ACHE
ACHI
de l*E. k i'O. Il te compose de l'Aohanti propre, ■Hué à l'intérieur des terres, en arrière de la cote d Or, et de plusieurs états tributaires qui entourent VAchanti propre, tels que les roy. de Moisan, Takima, Coranza, au N : Tufel au S: Dankara et Saoui, h 10; Amiena, Akim, Assim. a l'E, etc. On porte à 22 le nombre des états soumis aux Arhanlis. Leur population a été évaluée à environ 1 .000.000 d'Achanlis proprement dits, et à 3.000,000 d'hat». en tout. Us peuvent mettre 80.000 homme» sous lefl armes. Les principales rlv.du pays des Achantis sont le Dah, l'Otlmet leTando. Coumossicest la capit. de tout l'empire; mais elle est moins importante que Dacoumba. Ce peuple, qui n'est guère connu que depuis le xviii» siècle, habite un pays tirs fertile; on y trouve aussi les mines les plus riches, mais les naturels n'en lirent qu'un très faible parti. Cependant les Achantis sont asseï Industrieux; Ils tissent et teignent le coton et construisent leurs maisons avec beaucoup d'art. La religion dominante est le fétichisme. Les Achantis sont braves . mais féroces; lis obéissent à un roi absolu. — Quelques établies, hollandais et anglai».
ACHARD (Frédéric-Charles), chimiste, né à Berlin en 1754, d'origine franc., m. eu 1821, appliqua le l«r, en 17%, la découverte du surre de betterave (faite par MargnuTdèsl7 17), et reçut du roi de Prusse Je domaine de Kunern en Silésie, pour y exploiter en grand la nouvelle industrie. Il fut admis à l'acad. de Berlin, et y devint direct. <k la classe de physique.
ACHAZ, roi de Juda, ftls et successeur de Joathan, est fameux par son impiété. 11 avait d'abord vaincu Razin, roi de Syrie ; mais ayant élevé des autels aux faux dieux, et leur ayant mémeconsacré son 01s, Dieu permit qu'il Tùt vaincu à son tour par Raiin et pai Hacée, roi d Israël. 11 eut recours à Téglath-Phabuar, roi d'Assyrie, auquel il donna tout l'or du temple de Jérusalem. 11 mourut après un règne de 16 ans. et fut privé de la sépulture des rois. C'est sous son rèpnc que l'on trouve mentionné pour la 1" fois le cadran solaire. On place son règne de l'an 737 à l'an 723.
ACHËENNE (Ligue). Après avoir été, comme tout le reste de la Grèce, subjugués par les rois de Macédoine, les Achéens secouèrent le joug vers l'an 284 av. J.-C., et formèrent une confédération devenue célèbre sous le nom de ligue achienne, dans laquelle entrèrent les principales villes du Péloponèse, et qui, pendant 138 ans, se rendit rcdoutablo et conserva son indépendance ; elle dut prineiiudement «es succès aux talents d'Aratus (251 av. J.-C.) et de Philopémen î elle combattit longtemps contre les Romains pour la liberté de la Grèce ; mais elle fut anéantie par le consul Mummius après la prise de Corlntne, Van 146.
ACHEENS, Achœi, habitants de l'Achaïc. Yoy.
ACUAÏE et ACUËEMNE (Ligue).
ACHELOUS, nom commun à beaucoup de riv. de l'ancienne Grèce : la plus fameuse est J 'Aspropotamo actuel, qui séparait l'Acarnanie del'Étolic et se jetait dan* la mer Ionienne. C'est sur ses bords que la fable place la mort du centaure Nessus.
ACHELOUS, dieu du fleuve de ce nom et père des Sirènes. Épris des charmes de Déjanire, il osa la disputer à Hercule : vaincu dans une >r°mi re lutte, Il revint au combat sous la forme d'un serpent, et ensuite sous celle d'un taureau; mais il ne fut pas plus heureux cette fois, et céda le champ à son redoutable adversaire. Selon quelques mythologues, c'est d'une des cornes qu'Hercule arracha à Achélotls que fut formée la corne d'abondance.
ACHE M ou ACH1N. état formé dans la partie N. de Sumatra, occupait au xvi» siècle la moitié de l'île, mais est à peu prés réduit auj. à la capit. et à ses environs immédiats. Les Achémois sont Mahométans.
ache m ou achin, capit. du roy., à la pointe N.O. de Sumatra : £,000 maisons sur pilotis ; fonderie de
canons. Grand commerce ; mines d or et d'argent.
ACHÉMENES, est considéré comme le chef d'une famille puissante de la tribu des Pasargadcs qui récria en Perse, et dont descendaient Darius et Cyrus. Ses descendants furent appelés de lui Achéménides. On le croit le mftnre que le Dchemclnd du Zend- Avesta dont le nom aurait été défiguré par les Gre« Chcx les poète. Aehémùue et Perm sont souvent svnonymes.
ACHÉMEM DES, descendants d Achéruène*. Yoy. ce nom. — On les nomme aussi Kaianicm.
ACHEN. petite riv. allemande, passe du lyrot en Bavière et se jette dans le lac de Çhicm . après 2 cours de bh kil.-ll y a beaucoup d'autres m. de ce nom en Allemagne, entre autres celle qui jointe eu ruisseau d'Ober-Sal* donne naissance à la bat», et qui se précipite dans le gouffre de Tauerndeplua de 6(50 mètres de hauL
ACHEN WALL (Godefroy), créateur de la sUUstiaue né à Elbing en Prusse en 1719, mort a Oœ> Kc en 1772. professa d'al>ord à Marbourg. puis à Cu-ltineue, l'histoire elle droit de la nature et des sons II à oublié la Con*liiulion des royaumes et de* S de t Europe. C'est lui qui créa le nom de star tistique aussi bien que la chose.
ACHERON, nom commun à 2 riv. : 1 une, en Epire, passe à Pandosie, reçoit le Cocyte et lou be dans la mer Ionienne au Olykys Limcn: 1 autre dans 1 Italie mérid., baigne une autre J™f°™ cl tombe dans le golfe Térinéen (B« f« .uefl^u£: Euphémie): c'est auj. le Ç^oro^^ M
au S. de Mêmphisse nommait aussi Achéron. - Le» poètes ont fait de rAchéron un Douve des enfer*.
Yoy. ACHTRUSIA PALUS. ..,.-„-
ACHERLS1A palus, c.-k-d. lac achéronuque, nom donné : 1- à des mares formées sur le boni de I Achéron d'Eplre, vers son embouchure : 2» à un ac d' rVptc iu S. de Memphis. Dans une de de ce lac était une nécropole. Les morts n y étaient admis qu'après des formalités qui simulaient une épreme judiciaire. De là les fables sur le jugement aux enfer* sur les fleuves infernaux, sur le nautonnier Charon, qui n'est que l' Achéron personnifié : ces fables sont toute» d'origine égyptienne. — On do* nait aussi le nom d'AcAerwia palus au lac rusaro actuel, dans la Campanic, entre Mi«ène et Cumes.
ACHÊRY (dom J.-Luc d), savant bénédictin de la rongn"gntion de St-Maur, né à St^uentin en 1 G09 mort à Paris en 1G85, rechercha avec e plus grand soin les pièces inédites qui pouvaient intéresser I Histoire eccWiastique, et en publia un grand nombre. U plus Importante de ses publication» est Veterum aliquot scripiorum qui in Calliœ btbhoihecuma^ me Benedictorum, laluerant , Sptcilegium , 1J vol. i,i-4, 16&3-I677 préimprimé* f"'"^ voMn-fol
ei le m cxccmci i»« • »-- - i — ,:~ i n \ pas moin. mi. k mort par César (48 av. J.-C.).
ACHILLE, fil» de Theti» et de Pélée. roi de la Ph*ioYidt,lc plus granddes ^a^Ç^Î au siésede Troie. A sa naissance ThéUs le l'tongia dans le Styx, ce qui le rendit invu nérable dans toute, les parties du corps, excepté au ^.^^^5 tenait. Il fut élevé par le centaure Chiron, qui lui donna 1 éducation la plu. mile ; il montra de bonne heure son ardeur belliqueuse Cependant, lor.jue le» Crées se pré, «raient au »iége de Troie, ThéUs. craignant qu'il n'y pérît, Vm^W******* <ousle nom de Pyrrha. kla cour de Lycomède, dan» fife de S^yro»; mais Ulysse découvrit le heu de s. nliMitu A l avant forcé par une ruse habile à se
k tj illtllnfraer p»r la pu» p™* "P'"'"-
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retira dans sa tente, et ne voulut plus combattre. Cependant, à la nouvelle de la mort de Patrocle, il reprit les armes pour venger son ami. Il tua Hector, et. dans sa fureur, le traîna trots fois autour des murs de Troie attaché par les pieds à son char. Dans la Mi' année de la guerre, Achille allait épouser Polyxène, 011e de Priam, quand Pàris le blessa mortellement d'un coup de flèche au talon. On raconte sa mort de plu sieurs autres manières. Homère le fait expirer sur le champ de bataille (Odyssée, ch. 24, v. 36). La colère d'Achille après l'enlèvement de Briséis est le sujet de Y Iliade. Pendant son séjour à la cour de Lycomède, Achille épousa secrètement Déidamie. fille du roi, et en eut un fils, Pyrrhus ou Néoplolèmc. On racontait des merveilles des armes d'Achille : on disait que sa lance avait le pouvoir de guérir les blessures qu'elle avait faites (Voy. télephe) ; ce qui pourrait signifier que le héros savait guérir les blessures aussi bien qu'il savait les faire : il avait en effet appris l'art de guérir du centaure Chiron.
ACHILLE (cours d'), Achilleos dromos en grec, langue de terre que forme leBorvsthène(Dniepr) avec le continent en tombant dans le Pont-Euxin (mer Noire).
ACHILLE (île d'), Achillis insula. Voy. leucé".
ACHILLEE, se révolta sous Dioctétien, en 291, usurpa la pourpre en Egypte, fut pris et mis à mort dans Alexandrie , en 2%.
ACHILLES TATICS, écrivain grec d'Alexandrie, qui vivait an ni* siècle, embrassa le christianisme et devint évèque. Il a composé, outre divers traités scientifiques, les Amours de Clitophon et de Ùucippe, publiés avec traduction latine par Fr. Jacohs, Leips., 1821 ; trad. en franç. plusieurs fois, et en dernier lieu par Clément, de Dijon, 1800,in-l2. C'est un des meilleur! romans que nous ait laissés l'antiquité. ■
ACHILLES statil's, savant portugais, dont le vrai nom est Estaço, né en 1524, mort en 1581 à Rome, où il é'ail secrétaire de Pie V a écrit des commentaires surCicéron, Horace, Catulle, Tibulle, etc.
ACM LU NI (Alexandre), philosophe clanalomistc, né à Bologne en 1463, mort en 1 Si 2, fut surnommé
ACHMOUNEIM , Hermopolis magna , ville de la H.-Egypte, à 23 kil. de Minyeh ; 5,000 hab. Ruines magnifiques.
ACHNAGAR, ville du Kaboul, dans l'Afghanistan, à 72 kil. N. 0. d'Attock. Commerce autrefois florissant, mais bien déchu aujourd'hui.
ACHOUR ou ASSOUR, vill. de Nubie, sur le Nil, rive droite, au-dessous de Chendy. C'est près delà qu'était la fameuse Méroé.Bellesruinesdéc.cn 1821.
ACHRAF ou ECHREF, ville d Iran ,Mazcnderan). près de Farhâbâd, à 2 kil. de la mer (.aspinnne et à 200 kil. N. E. de Téhéran; 12 à 15,000 hab. Très déchue. Restes d'un magnifique palais d Abbas-le- Crand qui voulut y établir sa résidence et les chantiers de sa marine militaire.
ACI1R1DA. Voy. ochrida.
ACIDALIE, fontaine de Béotie au N., près d Orchomène, était consacrée à Vénus et aux Grâces.
ACIDALIUS (Valens), commentateur, né en 1567, à Wibtocki Brandebourg), mort en 1595, à 28 ans, donna une édition de Vell. Paterculus, 1590; des Commentaires sur Quinte-Curce, 1594, et préparait d'autres travaux lorsqu'il fut enlevé aux lettres. On Imprima après sa mort ses Noies sur Piaule, 1595, sur les Panégyriques anciens, 1607, etc.
ACILllfS GLABRIO, consul l'an 191 av. J.-C., avec P. Scipion Nasica, remporta sur Antiochus, roi tleSyrie. la bat. des Thermopy 1rs, et soumit l'Etolio.
ACIMINCI M, auj. SALANKttMLN.
ACINCL'M ou AQUINCUM, auj. bcde.
AC1-REALE, Acis, ville de Sicile, à 17 kil. N. E. de Catane. sur des masses de basalte et à l'embouchure de l'Acl. Port, prison d'état. Air malsain. Source minérale. 15,000 hab. Evèché (récent).
AC IRIS, auj. VAgri, petite rlv. d'Italie, coule sur es limites de LApulicct du Brulium et tombe dans le golfe de Tarentc.
AGIS. Voy. ACIREALE.
ACKERMAN. Voy. akkermak.
ACOLHUACANS ou ACOLHUES, peuple qui.
avant les Aztèques, domina dans la région mcxl-
de son temps le second Aristote. Il adopta les opi- caine, notamment à Tczcuco. nions d'Averroes. On a de lui un traité De universalibus, Bologne, 1 501, In-foL.ct beaucoup d'ouvra-. s estimés de médecine et d'anatomie. Il est un des premiers qui aient disséqué des corps humains. — Son frère, Jean-Philothée Aehillini (1466-1538), et un de ses descendants, Claude Aehillini (1574-1640), so distinguèrent comme poètes.
AGI I M ET I, empereur ottoman, fils de Mahomet III, monta sur le trône en 1603, à l'âge de 15 ans et mourut en 1617, à29 ans. Il combattit sans succès Ahbas, sophi de Perse, mais il obtint quelques avantages sur l'empereur Rodolphe II. 11 régna avec modération.
achmet ii, (ils du sultan Ibrahim, rut tiré du sérail à l'âge de 46 ans, par le visir Kiuperli. pour être placé sur le trône, et régna 4 ans (1091-1695). Son règne fut très malheureux ; il perdit la bataille de Salankemcn contre les Impériaux.
achhet m, fils de Mahomet IV, succéda, en 1703. à Mustapha II, son frère, qui venait d être déposé par les janissaires. Il donna un a*ile à Charles XII, après la défaite de Pultawa,baUilPierre-leGraudHir le Prutb (1711) , et conquit la Morée sur les Vénitiens, mais il tut vaincu par les Impériaux â Péterwaradiu, 1710, et signa en 1718 avec eux la paix de Passarowitz. En 173Ô, il fut déposé par les janissaires. Il mourut dans sa prison, en 1730, à 74 ans.
achmet-giédiçi , nommé par corruption Acomat , grand-visir de Mahomet II, et l'un des plus grands guerriers de l'empire ottoman, enleva la Crimée aux
l« P^iTiî Ï7ïLnle dan8 Ia Poui,,e. «poussa nu . ^ l' " ful àchci«i«nt étranglé (1482) par le
ACOMAT. Voy. achmet-cpédick.
ACONCAGUA, prov. du Chili, entre les Andes, les prov. de Coquimboau N., de Santiago au S. eut longtemps pour capit. Aconcariia. qui a été depuis remplacée parSan-l'elipe el rïèal. On y trouve des mines de cuivre et d'argent. — Riv. de cette prov., sort des Andes et tombe dans l'Océan à 30 kil. 0. deQuillota. — Ville du Chili, ancienne capit. de la prov. d'Aconcagua, à 145 kil. N. E. de Santiago.
AÇORES, Accipitrum insuite. Iles de l'Atlantique, à 1,300 kil. des côtes du Portugal, par 38» 38' lat. N., 29° 32' long. 0., appartiennent au Portugal. Elles sont au nombre de 9 : Santa-Maria, San-Miguel, Terceira, Graciosa, San-Jorge, Pico, Fayal, Flores, Corvo ; 180,000 hab. Très fertiles en céréales, fruits, vins fameux. Phénomènes volcaniques fréquents (tremblement de terre horrible en 1591: volcan sous-marin de San-Miguel ; fontaines bouillantes). Inconnues aux anciens, elles furent découvertes, la 1" en 1432, la dernière vers 1446.
ACOSTA f Joseph), jésuite espagnol, né vers 1539. à Medina del Campo, devint provincial de son ordre au Pérou. Il mourut en Es|>agnc l'an IGOO, étant recteur de Salamanque. On a de lui une Histoire naturelle et morale des Indes, en cspngnol ( Séville. 1509, ln-4), et divers ouvrages théologiques.
acosta (Uricl), Portugais, né à la fin du xvi« siècle, à Oporto, d'une famille juive convertie au catholicisme, fut d'abord Catholique zélé, puis se fit Juif, quitta son pays pour échapper aux poursuites et se réfugia en Hollande, tomba enfin dans le scepticisme et l'incrédulité, eut de violents démêles a^oc les Juifs et les Catholiques d'Amsterdam, et mit fin à ses jours , daus un violent accès de désespoir, en
ACRO
ACUN
!*40, oo, selon d'autres, 1647. Peo avant de mourir, 11 avait composé une histoire de sa vie, bous le titre à'Exemplar vitœ humanœ, publiée par Limborch, Amsterdam, 1687.
ACQS, pour Aquœ. Voy. AX et DAX.
ACQUAPENDENTE . Acula, ville de l'Etat romain, à 22 UL 0. d'Orvieto ; 2,400 hab. Evfrché. Tout eotière bâtie en lave. C'est la patrie du célèbre anatomiste Jérôme Fabrice. Voy. ce nom.
ACQUAVIVA , 2 villes du roy. de Naples : la 1" à 28 kil.S. de Bari; 5,300 hab.: la 2' à 35 kil. N. E.de Campobasso, fondée par des Esclavons au xvi'siècle.
ACQUAVIVA, famille illustre du roy. de Naples, a produit un grand nombre d'hommes distingués, dont les plus connus sont André-Matthieu d'Acquaviva, duc d'Atri, prince de Téramo, né vers 1456, mort à Naples en 1528, qui protégea les savants et cultiva lui-même les lettres avec succès; — Bélisalre d'Acquaviva son frère, auteur d'un traité DeVenatione etAucupio, Bile, 1518; — Claude d'Acquaviva, général des jésuites, né en 1542, mort en 1615, qui Ot dresser l'ordonnance dite Ratio audiorum, Rome, 1586, dans laquelle il régla les études; il défendit aux Jésuites touln discussion sur la question du tyrannicide.
ACQU1, Aquœ Statiellœ, ville des Etals sardes, ch.-l. de l'intendance d'Acqui. à 31 kil. S. 0. d'Alexandrie, sur la Bormida. EvMié ; eaux thermales ; 6,6(H) hab. Les Français y battirent les Autrichiens et les Piémontais, en 1794.
ACRACAS, nom grec d'Agrigentc ou Cirgenti, et d'une petite riv.de Sicile, auj. Fiume di Girgenti, qui se Jette dans la Méditerranée, près d'Agrigente.
ACRE ou SAINT-JEAN D'ACRE, Akka des Turcs, Aeeo très anciennement, puis Piolimaï» , ville d'Asie, cher-lieu du pachalik d'Acre, en Syrie, sur la mer, à 122 kil. N. 0. de Jérusalem, pr 32" 46' long. E., 32» 55' lat. N. ; 20,000 hab. Port célèbre jadis, auj. comblé (les navires mouillent à Caïffa). Fortifications anciennes, auxquelles l'on a ajouté des ouvrages modernes qui rendent la place très forte. Ruines et quelques beaux édifices, surtout le haln public. Elle soutint plusieurs sièges mémorables pendant les croisades. Les Chrétieus la prirent en 1191 ; les Sarra<ins la leur reprirent en 1291. Elle appartient auxTui es depuis le xv' s. Au xvui» s. , Dahcr, puis Djeiiar,s'y rendirent quelque Limps indépendants. Elle fut inutilement assiétrée par Bonaparte en 1799. Les Anglais l'enlevèrent en 1*40 au pacha d'Envolé oour la rendre au sultan. — Le pachalik est entre ceux de Tripoli au N. et de Damas à l'E. Mont, peu élevées, épaisses forêts; pavs fertile. ACR1SIUS, roi d'Argos, pèrede Danaé.Voy. dakaê. ACR0CERAUN11 montes , auj. monts délia Chimera ou Khimiaroli. chaîne de mont, de l'Epire, au N. 0., près des côtes, ainsi nommée parce que ses sommets fort élevés étaient souvent frappés de la foudre (des mots grecs acron, cime, et ceraunio», cxpoôé h 1& foudre)*
ACROCORINTHE (do grec acros, haot), citadelle de Corinthe, était placée sur la partie la plus élevée de la ville.
ACRON (Hélénlus), scoliaste latin, vivait au phis tard vers la fin du IV siècle. On a sous son nom un Commentaire sur Horace, publié à Milan en 1474, in-4, et reproduit dans plusieurs éditions d'Horace. On lui attribue aussi plusieurs fragmenta d'un Commentaire sur le» Adelphe» de Térence, conservé par Sosipater Charisius. et un Commentaire tur le» satire» de Perte, publié sous le nom de Corautus le grammairien.
ACROPOLLS (du gi-ec aerot, haut, et poli», ville), partie la plus élevée d'Athènes. C'est laque se trouvaient la citadelle, les Propylées et le Parthénon.
ACR0POL1TE (George), né à Constantinople ea 1220 , est auteur d une Chronique de l'empire vrac, qui va deouis la prise de C-onstantinople par
les Latins, jusqu'à la reprise de cette ville par Michel Paléologue, et qui fait partie de la Byzantine. 11 fut grand logolhète, c.-à-d. 1" mir istre, sou* l'empereur Théodore Lascaris. Mort en 1282.
ACTÊON, grand chasseur, ûls d'Aristée et d'Autonoé, ayant jeté les yeux sur Diane au moment où elle se baignait, fut changé par elle en cerf et périt dévoré par ses chiens.
ACTES DES APOTRES , livre du Nouveau Testament, écrit en grec par l'évangélisle saint Luc et qui contient l'histoire du christianisme depuis l'ascension de J.-C., l'an 33, jusqu'à l'arrivée de saint Paul à Rome, 63. — Voy. peltieb , ciiamk.knetz.
ACTIUM, ville et capd'Acarnanie, à 10. d'Anaptorium et à l'entrée du golfe d'Ambracle, est célèbre par la victoire navale qu'Octave y remporta sur Antoine, le 2 septembre de l'an 31 av. J.-C., et qui mil fin à la république romaine. En mémoire de cette I. a taille , Octave bâtit la ville de Nicopolis en face d'Aclium, releva le temple d'Ajwllon Acllaque et renouvela les jeux aeliaques, en les transférant » Rome. La ville d'Aclium est auj. Ast'o, et le promontoire est nommé cabo di Figoloonpunta délia Civola.
ACT1US ou ATTIUS (Lucius), un des plus ancien;» poêles tragiques de Rome, fils d'un affranchi , était né vers 1 an 170 av. J.-C., et mourut dans un âge avancé. 11 eut pour protecteur le consul Décimus Brutus. On a perdu ses tragédies, qui étaient presque toutes empruntées aux Grecs. 11 n'en reste que quelques fragments qui ont été recueillis par Robert Etienne et wrM. E. Eg»er. dans ses Reliquiœ, 1843. actius n*vius. Voy. raîvhjS.
ACTICS TCLLCS. Voy. TULLUS.
ACTON (Joseph), premier ministre du royaume de Naples, était né en 1737 à Besançon, ou son porc, médecin irlandais, était venu s'établir. Aprei avoir servi quelque temps dans la marine française il quitta la France et prit successhement du service en Toscane et à Naples. Dans ce dernier royaume, il sut se concilier la faveur de la reine Caroline qui le lilunu.de la uiunuo,dcs hnauces, enlui lrr ministre. Il chercha en toute occasion à nuire aux Français. Après plusieurs vicissitudes, il fut définitivement renvoyé du ministère en 1803, sur la demande de la France , et se retira en Sicile, où il mourut en lsnS, méprisé et détesté de tou* les partis.
ACTOPAN, ville du Mexique (prov. de Mexico), à 102 kil. N. E. de Mexico, par 101» 9' long. 0., 20* 17' lat. N.: 14.000 hab.
ACTUA1UUS ^Jean), médecin grec, qui vivait vers le xiil« ou le xiv sièelc après J.-C. , est auteur d'un traité De actionibus et affectibu» sptritus animali», publié et traduit en latin, avec quelques autres opuscules, en 1556, Paris. 11 est le premier qui ait fait usage de la manne, de la casse et du séné comme purgatifs. — Le nom d actuariu» désignait l'office de tecrétairc ou de notaire à Constantinople. et n'était souvent qu'honorifique.
ACUNI1A (don Ant. Osoriod'), éveque de Zamora sous Fcrdinand-le -Catholique et Char «îs-Qiunt . entra dans la sainte-ligue qui disputait le trône à Charles-Quint et soutenait les droits de Jeanne-ta- Folle, forma un régiment de prêtres et combattit * leur tète avec acharnement. Après la défaite du cnel de la ligue, Jean de Padilla (1522), il fut pria et mis à mort par ordre de Charles-Quint
acusha (Christophe d'), missionnaire espagnol, parcourut le Pérou et le Chili, et publia, à son retour, en 1641, une Relation de la découverte de la rivière de» Amazones.
agi n h a (Fcrnand d'), né à Madrid, mort «nl580 se distingua également à la cour de ÇhaHeH)uin« comme militaire et comme jwéte H tradu.*'» avec succès l'ouvrage intitulé le Chevalier délibéré, d 0livier de la Marche. , !fihnnnl»
acumha (duo Rodrig.d'),arche^(îuedc l,sbonnC'