‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 213 sur 567 · CARI · texte numérisé non relu

CARI

1AKM. DE SAINTE-CARDE (Jacques), mauvais poète du xvii* siècle, né à Rouen, élait aumônier et conseiller du roi. 11 publia en 1666 un poème Intitulé : les Sarrasins chassés de France , dont le héroi •. tait Chlldebrand. C'est de lui que Boileau a dit :

Qui de uni de héros vi cbolitr Chlld«t>raa4 !

CARÉLIE, partie mérid. du grand-duché de Finlande, avait wlur places principales : Kexholm , Viborg, Kuopio.Elle était autrefois beaucoup plus grande que maintenant. Auj. on n'appelle plus Carélie que les environs de Kexholm, dans le gouvernement de Viborg. 1-a Carélie appartint d'abord aux Russes; elle fut presque toute conquise par les Suédois au xvii» siècle; mais le traité de Nystadt, 1721, la rendue k ta Russie.

carélie, contrée de la Turquie d'Europe, faisait jadis partie du gouvernement du capitan-pacha , et répondait à peu près k l'anc. Acarnanie; auj. elle est comprise dans l'état de Grèce.

CAREME (du latin quadragesimus, quarantième), temps d'abstinence et de jeûne observé ches Chrétiens, et qui dure 40 jours, en souvenir des 40 jours que J.-C. passa dans le désert sans boire ni manger, lorsqu'il fut tenté par le démon. Le carême commence le mercredi des Cendres et se termine lejotir de Pâques (les dim. ne sont pas compris daus les 40 j. de jeûne). — D'autres relig. ont des jtûncs analogues a notre carême ( le ramadan n'est rien autre chose), et presq. toutes le placent au renouvellement du printemps, époque où la chair des animaux contient des principes dangereux pourlasanté.

CAREME (Marie- Antoine), célèbre cuisinier, né à Paris en 1784 , mort en 1833. Abandonné de ses parents encore enfant , il remplit d'abord les fonctions les plus intimes dans les cuisines du plus Las étage ; mais à force d'étude et de travail il parvint à élever l'art culinaire presque au rang d'une science et se fil un nom célèbre dans toutes les cours de l'Europe. Il a laissé plusieurs ouvrages où il a rédigé ies préceptes de son art ; les plus connus sont : Le Pâtissier royal parisien, 1810: Le Cuisinier parisien et i'An de la cuisine au XIX* siècle.

CARENTAN, Carenio, ch.-l. de cant. (Manche), à 24 kil. N. 0. de Saint-Lô; 2,801 hab. Dentelles, étoffes de coton. Commerce.

CARENT01R, b. du Morbihan, à 45 k. E. N.E.de Vannes: 560 li. Ane. ch.-l. decanton. Cristaux blancs.

CAREY (Jean), philologue, uéen Irlande en 1756, mort en 1829 , a donné un grand nombre d'ouvrages d'éducation , et a publié 50 vol. de la collection des Classiques du Régent de Valpy.

carey (William) , orientaliste anglais, né en 1762, mort i Sérampour en 1834 , fut envoyé en 1793 dans le Bengale pour y répandre l'Evangile; apprit plusieurs des dialectes de lïnde , surtout le sanscrit et le bengali ; fut professeur de sanscrit à Calcutta, 1801; publia plusieurs grammaires et dictionnaires qui ont beaucoup avancé l'étude des langues orientales. — Son ûls Félix Carey a surtout étudié le dialecte birman.

CAREZ (Joseph), imprimeur à Toul, est considéré comme l'inventeur du clichage. Il donna dès 1785 plusieurs éditions remarquables où il employait ce procédé: il les appelait éditions homotypes, pour exprimer la réunion en un seul corps de plusieurs caractères. 11 fut quelque temps sous-préfet à Toul, et mourut dans cette ville en 1801.

CARGHESE , village Je l'île de Corse, à 19 kil. H. 0. d'Ajaccio. Granit de diverses cm leurs.

CARHAIX, Vorganium chez le« Osismii.ch.A. de cant. ^Finistère), sur l'Hière, a 49 kil. N. E. de Quimper ; 2,000 hab. C'est une des plus ane. ville*

de l'Armorlquc. Patrie de Latour-d'Auvergne , dit le Premier Grenadier de France ;ony volt sa statue.

CARIATI , Paiernutn, ville du roy. de Napicr (Calabre Citérieure), sur le golfe de Tarcnte , à 45 kil. N. de San -Séverine; 2,300 hab. Mûrier* , manne excellente.

CARIBERT ou CHEREBERT, l'aîné des fils ds Clotaire I, eut en partage le roy. de Paris, et régna de 561 à 567: c'est sou« lui que commença en Neustrie la puissance des maires du palais. Caribert est aussi le premier roi de France qui ail été exclu par son évèque de la communion des fidèles k cause de sa inxnre. — Fils de Olntaire 11. V. aribert. caribert, roi de Hongrie. Voy. charobert. CARIE, Caria, auj. livah de Meniech, anc. contrée de l'Asie Mineure, dans l'angle S. 0. de la péninsule , était bornée à 10. par la mer Egée , au N. pat la Lydie, ni S. 0. par la Méditerranée, eu V Y. par la Lycie. Villes principales: Halicarnasse. Mllet, Cnide, Caune, Alinde, etc. Cos, Rhodes et plusieurs autres (les dépendaient de la Carie. De bonne heure les Phéniciens y fondèrent des colonies qui bientôt devinrent des puissances maritimes. Ensuite vinrent des colonies grecques, soit ioniennes, soit doriennes. Cyrus conquit toute la Carie, sauf quelques villes maritimes, qui plus tard devinrent sujeltes ou protégées des Perses. Alexandre ne soumit que nominalement la Carie ; k sa mort elle appartint successivement k Cassa ndre , au roy. d'Asie et Syrie d'Antigone , au roy. de Thrace et Asie antérieure de Lysimaque, à la république de Rhodes et enfin aux Romains. Sous Constantin elle fit partie du diocèse d'Asie. Les Cariens n'avaient aucune ressemblance avec les Grecs : ceux-ci les traitaient de barbares dès le temps d'Homère , et employaient comme synonymes les mots de Carien cl d'esclave. Mais c'est à tort qu'on a fait dériver caryatide du mot carien.

Voy. CARYATIDES.

CAR1FE, Calli/œ, ville du roy. de Naples, k 15 kil. S. E. d'Ariano; 2,300 hab.

CARIGNAN, Carignano, ville des État* sardes, k20 kil. S. de Turin, sur le Pô; 7,250 hab. Belle place, murailles anciennes. Filature de soie. Confitures d'écorce de citron. Carignan a donné son nom k une branche de la maison de Savoie qui règne aujourd'hui. Cette ville a été prise plusieurs fois, notamment en 1544.

carignan, ch.-l. de cant. (Ardennes) , k 17 kil. S. E. de Sédan, sur le Chiers ; 1 ,500 hab. Fer-blanc, commerce de grains. Cette ville se nommait d'abord Y voy ; on lui donna le nom de Carignan parce qu'elle fut possédée par des princes de la maison ds Carignan d une branche cadette établie en France.

CARIGNAN {[Thomas-François de Savoie, prince de), 5* ûls de Charles-Emmanuel I, duc de Savoie, et chef de la maison de Carignan, naquit en 1596. 11 commanda en 1635 les Espagnols contre la France, et perdit la bataille d'Avein contre le* maréchaux de Chàtillon et de Brézé: mais en 1638, il battit le maréchal de La Force , et lui fit lever le siège de Saint-Omer. Il passa quelques années après au service de la France (IG42) , fut nommé généralissime des armées de France et de Savoie en Italie, et y fit la guerre avec succès. Il mourut à Turin en 1656, dans une expédition entreprise jiour secourir le due de Modène, attaqué par les Espagnols. Il avait tenté, mais inutilement, d'enlever à sa bel le- sœur Christine la tutelle ds ses enfants. Il avait épousé une comtessede Soissons. — La maison de Carignan règne au- Jourd hui sur la Sardaigne. Elle monta sur le trône en 1831, en la personne de Charles- Al bert (auj. régnant), après l'extinction de la branche aînée. C'est aussi à ecl le faniillequ'appartenaient le fameux prince Eugène et la malheureuse princesse de Lamball*.

CARI LLO-D'ACUNH A (don Alphonse!, archevêque ds Tolède, parvint au ministère sous Henri IV, roi

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