‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 207 sur 567 · II · texte numérisé non relu

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scarpéos, des montagnes très hautes, entre autres le | CANDÉ , ch.-l. de eant. ( Maine-et-Loire pic de Ténénffe, quon voit à près de 200 kil. en 1 ' ' mer. Le climat des Canaries, supportable au N. et à )'()., est d'une chaleur accablante et mortelle au S. et au S. E. Le sol y est d'une fertilité extrême: on *lève dans toutes ces îles une grande quantité de bétail. \ ins exquis. Serins renommés. — Les Phénicien et les Carthaginois ont eu jadis des comptoirs aux îles Canaries; mais après la ruine de Cartilage, les Canaries demeurèrent ignorées, et le nom seul d 'K« Foriuniet resta dans le souvenir des navigateurs. Retrouvées en 1330 par des Français, elles furent d'abord négligées. En 1402, les Iles Fortaventura. Gomera et de Fer furent soumises par Jean de Béthencourt, gentilhomme cauchois, pour le roi de Castille : la soumission des Canaries par les Espagnols ne fut complète qu'en ISI2, après l'extermination des indiques, dite Guanches. Le* Africains de la côte N. 0. firent jusqu'en 1749 de fréquentes, mais vaines tentatives pour s'emparer des Canaries. — Le premier méridien passait jadis par l'île de Fer, une des Canaries.

CANAYE (Philippe) , sieur de Freine, né à Paris en 1551 , mort en 1610, fut conseiller détat sous Henri III, pub ambassadeur en Angleterre, en Allemagne et a Venise sous Henri iV. Il avait été élevé dans le calvinisme, et s'était converti au catholicisme. Il a laisse une relation de ses ambassades et des Mémoires, 3 vol. in-fol., 163S; on lui doit aussi une traduction française de ÏOrganon d Aristote un vol. in-fol., 1689.

CANCALE, ch.-L de cant. (lUe-eL-Vilaineï , à 13 kil. E. de Saint-Malo , sur la côte 0. de la baie de Cancaie: 5,161 hab. Les rochers de Cancale fournissent d'excellentes huîtres.

CANCELLARA, ville do roy. de Naplea, à 13 kil. N. E. de Potenxa; 3,140 hab.

CANCHE, riv. de France ( Pas-de-Calais ) , naît Près d'Eatrées, baigne Hesdin, Montreuil, Elaples, et se jette dans la Manche. Cours, 80 kil.

CANCLAUX (J.-B. Camille, comte de), lieutenant-général des armées françaises, né à Paris en 174 u mort à Paris en 1817 , eut deux fois le mandement en chef de l'armée de l'Ouest, servit la esjHW républicaine et sauva Nantes attaqué par 00.000 Vendéens, il fut envoyé à Naplcs en 1799 en qualité d ambassadeur.

CANCOBELLA, ville de la Nigritie ch.-l. du roy. de même nom , sur la flueutdu Coango; 2.000 hab.

v . I- 7^' cn "L de canl- (LotHîtrCaronne) , à i5 Aalîn* de Vi,,eneaTe-d Agen ; 1,500 hab. CANDACE, reine d'Ethiopie au temps d'Auguste, nt uoeirrupUon en Egypte l'an 20 av. J.-C., et pilla toutes les villes sur son passage jusqu'à Éléphanl»no. Battue enfln par les troupe* romaines , elle a e manda la paix, et rentra dans ses états. — U y eut plusieurs autres reines du même nom en Ethiopie. Les Acte* des Apôtres , VIII, 27, mentionnent une d entre elle*, dont un des eunuques fut baptisé par saint Philippe.— On a pensé que le mot

af-

L.anaaee était chei les Ethiopiens un mot générique qui pouvait signifier reine, comme le mol Pharaon wginOait roi rhex les Égyptiens.

CANDAHAR. Voy. xandabar.

CANDAULE, roi de Lydie, 735-708 av. J.-C. On raconte que ce prince était si vain de la beauté des* tciume, qu il voulut la faire voir à son favori Gygès pendant qu'elle était dans le bain : celle-ci, l'ayant su, s'aligna d'un tel affront, força Gygès à assassiner ^indaule , puis l'épousa et le ût asseoir sur le Irène. Avec Candaule Ouit la dynastie des rois hérarli.les. iJi AVES (n,onto)» Condowi montes, dans I I 1- Ijrie méridionale ancienne, à 10. du Doive Génuse .vomtilj, donnaient leur nom à cette partie ds Ï'Uiyrie qui se nommait Candavie. i

Enclavons. — Son fils, Pierre il, devint doge en 932 ; il ût la guerre avec succès aux Narentins, et mourut en 939. — Pierre III , 3* flls do précédent, fut élu en 942. Pendant son gouvernement, de» pirate* de Trieste ayant enlevé , au milieu de l'église de Castello, douxe jeunes Vénitiennes qu'on allait marier , Il les poursuivit avee toutes les galères de Venise, et leur enleva leur proie après un combat acharné. Une fête annuelle fut instituée en commémoration de cet événement. — Pierre IV, tils de Pierre 111 , succéda à son père en 959 , et déploya des talents pour la guerre et l'administration ; mais son faste et son orgueil lui suscitèrent de puissants ennemis. Une révolte, dirigée par Pierre Urséolo, éclate en 976, et Pierre Candiano fut massacré avec son flls. — Son frère, Vital Candiano, succéda en 978 à Pierre Urséolo qui s'était fait moine. Après 14 mois de règne il revêtit lui-même l'habit de moine, dans le couvent de Saint-Hilaire, où il mourut 4 jours après.

CAND1DUM promontobium, cap d'Afrique, auj. le cap blanc.

CANDIE (île de), Crète, grande île de la Méditerranée, par 34» 52' -35* 41 lat. N., 2l»-24»long. E.: 265 kil. de 10. àl'E., sur 57 du N. au S. ; env. 300,000 hab. Ch.-l. Candie. Division ordinaire, 3 livaha, Candie, la Canée et Retimo. Sol fertile en grains, colon, fruits, miel, etc. Cette île changea son nom de Crète ( V. ce mot) en celui de Candie après la fondation de la ville de Candie [Chandail, retranchement), bâtie en 82.1 par les Arabes, qui s'étaient emparés de tout le pays. Nicéphore Phocas la reprit sur les Arabes en 961. Venise l'obtint en partage (1204), après la prise de Constantinople par les Croifés. Les Turcs la lui enlevèrent de 1645 à 1669. Elle appartint un instant au pacha d'Egypte. «| ■ U rendit au sultan en 1811. Elles'cstdep.'inMircr

Candie, Heraclœa, cap. de l'île de Candie, sur ia cote N., par 22» 45" long. E., 35» II* lat. N.; 16,000 hab. Château et port pour les barques; les gros bâtiments mouillent à l'île Dia, qui est vis-à-vis. Commerçante sous les Vénitiens, mais bien déchue. Les Turcs la prirent après un siège tél., qui dura n"c 1 IIS à 1 669. Détruite en 1 85£ |>ar nn trembl. de terre.

CANDY, ville de l'Ile de Ceylan, par 78* 15' long. E., 7* 23' u\t. N. : se compose d'une rue unique de 3 kil. de long. Candy a été plusieurs fois brûlée par le* Européens. C était jadis la cap. du petit état de Candy, sHué au centre de l'Ile. Les Anglais, après avoir en vain tenté de s'en emparer en 1802, en sont restés maîtres en 1815.

CANEE (la), Cydonia, ville de l'île de Candie, sur U côte N., par 21» 51" long. E., 35» 28' lat. N.. 7,300 hab. Citadelle, port avee un phare. C'est la ville la plus commerçante de l'Ile; elle appartient aux Turcs depuis 1645.

CANETE, ville du Pérou, par 78* 50' long. 0., 13* lat. S., dans ht vallée de Guarco. Environs fertiles en blé, mais, canne à sucre.

CANETTA (don André huktado de meîïdoza.

CÀÎÏO

CÀNO

naquit à Grenade en 1600, et mérita par la faveur du doc d'Olivarex, qui le fit r

marquis de), fut envoyé au Pérou en 1555, en qua- | beaucoup de peine le cap de Bonne - Espérance , et tité de Tice-roi, par Philippe II, pour y rétablir le | revint dans ta patrie le 8 septembre 1522, après une calme, troublé par les factions de PUaire et d'Al- navigation de plus de Sans. Cano a la gloire d'avoir oiagro. La sévérité qu'il déploya pour arriver à ce fait le premier le tour du monde. Sut le fit disgracier ; Il en mourut, dit-on, de cha- j CAMO (Alonxo), sculpteur, peintre et architecte, /rin, à Lima, en 1560.

CAN FRANC, viUe d'Espagne (Saragosse), a 1G kil. N. deJaca. Près de là est un passage très fréquenté, qui conduit d'Espagne en France.

CAN1G0U, une des mont. les plus hautes des Pyrénées, s'élève à 2,850 mètres au-dessus de la mer.

CANIN ÉFATES, tribu batave, occupait 10. de l'île des Bataves, sur les bords de la merde Germanie.

CANINO, ville de l'Etat ecclésiastique, à 26 kil. N. 0. de Yiterbe. Beau palais donné à Lucien Bonaparte par PieVIIavecle litre de prince deCanino.

CANISY, ch.-l. de cant. (Manche), à 8 kil. S. 0. de St-M : 900 hab. Draps, coutils.

CANITZ (Frédéric -Rodolphe -Louis, baron de), poète allemand, né à Berlin en 1654, mort en 1699, fut conseiller du roi de Prusse Frédéric I et del'emp. Léopold. On a de lui un Recueil d'odes, de salira, d'élégies et de chants religieux, publié après sa mort sous le titre de Détassements poétiques, Berlin, 1700, in-8. Ce recueil a en 12 éditions. La vie du baron de Canitx se trouve en tête de la 10* édition, publiée à Berlin en 1727, par J.-N. Kœnig.— Voy.xxvmrz.

CANNA Y, une des Hébrides, à 17 kil. S. 0. de Sky. On y remarque le mont de la Boussole , où l'aiguille aimantée varie d'un quart du cerle à 10.

CANNES, Cannœ, village d'Italie, dans l'ancienne Apulle (Capitanatel, sur rAuflde, à 1 1 kil. S. 0. de la ville actuelle de Barletta. 11 se nomme encore aujourd'hui Cannes. Annibal y tailla en pièces, l'an 216 av. J.-C., 80,000 Romains, commandés par Varron et par Paulus jEmillusqui y périt. Les habitants appellent encore il campo ai Sangue le lieu où se livra le combat.

Camus, ad Horrta, ville de France, ch.-l. de cant. (Alp. mai .), à 13 k. S. E. de Grasse, sur le golfe de Napoule : 3,997 hab. Napoléon y débarqua à retour de nie d'Elbe, le 1" mars 1815

son

CANNETO, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 31 kil. 0. de Mantoue, sur l'Oglio ; 2,600 hab. On croit que cette ville est l'ancienne Bedriacum.

CANNIBALES, nom donné vulgairement aux Caraïbes {Voy. caraïbes), est devenu synonyme d'anthropophages, à cause de l'usage où étaient les Caraïbes des Petites- Antilles de dévorer leurs prisonniers. Voy. caraïbes,

CANN1NG (George), ministre anglais, né à Londres en 1770, entra dès 1793 à la chambre des communes où il se fit bientôt remarquer par son éloquence; prit parti pour Pilt, et fut fait par ce ministre sous-scerctaire d'état en 1796. 11 devint ministre des affaires étrangères en 1807, et souilla son administration par le bombardement de Copenhague Il se retira en 1809 et resta quelque temps éloigné du gouvernement; mais il y fut rappelé en 1822, pour remplacer Castelrcagh ; il devint de nouveau à cette époque ministre des affaires étrangères, et occupa le poste de premier ministre en 1827. Depuis 1822, il se montra plus favorable qu'auparavant aux idées libérales, s unit aux whigs, appuya l'émancipation des Catholiques d'Irlande, détacha son pays de la sainte-alliance, et prépara l'Indépendance de la Grèce. 11 mourut en 1827, au milieu de ses travaux. 11 avait cultivé la poésie avec succès dans sa jeunesse.

CANO (Jacques), navigateur portugais, découvrit le Congo en 1484 et explora les rives du Zayre.

camo (Sébastien del), navigateur espagnol, fit partie de l'escadre de Magellan, reçut le commandement du vaisseau ta Victoire après les désastres arrivéa à ce célèbre navigateur; reconnut les îles

et de Timor; doubla avec

1638 maître des oeuvres royales et peintre de la chambre. Comme sculpteur, U se fit connaître par trois statues de grandeur naturelle, représentant la Vierge avec r enfant Jésus, Saita Pierre et Saint Paul ; comme architecte, 11 érigea un arc de triomphe à Madrid, lors de l'entrée solennelle de Marie-Anne d'Autriche, seconde femme de Philippe IV ; comme peintre, il fit plusieurs tableaux estimés, notamment une Conception de la Vierge et une Madeleine en pleurs. Mais des malheurs domestiques, suite d'une vie désordonnée, le déterminèrent â chercher la retraite : il nnit ses jours à Grenade, dans un couvent, en 167t>.

CANOBBIO, ville des Eut» sardes, à 18 kil. N. E. de Pallanza, sur le lac Majeur ; 1 ,800 hab.

CAN0N1CA, village du roy. Lombard-Vénitien , à 16 kil. S. 0. de Bergame, sur 1 Adda. Claude H y défit Auréolus en 247.

CANOPE, dieu des eaux chex les Egyptiens. Il est représenté sous la forme d'un vase surmonté d'une tète d'homme ou d'animal. Ce ne fut probablement dans l'origine qu'un vase gradué, contenant différentes mesures d'eau et faisant connaître la crue plus ou moins abondante du Nil, et les fl-

S tires dont il était surmonté indiquaient les signes u zodiaque auxquels cette crue correspondait. -* On donnait aussi le nom de canope à des vases où l'on gardait l'eau du Nil pour la boire. Voy. eref.

CANOPE, Canopus, auj. Aboutir??, de Basse- Egypte, entre Bouto et Alexandrie, à l'embouchure d'une branche du Nil dite Canopique. Célèbres temples de Sérapis et du dieu Canope. Les Grecs disaient que la ville devait son nom à un Grec, pilote do Ménélas. Bat. entre les Angl. et lesFr.,^1 mars 1801 CANOSA, Carnation, ville du roy. de Naples, à 68 kil. 0. de Bari : 4,000 hab. Elle a beaucoup soufTert du tremblement de terre de 1694.

CANOSSA, bourg du duché de Modène, à 18 kil. S. 0. de Reggio, sur une montagne : 900 hab. Ancien château qui appartint à la grande-comtesse Mathilde. L'empereur Henri IV y fit pénitence par ordre du pape Grégoire Vil.

CANOUGE. Voy. eanodje. . . i

CANOURGUE ]la) , ch.-l. de cant. (Loxère) , à 15 kil. S. 0. de Marvejols ; 2,000 hab. Filatures de coton ; tricots, calicots, etc.

CANOVA (Antoine), sculpteur italien, né à Po sagno, village de l'Etat vénitien, en 1757, mort à Venise en 1822, fut appelé à Rome en 1779, après s'être fait connaître par plusieurs prix remportés à l'Académie des Beaux-Arts de Venise. Canova donna successivement plusieurs ouvrages qui le mirent bientôt au premier rang des sculpteurs modernes, et dans lesquels il sut allier l'imitation de la nature avec les beautés idéales de l'antique. Voici ses principaux ouvrages : Thésée assis sur le Minotaure vaincu ; le mausolée de Clément II//, placé dans la basilique de Saint-Pierre . le mausolée de Clément XIV, en marbre, à Rome, dans l'église des Saints- Apôtres ; Psyché enfant, debout, tenant par les ailes un papillon posé dans sa main ; le mausolée d'Alfien, dans l église de Santa-Crocc à Florence; Washington, pour le sénat de la Caroline. Canova fut appelé à Paris par Bonaparte, et l'Institut le mit W Wjl de ses associés étrangers. Il revint à Paris en 1815, en qualité d'ambassadeur du pape, pour présider a la reconnaissance et à la translation des monuments enlevés a l'Italie et placés au Louvre, que réclamait le gouvernement pontifical. Son Œutre a été publiée en 1824 par Réveil et Dclatoucbe.

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