‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 221 sur 567 · CART · texte numérisé non relu

CART

CARU

deux ports ( le port marchand et le port militaire). Chantiers, arsenaux, magasin* Immenses, beaux palais, etc. — Les Carthaginois (en latin Canhaginienset et Pœm ) suivaient les coutumes , les moeurs , la religion des Phéniciens , dont ils tiraient leur origine. Ils sont célèbres surtout par leur activité commerciale, leur puissance maritime et leurs richesses. Leur astuce, qui souvent dégénérait en perfidie , était devenue proverbiale {foi punique). Ils ont eu de grands hommes, entre autres le navigateur Hannon, les généraux Amilcar Barra. Asdruhal, et le grand Annibal. Quant à leur gouvernement, c'était une république oligarchique ; deux magistrats suprêmes , appelés sufféics, exerçaient le pouvoir exécutif et dirigeaient les affaires de la république, de concert avec un sénat composé de plu» de 300 membres, tous de race noble ; le concours du peuple n'était employé que dans des circonstances extraordinaires, ou en cas de dissentiment entre les suffî tes et le sénat. Cartilage, à cause de ses richesses et du petit nombre de ses citoyens, ne composait son armée que de troupes mercenaires. Les lettres et les arts paraissent aussi avoir été cul tivés à Carthage : mais quelques médailles, un petit nombre d 'inscriptions, et de rares fragments épars dans les auteurs grecs et latins, sont tout ce qui nous •n reste. — Carthage fut, à ce qu'on croit, fondée, ou du moins agrandie par la Ty rien ne Didon vers l'an 860 av. J.-C. ; elle s'enrichit de bonne heure par le commerce ; ses hardis navigateurs pénétrèrent dans l'Océan par-delà les Colonnes d'Hercule, et visitèrent au S. les îles Fortunées (Canaries), au N. les îles Casaitérides (Sorlingues) et Tnulé (les Orcades ou le Jutland). En Afrique, Carthage conquit un vaste territoire dans le» étuis actuels de Tunis et de Tripoli. Elle y joignit les iles Baléares, une grande partie de l'Espagne, de la Sardaigne et de la Sicile. La po&session de la Sicile mit Carthage en contact avec Rome et devint l'occasion d'une longue lutte entre les deux républiques, lutte qui est connue sous le nom de guerres puniques. On en compte trois : la 1" de 264 à 242, la 2' de 219 à 202,la3<del49à 146. La première enleva la Sicile à Carthage ; la seconde, malgré l'audacieuse expédition d'Annibal en Italie et les succès de ce guerrier, lui ût perdre l'Espagne ; la troisième, qui eut lieu dans l'Afrique même, anéantit Carthage. Dans l'intervalle des deux dernières guerres puniques, elle avait eu à soutenir contre ses troupes mercenaires, qui s'étaient révoltées parce qu'on ne pouvait plus payer leur solde, une guerre terrible qui précipita sa ruine. Carthage, prise par Seipion Emilien en 146, fut pillée et livrée aux flammes ; son territoire fut divisé entre la Numidie et la province romaine, dite province d'Afrique. L'an 121 av. J.-C., C. Gracchus y conduisit unecolonie.etpluslard Auguste releva la ville, mais non sur le même emplacement. La nouvelle Carthage s'accrut promptement et devint bientôt la ville la plus importante de l'Afrique romaine. Le christianisme y Ot également de rapides progrès. En 439, les Nandales s'en emparèrent; mais Béli- •aire la recouvra sous Justinien 534). Les Arabes enfin la prirent d'assaut en 693 et la ruinèrent pour jamais. On n'en voit plus que quelques ruines à 16 kil. N. E. de Tunis.

CARTHAGENE, Carthago Nova, Tille d'Eiqvigne (Murci*), à 44 kil. S. E. de Murcie, sur la Méditerranée ; 30,000 hab. Évêché. Port très avantageux «han tiers , arsenaux, écoles maritimes, observatoire, etc. — Carlhagène fut fondée par Asdrubal, vers 228 av. J.-C., pour l'exploitation des mines d'argent que renfermait son territoire. Seipion Emilien s'en empara après un siège meurtrier (210). Dans la suite, Cm thagène fut presque détruite par les Goths et par les Maures. Insurgée en 1844, maisblentôtréduile.

ï, rille de l' Amérique du S. (Nouvelle-

Grenade), par 80- 10' long. 0., 10» 24' Ut. N.. sur un Ilot de la mer des Antilles: 20,000 hab. Evêché Bonne baie, plusieurs forts , beaux couvents. — Fondée en 1533 ; prise par les Français en 1544 et 1697. Cette ville était le ch.-l. de tout le dép. de la Magdalena, ainsi que de la prov. de Carthagène lorsque la Colombie existait ; elle est auj. comprisi dans la prov. de la Nouvelle-Grenade.

CARTHAGO, ville d'Afric [ue. Voy. CARTHAGE.

Voy. CARTHA-

ique. Voy

carthago no va , ville d'Hispanie.

sta.

carthago VETES , Tille d'Hispanie, auj. cajtta

VIÉIA.

CARTIER (Jacq.), navig. français, né en 1494 àSt- Malo, m. t. 1554, partit de St-Maloen 1534 avec deux navires, pour reconnaître les terres de l'Amérique septentrionale. 11 découvrit le groupe des Iles de la Madeleine, parcourut la côte occidentale du goire Saint-Laurent, et visita la baie des Chaleurs. Dans un second voyage entrepris l'année suivante, Cartier compléta la découverte du fleuve et du golfe Saint- Laurent. On lui doit aussi la découverte de la plus grande partie du Canada. Il fit, en 1540, un nouveau vovage dans ces contrées, mais qui n'eut pas de résultats. On trouve le journal des deux premiers voyages dans Y Histoire de la Nouvelle-France de Mare Lescarbot. Paris. 1612, et le Précis du troisième voyage, dans le 3» vol. de la collect. d'Haklnvt .

CART1S-MANDUA, reine des Brigantes, dans la Bretagne ancienne, sous Claude, embrassa le parti des Romains et leur livra Caractacus, à qui elle avait promis un asile (43 de J.-C.). Dans la suite, une sédition s' étant élevée parmi sessuiets. les Romains s'emparèrent de ses état» sous prétexte de la défendre.

CARTOUCHE (Louis-Dominique), fameux voleur, né à ParU vers la fin du xvu« siècle, était fils d'un marchand de vins de la Courtille, et avait commencé quelques études à Louis-le-Grand , d'où il se ût cliasser. Après avoir servi quelque temps, il se mit à la tète d'une troupe de bandits qui commettaient journellement des vols et des assassinats dans la capitale. Il échappa avec tant d adresse à toutes les recherches, c;»e l'on proposa une récompense à ceux qui le mettraient entre les mains de la justice. II fut enfin arrêté en 1721, et rompu vif. On a reproduit son histoire sous mille formes et on l'a plusieurs fois mis sur la scène.

CART WRIGHT (Thomas], puritain anglais, né dans le comté d'Herlforden 1535, mort en 1603, enseigna la théologie à Cambridge. Banni plusieurs fois pour l'exaltation de ses doctrines, il revint toujours en Angleterre, et mourut à la Tour de Londres. On a de lui des Commentaires sur l'Écriture, parmi lesquels on remarque Harmonia evangelica commentarto anatytico illustrata, Amsterdam, Elievir, 1447, in-4. — Un autre Cartwright, William, né en 1611, était à la fois théologien et poète. 11 avait composé quelques pièces de théâtre qui donnaient des espérances, lorsqu'il fut emporté par une mort prématurée en 1644.

CARUS (Marcus Aurélius), empereur romain, né à Narbonne, suivant Eutropc, fut préfet du prétoire sous Probus, et fut, après la mort de ce prince, élu par l'armée, l'an 281. Il défit les Sarmates en Illyrie, s'empara de la Mésopotamie, des villes de Séleucie et de Ctésiphon, et mourut frappé, dit-on, de la foudre, dans cette dernière ville, l an 282 de J.-C., après 16 mois de règne. On sou|içonna le préfej du prétoire Aper d'avoir abrégé ses jours. 11 laissa deux fils, Carin et Numérien, qu'il avait créés césars, et qui régnèrent un instant après lui.

carus (Frédéric-Auguste), théologien réformé allemand, né en 1770, mort en 1807, professa la philosophie à Leipsick. Ses œuvres ont été publiées de 1808 à 1810, 7 vol. ln-8 Leips'ck. On y remarque Psychologie ; une His'oirc de la Psychologie t

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