lltevskiy ville de la Russie d'Europe (Grodno), sur le Bog, à 182 kll. S. de Grodno; 4,000 habitants, presque tous Juifs. Château bftli sur un rocher. Synagogue très fameuse. Aux environs est un palais impérial avec jardins. Sanglante bataille entre les Russes et les Polonais (1794).
BRET (Antoine), écrivain fécond, né a Dijon en 17 17, mort à Paris en 1792, a composé des poésies légères, des comédies, des romans, des mémoires, etc. Ses comédies sont écrites avec pureté , le dialogue en est facile ; mais elles manquent de verve. On ne les joue plus. Le meilleur de ses ouvrages est son Commentaire sur les ouvres de Molière, Paris, 1773. 6 vol. ln-8.
BRETAGNE, ancienne prov. et grand-gouvernernent de la France occld., avait pour bornes à 10. l'Océan, au N. la Manche et la Normandie, au S. le Poitou, à l'E. l'Anjou et la Touraine. Capit., Rennes. Elle se divisait en Haute et Basse : la Haute formait 5 dloc., Dol, Rennes, Nantes. St-Malo. St- Bricuc ; dans la Basse étalent ceux de Tréguier, Vantes, Quimpcr, St-Pol-dc-Léon. Auj. la Bretagne forme 5 dép., I,oirc-lnf. , Ille-et-Vilaine, Morbihan, Côlcs-du-Nord, Finistère. Montagnes peu hautes. Rivières côtières nombreuses ;au S. est l'embouchure de la Loire. Beaucoup de baies, anses et ports excellents. Sol inégal, climat humide ; céréales en grande quantité, cidre, lin, chanvre; forêts, marais, jachères, landes en quelques endroits. Plomb, houille, fer, antimoine, argent, etc. Eaux minérales. Voles de communication encore imparfaites, surtout dans l'ex-
trémilé 0., mais beaucoup améliorées depuis 1830. Mœurs, usages, caractère, civilisation, marqués d'un cachet particulier : en général, le Breton est laborieux, patient ; on l'accuse d'être entêté. Dansl'O. on parle encore auj. une langue celtique, ditebreyzad. — ]A Bretagne, sous les Romains, faisait partie de la Lyonnaise 3* et comprenait en outre le territoire des Pictavi dans l'Aquitaine 2*. Lors de la décadence de l'empire romain, la Bretagne se mit à la tête de la fédération armoricaine ; ses chefs se disaient rois de l'Armorique. Le plus ancien prince connu qui ait porté ce titre est Conan Mériadec, qui vivait vers 384 de J.-C. Aux y et Yr* siècles vinrent de ta Grande- Bretagne des Bretons fuyant les armes des Angles et des Saxons : l'Armorique occidentale prit d'eux le nom de Bretagne. En 510, le roi breton Bodi« se soumit k Clovts; ses descendants, tout en continuant à régner, ne prirent que la titre de comtes . eepcndanlles Bretons n'étaient soumis que de nom aux Francs, ou bien Ils étaient sans cesse en Insurrection. En 799 toute la Bretagne appartint àCharlemagne. En 822 commença avec Noménoé une 2# dynastie de comtes : sous celle-ci, la Bretagne se scinde souvent en trois comtés, Vannes, Nantes, Rennes. Tout le comté de Bretagne est déclaré vassal du duché de Normandle.cn 9 12. Geoffroy I. qui régnait sur la Bretagne en 992, *eut prendre le titro de duc , mais ce titre n'est pas reconnu par ses suierains. En 1171, après la mort do Conan IV, Constance, sa fille , porta la Bretagne en dot k un Ûls du roi d'Angleterre Henri II, nommé Geof froy H , puis régna avec son propre fils Arthur, qui péril en 1203, assassiné par son oncle Jean-sans- Terrc. La Bretagne ne tarda point k passer dans de nouvelles mains par le mariage d'Alix, fille de Constance, avec le comte de Dreux , Pierre Mauclcrc (1213), arrièrc-pcUtrflls de Louis-le-Gros : Pierre commença une 4* dynastie, dite dynastis
capétienne de Bretagne, et prit le titre de duc. Les descendants de Pierre régnèrent jusqu'en 1488. L'événement capital de cette période fut la guerre de
la succession de Bretagne entre les maisons de Blois et de Montfort (Voy. Charles de blois et «ah w mortfort) : ceux-ci étaient appuyés par l'Angleterre, ceux-là parla France. La question fut vidée en 1364 par la bataille d'Auray, en faveur des Montfort ; leur triomphe rendit longtemps la Bretagne hostile k la France, surtout pendant la guerre de 100 ans et sous Louis XL La mort du duc François II, en 1488, laissa le duché de Bretagne à une fille, Anne, qui épousa successivement deux rois de France, Charles VIII (1491) et Louis XII (1499), et dont la fille, Claude de France, après avoir épousé le roi François I (1514), assura à la couronne I héritage de la Bretagne (1515). La réunion solennelle eut lieu en 1532.
Comtes et ducs de Bretagne.
Nomcnoé, 824 Erisopoé, 851 Salomon, 857 Pasquilen et Gur-
vand, 874 Alain I et Judicael, 877 Gurmhaillon, 907 Juhcl Bérenger, 930 Alain H, Barbctorte, 937 Drogon, 952 HocT I, 953 Guerech, 980 Conan I, 987 Geoffroy I, 992 Alain III, 1008 Conan II, 1040 Hoel IL 10GG Alain-Fergent, 1084 III, 1112
Eudes et Hoel III, 1148 Conan IV, 1156 Geoffroy 11,^ n 71
tliur I, Pierre Mauderc et
Alix, 12)1 Jean I, * r 7
Jean H, 128G Arthur II, '305 Jean III, 1312 Charles de Blois. 1341 Jean IVdeMontforl, 1364 Jean V, François I, Pierre II, Arthur III, François II,
liKKT
BRLU
Bretagne (crande-) , Grcat Britain en anglais , Britannia Major, la plus grande des îles britannique*, comprend l'Angleterre et l'Ecosse, et est ainsi nommée depuis la réunion des deux royaumes sous le règne de Jacques I en 1603. Celte (le a 880 kil. du N. 0. au S. E.; sa largeur au N. est de 275 kil., de 124 au centre, de 488 au S. Elle est bornée au N. et à l'E par la mer du Nord, au S. par la Hanche, à 10. par le canal St-Gcorge et la mer d'Irlande, les Orcades et les Hébrides. Communément on désigne sous le nom de Grande-Bretagne toute l'étendue des possessions qui composent la monarchie anglaise. En ce sens, outre les lies britanniques, c.-à-d. la Grande- Bretagne proprement dite et l'Irlande, arec les fies oui avoisinent les cotes, telles que les Iles de Wight, de M an, d'Anglesey, les archipels des Hébrides, des les Shetland, etc., dont l'ensemble forme le
Royaume uni de Grande-Bretagne eld' Irlande (United Kingdom) ; la Grande-Bretagne comprend : 1° en Europe, Heligoland, dans la mer du Nord : Jersey, Guernesey, dans la Manche : Malte et les lies Ioniennes dans la Méditerranée, et la fille de Gibraltar, en Esi»agne ; 2* en Asie, la plus grande partie de l'Inde en-deçà du Gange ; les roy. d Assam, d'Arakan et autres grands territoires dans l'Inde au-delà du Gange; Hong-Kong en Chine; l'ilo de Ccylan , la ville d'Aden Uns l'Arabie mérid.;3° en Afrique, des établissements •n Guinée et dans le Sénégal, les lies Maurice, Sleilélène, l'Ascension, quelques points à Madagascar et la colonie du Cap de Bonne-Espérance ; 4e en Améri-
Suc, la Nouvelle-Bretagne, comprenant le Canada, le ouvcau-Rrunswick , la Nouvelle-Ecosse, lo Labrador, laTerre-Ncuve cl la région de l'O; les terres et tics Arctiques anglaises; presque toutes les Peliles-Antilics et la Jamaïque; la Guyane anglaise; l'archipel de Magellan ; 5* en Océanie, la moitié orientale de l'Australie et divers territoires sur la côte occid., la Diéménie, la Nouvelle-Zélande, le groupe de Norfolk. Londres est la cap. de tout le Royaume-Uni. La population réunie de tous ces territoires, en y comprenant les pays vassaux, ne peut aller a moins de 172 millions d'hab., savoir 23,500,000 pour l'Europe. 146,500,000 pour l'Asie, et au moins 2.000,000 pour le reste du monde. De ces possessions, celles qui en elles-mêmes ont peu de valeur forment comme une chaîne de points militaires et de lieux de relâche qui permettent aux flottes et aux troupes anglaises d'aller d'un bout du globe à l'autre avec facilité. — La Grande-Bretagne, ainsi appelée pour la distinguer de la Bretagne française, doit son nom au mot Prydain, nom que portait cette ile avant la conquête des Romains et que ces derniers traduisirent par celui de Britannia. Ce nom du reste ne s'étendait guère qu'à la partie mérid. de l'île, jusqu'à la Clyde, et ne comprenait que la partie appelée auj. Angleterre; le reste de l'île jusqu'au N., auj. l'Ecosse, était désigné sous lo nom de Calidonie. (Voy. pour l'histoire de la Grande-Bretagne les articles Angleterre, ëcosse, Irlande, etc.)
Bretagne ancienne, Britannia, et quelquefois Britannia Major. C'est la Grande-Bretagne actuelle, possédée en grande partie par les Romains qui la divisaient en cinq prov. : Bretagne I" au S., Bretagne 2- à 10., Flavic Césarienne à l'E., Grande- Césarienne au N. de l'Angleterre, Valcnlle au S. de l'Ecosse. Elle était défendue au S. par le mur d'Adrien (qui allait du golfe de Solway à Shlcldsj, et au N. par le mur de Sévère (du golfe de la Clyde au Frith de Forth). Le S. 0. de la Bretagne fut d'abord aperçu par les Marseillaiâ qui allaient se fournir d'élain auxilesCasiiléridcs.auj. Sor lingues. César y parut l'an 55 av. J.-C. et n'y ût que de faibles conquêtes. Claude poussa plus avant. Sous Dorni- . tien, les légiens romaines, conduites par Agricola, pénétrèrent jusqu'au mont Grampians. Constance Chlore ajouta la Valcnlle aux
En 411. les Romains évacuèrent la Bretagne après avoir réparé le mur d'Adrien. Elle fut bientôt après envahie par les Saxons et les Angles. Voy. Angleterre.
Bretagne (nouvelle-). On comprend sous ce nom toute l'Amérique anglaise du N. , moins les Terres Arctiques anglaises. Elle est située entre 54<M36* long. 0., 43* 20-77» 50' Ut. N. On la divise vulgairement en 5 parties : 1* les 2 Canadas avec la Nouv.- Ecosse et le Nouv.-Brunswick, plus la Terre-Neuve ; 2» lo Labrador avec le Maine orient.; 3» la Nouv.- Galles mérid. et septentr.; 49le Nouv.-Hanovre et le Nouv.-Cornouailles ; 5a les Immenses solitudes comprises entre ces deux derniers pays; la division réelle forme 6 gouvernements : Québec, York ou Haut-Canada , Nouv.-Brunswick, Nou v. -Ecosse , Prince- Edouard, Terre-Neuve. Le ch.-l. général est Québec Régions très variées, mais en général humides et froides ; les montagnes Rocheuses traversent ces contrées du S. E. au N. 0. ; le fleuve Sb-Laurent les arrose ; lacs immenses. Des tribus indigènes barbares, dont les principales sont les Knistinos et les Atape&kovs, errent dans ces déserts. On en tire beaucoup de fourrures, ci la compagnie des pelleteries de la baie d Hudson s'est formée pour exploiter cetta branche d'industrie.
dretagne (archipel de la nocyelix-), en Australie, au N. de l'archipel de la Louisiade, à l'E. de la Papouasie, par 146M50» long. E., 4°-6° 25' lat S Les deux îles principales sont celles de la Nouv.-Bretagne et de la Nouv. - Irlande. Ensuite viennent 1 ile du Duc-dYork, le Nouv.-Hanovre, Gérard de N}*!, etc. Volcans, forets. On dit ces tics assez peuplées. Ellesont été découvertes par Dampier (1699).
BRETENOUX, ch.-l. de cant. (Lot), à 9 kil. de Sl-Céré; 700 hab.
BRETEUIL, ch.-l. de cant. (Eure), à 33 kil. S. 0. d'Evreux; 2,500 hab. Hauts-fourneaux ; forges; fonderie de canons. Breteuil est sur l'iton. B. forêt.
breteuil, ch.-l. de cant. (Oise), près de la sourca de la Noye, à 28 kil. N. E. de Beau vais; 2,700 hab. Papeterie, lainages, cordonnerie.
BRETEUIL (L.-Aug. LE tonnelier, baron de), ministre d'état, né en 1733 à Prcuilly en Touralne mort à Paris en 1807, fut employé par Louis XV comme amlassadeur en Russie, en Suède, en Hollande, à Vienne ; fut chargé en 1783 par Louis XVI du département de la maison du roi et du gouvernement de Paris, et fut placé en 1789 à la tète do ministère qui remplaça Nccker et qui ne dura qu'un moment. Il émigra bientôt après et revint en France en 1802. Pendant son ministère, Breteuil voulut le bien, mais il déploya peu de capacité.
BRETIGNY, village de France (Eure-et-Loir), à 9 kil. S. E. de Chartres. Il est fameux par le traité de 1360 entre les Anglais et le roi Jean. Ce dernier,
S risonnier des Anglais, devait payer pour sa rançon ,000,000 d'écus dror, abandonner ses droits sur 1 Aquitaine, le Ponthieu, Calais, etc.; le traité ne fut point exécuté et le roi Jean m. en captivité à Londres.
BRETON (le rr.RTitis-). canal du golfe de Gascogne entre la côte du dép. de laChareote-lof. et l'île de Ré. breton (cap-) , petit port (Landes) , à32 k. 0. de Dax. breton (lie du cap-), dans lu golfe Saint-Laurent, entre 45» 30' et 47» 15' lat. N., 62» 15' et 63* 47' long. 0 : 130k. sur 180; ch.-l. , Louisbourg.— D'abord aux Français ; prise par les Anglais en 1745. BRETONS. Voy. Bretagne.
BRETTEN ou BRETTHK1M, ville du grand-duché de Bade, à 42 kil. S. de Heidclberg; î,CO0 hab. Patrie de Mélanchlhon.
BRETTEV1 LLE-SUR-L'AIZE, ch.-L de cant. (Calvados), à 19 kil. N. 0. de Falaise : 800 hab.
BRLTGHEL, nom d'une famille de peintres flamands, originaire du village de Breughel prè» de Bréda. Les plus connus sont: Pierre, néàBreugl ■
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