‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 257 sur 567 · CHIN · texte numérisé non relu

CHIN

Mon, la queue d'un dragon, le corps d'une e, el vomissait de* tourbillon* de flammes

et de feu. Bellérophon combattit ce monstre par i'onlre d lobâtes, et le tu». La Chimère était, à ce

În'on croit, une des cimes du Cmgus, montagne e U Lycie, au sommet de laquelle était un volcan. Voy. l'article suivant.

CHIMÈRE, mont, de Lycie, une des cimes du CraguB, était san> doute volcanique; ce qui aura donné lieu au mtlhe de la Chimère, dont les trois tCtes vomissaient du feu. — You. ACRO-cÉRAirMKNS CHINAI. A DAN ou SA MAC, dernier roi de Ninive. monta sur le trône en 647 av. J.-C., se rendit méprisable par sa mollesse, et laissa les Scythes ravager ses états. Nabopolassar, gouverneur de Kabylone, allié avee Cyaxarc, roi des Mèdes, prit Ninive en 625 av. J.-C., et obligea Chinaladan à se donner la mort. Après lui, 4e royaume de Ninive fut réuni à celui de Babylone, fondé par Nabopolassar. CHlNALAPH,riv.derAfriqueanc.,auj. Iccheuf.

CHINCHILLA, Salaria, ville d'Espagne (Mnrcie), à 120 kil. N. 0. de Murcle; 4,600 hab. Chàteaufort. Commerce de soieries.

CHINE. On entend sous ce nom: !• toute l'élendue des contrées que comprend l'Empire chinois; 2° la Chine proprement dite.

empire cniNOis. Cet empire, appelé par les indigènes laih-ching-koun (le céleste empire) , forme an vaste et nuissant état, situé dans l'Asie orientale, entre G9°-14l» long E., 18°-6l° lat. N. H est borné au N. par le Turkestan et l'Asie russe ; à l'E. par les mers d'Okhotsk, du Japon, de la Chine; au S. par cette dernière, l'empire d'An-nam, le ru y. de Siam, l'empire Birman, les possessions anglaises et le roy. de Népal ; a 10. par la confédération des Seikhs et le Turkestan. Cette immen&r étendue de pays comprend près de 3,500 kil. du N. au S. et 8,000 de l'E. à 10. Sa population, que l'on a beaucoup exagérée, peut être évaluée à 340,000 000 d'hab.Ch.-l. général, Pékin. Les contrées que comprend l'empire chinois peuvent se partager ainsi : 1* Chine proprement dite ; 2° pays soumis : Mandchou rie, Mongolie, Thian-chan-pe-lou (ou Dzoungarit et pays des Kirghiz), Thian-chan-nan-lou (ou Petite-Boukharie), Khoukhounoor; 3W pays tributaires : Siuang (ou Thibeù, Deb-radjah (ou Bouton), roy. de Corée et roy. ou (les de Lieou-kieou.

crime proprement dite, en chinois Tien-hia (c.-à-d. ee qui est sous le ciel), Tchong-koue (l'empire du milieu), Tchong-hoa (la fleur du milieu], le Catay des voyageurs du moyen âge, vaste contrée de l'Asie et partie principale de l'empire chinois, comprise entre 10S°-I20» long. E. et 2l«-41« lat. N., a pour bornes : au N. la Mongolie, dont elle est séparée par une grande muraille de 2.S00 kil. : à 10., le pays du Khoukhounoor et le Thibel; au S. 0. le roy. de Siam et l'empire d'An-nam ; au S. E. et a l'E. le Grand Océan ; 2,800 kil du N. au S. et 2,900 de l'E. à 10; 170,000,000 hab. Ch.-L, Pékin. La Chine se divise en 18 prov. qui se partagent en cinq groupes:

1° Provinces sente nirionales

Pé-tchj-Ii, ch.-lieu Pékin, dit aussi Chun-lhian. Chan-si, Thaï-youan.

Chen-si, Si'an.

lan-sou, Lan-tchéou.

2° Provinces occidentale*.

fjeu-tchouan, Tching-tou.

Yan-nan, Yun-nan.

3° Provinces méridionales.

Ionang-si, KoueT-iin.

louang-toung, Kouang-tchéou (Canton).

4<> Prov. orientales ou maritime*.

Fou-kian, Fou-tchéoo.

Tche-kiang, Hang-théoa.

Kiang-soa, Kiang-ning (Nankin).

Ho-nan, An-hoéi, liou-pé, Kiang-si, Hou-nan Koue'

&• Provinces intérieures.

ch.-lieu KhaT-fung.

An-king. Wou-lchang Nan-tcnang.

Tchang-cha.

KoueT-yang.

Chaque province se subdivise en département (fou ) ; ceux-ci en arrondissements [tchéou) et en districts (hian). Il y a en outre un certain nombrt de districts qui relèvent immédiatement du gouverneur de la province; on les appelle tchy-li.

La Chine a de hautes montagnes, surtout à 10. et au S. Elle est arrosée par un grand nombre de fleuves dont les principaux sont le Hoang-ho (fleuve Jaune), et le Yang-lsé-kiang (fleuve Bleu), qui tous deux coulent de 10. à l'E. et se jettent dans le Grand-Océan. Le climat de la Chine varie suivant les latitudes, mais il est chaud en général ; les Imersy sont secs et les étés pluvieux. Le sol, qui est d'une fertilité extraordinaire, produit en abondance toutes les plantes tropicales, principalement le thé, le riz, le bambou, le eolon, la canne à sucre, le poivre, le tabac, le bétel, etc. ;on cultive dans h» prov. mérid. le palmier, le mûrier, le cocotier, le cèdre, l'érable, le cannellier, etc. On trouve dans la Chine l'éléphant, le rhinocéros, la vache de Tartarie. le tapir, le buffle, l'ours, le tigre, le léopard, la panthère et le musc. Parmi les oiseaux, on remarque les faisans et les oiseaux de paradis ; les poissons dorés appelés cyprins sont originaires de la Chine. Celle contrée |K>ssède de riches mines d'or, d'argent, de cuivre, de fer, de plomb, de mercure, de houille et de sel ; des carrières d'ardoise, de marbre, de lapis-lazuli, de cristal, de jaspe, etc. — Les Chinois sont en général de petite taille. Ils ont le teint jaune, la tête de forme conique et la figure triangulaire ; leurs sourcils sont placés très haut et presque sur une ligne droite; lancine du nés est très large et la lèvre supérieure fait saillie sur l'inférieure, lu sont sujets à une lèpre contagieuse qu'ils ne savent point guérir. Leur naturel est doux et pacifique, mais ils sont rusés et méfiants. L'agriculture est chci eux en honneur; elle reçoit du gouvernement de grands encouragements. Les arts mécaniques sont assez avancés; néanmoins, bien que les Chinois aient connu longtemps avant les Européens la boussole, l'imprimerie, la poudre à canon, leurs habitudes routinières les ont empêchés de perfectionner ces inventions. Leur architecture est bizarre, mais légère : le tracé de leurs jardins élégant. Quant à leur dessin, c'est une exacte el servile représentation de la nature, mais sans aucune perspective et dépourvue de toute espère d'art. Les sciences sont fort arriérées; les mathématiques, l'astronomie, l'histoire naturelle sont celles qui ont fait le plus de progrès. La littérature des Chinois est riche, variée, surtout en fait d'histoire, de romans, de pièces de théâtre ; nulle part les livres ni sont plus nombreux et à meilleur marché. Les deux langues principales sont le mandchou et le chinois, qui a longtemps passé pour la langue la plus difficile du monde. L'écriture est une langue à part, et, comme nos chiffres, elle exprime : non les sons, mai; les idées ; on n'y compte pas moins de 100,000 caractères : très peu de personnes les connaissent tous. — L'industrie est très active chez leaaChiiiois; Us excellent dans la fabrication de la porcelaine, dans les vernis, les papiers de soie et de tenture, l'encre de Chine, les soieries, les nankins et autres tissus. Ils exécutent avee une perfection inimitable les ouvrages de laque, d ivoire et de bambou, les figurines, les Instruments de musique et les fleurs artificielles. Le commerce extérieur est très restreint ; le port de Canton était seul ouvert aux étrangers; on va joint en 1842 Fou-tcheou, Amoy,Ning -po, Chang-hai. Is commerce Int. se fait par les fleuves et canaux, et em-

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ploie an nombre infini d'habitants qal Tirent sur de» barques ou jonques, dont la multitude forme en certaines localités des Tilles flottantes. — Le gou vernement est monarchique et absolu, mais tempéré par le droit d* représentation accordé à certaines classes de magistrats et par l'obligation où est l'empereur de ne i hoisir ses ministres que dans le corps des lettrés et '1 après des règles fixées. Les lettrés, qui sont au nombre de 500,000 enTiron, forment, avec les officiers militaires, la noblesse de l'état. Us ne reçoivent ce titre de lettré qu'après un examen : eux seuls ont le droit de prétendre aux emplois publics et au titre de mandarins. (Voy. mandarins.) Après la classe des lettrés Tient celle des agriculteurs , puis en troisième elquatrième rangs le* industriels et les commerçants. L'empereur est chef de la religion en même temps que de l'état. Il réside d'ordinaire à Pékin , mais dans l'été il habite Ikhe-hol dans la Mongolie. Les appointements des employés de l'étal et la solde de l'armée sont payés moitié en arpent, moitié en nature. On évaluables forces militaires i 750.000 hommes, mais ces troupe.» sont mal armées et mai exercées; leur artillerie est très mauvaise et la tactique peu savante. — Trois cultes différents régnent en Chine : 1° celui de Confucius {Koung-jou-tsèe) ou des Lettrés, qui est la religion de l'étal et celle des classes les plus élevées; ce culte reconnaît un Être suprême ; il a des temples, mais point de prêtres (l'empereur seul remplit les devoirs religieux au nom de tout le peuple) ; ce culte recommande surtout la piété filiale, le respect pour la vieillesse et le culte des morts. 2a Celui de Tao-tsi ou de la raison primitive, culte de la raison, établi 600 ans av. notre ère par le philosophe Ijio-Tseu, mais qui a dégénéré en une sorte de polythéisme. Les prêtres de cette religion s'occupent de magie cl d'astrologie. 3* Celui de Bouddha, en chinois Fo~tho, et par abréviation Fo (Voy, bouddhisme). On trouve aussi dans la Chine des Musulmans, des Juifs et quelques Chrétiens. qui sont pour la plupart des Chinois convertis par les Jésuites.

Histoire. Les Chinois donnent à leur histoire une antiquité merveilleuse : leurs annales ne comprendraient pas moins de 80 à 100,000 ans. Cependant on peut raisonnablement placer vers le xxx* siècle av. J.-C. l'existence de ro-hl, leur premier législateur, et celle de Yen-ti ou Ching-nong, leur premier agriculteur. C'est à partir de l'an 2637, sous le règne de Houang-ti, 3* souverain de la Chine, que les Chinois font commencer leur ère historique et qu ils comptent leurs cycles, dont la durée est de 60 ans. L'histoire nomme six successeurs de Houang-li (parmi lesquels on dislingue Yao), jusqu'à l'an 2197, époque de l'avènement de Yu, chef de la dynastie Hia, 1" dynastie impériale. Du x» au nr siècle avant J.-C., sous la dynastie des Tchéou-kue, c.-à-d. des rois combattants, la Chine fut morcelée en un nombre infini d états indépendants, perpétuellement en guerre les uns contre les autres. Enfin l'an 247 av. J.-C., Thsin-chihoang-ti, de la dynastie desThsin, réunit loute la Chine sous son empire, repoussa 1m invasions des Mongols et construisit la grande muraille, qui sépare la Chine de la Mongolie, 214. A la dvnasliedcs Thsin succéda celle desHan (de 202 avant J.-C. à 226 après J.-C.): elle agrandit 1 empire par de vastes conquête!*, encouragea les sciences et les lettres, cl fil recueillir les ouvrages de Confucius, mort l'an 479 avant J.-C. Au il* siècle de notre ère, époque des grandes migrations des nations de l'Asie, la Chine eut à subir plusieurs invasions et finit par se diviser en deux empires: celui du nord, où régnèrent simultanément les Coél, le Pé-tsi, les Héou-tchéou ; et celui du sud, où se succédèrent les dynasties des Song, des T*i, des Liang, des Tehin et de* Soui. Os deux empires furent enfin réunis sous l'empereur U-ang (618). fondateur de la dynastie Tang, qui

conserva le pouvoir pendant trois siècles. Du rx« au xiu* siècle, la Chine fut ravagée yr les in rasions continuelles des Mongols et des Tarlares. En 1225, les Tartarer avaient conquis toute la partie septentrionale de la Chine jusqu'au fleuve Bleu et avaient soumis à un tribut les rois de la dynastie Song qui occultaient les prorinces au S. de ce fleure. Ceux-ci appelèrent à leur secours les Mongols: Kublaï-Khan, leur chef, repoussa en effet les Tarlares (1260), mais il chassa bientôt après les rois Song eux-mêmes, et devint ainsi maître de la Chine entière : il fonda la dynastie Yen (1279). Les pv'.nces de cette dynastie respectèrent les mœurs et les usages du peuple vaincu s cependant ils ne purent longtemps maintenir leur domination, et, soos le règne de Choun-ti (1360), un Chinois nommé Chou souleva toute la population contre les étrangers, expulsa les Mongols et monta sur le trône sous le nom de Taï-Uou. Ses successeurs, appelés Mings, régnèrent jusqu'en 1644, et furent presque tous des princes distingués. C'est sous le règne de l'un d'eux, Ou-tsoung, que les Portugais abordèrent pour la première fois à Macao, en 1514, et obtinrent le droit de commercer arec la Chine. Enfin, par une dernière révolution, les Tarlares Mandchoux, a qui l'empereur Chin-tsong avait permis, depuis l'an 1573, de s'établir dans les provinces septentrionales de la Chine, s'emparèrent de Pékin, el détrônèrent le prince régnant, Tchang-li : leur chef, Choun-lchi, se fit alors proclamer empereur de toute la Chine (1644). Ses descendants y régnent encore aujourd'hui. C'est surtout sous la dynastie mandchoue que l'empire chinois a allcint l'immense étendue qu'il possède actuellement. Kang-hi ( 1662-1 72;j) soumit loute la Mongolie et l'Ile For-, mose. Kien-long (1735) conquit le Thibel, le Kachgar, la Dzoungaric, et étendit son empire jusqu'à la Boukharie el les frontières de l'IIindoustan; il essaya, mais en vain, de soumettre l'empire Birman. En 1795. il abdiqua en faveur de son fils Kia-king dont le règne fut troublé par des séditions continuelles. Enfin en 1820, Mian-ning, fils de ce dernier, surnommé Tao-kouang xpltndeur dt la raison), lui succéda. Ce prince ne craignit point, en 1840, de déclarer la guerre aux Anglais, qui, malgré ses défenses, avaient importé de l'opium dans ses états : celte guerre s est. après une faible résistance des Chinois,terminéeà larantage de l'Angleterre août 1 S i 2). Dynasties et souverains de la Chine.

Fo-hi, env. 3u00av.J.-C.

Yen-ti ou Ching-nong, 2838 Houang-li, 2698 Chao-hao, 2598 Tchoucn-hio, 251 4

Ti-ko, 2436 Yao, 2357 Choun, 2255 1 " dynastie, Hia, 17 règnes, 2 1 97

2* — Chang, 28 — 1766

3« Tchéou, 36 — 1122 4- Thsin, 3 — 247

5* — Han. 25 — 20îoa 197.

6* — Tehéou-han, 9 — 226 ap. J.-C- 7« - Tsin. 14 — 264

8* Song, 7 — 419

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