‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 201 sur 567 · CAL M · texte numérisé non relu

CAL M

CALLAC, ob.-l. de cant. (Côles-du-Nord) , à 28 kll. S. 0. de Guingamp; 1,500 hab.

CALLAH (il), ville de l'Algérie (Tlemsen), à 15 Kil. N. 0. de Mascara. Vestiges romains; tapis, bournous.

CALLAICI, peuple de rflispanle, qui donna son nom à la Gallœcia, occupait les prov. de Galice, Minho, Tras-O^Montcs, Ponferrada.

CALLAO, Tille du Pérou, dans le dép. de Lima, sur l'Océan Pacifique, à 8 Kil. de Lima, a laquelle elle sert de port : 5,000 hab. Château-fort. Bains de mer. Détruite par un tremblement de terre en 1746, prise par les Colombiens en 1828. C'est la dernière place forte qu'aient conservée les Espagnols dans l'Amérique du Sud.

CALL AS. ch.-l. de cant. (Var), à 17 kll. N. 0. de Draguignan ; 2,322 hab. Moulins à huile.

CALLK (la), ville et port de l'état d'Alger, à 465 kil. E. d'Alger, sur un roc qu'entoure presque complètement la mer, appartint dès 1594 à une compagnie française qui y faisait pécher le corail. La France en perdit la possession pendant la réToiution, la recouvra en 18 1 S, la reperdit en 1827, et la reprit en 183*5.

CALLET (J.-F.), mathématicien, né à Versailles en 1744, mort à Paris en 1798, professa les mathématiques avec distinction. Il publia en 1783 une édition des Table* de Gardiner , aussi commode qu'utile, et en 1795 une nouTelle édition des Tables de» logarithme*, considérablement augmentée, avec des tables de logarithmes des tintu pour la nouvelle division décimale du cercle. Cet ouvrage, le plus exact et le plus étendu que l'on possède en ce genre, a été stéréotypé par Flrmln Didot, et porté au plus haut point de correction par ce célèbre typographe.

CALL1CRATIDAS, général Spartiate, remplaça Lysandre dans le commandement de la flotte lacéd. prit Méthymne (406aT. J.-C.) et bloqua Conon dans Mitylène, mais fut la même année vaincu et tué près des lies Arginuses, par une flotte athénienne.

CALLIMAQUE , Callimachtu, célèbre poète et littérateur grec, né à Cyrène vers l'an 300 ar. J.-C., florissaitvers270.il enseigna d'abord les belles-lettres à Eleusis près d'Athènes ; puis fut appelé à Alexandrie par Ptolémée Philadelphe, et donna des leçons ■âe poésie dans le Musée : Apollonius de Rhodes se forma à son école. Il avait composé des poème* dans presque tous les genres, des ouvrages d'histoire, de grammaire et de littérature; il excellait surtout dans l'élégie. De tous ses écrit* il ne nous est parvenu que quelques Hymne* composés pour les fêtes des dieux, des épigrammes et quelques fragments. On trouve dans ses poésies de l'élégance et de l'érudition plutôt que du génie ; elles sont fort difficiles a entendre. On connaît en outre de loi l'Ibis, poëme qu'il composa contre Apollonius, •on ancien disciple, qui s'était montré ingrat envers lui (ce poème a été imité par Ovide) ; la Chevelure de Bérénice, traduite en vers latins par Catulle. La meilleure édition de Callimaque est celle de J.-Aug. Ernesti, Lsrrjd*, 1761, 2 vol. in-8, à laquelle il faut Joindre les Fragment* de* Élégie* publics parValckenaer, Leyde, 1799. Il a été trad. en franç. par Laporte- Dutheil, Paris, 1775, en vers latins parPetit-Radel, 1808, en vers franç. par M. A. de Wailly, 1842.

C AI. LIMA (.111 S EX l' KM EN S. Voy. buonaccorsi.

CALLIN ICCM, v. de Mésopotamie. F.fiiCEi-HOhiUM.

CALLINICUS, architecte, natif d Héliopolis en Egypte, inventa le feu grégeois et livra son secret à l'empereur ConstantinPosronat, qui, avec ce secours, brûla dans Cyzique la flotte des Sarrasins (673). Le secret de Callinteui s'est perdu ; depuis il a été retrouvé par un Français, mais Louis XV, à qui il fut offert, l'acheta pour l'ensevelir dans l'oubli (1756).

CALLINICUS (SZLKOCOS). Voy. sf.Li.rCrs.

CALL10PE, muse de l'éloquence et de la poésie

héroïque , fut mere des poêles Linui et Orphée, des

Corybantes et des Sirènes. On la représente son* h figure d'une jeune fille d'un air majestueux, le front ceint d'une couronne d'or ; d'une main elle tient ene trompette, et de l'autre nn poème épique.

CALLIPOLIS.Tillesde Tbrace, d'lt.(R.deNapl.; toutes deux auj. Gallipoli. Voy, ce mot.

CALLIRHOÉ, Tille de l'Arabie Pétrée. Voy. lasa.

CALLIRHOÉ, nom fort commun dans la fable. On connaît surtout sous ce nom une fille du fleuTe Achélous, qui avait épousé Aleméon, et qui devint la cause involontaire de sa mort en lui demandant le fatal collier d'Eriphile. Voy. ériphiu:.

CALLISTHÈNE, philosophe grec, disciple et petit-neveu d'Aristote, né à Olynlhe l'an 3«5 av. J.-C., suivit Alexandre dans ses expéditions. Il refusa de reconnaître la divinité du héros, et même eut le malheur de lui déplaire par quelques railleries. Use vit bientôt après accusé d avoir conspiré, fut enfermé, dit-on, dans une cage de fer, et mis à mort à Cari ate en Bactriane, 328 av. J.-C. Il avait commencé une Hittoire d'Alexandre qui ne nous est pas parvenue. Il existe sous son nom une espèce de roman de la vie d'Alexandre qui n'est pas de lui.

GALLIUM, ville d'Etolie, à l'E., près des frontières de la Thessalie. Les Gaulois sous Brennus y commirent d'affreuses cruautés.

CALLOT (Jacques), peintre, dessinateur et graveur du 1er ordre, né à Nancy en 1593, mort en 1635, était flls d'un gentilhomme, héraut d'armes du duché do Lorraine. Entraîné Ters les art* par une passion que sa famille contrariait, il fut obligé pour la satisfaire de s'échapper de la maison paternelle, et alla se former à Rome, sous Jules Parigi et Philippe Thomassin. II se fixa ensuite à Florence, et rcTlnt finir ses jours en Lorraine, où le duc Henri lui fit une pension. Après la prise de Nancy, sa patrie, par Louis Xlll (1633), Il refusa de consacrer par son burin le souvenir de cette conquête. Son œuvre contient près de 1,600 pièces : les plus remarquables sont les Foire*, les Supplices, les Mitera de la guerre, les deux Tentations de *aitu Antoine, les Gueux contrefaits; on lui doit aussi plusieurs batailles, le Siège de Bréda, le Siège de La Rochelle. Callot s'est acquis une réputation populaire par le talent avec lequel 11 a traité les sujets grotesques, et a caricaturé les vices et les ridicules de 1 humanité.

CALMAR, ville de Suède (Gothie), ch.-l. du gouvernement de Calmar, par 56e 40' lat. N., 14° long. E. ; 4,540 hab. Evêché. C'est à Calmar que fut proclamée la réunion des 3 couronnes de Suède, de Nonvégc et de Danemarck sur la tête de Marguerite deWaldemar, en 1397; réunion qui est connue sous le nom d'Union de Calmar.

CALMET (dom Augustin), bénédictin de la congrégation de St-Maur, né en 1672, à Mesnil-lallorgne, près de Coramercy, en Lorraine ; mort en 1757, fut chargé d'expliquer les Saintes-Ecritures dans l'abbaye de Moyen-Moulier et à Munster (1 701) ; publia les fruits de ses savantes recherches, et fut, en récompense de ses travaux, nommé abbé de St- Léopoldde Nancy (17 18), puis de Sénones. Ses principaux ouvrages sont: La Bible en latin et en fronçai* avec un commentaire littéral et critique, Paris, 1707-1716, 23 vol. in-4 ; Dictionnaire historique et critique de la Bible, Paris. 1722-28. 2 vol. lu-fol. Ces deux ouvrages capitaux ont été plusieurs fois réimprimés, et ont reçu des augmentations considérables. On a encore de lui : Histoire de f Ancien et du Nouveau Tournent; Hit toit e universelle ; Histoire ecclétiaxtique et civile de la Lorraine ; Traité tur C apparition de* etprilt, vampire*, etc. ; mais ces ouvrages sont moins estimés. On ne peut refuser a Galmct une érudition immense; mais son style est lourd , difi*us , incorrect , et l'auteur manque souvent de critique.

CALM1NA. ville de la NigriUe maritime Daho-

CALV — 295 — CALV

mey), | 30 kil. S. E. de Dahomey; 15,000 hab. j lésiilence du souverain.

CALMOUKS. Voy. ealmoues.

CALNE,v.d'Angl.(Will),26k.E.deBath;4,6O0h.

CALOJEAN, roi bulgare. Voy. joamce.

GALONNE (Charles- Alexandre se), ministre, né à Douay en 1734, était fils du premier président au parlement de celte ville. Après avoir rempli diverses fonctions dans l'administration, il fut nommé en 1783 contrôleur général des finances par Louis XVI. Il se concilia la faveur de la cour, surtout de la reine, par ses complaisances, et augmenta ainsi le déficit qu'avait laissé Louis XV. Pour réparer le mal, il proposa de convoquer une assemblée de» notables (1787). Forcé alors de révéler le déficit qu'il ■'était efforcé jusque-là de dissimuler, Galonné fut disgracié, et exilé en Lorraine. 11 se retira en Angleterre, où il fut fort bien accueilli et où il écrivit des mémoires justificatifs. 11 rentra en France sous le consulat, et mourut k Paris en 1802. On a de lui un assez grand nombre d'écrits relatifs aux affaires du temps. Ce ministre paraît avoir été coupable de légèreté et de faiblesse plutôt que d'aridité, car il se retira pauvre des affaires.

CALORE, Caior, riv. du roy. de Naplea (Princi-

Cuté Ultérieure), naît à 3 kil. S. O. de Montella, iverse le territoire de Bénévent, et tombe dans le Volturno, à 9 kil. E. de Cajaxzo. Les Romains y remportèrent une victoire sur le Carthaginois Hannon en 214 av. J.-C.

CALPE , ville et mont. d'Hispanie, dans la Bétique, en face d'Abyla en Afrique : le mont Calpé semble être la Pointe a* Europe, près de Gibraltar ; la ville de Calpé était sans doute aux environs. On

• prétendu la retrouver dans Carteia l Gibraltar selon les uns, Algexiras suivant tes autres). Abyla et CaJjtf formaient les Colonnes a* Hercule. Voy. abyla.

CALPRKNÊDE. Voy. la calprekèoe.

CALPUHN1A. famille romaine fort nombreuse, dont la principale brandi était celle des Pisons.

Voy. CALPURMICS et PISOtl.

CALPURNÏANA, ville d'Hispanie, auj. bujalance.

CALPURN1US FLAMMA, tribun militaire. Le consul AtUIius Calatinus ayant engagé l'armée dans on défilé dangereux en Sicile, Calpurnius se dévoua avec 3O0 hommes pour la sauver (258 av. J.-C.). 11 échappa par miracle à une mort qui paraissait inévitable.

CALPOitnras bxstia (L.), consul l'an 110 av. J.-C. Chargé de la guerre contre Jugurtha, il te laissa corrompre et fit un traité honteux. U fut condamné à un exil perpétueL

CALpurkic6 (Titus Jnlius), poëte latin du m* siècle, natif de Sicile, eut pour protecteur le poète Némésien ; on a de lui 7 églogues dans lesquelles 11 a tenté âmes heureusement d'imiter Virgile; on les trouve généralement avec les poésies de Némésien, tt dans les Poetœ latini minores de Wernsdorff, AJtenbuurg, 1780-99. Elles ont été traduites avee celles de Némésien par M. Mairault, Bruxelles, 1744.

CALTA Voy. calât A

CALUSO. Voy. valperga di CALUSO.

CALVADOS, chatne de rochers, dans la Manche, à !'E. et à l'O. de l'embouchure de l'Orne, s'élève très peu au-dessus des flots, ou reste un peu audessous : elle fut ainsi appelée d'un vaisseau espagnol qui y échoua; elle a donné son nom à un dép.

calvados (dép. du), sur la Manche, entre ceux de

• Eure à l'E., de la Manche à 10., de l'Urne au S.; 6,704 kil. carr.; 501,775 hab. Ch.-L, Caen. Il était compris jadis dans ta B.-Normandie. Sol plat, un peu pins élevé vers le sud. Rivières nombreuses : Tou-

Ks, Dives.Dromme, Aure.Odon, etc. Houille, mar- , granit, argile, marnes, tourbières, sources minérales. Quelques forêts à l'E., au N. et à l'O. Excellents pîtoraces; crains, chanvre. Un, colxa, pastel ;

culture en grand des fruitaàddre, des prunirs , etc Beaux chevaux, bétail de belle race. Beurre, miei moutons et huîtres renommées. Industrie : toiles, bonneterie, tissus de laine et autres, coutellerie] chapellerie, etc. Commerce avec l'extérieur. Ce dép fournit k Paris un grand nombre de maçons et J tailleurs de pierre. — Le dép. du Calvados est di visé en 6 arr. (Caen. Bayeux, Falaise, Lisieux, Poutl'Evéque, Vire), 37 cant. et 803 comm. Il appartient à la 2* division militaire; il a un évéche à Bayeux, et une cour impériale à Caen.

CALVAIRE, ou GOLGOLTHA en hébreu, c.-à-d. crâne , mont voisin de Jérusalem, faisait partie de la chatne qui limite à l'O. le bassin du Jourdain et de la mer Morte : on y crucifiait les criminels, et c'est là que mourut le Sauveur. Adrien enferma le Calvaire dans Jérusalem. Sainte Hélène y fit bâtir une belle église. — On a donné le nom de Calvaire au mont Valérien, à 6 kil. 0. de Paris, près de Nantcrre, et au mont Bétharatn(Pyrén.),où l'on a reproduit les principaux événements de la Passion.

calvaire (les Filles du), ordre de religieuses fondé par Antoinette d'Orléans, sous la direction do célèbre P. Joseph du Tremblai. Voy. tremblai.

CALVART (Denis), peintre, connu aussi sous le nom de Denu-le- Flamand . né à Anvers en 1665, alla en Italie, ouvrit à Bologne une école, d'où sortirent le Guide, l'Albaoc et le Dominiquin, et mourut dans cette ville en 10* 19. Ses ouvrages les plus remarquables se voient à Bologne, à Rome, à Reggio on admire surtout son Saint Michel (à Bologne)TSet tableaux sont moins estimés pour le caractère et la disposition des figures que pour le coloris ; ils ont été gravés par Gil. Sadeler et Auguste Carrache.

CAL VERT (George), comte de Baltimore, né en 1678 dans le comté d'York, mort en 1632, occupa de hauts emplois sous Jacques I; devint membre du conseil privé, ministre d'état (1619), et fut créé, en récompense de ses services, comte de Baltimore. Mais ayant embrassé le catholicisme, il se démit de ses charges (1624), et alla former un établissement à Terre-Neuve sous Jacques 1. Obligé de l'abandonner à cause des excursions des Français, il obtint d« Charles 1 la concession des terres situées au N. de la Virginlequi forment aujourd'hui le Maryland. — Son fils Léonard Calvert alla en 1634 prendre possession de ces terres, i la tète d'une troupe de catholiques, et y fonda une colonie qui bientôt devint florissante. Les colons donnèrent en reconnaissance le nom de Baltimore à une ville qui est auj. une des plus importantes de l'Amérique anglaise.

CALVI, ch.-l. darr. (Corse), à 76 kil. N. d'Ajaecio. dans une presqu'île du golfe de Calvi; 1,200 hab. Place forte. Collège comm. Vins, huile. — L'arr. de Calvi a 6 cant. (Algajola, Belgodere, Calenzana. lle-Rousse,Olmirè-Gapcila, plus Calvi), 39 comm. et 21,469 hab.

CALVIN (Jean), le second cher de la Referme, né en 1609 à Noyon en Picardie, était fils d'un tonnelier nommé Cauvin. Il fut élevé dans la religion catholique et fut d'abord destiné à l'église ; mais i! quitta cette carrière pour la jurisprudence, et alla étudier à Orléans, puis k Bourges sous Alcial. S'«itant lié avec plusieurs partisans de Luther, il embrassa bientôt les principes de la Réforme et commença, dès 1532, à les propager dans Paris. Mena** de la prison, il se réfugia d'abord k Angouléme puis à Nérac auprès de Marguerite de Navarre, qu, favorisait la réforme, et enfin k Bile. Il publia datti cette dernière ville, en 1635, sous le titre & Insiimtic religioni» christianœ, un exposé de la doctrine des novateurs, qu'il tra>lui«it lui-même en français et qnl devint comme le catéchisme des Réformés d: France. En 1536, il fut nommé professeur de théo-

. logie k Genève, où la réforme venait d'être adoptée.

! Deux sus après, il fut banni de cette ville puu>

CALW

CAMB

avoir déployé un rigorisme excessif : il se retira à Strasbourg, oû il propagea les nouv. doctrines. Il fut rappelé peu d'années après à Genève (1541). Depuis cette époque, il devint tout puissant dans cette ville, aussi l'apiielait-on le pape de Genève, il fit adopter par le conseil ses articles de fol. se* ordonnances sur la discipline ecclésiastique; prétendit réformer les mœurs aussi bien que les croyances, et poussant l'ardeur jusqu'à l'intolérance, il fit brûler le malheureux Nervet pour avoir attaqué le mystère de la Trinité (15S3). Calvin mourut à Genève en 1564. Il s'élait marié en 1539 à Strasbourg. Calvin devint le cher d'une secte nouvelle de réformés qui prit de lui le nom ds Calvinistes. [Voy. l'art, sulv.) U se distinguait de Luther par une révolution plus radicale, proscrivant tout culte extérieur et toute hiérarchie, ne reconnaissant pas plus le caractère d'évèque et de prêtre que celui de pape: rejetant la messe, le dogme de la présence réelle, l'invocation des saints, etc. ; il ense i g na i t la predest i n . absolue des él us et des dam nés, détruisant ainsi le libre arbitre. Calvin a laissé un grand nombre d'ouvr.; on trouve dans tous une érudition remaquable, un style sévère et souvent entraînant. Les principaux sont : Y Institution chrétienne, 1535, dont II a donné plusieurs éditions (la meilleure est celle de Genève, 1 &&9) ; un Traité de la Cène, 1540; des Commentaires sur l'Écriture sainte, qui parurent par parties séparées, en latin et en français. On a donné plusieurs éditions de ses œuvres ; la meilleure est celle d'Amsterdam, 1667. Sa vie a été écrite par Théodore de Bèxe, son coopératcur et son ami, et par M. Audln. Paris, 1841, 2 v. in-8.

CALVINISTES, partisans des doctrines de Calvin. (Pour ces doctrines, Voy. Calvin.) Le calvinisme prit naissance vers 1536 à Genève, où depuis il n'a pas cessé de dominer. Il se répandit bientôt dans plusieurs cantone de la Suisse, en France, en Hollande, en Angleterre, en Ecosse, aux Etats-Unis, etc. En France, les Calvinistes reçurent le nom injurieux de Huguenots, lis luttèrent longtemps pour obtenir le libre exercice de leur culte. Réprimés sous Franc. I, Henri II et François 11, fis formèrent sous ce dernier la conjuration d'Ambeise qui échoua. Le eollo-

£e de Poissy, en 1561, leur faisait espérer un édit tolérance , lorsque le massacre des Huguenots à Vassy devint le signal des guerres civiles. Les batailles de Dreux (1562), Saint-Denis (1567), Jarnac et Mnncontour (1569) épuisèrent le parti huguenot. Charles IX et Catherine de Médicis cherchèrent à les exterminer dans la funeste nuit de la Saint-Barthélemy (24 août 1572); mais ce massacre, qui devait leur porter le dernier coup, souleva une nouvelle guerre qui dura jusqu'à l'avènement de Henri IV au trône. Ce prince rendit en 1598 un édit connu sous le titre d édit de Nantes, qui assurait la liberté de conscience aux (Calvinistes et leur abandonnait plusieurs villes comme garanties (Voy. édit de Nantes). Ils se soulevèrent encore sous LouisXIII, mais Richelieu les dompta par la prise de La Rochelle. Louis XIV prononça en 1685 la révocation de l'édit de Nantes; cette mesure impolitique suscita bientôt après

Slusieurs révoltes, notamment celle des Camisards ans les Cévennes . détermina l'émigration d'un grand nombre de Calvinistes, et par là put faire un grand tort au commerce et à 1 industrie française.1 Enfin, «nus Inouïs XVI, en 1787. les Calvinistes obtinrent un nouvel édit de tolérance, et la révolution de 1789 leur assura une liberté complète. — Le calvinisme se modilla et reçut des noms différents selon les pays : on le nomme souvent en France religion réformée": en Ecosse, presbytérianisme ; en Hollande, gomarisme. En Prusse et dans plusieurs état* de l'Allemagne les cultes calviniste et luthérien se sont depuis peu réunis [voy. ëvangÉliqoe). CALW, v. de Wurtemberg, à 3 5 k. de Stuttitard. CALYCÀDNUS, Selc/oxi Cheuk-Sou 'riv. bleue),

m. de Cilicle.se jette dans la mer en-dessous de Séleucie. C'est là. dit-on, que se noya l'emp. Frédéric 1.

CALYDON , capitale de l'Étoile, sur lÊvénus, à 8 kil. de la mer. Célèbre par le sanglier que Diane envoya dans ses campagnes et que tua Méléagre. CALYMNA. Voy. calamine.

CALYPSO, fille d Alla* ou de l'Océan , habitait, suivant Homère, l'Ile d'Ogygie, où elle reçut Ulysse, que la tempête y avait jeté. Elle aima le héros et le retint longtemps dans son lie; cependant, après sept ans, Ulysse la quitta pour rejoindre Pénélope. CAMALDOll. village de Toscane, à 40 kil. E. de lorence. Fameux monastère, chef d ordre des Ca-

Florence.

maldules.

CAMALDULES, ordre religieux ainsi appelé du monastère de Camaldoli, situé près de Florence, fut fondé par saint Romuald en 1012, et se consacra à la vie purement contemplative. Cet ordre a presque entièrement disparu dans le dernier siècle. — 11 y avait encore avant 1789 une abbaye de < à Grosbois, près de Paris (Setne-et-Ûise).

CaMALODUNUM colon ia , ville de ia ancienne, que l'on croit être auj. colcheste* ou

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