‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 195 sur 567 · BULL · texte numérisé non relu

BULL

BULO

Galicie proprement dite, au S. 0. par la Hongrie et la Transylvanie, au S. et à l'E. par la Moldavie, au N. E. par la Russie; 230,000 hab. Villes principales : Czernowitx (ch.-l.), Soutchava et Serelh.

YOU. CZERNOW1TZ.

BU LAC, ville d'Egypte. Voy. boula».

BULACII, ville de Suisse (Zurich), à 16 kll.N.de Zurich : 3,000 liab.

BULAMA, une des îles Bisaagos . près de l'embouchure du Bio-Grande (Sénégambie). par 11» lat. N., et 1T 20' long. 0.; 36 kil. sur 17.

BULGARES, peuple de la famille scythique, habita d abord les rives du Yulga, où une ville de Bolgari témoigne encore de leur séjour. Féroces, sans lois, ils abandonnaient l'agriculture aux femmes, et oe s'occupaient que de chasse, de guerre, de l'éducation des bestiaux et du commerce de pelleteries. Chassés des bords du Volga par les Sabires (v siècle), ils s'établirent sur la mer Noire et la mer d'Awv,

A***\ IIj .ll.(»..niiin( iIuj in/iiiMÎAris tx ■ i w» 1 ' um t\ i f»a» irr*»r»

la lit publiquement à Rome tous les ans le jour de la Cène (Jeudi-Saint) : elle prononce une excommunication générale contre tous les hérétiques, les contumaces et les ennemis du saint-siège ou du clergé (rendue par Paul 111, 1536): les bulles rendues contre les rois de France Robert-le-Pieux, 908, Philippe 1, t095, Philippe-Auguste, 1200, Philippe lc-Bel, 1296 et 1301 (ces deux dernières sont diles: Cfericw laicot et Ausculta, fili ) ; celle par laauelle Grégoire VII détendit eut prélats de recevoir l'Investiture des princes séculiers, et qui devint le principe de la fameuse querelle des investitures (I07ij : celles qui frappèrent les empereur* Frédéric I. 1160, Frédéric II. 122"». le roi de Naples, Mainfrol, 1263 ; Louis de Bavière, 1321 et 1346 : la bulle dite Execrabilis, par laquelle Pie II défend les appels au Tutur concile, 1460 ; celle par laquelle Clément VU condamne le divorce de Henri VIII, 1530, et qui fut le prétexte du schisme

115 SCUllIUltllV 9UI la un i i<um c ui la hili ur»*v,— ~ ' . . , il» i IV |<r . I „,,.

d'où ils dirigeaient des incursions sur l'empire grec. d'Angleterre; le bref par toque Paul 1\ Wettd aux De 560 à 634 , ils Turent soumis aux Avares. En 667 les Catholiques d'Angleterre de prêter le serment d allé- 5 flls de Kouvrat. un de leurs chefs, se partagèrent geauce,1606; ei.Ûn la bulle que le pape Pic £11 lança, ses éUU. et Asparuch. l'un d eux , passa le Dniepr, le 10 juin 1809, contre I empereur Napoléon, sans le Dniestr, et se fixa sur les bords du Pruth. En 679, | toucher toutefois aux droit» politiques du souverainils occupèrent la Mésie et y fondèrent un royaume'on sait an'ellç fui d»1 ta rai|t.vilé du qui durï près de trois siècles, ma.s qui devint tri- P*™ les bulle* doctrinale., on remarquela bulle de butaire des Russes en 968, puis Tut réuni à lem- Ç^'™*1™,1™1*^ pire grec par Jean Zimiscè*. En 980. Sisman fond, de Léon X contre Luther, 1520, dite bxsurye. Doun 2- royaume bulgare en Macédoine, et Jean mine; la bulle dite Cum occasion, |>ar laquelle Wladislaw, un de ses successeurs, y joignit la Servie Innocent X condamna h* mais l'empereur Basile II, aprf/une guerre de 37

renversa ce nouvel état en 1018: 15.000 But

e, faits prisonniers dans cette guerre, eurent les

yeux crevés. En 1 186 commença le royaume valaque cuman, dit aussi valaque-bulgare, ou 3* royaume bulgare, parce qu'il se composait de la partie de la Bulgarie au S. du Danube : il eut cinq rois. Calopierre, Asan 1, Joannice, Jean Asan U, Sisman. Ce royaume finit en 1396 par la mort du roi Sisman, que ût tuer le sultan Bajaxet 1.

BULGARIE, prov. tributaire de la Turquie d'Europe , ainsi nommée parce qu'elle a été longtemps le siège des Bulgares. Sous les Romains, elle s'ap-

Bslail Mœsia injerior. Elle a pour bornes au N. Ir anube, qui la sé|>are de la Valachle : au S. le Balkhan, qui la sépare de l'ancienne Thrace; à 10. h Timok, qui la sépare de la Servie; à l'E. la met Noire. Elle a 530 kil. sur 120. Sa capit. au temp? des Bulgares était Pereiaslavl. Auj. les principale,villes sont Sonhia, qu'on regarde comme la capit.. Choumla, Varna, Nlcopolis, Viddin, Routchouk. Silifti i, BaFariik, Rallcliik,Rassova,etc V. uulgark&.

BULCNEVILLE. cb.-L decant. 'VosWaX à 19 kil S. E. de Ncufchâteau; 1,012 h. René d'Anjou, dur de Bar, y fut battu et pris le 2 juillet 1431 pal Ant. de Vaudemoiit, qui lui disputait la Lorr;nrn

BULLANT (Jean), sculpteur et architecte de Paris, mort en 1578, apprit son art en Italie. Le château d'Ecouen, qu'il bâtit sous François 1, celui des Tuileries, et l'hôtel de Soissons, qu'il éleva avec Philibert de Lorme sous Catherine de Médicîs, ont établi sa réputation. On lui doit une Rtgk générale d'architecture, Paris, 1568.

BULLE, Boll, ville do Suisse (Fribourg), à 23 kil. S. de Fribourg: 1,85) hab. Commerce considérable de fromages, dits de Gruyère. Elle Tut presque détruite en 1805 |>ar un incendie.

BULLES des papes, rescrits des souverains pontifes, ainsi nommées de la bulle ou boule de plomb qu on y attache pour leur servir de*ceau. On les désigne souvent d'après les mot» par lesquels elles commencent. On en distingue de plu rieurs sortes, selon leur destination; les principales sont : les bulles d'excommunication et les bulles doctrinales ou qui prononcent sur des

nation de Jansénius, et que tous les ecclésiastiqi étaient rorcés de signer; enûn la bulle ou constitution dite Vnigenitus, rendue en 1 7 13 par Clément XI à la demande de» évftq. de France et oui condamnait 101 propositions extraites d'un livre du P. Quesnel , prêtre de lOratoire et janséniste : cette dernière bulle fui l'occasion de longs troubles en Frauce.

bulles d'or. On nomme ainsi plusieurs chartes ou constitutions rendues par les empereurs d'Allemagne, et scellée* en or. La plus célèbre est celle que rendit en 1356 Charles l>, pour régler le droit politique de l'Allemagne el qui a en effet régi 1 Empire depuis cette époque jusqu'en 1806. Cette bulle, divisée en 30 chapitres, Ûxe les droits et le rang des électeurs, le mode de l'élection, etc. Elle fut rédigée par Barthole.

BILLET (P.), architecte, né vers 1640. élève de Blondel, éleva la Porte Saint-Denis d'après les plans de son maître, construisit d'après ses propre* plan? la Porte Saint-Martin (167 4), léglise Saint-Thomas d'Aquin. etc. Bullet a écrit une Architecture prutuw 1691 etc.; Tr. du Nivellement, I6»8. M. HN 1 -00.

bullet (J.-B.), professeur de théologie à I université de Besançon, né dans celle ville en 1699, mort en 1775, a laissé : Histoire de f établissement du christianisme, tirée des seuls auteurs jutfï et païens. 176-1; Réponses crxt. aux rtifhc. des uuu eatiti «, lu^, r Existence de Dieu démontrée pur tes merveilles la nature, Paris 176R. 2 vol. in-1î: Mémotrrs sur la |EWW»ntt,t*.ln-r.î «ir/Mhi ^*r..et.

ULLLIARD (Pierre), botaniste, né dans le Barro» vers 1742, mort à Paris en 1793. réunit les talents de l'artiste à ceux du savant, et put faire : lui-même le dessin et la gravure de se» ouv rages Onai de lui : Flora parisiensis, Paris. 1774. 6 vol. in-8 rare ; Avicepiologic, 1796, ln-12: U*bkr* la Fronce iWi; Dictionnaire élémentaire de botanique, 1799 el 1802: Histoire des plaides vénéneuses d' «u France, 1778 ; Histoire des champiqtums delà. France, 1791-1812, In-fol.

BULOW (Fréd.-Guill.), général P™^«n. »é " 1755, mort en 18l6,se distingua dan» ta campagne

polnlsde doctrine. Parmi les premières on remarque 1 de 1RI3, sauva Ber.iu par ^les ^oir" ^^[ît U bulle In CanA Domini, ainsi nommée parce qu'on I porta à Grossebccren et a DennewiU, ce qu»

BLRG

lu titre de comte de Dennewitx, et eut une grande part a la bataille de Leipsick et surtout à celle de Waterloo.— Henri Bulow, wn frère, né en 1760, mort en 1807, a écrit des ouvrages de tactique et d hlslolre mililairu qui firent beaucoup de bruit et lui attirèrent des persécutions en fruste. 11 lui aussi un grand partisan de Swedenborg.

BULTLAU (Louis), «avant écrivain, né a Rouen en 1625, mort à l'abbaye de Saint-Gerruain-des- Prés en 1693. 11 put>lia en 1078 V Histoire des moine* de t Orient, in-8 ; il n'y date l'origine de la vie monacale que de saiot Antoine: cette histoire va seulement jusqu'au vu* siècle. Il donna en 1684-1694 YAbré'ji de l'Histoire de saint Benoit et des moines S Occident, 2 vol. iu-4, d après les actes, chroniques et Chartres.

BUNAU (Henri, comte de), historien allemand, né eu 16U7 à Weissenfels, mort en 1762, fut conseiller intime de l'électeur de Saxe, roi de Pologne (Auguste 111); fut aussi employé par l'empereur Charles VII, et s'acquitta avec succès de plusieurs missions diplomatiques. On lui doit une Histoire ie r empire d'Allemagne (Jusqu'en 918), 4 parties, Leipsick, 1728-43, ouvrage plein d'érudition et de critique. Le comte de Bunau possédait une riche bibliothèquo et se plaisait à aider les jeunes gens Studieux sans fortune. On lui doit Winckeltnann.

BUNDELKAND, région de l'Inde en-deçà du Gange, située entre I Agrah et le Malwa, formait jadis une prof, de l'Allahabad indépendant ; auj. elle est soumise aux Anglais et comprise presque tout entière dans la présidence de Calcutta ; ch.-l. , Banda, petite ville située sur la Klone. Le Bundelkand est célèbre par ses ml nos de diamants.

BUNKEHSHILL, éminence qui domine Boston (Massachusetts '. C'est là qu'eut lieu le bal entre les Anglais et les insurgés les insurgés y eurent l'avantage.

BUÎSYÀN (J.), anabaptiste anglais, né en 1628, mort en 1688, était (Ils d'un chaudronnier. Il fut mis en prison comme séditieux et y resta douxe ans; il com|iosa pendant sa captivité plusieurs ouvrages mystiques, dont le plus célèbre est le Voyage du rtltrin tPilqrrm's t>n>gr*ss\, traduit en français, Pavis, 1831 : c'est une ingénieuse allégorie.

BUNZLAU, ville eus Etats prussiens 'Silésie), & 37 kil. N. 0. de UegniU; 6,000 hab. '

bu.nzlau, Bolejtlavia, ville des Luis autrichiens (Bohême), à 43 kil. N. E. de Prague ; 3,500 hab.; ch.-l. d'un cercle. On la nomme quelquefois lunp*- Bunslau ( Nouv.-Bunxlau ) , pur opposition à Alt— Buntlau (Vieille-Bunilau), qui est sur l'Elbe, à II kil. N. E. de Prague. — Le cercle de Bunzlau est illué entre la Save au N., la Prusse au N. E. et les cercles de Bldschow, Kaurzim, Leilmeriti ; 93 kil. sur 53; 312.000 hab.

BUON ACCORSI (Philippe), historien, néen Toscane dans le xv« siècle, mort en 1406 à Cracovle, fonda kRomoavec Pomponiusljctuset d'autres savants une académie dont les membres prirent des noms grecs et latins : il y prit celui de Callimachus, annuel sa grande expérience fit ajouter le surnom tVEipcritns. Cette assemblée, dont les membres travestissaient ainsi leurs noms, parut suspecte à Paul II . elle Tut poursuivie avec rigueur. Buonaccorsi se réfugia en Pologne vers 1473. auprès du roi Casimir IV. qui le chargea de l'éducation de ses enfants, en fil son secrétaire, et lui confia plusieurs négociations importantes 4 Constautiuonlc. Ses ouvrages historiques ■ont: Attila ou De geuis Aitilœ, Haguenau, 1631; Histona de rege Utadntao, Augsbuuru'. 1519. BiioNACCOH.M (P.), peintre. Yoy. PERIM).

BUUNACOSSL Toy. conaCossi.

BUONAFLDE (P. Appiano,, philosophe et publle»6te, aé k Coimuachio (Ferrarais) en 17 IG, mort en 1/93 entra cher les CélesUns,et professa la théo-

logie à Naples depuis 1740. On a de lnt une Hutoar* philosophique du suicide, en italien, Lucq., 1761 ; une Histoire des écoles philosophiques, 7 vol. in-8, Lucq., 1763 ; un Traité de la Hestauration de la philosophie aux xvi», xvii» et xvm» siècles, 3 vol. in-8, Venise, 1789. et des écrits poétiques et littéraires publiés sous le pseudonyme de Cr

BUONAPARTE. Voy. do.napart».

BUONAHOTTI (Michel-Ange). Voy.

BUO.NCOMPAGNONL foy. cwtcoiae xiii.

BUPALUS, sculpteur, né à Chio. vivait vors 540 av. J.-C ; Il avait représenté Htpponax sous ont figure ridicule: ce poète lança contre lui une satire pleine de méchanceté ; Bupalus, dit-on, se pendit alors de désespoir ; mais Pline dément ee Tait.

BURA, ancienne ville du Péloponèse, en Achale, près de la mer, fut renversée par un tremblement de terre en même temps qu'Hélice.

BliKANO, ville du roi. Lombard-Vénitien, à 9kii. N. E. de Venise, dans des lagunes; 6,000 hab.

BURCKHARD (Jacques), savant distingué, bibliothécaire et conseiller du due de Brunswick, né à Sulzbach en 1681. mortà Brunswick, 1753. On a de lui : De Itnguœ latinas in Germania per XVII sœcula et ampHus jolis, 1713. In-8 ; Historia biMtotheeœ Auguste* quœ Wolfenbutteli est, 1744-1745, 6 parties. in-4 ; Historia musœi Burckkardiani, 1750, 3 vol. in— 4 ; De Utrichi de Uutten falk oc menti», Wolfcnbuttel, 1717-1723. 3 part. in-4.

BURCKHARDT (j.-L.),voyagrur, néà Lausanne en 1784. fut chargé en 1806 par la Société Africaine de Londres de visiter l'intérieur de l'Afrique. Ayant fait une étude profonde de la langue et de la religion des Musulmans, il se fit passer pour un marchand arabe, et put ainsi visiter l'Arabie, la Nubie, pénétrer jusqu'à Bongola fl8i2); il se disposait à partir pour le Feuan, quand il mourut au faire en 1816. Les notes qu'il avait rédigées sur ses voyages ont été publiées en Angleterre en 1819, 1822 et 1829. Elles sont remarquables par leur exactitude.

BURCKIIART (J .-Charles), astronome et mathématicien, né à Leipsiek en 1773, mort à Paris en 1 825, prit part aux travaux do Zaeh et de Lalande, et fut adjoint au bureau des longitudes à Paris. II publia en 1812 des Tables de la Lune qui sont les plus exactes que l'on possède.

BUHUIGALA, auj. Bordeaux, ville florissante de l'Aquitaine, capit. des Bituriges Vitisci, donna naissance à l'historien Eutrope, à saint Paulin, et au poète Ausone.

BURETTE (P.), savant, né à Paris en 1665, mort à Paris en 1747 , se distingua dès sa première enfance comme musicien , puis renonça À la musique pour étudier la médecine, et devint professeur ds chirurgie. Il embrassa en outre l'étude de l'antiquité et celle des langues orientales ; fut admis a l'Académie des Inscriptions en 1706, et y donna un grand nombre de savants mémoires. 11 rédigea aussi le Journal des Savants.

Bl'RC, ville des ElaU prusMins (Saxe), à 22 kil. N. E.dcMa«l(tbourg: 1 2.000 hab. Distillerie d'eau de-vie. Fabrique» de drap.

Bt RG , ville du rovaume de Danemarck, rh.-l. du bailliage et de l'île de Femcrn, dans l'Ile de ce nom, au N. E. de la côte du Holstein: 2.000 hab.

Bl'RCiAU, ville de Bavière (Danube supérieur), à 37 kil. N. 0. d'Angsbourg; 2,300 hab. — Il y a un autre Bnrgau en Styrie.

BURCDORF ou BERTHOUD, ville de Suisse (Berne), sur l'Emme, à 17 kil. N. E. de Berne; 3,650 h. Eaux sulfureuses. Entrepôt île fromages des environ*. Au xu» sièrle, Berthoud faisait partie de la Petite- Bon rgoîrne et fut une dc« résidence* des d u<*«. de Zsrhringpn, dont plusieurs se nommaient Hcrtbold*

athcooiiK, ville de II. moire J.un. iMMirg,, & 20 aiL N. E. de Hanovre: 1,500 hab. Distilleries de grains.

BURI

BURL

BURGER (Geoffroy-Aug.), poëte allemand, né en 1748 pria de Halbersladt, mort en 1794, devint profesaeur à Gucl lingue, après avoir mené une vie romanesque et désordonnée. Il excella surtout dans la ballade el exploita avec talent les légende* et les juperstitions populaires. On estime surtout Linore, le Chasseur sauvage, la Fille du patteur. Ses œuvres ont été réunies en 4 vol., GœtUngue, 1196-08.

BURGHAUSfcN , Bidaium? ville de Bavière (Da- BÉbe-Infèrieur}, à 76 kil. S.O. de Passau ; 3,000 bab. Commerce de sel et de cuirs.

BUHGLEN bourgde Suisse (Uri), à 2 kil. S. E. d'Allorf ; 900 hab. Patrie de Guillaume Tell.

BURGOS, Bravum Burgi, ville d'Espagne, ch.-I. de l'intendance de Burgos en Vieille- Castille, près de l Arianzon. à -213 k. N. de Madrid: 12,000 iiab. Murailles, vieux chàteau-fort , belle cathédrale gothique: quelque fabriques de draperie, flanelle, toile, etc. Commerce en laines. Ville jadis importante, très commerçante et riche, capitale de la monarchie castillane avant Tolède et Madrid. Les Français y battirent les Espagnols en 1808, et y furent ensuite vaiuement assiégés par lord Wellington en 1812. Cependant elle tomba entre les mains des Anglais en 1813.— L'intendance de Bur-

rest située entre les intendances de Santander et Viltoria au N., celles de Soria à l'E., deValladolid, de Palcnda à 10., de Sègovie au S. ; 160 kil. sur 88 ; 2OG.00O hab.

BURGOYNK (J.) , général anglais, fut battu par les Américains et se vit réduit en 1777 k signer la capitulation de Seraloga, oui décida la France à reconnaître 1 indépendance des Etats-Unis.

BURGRAVE (de l'allemand burgaraf . c-k-d -omte du château), nom donné es Allemagne pendant le moyen kge au commandant militaire d une ville ou place Forte lorsqu'U exerçait en même temps sur les bourgeois le droit de juridiction; ce titre était quelquefois héréditaire, il n'y avait de bureraves liéréditaires qu'à Anvers, à Magdubourg, à Friedberg et à Nuremberg. Ce dernier titre appartenait à la maison de Hohenxollern.

BURGCETE, bourg d'Espagne, k 30 kil. N. E. de Pampelune (Navarre), dans la vallée de Roncevaux. C'est près de là que le* Arabes déf. l'arr .-garde de l'armée de Charlcmagne en 778, et que périt Roland, neveu de ce priuce,

BURGU1LLOS, ville d'Espagne (Badajoz), à 22 kil. E. de Xcrei-de-los-Caballeros; 4,000 hab.

BURGUNDLS , Burgundi el Buryundione* en latin, plus tard Bourguignons , peuple de la famille teutonique, habitait d'abord la Germanie septentrionale, entre l'Oder el la Vistule, sur les deux rives de la Warla. Chassés par les Gépides, Ils se divisèrent en deux bandes, dont l'une occupa l'île de Bornholm dans la mer Baltique, tandis que l'autre envahit la Gaule (280) ; elle en fut expulsée par Probus, et s'établit près des sources du Mein. Ils exerçaient presque tous le métier de charpentiers ou de forgerons. Jovien (363) les bissa s établir sur les contins de la Sequanaise et de la 2» Germanie. Sous Théodose (378-39»), ce peuple, le plus civilisé et le plus doux de tous les peuples barbares, se converti! au christianisme, mais il embrassa l'hérésie d'Arius. Au temps d Honorius (406), Gondi eaire poussa plus avant et fonda le royaume de Burgundie ou premier royaume de Bourgogne, qui, au vi* siècle , comprenait tout le bassin du Rhône. Yod. bourgogne.

BL'RM AN l*OL'R, ville de l'Inde. Voy. BoeaiiANPOun. BUKIATES, peuple nomade de Ut Sibérie (Irkoulsk), habite les monU situés au nord du lac Bafkal ; on évalue leur nombre k 35.000 individus maie». Les Buriates paraissent être de la même famille que les Kalmouks, mais Us différent de ces dernier! par leur religion qui est le chamanisme.

hesse. Ils recon-

Leurs troupeaux sont leur seule riche naissent la domination russe.

BUR1DAN (Jean), docteur scolastique, né k Béthune vers 1300, mort vers 1360, était disciple d Occam, et ardent nominaliste. Il enseigna la philosophie k Paris et fut plusieurs fois recteur dt l'université de cette ville. Persécuté par les Réalistes, il se retira en Allemagne où il fonda l'université de Vienne. H a laissé des commentaires sur la Physique , la Métaphysique, la Morak et la Politique d Aristole, Paria, 1516, 1518, elc.: mais il est surtout connu par un singulier argument dont il se servait, dit-on, pour prouver la liberté d 'indifférence : supposant un Ino pressé également par la faim et la soif et placé entre une mesure d avoine et un seau d'eau qui font sur lui une égale impression, il demandait si l'animal resterait Immobile entre les deux, au risque de mourir de faim ; et si on lui répondait qu'il prendrait un parti, il en concluait qu'il se décidait par sa seule volonté. Suivant l'historien Gaguin. ce même Buridan aurait dans sa jeunesse été introduit dans la tour de Nesle, où la reine , Jeanne de Bourgogne, femme de Philippele-Long, l'aurail ailun» au nombre des complices de *e* déportementS. el il aurait failli être vii lime de son Imprudence. Celte tradition, recueillie parVillon,

et accueillie Ipar nos dramaturges, est une fable r.ans fondeme n t : Buridan avai t à pei ne 14 ans à cette é poq.

BUB1E, ch.-l. de canton "Charente-lnf.), k 16 kil. E. de Saintes; 1,400 hab.

BUR1GNY (LÉVESQUB de). Voy. levesque de bo-

R'bURKE (Edmond), célèbre orateur, né k Doblln en 1730. mort en 1797, vint de bonne heure à Londres, où il exerça la profession d'avocat et ou il se flt connaître par divers écrits. Il publia en 1756 un Coup-dœil sur les maux qu'a produits la civilisation, et l'année suivante un Essai sur le beau et le sublime, qui lui ût prendre rang parmi les philosophes: puis il se dirigea vers la politique, travailla k VAnnual Register, et devint le secrétaire particulier el l'ami du marquis de Rockingham, premier lord de la trésorerie (1765). Nommé membre de la chambre des communes, il se rangea du parti de 1 opposition, malgré ses liaisons personnelles avec le ministre Rockingham; se montra très favorable aux réclamations de l'Amérique anglaise, et attaqua avec une éloquence admirable lo gouverneur des Indes orientales, Hastings, qui avait abusé de son pouvoir. Il fut un Instant appelé au pouvoir en 1782, mais il n'y resta que peu de mois. Lorsqu éclata la révolution française, Burke s'en déclara l'adversaire ; Il prononça k cette occasion plusieurs discours et publia un assex grand nombre d'écrits; le principal, Intitulé : Réflexions sur la révolution française (1*90,, eut en Angleterre et sur le continent un immense succès, cl Tut réfuté par Thomas Paync. U plupart des écrits de Burke ont été traduits en français des leur apparition. Ses œuvres ont été réunies en 16 vol tn-8, Lond., IM30. Il est un de ceuxkqmon attribue les Lettrés de Junius. Burke est un des orateurs les plus véhéments el les plus pathétiques dont se glorifia la tribune anglaise. Son «tvle est un peu diffus.

BURIjAMAQUI (J.-J.J, moraliste, ne k l.enoe en 1694 d'une famille d'origine italienne, mort en 1748, professa le droit naturel k Genève, et entra k la fin de sa vie dans le conseil souverain de cette ville. On a de lui des Principe* de droit naturel, de^ Éléments de droit naturel, et des Principes de dm: politique, qui sont très estimés, et qui servent de base k l'enseignement dans un grand nombre d écoles. U y fonde la morale et la politique sur I étude de la constitution de l'homme. Ces ouvrages, publiés pour U première fois en 1747 et dont une partie n a paru nu'apros la mort de l'auteur par les soins de télice, Z été réimprimée k Paris en 1*20 par M. Dupiu,

BURiN

Page 1