ADEL
de tonte espace. Il se proposait de publier une description complète da pays qu'il avait étudié, mai» il a 'a exécuté qu'une partie de ce grand travail ; elle a paru en 1757, sous ce titre : Histoire naturelle du Sénégal {Coquillages), avec la relation abrégée d'un voyage fait en ce pays pendant lesannees 1749-1753,
1 vol. in-4. Il entra en 1749 à l'académie des Scienees, et fut dans la même année nommé censeur royal. 11 publia en 1763 ses Familles des Plantes,
2 vol. ln-8, ouvrage par lequel il voulait Taire une révolution dans la botanique, mais qui n'eut pas tout le succès qu'il méritait. En 1775 il soumit à l'académie le plan d'une vaste encyclopédie, dans laquelle tous les êtres et tous les faits devaient être classés d'après des principes nouveaux ; il voulait exécuter à lui seul cet immense travail, et déjà il en avait fait une bonne partie ; mais son projet ne reçut pas de grands encouragements, et il n'acheva pas l'ouvrage. Ruiné par la révolution, Adanson obtint à la On de sa vie une pension du Directoire. Outre les ouvrages que nous venons de citer, il a fourni un grand nombre de savants Mémoires à l'Académie, et a fait pour le Supplément de l'Encyclopédie des articles sur les plantes exotiques, 1773 et ann. suiv. Adanson combattit en histoire naturelle les idées de Llnnée : il voulait que l'on fondât les classifications, non sur un seul caractère ou sur un petit nombre, mais sur l'ensemble des parties et de leurs rapports, méthode qui depuis a prévalu. M. Cuvier a prononcé son Éloge à l'Institut en 1807.
AI)DA,' Addua, riv. du roy. Lombard- Vénitien, affluent du Pô, sort du mont Cmbrail, coule dans la Valteline, trav erse les lacs de Cômc et de Lecco, reçoit le Scrio, arrose Bormio, Sondrio, Lecoo, I.odi, et a 240 kil. de cours. Le consul Flaminius délit les Gaulois sur les bords de 1 Adda, 223 av. J.-C. Fous Napoléon, il y eut, au roy. d'Italie, un dép. de t'Adda (ch.-l. Sondrio), au fi. de celui du Scrio.
ADDISON (Joseph), célèbre écrivain anglais, né à Milston dans le Willshire, en 1672, mort en 1719. Il commença sa réputation, étant encore à l'université d'Oxford, par des poésies latines, et composa à l'Age de 22 ans un poeme latin sur la paix de Ryswick, qui lui Qt obtenir du roi Guillaume, auquel il était dédié, une pension de 300 livres sterling. Il voyagea en France et en Italie, et à son retour, 1702, Il publia son vovage ainsi que ses Dialogues sur les Médailles. Kn 17 04, il célébra la bataille de Blenhcim, dans un potime {The Campaign) qui eut beaucoup de succès, et fut nommé en récompense commissaire des appels. L'année suivante, il fut fait sous-secrétaire d'état, et bientôt après accompagna en Irlande, comme secrétaire, le duc de Wharton qui venait d'en être créé vice-roi. En 1709, et dans les années suivantes, il travailla, avec Siècle, à la rédaction du Babillard {Tailler), du Spectateur, du Gantien OU Tuteur {Guardian), publications d'un genre tout nouveau, où la littérature, la morale et la politique étaient traitées d'une manière supérieure, hn 1713, II fit représenter Caton, tragédie dans le genre classique, qui eut un grand succès, et qu'il fit suivre d'une comédie quiest peu connue, le Tam/>our(17 15). 11 rédigeait en même temps des journaux et des pamphlets politiques, tels que le IV hlg Examiner, le Fretnolder (le rranc-Tenancier). Après la mort de la reine Anne, il revint aux affaires et fut élevé en 1717 au poste de secrétaire d'état ; mais il était peu propre à de telles fonctions, et 11 ne tarda pas à les résigner ; on lui donna en dédommagement une pension de 1 ,500 liv. slerl. Dans sa retraite, 11 écrivit une Défense de la religion chrétienne, mais 11 ne put achever cet ouvrage, non plu» que quelque» autres travaux qu'il avait entrepris. Addison s'est surtout fait un nom par son élégance et son goût : c'est lui qui contribua le plus à faire apprécier le génie de Milton, que V Angleterre avait longtemp» méconnu. En po-
litique, Il s'attacha au parti whlg et eut de puissant* protecteurs dans Montague et Halifax. 11 était lié avec les plus grands écrivain» de son temps, particulièrement avec Steele et Congreve. En 1716, il épousa la comtesse de Warwick, mais cette femme orgueilleuse ne le rendit pas heureux. I.in œuvres d'Addison onl été publiées en 1761, 4 vol. in— 4, Birmingham, et en 1856, Londres, 6 t. ln-8. Prevjiu: tous ses écrits ont été traduits en français, savoir : le Babillard, parA.de La Chapelle, 1734, 2 vol. ln-12; le Spectateur, par J.-B. Moet, 1754, 9 vol. in- 1 2 ; le Guardian, sous le litre de Mentor moderne, par Van- Effen, 1725, 3 vol. in-12 : le Free-Holder, sous le titre de l'Anglais jaloux de sa liberté, 1727, 1 vol. in-12; le Caton a élé traduit successivement par Dubos, Guillemard, Deschamps et Dampmarlin. On a imprimé à Yverdin, 1777, en 3 vol., l'Esprit d'Addison ou les Beautés du Spectateur, du Babillard et du Gardien.
ADDUA, riv. de la Gaule cisalpine, auj. I'apda.
Al) KL ou ADAIEL, état de l'Afrique orient., au S. E. de l'Abyssinie, s'étend depuis le détroit de Babel-Mandcb jusqu'au cap Guardafui. Au xvu* siècle. Zrilah.sacapit., fut remplacée par Auça-Guriel. Puissant aux xvi» et xvir siècles, l'Adel a bien déchu Il a eu beaucoup de débats avec les Portugais.
ADELAÏDE, impératrice. «Ile de Rodolphe II. roi de Bourgogne, qui disputait le trône d'Italie à Hugues, comte de Provence, épousa Lothaire, fils do Hugues (947), et fut ainsi le gage de la paix. Apriv la mort de Lothaire. Bérenger 11. qui avait usurpe le trône d'Italie, voulut la contraindre à épouser son fils Adalbert , et l'enferma dans une tour. Elle fut délivrée p\r Alberto Azzo, prince de Canossa, puisépouséeparOthoo de Saxe,951, h qui elle apporta dcsdroilssurlarouronnc d'Italie. El!< Tut régente pendant la minorité d'Othon III, son petit-fils, et gouverna avec une grande sagesse. Elle mourut m 999. Elle est regardée comme sainte et honorée le lOdéc.
adk.laïde (sainte1, fille de Mengendose, comte de Gurldre, abbesse de Notre-Dame, a Cologne, mourut en 1015. La Sle-Adélalde est célébrée le 5 février.
ADÉLAÏDE. Ce nom a encore élé porté par plusieurs princesses françaises, dont une épousa Louis-le-Bèguc, et fut mère de Charlcs-le-Simple; une 2* épousa llu gues Capct, et fut mère du roi Robert; une 3«, qu'on nomme aussi Alix de Savoie, épousa Louis-le-Gro», et se remaria après la mort de ce prince au connétable Matthieu de Montmorency. — La princesse de ce nom la|ilusconnucest Madame Adélaïde, fillcde Louis XV, et lanlc de Louis XVI, née en 1732 ; elle quitta la France le 21 février 1791, pour se soustraire aux é>éneraents de la Révolution, et se retira d'abord à Rome, puis à Naples, enfin à Tricote, où elle mourut en 1800.— Adélaïde d'Orléans. V. le Supplément.
ADELARD ou ADALARD, petit-fils de Chai Ici Martel, par le comte Bernard, et cousin de Cha; kmagne, né en 753, mort en 827, reçut les ordres, fut abbé de Corbie , devint le principal ministre de Pépin, roi d'Italie (796), ainsi que de Bernard son fils, administra sagement, n'en fut pas moins disgracié et exilé par I-ouis-lc-Débonnaire, et ne rentra en grâce qu'au bout de 7 ans. Il faisait partie de l'académie palatine fondée par Charlemagne, et a laiséé quelques écrits.
adélard ou ami} i a ï; d de bath, savant anglais, de l'ordre de St-Bcnoît, qui vivait au commencement du xn« siècle, voyagea pour s'instruire, en France, en Espagne, en Egypte, en Arabie et en Grèce, et traduisit de l'arabe plusieurs ouvrages Importants, entre autre» le» Jtamenud'Eucllde, dont on ne connaissait pas encore l'original grec. 11 est anasi auteur de Questions naturelles et dun traité De Eodem ci Diverso resté manuscrit.
ADELBERT. Voy. adalbIRT.
ADELE ou ADELAÏDE. Voy. Adélaïde.
" ADELG1SE fut associé au trône par Didier sou
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