‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 25 sur 567 · A DR · texte numérisé non relu

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les principaux auteurs de ta révolution qui le ren- ' »ersa du trône (1809). 11 eut d'abord un grand crédit à la cour de Charles XIII, mais il fut ensuite disgracié et vécut depuis dana la retraite.

ADMÊTE, roi de Phères, en Thessalle, et parent df Jason. Tut un des Argonautes et un dea chasseurs du sanglier dcCalydon. Apollon, chassé du clel.ee mit ! u service de ce prince et garda ses troupeaux. Re- \ connaissant de s*-'* bons procédés, Il devint la divinité j tutélaire de sa maison. Admète étant attaqué d'une [ maladie mortelle, Apollon trompa les Parques, et le déroba à leurs coups ; mais ce fut à la condition qu'une autre victime prendrait sa place. Alceste, son épouse, eut la générosité de se dévouer ■four lui.

ADOLPHE de nassau, fut élu roi des Romains en 1292, et couronné empereur à Aix-la-Chapelle. Il disputa l'empire à Albert d'Autriche, et fut tué par lui à Gelheim (1298); il venait d'être déposé.

Adolphe- Frédéric, roi de Suède, de la maison de Holstein-Euten, né en 1710, mort en 1771. Il était évoque de Lubeck et administrateur du duché de Holstein-Gottorp, lorsque les états de Suède le désignèrent pour le trône (1743). Il reçut la couronne en 1751, rétablit la paix avec la Russie, et fit fleurir les sciences, les arts et le commerce. Malheureusement, Il était faible et ne sut pas maintenir l'autorité royale. C'est sous son règne que se formèrent les factions des Chapeaux et des Bonnets, donl les premier» favorisaient la royauté, elles seconds penchaient pour le peuple.

ADOM, ville de Judée, sur le Jourdain, près du lac Asphaltite.C'est làque le fleuve s'ouvrit pour laisser passer à pied sec les Israélites, conduits par Josué.

ad(m, petit état de la Nigritie maritime, sur la côte d'Or, entre les riv. Sama et Ankobar.

A DON AI, c.-à-d. Seigneur, souverain maître, nn des nomsde Dieu chez les Juifs, était souvent substitué au nom sacré de Jihovah, qu'ils n'osaient prononcer.

A DON] ou ADOUANI, ville de l'Hindoustan anglais, dans la présidence de Madras, à 60 kil. N. K. de Bellary. Jadis splcndide, forte; siège d'une principauté de Patans ; indépendante au xvnr siècle : prise par Tippou en 1787 ; vendue aux Anglais en 1800.

A DON I AS, 4» fils de David. Soutenu par Joab, il aspira à la royauté après la mort de son père; mais Salomon le fît mettre à mort (1001 av. J.-C.).

ADONIS, petite riv. de Phénlcie, prend sa source au mont Liban et se jette dans la mer entre Byblos et Béryte. Ses eaux prenaient à certaines époques une teinte rougeatre produite par les sables qu elles entraînaient. On croyait que c'était le sang d'Adonis qui les colorait. L'Adonis est auj. Yibrahim-iïahr.

ADONIS, jeune homme d' une beauté remarquable, était, suivant les Crées, le fruit de l'inceste de Cinyras avec sa fille Myrrha. Il fut aimé de Vénus. Un jour qu'il chassait dans les forêts du Liban malgré l'expresse défense de la déesse, Il fut mortellement blessé par un sanglier, qui n'était autre que le dieu Mars, jaloux de voir en lui un rival préféré. Mais Jupiter, codant aux larmes de Vénus, permit qu'Adonis revît la lumière pendant une moitié de l'année, à condition qu'il passerait l'autre moitiéauprès de Proscrpinc. Adonis paraît n'être qu'une figure du soleil, et le temps qu'il passe successivement sur la terre ou dans Ils enfers représente les six.moiB d'été et les six mois d hiver. Adonis était appelé Thammouz en Syrie, en Phénicie, en Egypte. On célébrait ses fêtes avec grande pompe à Byblos, & Alexandrie, etc. Elles duraient deux jours: le 1" jour était consacré au deuil, le 2' à la joie.

ADONISEDEC, roi de Syrie, fut vaincu par Josué avec qnatre autres rois voisins dans cette journée mémorable où Dieu arrêta le soleil.

ADORNO, nom d'une famille plébéienne de Gênes, du parti gibelin, qui a fourni plusieurs doges et qui a lutté pendant prè» de 200 ans avec la famille Fre-

goso. Les doges de ce nom sont : 1° Gabriel, qui Cul élu par le peuple en 1363, et qui succéda à Simoii Boccancgra, 1" doge; il fut exilé en 1371, et remplacé par Dominique Frcgoso ; 2° Antoine, qui fut élu en 1384 et qui fut quatre fols déposé et rétabli : 3° Georges, élu en 1413, qui abdiqua deux ans après ; 4° Thomas, qui gouverna de 1416 à 1421 ; 5« Raphaël, élu en 1443, qui se démit en 1447 ; 6» Barnal>é, qui s'empara du pouvoir a la retraite de Raphaël en 1447, et qui eut à combattre Jean Fregoso : 7° Prosper, élu en 1461, qui chassa les Français de Gênes et fut deux fois forcé par la faction Fregoso de quitter sa patrie: 8° Antoine 11, élu en I5l3, qm fut dépossédé la même année par Octavien Fregoso. puis rétabli en 1522 par le secours de Charles-Quint, et définitivement expulsé en 1628, par André Doria, à la tête d'une flotte française. André Doria mit On aux querelles des Adorno et des Fregoso, en anéantissant le crédit des deux familles et en les forçant à quitter leur nom.

APOUR,i4/«ria,rlT. de France, au S. 0., sort de» Pyrénées, traverse la vallée de Campan. arrose Bagnères de Bigorre, Tarbcs, Aire, St-Sever, Dax, et tombe dans le golfe de Gascogne, en même temps que la Nive, & Bayonne, après 220 kil. de cours. Elle reçoit les eaux de ia Douze, du Luy, du Gave de Pau, grossi par le Gave d'Oloron, elc.

ADOUSE. Audus, riv. d'Afrique (Algérie), sort dn mont Allas, court au N. E. pendant 186 kil., et se jette dans la Méditerranée près de Bougie. On la nomme aussi Nazabath et Summan.

ADOVA, ville du Tigré, jadis capit. de tout l'empire, est la plus commerçante de l'Abyssinie. La loile de coton qu'on y fabrique circule comme monnaie dans tout le Tigré.

ADRAM ÉLECH, divinité des Assyriens et des habitante de Samarie. On faisait brûler des enfants sur se ~ autels.

ADRAM1TI , Adramyttium, ville de la Turquis d Asie (Anatolie), près de la côte orient, de l'Archipel, sur le golfe d'Adramîtl et presque vis-à-vis de l'île Métclin (l'ancienne LesbosV

ADRAMYTTIUM, ville de Mysie, auj. adrakiti.

ADRANA, auj. VEder, riv. de Germanie, affluent de la Fulda. Germanieus défit les Germains sur lw bords de cette riv., l'an 15 de J.-C.

ADRANUM, Aderno, v. de Sicile, anc. évêché.

ADRASTE, roi d'Argos, reçut à sa cour Polynlee, fils d'OEdipe, banni de Thèbes par Etéoclc, son frère: lui fit épouser Argie, sa fille, et marcha contre Thèbes, afin de le rétablir sur le trône. Cette guerre, dite des sept chefs, n'ayant pas réussi, Adraste arma plus tard les flls des guerriers morts devant Thèbes : ceux-ci prirent le nom d'Epigones, c.-à-d. survivants. Adraste perdit dans cette 2' guerre son (11b Egialée et mourut de la douleur que lui causa cette perte,

ADRASTEE, la même que Némésis. Voy. sémésis.

ADRETS (les), vill. du dép. de l'Isère, à 10 kil. E. de Grenoble. Pays du baron des Adrets.

ADRETS (François de Beaumont, baron des\ fameux chef de Huguenots, né en 1613, dans le Daupliiné, embrassa le parti de la réforme à la suite d'une querelle avec le duc de Guise, prit plusieurs villes sur les Catholiques, cl se signala par sa bravoure ; mais il déshonora ses Biircèa par sa cruauté envers les vaincus. U abandonna plus tard le parti des Protestant*, et passa du côté des Catholiques, par dépit de ce qu'on lui avait refusé le gouvernement du Lyonnais. Il mourut en 1686, également en horreur aux deux partis.

ADRIA, Hadna ou Adria chez les andens.ville de Vénétie, auj. dans le roy. Lombard-Vénitien, à 20 kil. E. de Rovigo, sur Us canal Bianco, fut fondée vers 1376 av.J.-C., par une colonie de Pélasges (Etrusques). Les Gaulois s en emparèrent ensuite et les Romains la détruisirent en partie ver» 213 av. J.-C. Celte ville;

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