‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 253 sur 567 · CHES · texte numérisé non relu

CHES

Traaro ; à S5 Ml. N . de MondoTl ; 1 1,000 hab. Jolie fille. Commerce en vin, grains, «oie. Cheraaoo fut une Tille libre jusqu'au xnr siècle; elle appartint depuis successivement aux rois de Naples (12<;<>). aux comtes et ducs de Savoie, aux Français (1796), et enfin aux rois de Sardaignc (1814). C'est auj. an des boulevards des Etats sardes.

CHERBOURG, peut-être le Coriattum des anciens, Carustturw x* siècle, v. et port du dep.de la Manche, cb.-l. du 1er arrond . de la marine ni lit. , sur une baie de la Manche, à 340 kil. N. 0. do Paris (361 par la route de Saint-Lô) : 19,315 hab. Superbe port militaire, le seul que nous ayons dans la Manche. Il peut contenir Su vaisseaux de ligne: il est défendu par plusieurs forts construits sur des tlots environnants, et dont les principaux sont le fort Royal et le fort de Querqueville. La rade est fermée par une digue immense, de 3,866 mètres. Outre le port mllita.re. il y a un portmarchand. Collège. Dentelles, bonneterie, raftlnerie de la soude de varee ; chantiers de eon4rurtion, etc. Vainement assiégée par Edouard III, r. d'Angleterre, en 1346, elle fut plus inrd livrée sus Anglais (1 4 1 8 ) par la trahison de son rç>u\erneur. Les Français la reprirent en 1450. I*» Anglais t'en emparèrent une seconde fois en 1758 et la ravagèrent. La construction de son port actuel date de 1808. — L'arr. de Cherbourg a 5cant. (Beanmont, Octeville, St-Plerre-Eglise, Les Tleux, plus Cherbourg), 73 comm., et 76.673 hab.

CHEHHRO. riv. de la Guinée Supérieure, sur la côte de Sierra-Lcone, baigne de* contrées fertiles, arrose la ville de Cherbro, se scinde en trois bras (Boum, Deong, Bagrou), et débouche dans l'Atlantique, ris-à-vis de I Ile de Cherbro. Elle prend aussi tes noms de Hio-das-Palmas et de Rio-Selboda.

CHKRKURY (lord). Voy. Herbert.

CHKRCHELL, lot, puis Julia Cœsarea, Tille d'Afrique (Algérie) sur la mer Méditerranée, à 95 kil. 0. d'Alger, dans la prov.de Mascara ;3, 050 hab Cette Tille, qui, sous lea Romain», faisait partie de la Mauritanie Césarienne , appartint au roi Juba-le- Jenne, qui la nomma Cœtarea en l'honneur d Auguste, son protecteur. Les Français s'en sont emparés au mois de mars 1840.

CIIEREAS (Camius), tribun d'une cohorte préto rirnne. délivra le monde de Caligula. Claude le 3t mettre a mort dés qu'il fut sur le trône, 41 de J.-C.

CHEBRBKRT, rot de Paris. Voy. carirert.

CHEREDIN, par corruption pour Kalr-Eddyn, plus connu sous le nom de Barberousse.

CHERI'A (EL) ou ARDEN, l'ancien Jourdain, riv. de Syrie (Damas), prend sa souiee dans l'Anliliban, et tombe dans la mer Morte. Voy. Jourdain.

CHERI BON. ville de l'île de Java, ch.-l. de la prov. (Jadis roy.) de Cberibon, sur une baie de la eôte N., par 106» 16' long. E., 6« 47' lat. S. Palais du sultan et hôtel du résident de la prov. Jadis grand commerce. On voit aux environs un* volcan qui fume encore. La prov. compte 100.000 hab. ^ CHERIF, nom arabe, qui signifie noble, eut un titre que prennent ceux qui descendent de Mahomet par sa Olle Fatime et son gendre Ali. Il est au&*i donné s|*Vialem«nt aux chefs de divers étals, notamment aux princes qui gouvernent La Mecque, et au'on nomme grands-chénfs, et aux souverains de Feu, de Maroc et de Tafllet. Les chéri fs, prétendus descendants de Mahomet, forment des familles aascx nombreuse* que I on trouve répandue» dan» la plupart de* éUti musulmans, lisse distinguent jwir on turban vert.— Voy. s'.ucrr.

CHERCHEES, tribu indienne dea Etats-Unis, habite le nord des étaU de Géorgie et d'Alabama, et le 8. E. du Tennessee. Leur nombre est évalué à 15,000 Individus. C'est le peuple indigène de l'Amérique septenti. le plus civilisé aujourd'hui.

CULHO.N (EUsabeUi-Sopuiej, bile U'uu peintre

en émail, née à Paris en 1648, morte en 1711, se dis» lingua dans la peinture, la musique et la poésie, et fut reçue en 1672 à l'Académie de Peinture et de Sculpture. Élevée dans la religion protestante, elle abjura. On estime sa Descente de Croix, d'après ZumbO; son Livre des principes à dessiner, 1706. Ses écrits sont : Essai de Psaumes et de Cantiques mis en vers, Paria, 1694, in-8; le Cantique oTBabacuc et le Psaume CM, trad. en vers français , et publiés en 1717, in-4, par Le Hay, ingénieur du roi, qui l'avait épousée ; tes Cerises renversées. Ce poème a été mis en vers latins par Raux, 1797, in-18.

cbéron (L.-Claude), né à Paris en 1758, mort en 1807, membre de l'Assemblée législative, puis préfet du département de la Vienne, cultiva la littérature avec quelque succès. 11 a composé plusieurs pièces de théâtre, dont les principales sont : Colon d'Vtique, Imité d'Addison, et le Tartufe de Mattcrs, imité de Sheridan (School for Scandai), 1805 ; on lui doit une bonne traduction de Tom Jones, 1804, 6 vol. in-12, et plusieurs Poésies fugitives.

chehon (madame), actrice de I Opéra, femme de Chéron, acteur estimé du même théâtre, a Tait une fort belle voix. Elle débuta en 1784, et fut quelque temps la rivale de madame Saint-Huberty.

CHERONEE, Cheronea, d'abord Arn*. aujourd'hui Kapréna, ville de l'anc. Béotie, au N. 0., sur les contins de la Phocide, est célèbre par plusieurs victoires : 1* des Béotiens sur les Athéniens, 447 av. J.-C; 2« de Philippe sur Athènes et Thèbea, 338 *v. J.-Cj 3° de Sylla sur ArchélaUs, général de Mithridate, 87 av. J.-C. Patrie de Plularque.

CHEROY, ch.-l. de cant. (Yonne), à 21 kil. 0. de Sens : 900 hab.

CHERSO, Crepaa, De et ville d lïlyrie (Trieste), dans l'Adriatique. La Tille a 3,400 hab. Bon port.

CHERSON, v. grecque deTanride, sur la côte occ., probabl. près de la ville art. de Sébastopol, était une colonie de l'Iléraclée-du-Pont et fut longtemps puissante. Attaquée par les Barbare», cl le se mit sous la protection de MithridaU,ptiis passa sous le jour des Romains. —C'est en souvenir de rette villeqoe le nom de K/tcrson aé»é donné à une ville de la Russie mérid.

CHERSONÉSE, mot grec qui veut dire presqu'île, désigne plus particulièrement certaines contrées :

chersonEse cimbrioue, auj. le Jutland, entre le 1 mer de Germanie et le Cadanus sinus (mer Baltiqua), ainsi appelée des Clmbres qui l'habitaient.

chersonèse de thrace, auj . presqu'île de Gallipoli, entre le golfe Mêlas et l'Hellespont ; villes : Sestnt, Callipolis, Lysimachie. Miltiade lui fit reconnaître la domination d'Athènes : mais celle-ci le perdit pendant la guerre du Péloponèee.

cbersonEse d'or, auj, la presqu'île de ou plutôt l'Inde Transgangétique tout entière.

crersonêse tactique, auj. la Crimée, entre le Pont-Euxin et le Paluh Méotide. Elle doit son nom aux Tauri, peuple Inhospitalier qui l'habitait et qui massacrait tous les étrangers qui venaient y aborder.

CHKRTSEY, ville d Angleterre (Surrey), sur le Tamise, à 53 kil. 0. de Londres ; 4,795 hab. Ancienne résidence de rois saxons.

CH FRESQUES, Cheruxci en latin, peuple de le Germanie, entre lo Wescr et l'Elbe, dans les duchés de Brunswick et la prov. de Lunebourg. Les Qicrusques, sous la conduite d'Hermann ou d'Armiiiius, taillèrent en pùVes les lésion» de Varus. st résistèrent longtemps aux armes de Germanicus. AlTaibli par les attaques continuelles des Lombards, ce peuple disparut vers le ur siècle, en se fondant dans la grande confédération des Francs. *

CHESAPEAK (baie de), grande Iwiie formée par l'Océan Atlantique sur la côte des Etats-Unis, dans les états de Virginie et de Marvland, |«ar 78» 2 -79« V long. 0., 27«-39« 35' lat. N., a 3I0KH. de lon«r«ur 50 de large; elle reuferuic beaucoup d'Iles et reçoit les

de la Susquehannah, du Potojnac, du Rappahannoc, etc. Lea villes de Baltimore et d'Annapolis sont sur cette baie. chesapeae - et - dklawa re (canal de). Voy. DE-

LAWARE.

CHESELDEN (William), chirurgien anglais, né en 1688 à Burrow, dans le comté de Leicester, mort k Londres en 1762, est auteur de traités estimés sur 1 anatomle (1713), sur la Taille de la pierre (1723) ; sur V Ostiographie (1732) : mais il s'est surtout fait un nom pour avoir le premier fait l'opération de la cataracte sur des aveugles-nés. Kn 1728, U rendit la tue à un jeune homme de 14 ans, et donna, dans un mémoire inséré dans les Transaction* philosophique», les plus intéressants détails sur les progrès du nouveau sens que ce jeune homme venait d acquérir.

CHESHAM, ville d'Angleterre (Buckingham), à 37 Ul. S. E. de Buckingham; 5,100 hab. Dentelles.

CHESHUNT, ville d'Angleterre (Hertford).à 1 1 kil. S.E. d'Hertford; 3,200 hab. Ancienne station romaine. Richard Cromwell s'y retira après son abdication.

CHESNE-POPULEUX (le), ch.-l. de cant. (Ardennes), sur le canal des Ardenncs, à 14 kil. N. de Vouiiers: 1,201 hab. C'est un des cinq passage» de l'Argonne.

CHESTER, Deva ou Cestria, ville d'Angleterre, ch.-l. du comté deChester, sur la Dee, à 270 kil. N. 0. de Londres; 21, 600 hab.; 4 grandes rues, prison remarquable, cbiteau-fort, construit par Guillaumele-Conquérant ; cathédrale, etc. Tabac, plomb à tirer, céruse ; chantiers de construction, etc. Grand commerce : 2 grandes foires. Evéché anglican.

chester (comté de), dans l'Angleterre septentrionale, sur la mer d'Irlande, au S. du comté de Lanças ter, au N. de ceux de Shrop et de Flint ; 82 kil. sur 48; 334,000 hab. Ch.-L, Chester. Agriculture florissante. Sel gemme et houille, etc. Fromages renommés. Tissus de sole, de coton, de toile ; rubans, boutons ; tanneries. — Ce pays, habité jadis par lea Cornavii, fit, sous les Romains, partie de la ,

FroT. Flavia Caesariensis. Guillaume-ie-Conquérant | a érigea en comté palatin , en faveur de son neveu m Hugues, et lui accorda de grands privilèges, que restreignit plus tard Henri Vill. Depuis Edouard III, te fils ainé du roi a toujours porté le titre de comte de Chester.

CHESTERFIELD, ville d'Angleterre (Derby), à 28 kil. N. de Derby ; 5,800 hab. Grande et vieille église, hôtel-de-ville. Forges, tapis, soieries, cotonnades ; souliers. Titre d'un comté nobiliaire. — Plusieurs villes des Etats-Unis portent le nom de Cheaterfleld. — On nomme Chesterfietd-lnlet un grand golfe de la mer d'Hudson, dans la Nouv.-Gallea septentrionale, qui a 22 kil. de large et s'avance de 440 kil. dans les terres.

CHESTERFlKLIi (Philippe dorier stanhope, comte de), connu comme homme d'esprit et comme le modèle du bon ton, né à Londres en 1694, mort en 1773, fut d'abord membre de la chambre des communes, entra dans celle des lords à la mort de son père (1726), et se fit remarquer dans toutes les deux par son éloquence insinuante. Il remplit avec succès les fonctions d'ambassadeur en Hollande, de viee-rol en Irlande, et de secrétaire d état. Il fut lié

CIÏEV

Paris, 1842 (par Am. Renée, 2 v.ia-12). Ses OEuv. Dut ôtépubl. a Londres, 1774, i v. in-4,et 1853, 5 v. iu-8.

CHEV AGNES, ch.-l. de cant. (Allier), à 15 kil. E. de Moulins ; 900 hab.

CHEV ALI ERS, ordre du peuple romain qui tenait le milieu entre les patriciens et les plébéiens. On les fait remonter jusqu à Komulns, mais ils ne formèrent un ordre constitué qu'au vj« siècle de Home. Leur nombre était illimité. Pour entrer dans ael ordre il fallait, sous les empereurs, posséder au moins 400,000 sesterces. Les chevaliers avaient le privilège d'avoir un cheval entretenu aux frais de l'état, de porter un anneau d'or, d'occuper dans les jeux publics les] 4 premiersslégea.Grncehus leur donna l'administration de la justice (122 av. J.-C.): àvlla la leur0ta(82); Pompée la leur rendit (70), en leùrassocianl les sénateurs et les tribuns du trésor, lis eurent la ferme des biens et des impôts de la république. — Au moyen âge le titre de chevalier appartenant de droit et exclusivement aux personnes noble» de nom et d'arme*; mais on n'y parvenait qu'après avoir passé par les rangs de varlel ou dameueau, de page et ii'écuyer. La réception d'un chevalier était accompagnée d'une foule de cérémonies destinées à rehausser l'éclat et l'Importance de ce titre , qui donnait droit à de nombreux privilèges. Les chevaliers seuls pouvaient porter bannière, paraître dans les tour* nois, et y disputer les prix, revCur un collier d'or et une armure dorée, placer une girouette sur le haut de leur manoir ; ils portaient dans leurs armoiries un sceau particulier ; ils prenaient la titre de mettire ou de monseigneur, et leurs femmes celui de madame. Eu échange de ces prérogatives, ils juraient de combattre partout l'injustice, d'être les défenseurs de la veuve et de l'orphelin, et d'obéir sans réserve aux ordres de leur dame et de leur roi. Le temps des croisades fut l'é|>oque la plus glorieuse de la chevalerie. Elle s'évanouit avec le régime féodal. — Dans les distinctions nobiliaires, le titre de chevalier désignait le plus intime degré de la noblesse, et venait après eeux de comte et de baron. — On depuis donné par extension le nom de

5 par ext

aecorecs

eux

tels que ceux de St-Michel, de la CHEVERN Y. You. cm verny.

CHE VERT (François de), brave général français, né à Verdun de parents pauvres, en 1696, mort en 17 «9, entra au service comme simple soldat. 11 était lieutenant-colonei lorsdu siègede Prague par le comte de Saxo en 1741 ; ce fut à lui que 1 on dut la prise de cette place. L'année suivante , il défendit cette même plaee pendant 18 jours, avec 1,800 hommes, contre toute l'armée autrichienne, et ne capitula qu'aux conditions les plus honorables. Nommé lieutenant-général. Il contribua puissamment au gain de la bâtante d'Hastenbeck en 1757.

CHEVILLON, ch.-l. de cant. (H .-Marne), à 14 kil. N. E. de Va-sy ; 860 hab.

CHEVIOT (monts), ehalne de montagnes qui sépare l'Angleterre de 1 Ecosse, et s'étend du N. E. au S. 0., depuis lea rives du Glen jusqu'à celles du Liddcl, sur une longueur de 76 kil. Les plus hautes cimes atteignent 812 mètres.

CHEVREAU (Urbain), écrivain, né à Loudun en 1613, mort en 1701, passa presque toute sa vie

avec lea hommes les plus distingués de l'Angleterre j voyages à la cour de Suède ou en Allemagne, et se

et de la France, particulièrement avec Voltaire et Montesquieu. On a de lui des discours, des morceaux détachée et «te» Lettres à son fils (enfant naturel né d'une Française, mort en 1768, k 36 ami, tA il lui donne des conseils sur sa conduite dans le monde, et sur ses études pendant un voyage qu il faisait sur le continent ; ces lettres sont écrites avec une élégance remarquable , mais elles contiennent une morale trop relâchée. Elles ont été traduites en français,

livra néanmoins avec succès à l'étude de* lettres. On a de lui des Œuvres miléex, U Haye, 171 7, ln-12; Chevrœana. Paris, |7(K»; Remarques >i/r les poésies de Malherbe, Saumur, 10KO. et plusieurs pièces de théâtre parmi lesquelles il Tant citer la Suite d te Mariage du Cid, tragi-comédie. 1638, in-12.

CHEN HEUSE, ch.-l. de canton (S« ine-et-Oise), à [3 kil. S.O. de Versailles, sur l'Yvette ; 1,700 hab.

près de là.— Chevreuse fut érigée en

Amsterdam. 1777, et | duché-peirie pour Claude de Lorraine (1678-1667) et

Page 1