‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 234 sur 567 · CELT · texte numérisé non relu

CELT

tiques. Son ouvrage a eu plus de 60 éditions. Le*

au it* siècle, partagea les doctrines de Pélage. Leurs partisans sont appelés Céle»Uens ou Pélagiens.

CELÊSYRIE. Carlesyna, c.-â-d. Syrie creuse, nom donné primitivement à la profonde vallée com-

Cise entre le Liban et l'Antiliban et qne traverse Léonte; dans la suite, ce nom s étendit aux parages voisins. En 112 av. J.-C., la Célésyrie forma en faveur d'Anliochus de Cyxique, un éut particulier qui avait pour ch.-L, Damas. La Célésyrie fait auj. partie des pachaliks de Tripoli et de Damas. CLLLuE NHiMÊ. Voy. cases noires.

CELLAMARE (Antoine ciubics, duc de Giovenaixo. prince de), né â Napies en 1667, mort â Séville en 1733, fut nommé, en 1 7 1 S, ambassadeur d'Espagne à la cour de France. Là il devint l'âme d'une conspiration formée contre Philippe d Orléans, régent du royaume, et dont le bat était de transférer la régenco de France au roi d' Espagne Philippe V. Mais ce dessein fut découvert, et le prince de Cellamare se vit obligé de quitter la France. On trouve l'histoit'e de la conspiration dans les Mémoires de la Régence, Amst., 174», â vol. in-lî

CELLAKIUS. Ce nom. qui n'est que le nom allemand Kelter latinisé , a été porté par un asses grand nombre de savants allemands. Le plus célèbre est Christophorus Cellarius, philologue et érudit, né en 1638 à Smalcalde en rranconie. Il enseigna la philosophie et les langues orientales à Weissenfels, devint successivement recteur des collèges de Weimar, Zeilx. Mersebourg. et enfin professeur d éloquence et d histoire à Halle où il mourut en 1707. Outre un grand nombre d'éditions d'auteurs latins, on lui doit: Orthographia latma; Anlibarbarus, I69&; Breviarium anliquituium romanarum; Notilia or bis atuiqui, Leipsick, 1701. Ce dernier ouvrage est le plus important de ceux de Christophorus Ceilarius, mais il a été surpassé depuis par les travaux de Delisle et de d Anville. Il a été réimprimé en 1773, avec des additions de Schwarti. On en a publié on supplément sous le titre d'Appendix, qui contient 18 nouvelles cartes, Leipsick, 1776.

CELLE, ch.-l. de canl. (Deux-Sèvres), à 7 kll. N. 0. de Melle; 1.100 hab.

celle, ville du Hanovre. Voy. zell.

CELL1NI (Benvenulo), orfèvre et sculpteur florentin, né en 1500. mort dans sa patrie en 1570. Il signala sa bravoure en défendant le château Saint-Ange, assiégé par le connétable de Bourbon, qu'il tua, dit-on, lui-même d'un coup d arquebuse. François 1 l'attira en France, le Ut travailler pour le château de Fontainebleau et le combla de bienfaits. Cetlini exécuta «n marbre plusieurs tlgures et «jeta quelques-unes en fonte. Parmi ces dernières, on remarque un groupe de Renie qui coupe la tiu de Méduse ; et parmi les premières, un Christ pour la chapelle du palais Pilti. On a de lui : Traité sur la sculpture et la manière de travailler l'or, Florence, lbGH; V Histoire de sa vie, Napies, sans date, 1 vol. iti-4, et des Mémoires curieux, traduits p;tr .MH.Parls,18tW, etnarM.Léclanché. 1844t.

CELSE, Aurelius Cornélius Celsus, surnommé l'tiippocrau latin et U Cicéron de la médecine, né i Rome ou à Vérone, d'une famille distinguée, vécut dans le i*r siècle de notre ère. On ne sait rien sur sa vie ; on croit qu'il exerça la médecine. Il avait embrassé toutes les sciences, et avait rédigé une sorte d encyclopédie dans laquelle, au jugement de Quinlilien (XII, c. u), il traitait avec un égal succès de l'agriculture, de l'art militaire et de la médecine, fi ne nous reste de lui qu'un traité de médecine, De re medtca ou De medicuta, en huit livres, qne l'on regarde comme I ouvrage le plus précieux en ce genre que nous aient légué les Romains, et qui n'est pas moins remarquable par le style que par la ■ fond des choses. Celse a surtout suivi llippocrate et la

Asclépiade; U parait appartenir à la secle des Ed«e- I d'Auguste , on donna le nom de GauU Celaqut ,

plus estimées sont celles de Léonard Targa, Padoue, 176S>, avec de bonnes notes, réimprimée en 1785 à Le j de ; deTarga, Vérone, !8l0,in-4 ttd'Kd. Mill igan, Londres, 1820. CcJ«e aété trad. en fr. par H. Ninuin, 1753, Fouquieret Ratier, 1821, Des Etangs, 1846.

celse, Celsus, philosophe épicurien, qui vivait au n* siècle, sans Trajan et ses successeurs, avai! composé , sous le titre de Discours véritable l Dis* cursus ver us), un ouvrage où il attaquait le christianisme naissant par les armes du raisonnement et par celles du ridicule, et qu'Origène crut devoir réfuter. L'ouvrage de Celse était écrit en grec; il ne nous est pas parvenu, mais on en trouve des morceaux étendus dans la Ripitation de Celse par Origène. Ce philosophe fut lié avec Lucien, qui lui dédia un da ses dialogues, le Faux Prophète.

CELSIUS lOlaUt). botaniste, théologien et talisle suédois, membre de l'académie de né en 1670, mort en 1766. Charles XI lui fit faire plusieurs voyages dans les principaux états de l'Europe, pour constater et déterminer les diverses plantes citées dans la Bible. Ses principaux écrits sont, dix-sept Dissertations, réunies sous le titre : liierobotanicon, ['p-.il, 1746 et 1747 ; Amsterdam, 1748, in-8; le Catalogue des plantes des environs d'Upsal, 1732 et 1740, et plusieurs Dissertations sur la théologie, l'histoire et les antiquités. Celsius est le fondateur de l'histoire naturelle dans sa patrie ; il fut le premier maître et le protecteur de Linné, qui a donné â un genre de plantes le nom de Celsia,

Celsius (André), professeur d'astronomie à Upsal, né en 1701, mort en 1744, arcom|>agna Maupertuis, Clairaut, Lemonnier dans leur voyage â Tornéo ; il (H élever â ses frais un observatoire â Upsal. On i de lui : Dissertatio de novo methodn dimetiendi dit* tantiam solis a terra, 1730; un Recuetl de 31 fi orvervotions d'aurores boréales, faites de 11 16 à 1732; Observ. pro Jiuura telturu determinanda in Gatlia hah -*- Il eut l'idée du thermomètre centigrade.

CELTES, Celtœ, grand peuple de la iiaule. issu de la race Indo-germanique, qui â une époque fort ancienne semble s'être répandu de l'E. â 10. dans la partie centrale de l'Europe, et avoir laisse sur * route diverses tribus, entre autres les < mmériens dans la Tauride. les Cimbres dans leJutland.etdiverses peuplades de 1*1 1 ly rie ancienne, avant de »e fixer en masses plus grandes dans la Gaule. Selon les uns, le nom de Galï ou Gael (Gallus) est synonyme de Celtes demeurant dans la Gaule: suivant les autres, il désigne la population indigène primitive avec laquelle les Celtes, qui ne seraient alors autre chose que les Kymris {Voy. ce mo»V partagèrent le |«vs. De la Gaule, les Gallo-Celtes ou les Celtes et les Galls réun's émigrèrent en Germanie , où ils oecupèrenl la Bohême, puis la Bavière; en Italie, dont presque toute la partie sept, prit le nom de Gaule Cisalpine, et où ils laissèrent les Lygurs (Ligurie) . les (sombra (Insubrie)el les Ombra [Ombrie] ; en Hispanie.oùlon trouve des Gaels purs, telsqus les Callaïques iGalic'd PortuaaD et les Celtiques, et des Gaels mr!<'- &n? Indigènes, tes Oeltibère* : dans la l»r;mrl»-Bri|agne, ie

pat* (t* Halloa, U ItalArflMlIr et l'llil» r*;ir

CELTIBERES, Celtiberi, peuple de l'Hispanie (Ta* reconaise), â l'E. des Carpetani, â 10. des Edetani, occupait les sources de l'Anaj;Guadtana; et du Tag» et tous les lieux environnants. Place principale. Bilbilis. Ils étaient, comme l'indique leur nom, de race mixte et composés de Celtes et d'Ibères

CELTICUM PR0N0NT0RIUM. Voy. ARTABRUB PhOM.

CELTIQUE, Cellica. Ce nom, donné d'abord vaguement â toute la Gaule Transalpine, désigna, au temps de César , la Gaule proprement dite . corn prise entre le Rhône, la Garonne, l'Océan, la Seine* Marne et U partie inférieure du Rhin. Au temps

CENI

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