Église chaldéenne, Nestoriens
4. Eg'isc monophysite ou eutychéenne ; Coptes, Jacnbitcs; Arméniens schismatique*.
II. Chrétiens qui ne reconnaissent point d'autre autorité que celle de l'Écriture :
Unitaires ou Anti-Trinitaires.
Unitaires proprement dits, Ariens, Sociniens. Trinitaires ,
1° Protestants: Luthériens. Zwinglions, Calvinistes, dits aussi Réformés ou Huguenots, Annulions ou Remontrants. Presbytériens, Indépendants, Puritains, Evangéliquos;
2" Anglicans ou Épiscopaux, Dissenlcrs ou Non- Conformistes;
3' Mystiques ou Enthousiastes : Congrégaliona- Hstes, Anabaptistes, Mennnniles ou Baptisles, Quakers, Moraves ou Hernhutters, Swedenborgiens, Méthodistes, Mormons. ( Voy. pour plus de détails chacun de ces mots en particulier, et pour l'hist. générale de larclig. chrétienne, l'art, christianisme.)
Les Catholiques romains sont répandus sur toutes les parties du globe; a eux seuls ils comptent environ 150 millions d'âmes. Les sociétés dissidentes, répandues surtout en Kurope et dans l'Amérique du Nord, comptent env . 121 millions d'adhérents, dont C2 pour les églises d'Orient et 59 pour les diverses communautés protestantes.
chrétiens de saint-tho«as, schismatlques nestorlons, qui habitaient leslndes orientales et étaient soumis au patriarche de Bahylone. Ils sont ainsi nommes parce qu'ils prétendaient avoir reçu l'Evangile par l'intermédiaire de saint Thomas. Ils ne
l'eucharistie et l'ordre, et toléraient le mariage des prêtres. Découverts parles Portugais â leur arrivée sur la côte de Malabar. Ils sont, pour la plupart, réunis dcp. 1599 à l'Église romaine.
CHRIST (ordre du), ordre religieux et militaire, institué en 1318, par Denis I, roi de Portugal, pour garantir les frontières des Algarves contre les invasions des Maures. Cet ordre rendit de très-grands services dans les guerres des Chrétiens contre les Infidèles. Ce n'est plus auj. qu'un ordre honorifique. CHRIST (chevaliers dc).| Voy. porte-glaives). CHRISTCHURCH,ville d'Angleterre (Southampton), sur l'Avon, à 13 kil. S. de Ringwood ; 6,000 hab. Bas de soie tricotés, chaînes de montres. Pèche de saumons.
CHRISTIAN ou CHRISTIERN I, roi de Danemark, succéda en 1448 à Christophe de Bavière. En 1449, il se fit élire roi de Norwége, et en 1456 roi de Suède. Mais il n'eut guère dans ce dernier pays qu'un titre sans puissance, et en 1463 il en fut entièrement chassé par Charles Canutson. Rentré dans ses États de Danemark, 11 se fit bénir parsa douceur et ses libéralités. Il mourut en 1483.
Christian ii , surnommé le Cruel, fils du roi Jean, succéda à son père en 1513 sur le trône de Danemark, et se fit, en 1520, couronner roi de Suède. Les cruautés qu'il exerça dans ce dernier pays lui aliénèrent tous les esprits, et il fut déposé à la suite d 'un soulèvement excité par Gustave YVasa. Presque on même temps, et par les mêmes motifs, il perdit le trônedeDanemark(1523|. Il m. en prison en 1559.
Christian m, roi de 1539 a 1 559, fils et success. de Frédéric I,ne fut reconnu qu'après une guerre sanglante, introduisit le luthéranisme en Danemark, et emprisonna losévêq. catholiques. Du reste, il protégea les sciences, les lettres, et fil prospérer ses États.
chritian iv, roi de Danemark, né en 1577, succéda en 1588 à son père Frédéric II, et mourut en 1648. Il fit la guerre avec des succès variés aux Suédois, et fut élu chef de la ligue des princes prolestants (1625 -, -ii.ii fui [..il lu par ! illy à Lutter en 1526elslgnalapaix humil.de Lubcck. Malgré ccsrev.ilemp. la réputation d'un général habile. A l'égard de ses sujets.il montra toutes les qualités d'un grand roi; favorisa le commerce, l'industrie; bâtit de nouvelles villes, et laissa le Danemark paisible et heureux.
Christian v, roi de Danemark, p.-f. du préc.né en 1646, mort en 1699, succéda à son père Frédéric III en 1670. En 1673, il s'allia avec les Hollandais contre Louis XIV, et déclara la guerre à la Suède. Il enleva la Poméranie à cette dernière puissance, mais ii rendit cette conquête par la paix de 1679. Au milieu des guerres qu'il eutà soutenir, il donna au Danemark le code de lois qui le régit encore aujourd'hui.
Christian vi, roi de Danemark, né en 1699, mort en 1746, succéda à son père Frédéric IV, en 1730. Pendant son règne, le Danemark jouit d'une tranquillité parfaite; Copenhague, détruite en partie par un incendieen 1728, fut rebâtie avec une grande magnificence.
Christian vu, roi de Danemark, né en 1749, succéda à son père Frédéric V, en 1766. Il épousa la même annéeCaroline-Mathilde, soeur deGoorgclII, roi d'Angleterre. Il prit pour ministre, en 1770. son médecin Struensée, qui bientôt le domina, mais au bout de deux ans, ce ministre, que l'on soupçonnait d'avoir des liaisons crimlnolles avec la jeune reine Malhilde, fut disgracié et mis à mort, el toute l'autorité passa aux mains de la reine douairière, Julie- Marie de Brunswick. La On de son règne fut malheureuse : Copenhague fut bombardée el prise par les Anglais (1807). Forcé de fuir, Christian alla mourir à Rendsbourg (Holslein), en 1808. Dans ses dernières années, ce prince était tombé en enfance, reconnaissaient que trois sacrements : le baptême, j CHRISTIANA, ville des États-Unis (Delawarc), à
CffRI
60 UL N. de Dover: 8.400 hab. Grand de farines avec PhUadelphie. Cette ville fut fondée par de* Suédois en 1640.
CHRISTIANIA, capit. de toute la Norvège et en particulier du bailliage d'Aggerhuus, à 426 kil. 0. de Stockholm, par 8» 28" long. E.. 69° 55" lat. N., au fond de la baie de Christiania; 21,000 hab. Évêché. Plusieurs Joli» édifices : hôtel -de -ville, bourse, etc. Université, école militaire, école de commerce, observatoire, bibliothèque. Tanneries,
Spctcries, etc. Commerce de bob de construction, r, cuivre, goudron, poisson sec, etc. — Christiania a été bâtie en 1624 par Christian IV, roi de Danemark , sur l'emplacement de la ville d'OpsIo qui avait été brûlée. L'Lniversité date seulementdel813.
CHRISTIANISME, la seule vraie rengion, révélée par J.-C, qu'elle reconnaît pour fondateur. Aprëi. ta mort et la résurrection du Sauveur, l'an 33, ses douze apôtres prêchèrent l'évangile aux Juifs et aux Gentils. Saint Pierre établit des communautés de Chrétiens à Jérusalem, à Antioche et dans d'autres Tilles d'Asie; puis il se rendit à Rome, et y fixa dès lors le siège de la primauté apostolique (Saint- Siège), primauté qui s'étend sur l'Eglise tout entière. De son eotè, saint Paul opéra, surtout parmi les Païens, un grand nombre de conversions, et mérita le titre A' Apôtre des Gentils. Après avoir parcouru 1 Asie- M i iieure et la Grèce, il vint à Rome, où il subit le martyre sous Néron {67). D'autres apôtres répandirent |>eu à peu dans les diverses province* de l'empire romain les doctrines du christianisme. Les progrès de la nouvelle religion soulevèrent contre elle la haine des Païens, et les fidèles eurent à éprouver de nombreuses persécutions. On en compte 10 : sous Néron (64-68), Domitien (96), Trajan (106),
Septime-Sévère ( 1 99-20 V,, ius ou Dèce (260-262), Valérien (258-2601, Aurélien (276), Dioclétlen (303-3 13): l'avènement de ce dernier persécuteur a été nommé Yère des Martyrs. Des sophistes et des imposteurs (Simon-le-Mogicien, Apollonius de Tymes, etc.) prétendirent égaler les miracles de la nouvelle religion. De nombreux hérétiques ( les Gnostiques au H» siècle, Manès et les Sabelliens au III* siècle, Arius, Donal, Pélage, Nestoriua, Eutychès et Maron du iv* au vi» siècle), essayèrent de corrompre la pureté de la foi. Mais la religion triompha de tous ces obstacles par la constance de ses martyrs et par l'éloquence de ses apologistes et des Pères de l'Eglise, tels que Laclancc, Tertullien , saint Grégoire de Naxianze. saint Basile, saint Jean Chrysostôme, saint Athanase, saint Ambroise, saint Jérôme, saint Augustin, etc. Enfin, l'empereur Constantin, par le célèbre édit de Milan, 313, Ut de la religion chrétienne la religion de l'empire, et la foi catholique fut solennellement formulée dans le symbole du concile de Nirée (326). Depuis celte époque, le christianisme eut trois grands travaux à remplir: combattre les hérésies, convertir à ses doctrines les barbares, conserver et répandre les lumières de la civilisation.
Marc-Aurèle (160-177), Maximin (236-238), Déc
outre , l'église fut déchiréeau tx* siècle par le schisme de Photius, qui en 868 sépara l'église grecque de l'égUse latine. Les principales hérésies que le christianisme eut à combattre au moyen âge, furent, avec l'arianisme, celle des Iconoclastes qui troublèrent l'emrure d'Orient pendant les vur et ix« siècles : celle des V audois eldes Albigeois en Franceau xir» siècle : celles de I Anglais Wiclef, de Jérôme de Prague et de Jean Mus» au xv* siècle. En outre, un nouveau schisme, connu -ous le nom d< ■ •■< ht ■•vie d'Occident on grand tchisme, troubla la paix de l'Eglise pendant 71 ans (1378- I4i9y, en opposant pontifes à pot.ure*. Néanmoins, c'est pendant le moyen âge que l'autorité ecclésiastique exerça le plus d'influence; la puissance : pirituelle soutint h cette époque de longues luttes contre la puissance temporelle, et pendant quelque temps même elle eut le dessus (Yoy. investiture, bi lles). Mais il s'établit bientôt des abus que le concile de Constance (1414) et celui de Baie (1431) essuyèrent vainement de réformer. Enfin des ordres monastiques célèbres, les Bénédictins au vi* siècle, les Bernardins (1098), les Trappistes (1140), les Mathurins (1199), les Carmes (1206), les Franciscains ou Cordelière M208), les Dominicains ou Jacobites (1215;, les Lélestins (I2ii), les Augustin! (1266), etc., exercèrent une puissante influence sur la civilisation en s'occupant soit de former des prédicateurs chargés d aller convertir les Barbares, soit de défricher les terres incultes, ou d enseigner les connaissances dont ils étaient seuls dépositaires. D autres ordres, les Hospitaliers ou Johannites (1 100), les Templiers (1118), les chevaliers Teuloniqucs en Judée (I190J, le. Port. -t. Lu '.es en Ltvonie( 1202;, les chevaliers u Alcantara.de Calatrava, deSan-lago.de l'ordre du Christ, d'Avis, en Espagne et en Portugal, furent établis pour combattre les Infidèles. Dans les temps modernes, la découverte de l'Amérique a étendu sur un» nouveau monde l'empire du christianisme, et le zèle des missionnaires , surtout des Jésuites, a porté chez tous les peuples barbares les lumières ■ le la foi ehrélienne. Mais au XW siècle, le catholicisme a vu s'élever des hérésies puissantes. Luther donna le signal eu 1517 : il prêcha ce qu'il appelait la Réforme , qui sépara de l'Eglise plusieurs des nations enrétiennes. Zwingle en 1619, Calvin en 1636, d. \inrent les chers de diverses sectes qui, malgré les eftortsdu concile de Trente (1663), cessèrent de reconnaître, en matière de foi, d'autre autorité que ceilede la Bible. Après eux, les sectes réformée» se sont multipliées nresqu'à l'infini : les principales, avec celles des Luthériens et des Calvinistes , sont les Arminiens , les Anabaptistes, les Anglicans, les Presbytériens, les Indépendants, les Puritains, les Quakers les Moraves, les Méthodistes, etc. {Voy. chrétiens.) Les puissances catholiques, après avoir essayé longlemps de déraciner l'hérésie, soit par la persuasion, soit par la force [Voy. trente ans (guerre de), inquisition, saint-Barthélémy, etc.), finirent par accorder la liberté de conscience'. Auj. les membres des diverses sectes vivent en paix dans les payscatho-
tèrent U foi orthodoxe. Les Francs furent convertis
tous Clovls (496), les Irlandais et les Anglo-Saxons a U fin du n> siècle, les Allemands au TOI» siècle. Les
nlea du nord, les Danoix. les Suédois, lui Polonais, uas**, atns» que les Hongrois, les Bulgares, embrassèrent la foi du ix* au xv» siècle. Le christianisme Qt moins de conquêtes en Asie : il dominait dans l'Arménie, où il subsiste encore : mais il fut presque anéanti en Perse par la persécution . et les victoires desMahométarJ lui ravirent la plusgrande partie des contrées de l'Asie et de l'Afrique au vu* siècle. En
CHKISTIANSFELD, ville du Danemark (Slcswig), à 9 kil. 0. du Pelit-Belt ; 600 hab. Jolie ville : manufactures. Elle fut fondée en 1773, par une colonie de frères Moraves.
CHRIST1ANS-OE. petites îles du Danemark, dans la mer Baltique, près de Bornholm. La plus grande se nomme Christians-OE.
CHRISTIANSTAD , ville et port de Suède (Gothie) , ch.-l. d'un gouvernement du même nom, sur l'Helgea, près de son embouchure dans la mer Baltique, par 11« 49' long. E., 66* 1' lat. N. : 3.000
Mil;*
hab. Place forte. Quelque industrie. Commerça. Le ! gouvernement de Chrislianstad est formée d'une partie de la Scanie. — La ville de Chrutianslad fut fondée en 161 i par Christian IV, roi de Danemark. Le* Suédois l'assiégèrent inutilement en 1644, mais 1U la prirent plus tard. Les Danois s en emparèrent en 1676 : mai* Charles XI la reprit l'année suivante.
christianstad, ch.-l. de l'Ile Sainte-Croix (Antille Danoise), sur la côte S.: 5,000 hab. Commerce.
CHRIST! ANSUND, ville de la Norwége (Nordenflelds), ch.-l. du bailliage de Romsdal , à 130 kil. S. 0. de Drontheim, sur trois petites Iles; 1,600 hab. Pèche, abondante. Cette ville fut fondée en 1734 par Christian VI, roi de Danemark. CHRISTIERN.roia de Danemark. Voy. Christian. CHRISTINE (sainle), vierge et martyre, était, soitm la légende, Aile d'un païen, nommé Urbain, gouverneur d'une ville de Toscane, et fut mise à mort bous le règne de Dioclélien. On ne sait rien de sa vie. Sa fête est célébrée le 24 juillet.
Christine de FisAN , femme poète, née à Venise mar li, succéda i son frère A bel en 1262. 11 fut en 1363, m. en 1415, fut amenée en France dans son cesse en lutte arec les évèques de sou roy., surtout enfance par son |-cj e, que Charles V avait appelé .m- avec l'arc hev. de Lunden. 11 m. à Riben en 1259 : on près de lui (tour être son astrologue , et épousa un prétendit qu'il avait été empoisonné «ian« rn festin. Français de distinction. Restée veuve de bonne heure Christophe h, roi de Danemark. Ills d'Eric Ml,
succéda en 1320 à son frère Eric VI II. el fut déposé
CHR1STMAS, fie du Grand Océan équinexial, par 1* 45' lat. N. et 160* S' long. E. ; 85 kil. de tour. Elle fut ainsi nommée par Cook , parce qu'il la vit pour la première fois le jour de Noël (en anglais ChrUtma*) de l'année 1 777.
CHRISTOPHE (saint), Christophorus , e.-a-d. Porte-Christ, natif de Syrie ou de Palestine, subit, à ce que l'on croit, le martvre >nii* Déce vers 250. dans l'Asie Mineure. On le fête le 25 juillet.— La Légende raconte sur ce saint, dont h. vie esl peu connue, mille choses extraordinaires :on en a fait l'Hercule chrétien, cton le représente, sans doute par allusion* son nom, portant le Christ sur ses épaules. On voyait jadis à l'entrée de N.-Dame de Pans une statue colossale de ce saint, qui futabattue dans le siècledercier.
chhistophe , empereur d'Orient, fils de Romain 1, fut associé par son père à l'empire en 919. avec ses deux frère» Etienne et Constantin VIII. Il mourut en 931, sans avoir rien fait de remarquable.
Christophe l, roi de Danemark, fils de Walde-
' rançai
et accablée de malheurs, elle chercha une consolation dans les lettres et composa des poésies et des nouvelles qui lui firent bientôt un nom et lui attirèrent la faveur de plusieurs princes. Elle a laissé des ballades, des lais, virelais, des rondeaux, de petits poèmes, tels que le Débat des deux amant», le Litre des trois jugements, le Chemin de longue étude, les Dus moraux, etc. ; et des ouvrages en prose, Y Histoire de Char Us V, la Vision de Christine de Pis an, la Cité des Dames ou les Cent Histoires de Troie. Une partie de ces productions se trouve dans la Collection des meilleurs ouvrages composés par des dames. Quelques-uns ont été traduits de la langue romance en français et publiés à part, Paris, 1522, 1536, 1549, rte. Christine DE France, Olle de Henri IV et de
en 1326, après s'être aliéné l'esprit de tous ses sujets par sa perfidie et ses cruautés. Il parvint cependant à reconquérir une partie de ses états ; mais il fut excommunié et tomba dans un mépris pénéral. 11 m. en 1 334; son fils (Wald. IV) régna dep. 1 340.
Christophe ni, roi de Danetnarck et de Suède, fils de Jean de Bavière et neveu d'Eric IX, fut élu roi de Danemarek en 1440. de Suède en 1441, et de Norwége en 1442. 11 donna au Danemarek et à la Suède des lois qui ont été en vigueur dans ce dernier pays jusque vers le milieu du xvill* siècle. Il mourut en 1448.
Christophe (Henri) , homme noir , roi d Haïti ( Saint-Domingue ) sous le nom de Henri I , né en
Marie de Médicis, née en 1606. morte en 1663. épousa 11767. se signala dans I insurrection de î*i'"l-,,°- Victor-Amédée. duc de Savoie, en 161 9. Restée veuve minirue en I t en 1637 , elle fut régente de Savoie pendant la minorité de son fils Charles-Emmanuel II, et gouverna avec beaucoup de prudence et de fermeté ; elle fit rentrer dans le devoir le prince Thomas, son beaufrère, qui lui disputait la régence.
CHRISTINE, reine de Suède, née en 1G26, succéda à Sun père Gustave-Adolphe, qui avait péri à la bataille de LuUen, en 1632. Elle se mil à la tête des affaires en 1644, et jusque vers l'année 1649 elle régna avec sagesse el avec quelque éclat, grâce aux conseils d'un ministre habile, le comte d'Oxenstiern. Mais à cette époque elle éloigna ses plus sage* ministres, s'entoura d'hommes corrompus, et bientôt de grands embarras se manifestèrent dans l'administration. Lasse de cet état de choses, .die abdiqua eu 1654 en faveur de Charles-Gustave, son cousin ; elle n'avait que 28 ans. Elle voyagea ensuite dans diverses parties de l'Europe, abjura le luthéranisme , passa quelque temps en France où die se souilla du meurtre de Monaldeschi, son écuyer et son amant (1657); puis alla se fixer à Rome, où elle mourut en 1689. Christine avait reçu une éducation brillante, et toute sa vie elle professa pour les sciences, les lettres et les arts une espèce de culte. Pendant son règne, elle avait attiré auprès d'elle de* hommes illustres, entre autres Descarie*. Elle a laissé quelques écrits qui ont été. pour la plupart, recueillis dans les Mémoire* d'Archenholz , Amsterdam. 1*51-59, 4 vol. in-4. Lacombe a donné la Vie de Christine, et d'Alembert des Réflexion* el anecdote* sur celte reine.
CHRISTINESTAD, ville de la Russie d Europe (Finlande), à 90 kil. S. de Wasa; 1150 hab. Bon port sur l« golfe ds Botnie. Fondée en 1049.
par Toussaint, il déf. en 1802 leCapcontre tes Franc., mit à mort Dessallnes, de concert avec Pétion, se fit nrocl présid.enl806;pritenl8U letitred'empereur, régna 9 ans, malgré l'opnos. de Pétion et de Boyer, et gouverni avec fermeté. Mais en 1820 une insurrection éclata parmi ses sujets el il se donna luimême la mort pour ne pas la recevoir. Voulant copier les rois de l'Europe, il créa une noblesse et dei institutions féodale* qui le rendirent ridicule.
CHRUDIM, ville de Bohême, ch.-l. d'un cercle de même nom, à 97 kil. 0. de Prague ; 4.500 hab. Grand commerce de chevaux. — Le cercle de Chrudim a 95 kil. sur 40, el 250,000 hab.
CHRYSÉIS, fille de Chrysè*. prêtre d Apollon, fut prise par Achille au sac de Lyrncsse et échut en partage à Agamemnon. Ce prince n ayanl pas voulu la rendre à son père qui étail venu le supplier dans son camp, Apollon vengea son prêtre en frappant l'armée des tirées d une peste terrible ; te fléau ne cessa que quand Agamemnon eut rendu Chryséls à son père. Cet événement est chanté par Homère au début de l'Iliade.
CHRYS1PPE, philosophe stoïcien, né en Lilicie, | Soles, ou à Tarse, l'an 2*0 nv. J -<:.. mort vers 208, succéda à Cléantlm dans renseignement et fu* regardé comme la retenue du Portique: il comiwttit les Epicuriens et les Académiciens, et eut pour principal adversaire Carnéadc. H cultiva la dialectique et |»ussa quelquefois la subtilité jusqu'à l'ctcù». On lui utribue l'invention de plusieurs sophisnios, entre autres de celui dit le crocodile. Il ue reste rien de ses nombreux ouvrages. Cicéron a imité dans se* Offices un de ses traité* de morale. C11RYS0L0RAS (Emmanuel), savant grec du
CHYI
CIBA
l'H* siècle, fui envoyé en Europe par l'empereur de Conttantinople, Jean II Paléoiopue, pour implorer l' assistance des princes chrétiens contre les Turcs. Il enseigna ensuite à Florence, à Venise, a Pavie et à Rome, et Tut le principal restaurateur des belles-lettres en Italie. Il mourut à Constance en 1415, à 47 ans. On a de lui une Grammaire
Îreeque, sous le titre d' Erotemata (Interrogations), errare, 164)0. in-8 ; des Lettre» , des Discours, etc. CHRYSOPOLIS, Scutari? t. de BHhynie, en face de Byiance. où s'embarquèrent les Dix-mille Grecs. CHRYSOSTOME (dion). Voy. dion.
CHKTSOSTÔME (saillt JEANj. Voy. JEAN.
CJiUCUlTO, ville du Pérou ( Cuico), ch.-l. d'une province de même nom, sur le bord N. du lac de Cbucuito (plus communément lac Titicaca;, par 72» 50' long. 0., 16» 36' lat. S. ; a eu 30,000 h.
CHUN-KHING, départ, et ville de la Chine, dans la province de Sxu-Tchouan, par 30* 49' latil. N., 103° 46' long. E. On y élève des vers a soie; marais salant».
chcn-ning , départ, et ville de la Chine, dans la prov.de Yun-Nan, par 24» 37' lat. N., 97» 43' long. E.
G hun— te, départ, et ville de la Chine, dans la province de Pe-Tchy-h. La ville est à 360 kil. S. 0. de Piiking. On trouve dans ce département du sable très On qui sert à polir les pierres précieuses, et des pierres de touche.
CHUQUISACA ou CHARCAS (dite aussi la Plata, c.-4-d. t Argent , à cause des mines d'argent qui ■ont aux environs), vide capil. de la république de Bolivie, dans l'Amérique du Sud, ch.-l. du dé— de Chuquisaca, par 19* 32' lat. S.. 67° 30' 0.; 17,000 hab. environ. Archevêché. Belle cathéd.; monum.du trén.Nucre. H v fut conclu en 1 BM un traité de commerce entre lai rance et la Huitvie Consul franc.— Le dép.deCh., situé entrait Pérou au N., le Brésil à i'E., le Paraguay et le pays des Chiquitos , au S. , les dép. de la Pai et de Potori à 10., a 880 kil. de long et 100,000 hab. (presque tous Indiens). Très hautes montagnes; mines d'or et d'argent. Piiarre y pénétra en 1638, mais les Espagnols ont toujours eu beaucoup de peine h s'y maintenir.
CHURCHILL (Charles), poète satirique, né en 1731 à Westminster, était curé d une paroisse à Londres. Il mena une \ie fort dissipée et fort misérable, et mourut jeune, en 1764. Ses principaux poèmes sont : la Rosciade, contre les comédiens; le Revenant , la Prophétie de famine , contre les Ecossais; f Auteur. On a publié en 1804 ses oeuvres en 2 vol. in-8, avec des notes explicatives.
Churchill f John). Voy. HARLannoocit.
CHURCHILL , rivière de l'Amérique septentrionale, dans la Nouvelle-Bretagne. V»y. mshiMPl.
CHUS (terre de), nom donné à l'Ethiopie dans les livres saints. Une tradition de la B.-Éthiouie falt. Papier c« pays par Uuu, petit-fils de Noé.
CHUSAN, gramle i> d*» la Chine. Voy. tchika*
CHY1TES ou SCH VITES (c.-à-d. hérétique* ,\ secte musulmane, opjioséc à celle des SotmUêt où Sunnites, ne reconnaît qu'Ali pour véritable successeur de Mahomet, et que les descendants d Ali pour imanu ou souverains pontifes. Ils rejettent les implications idéologique* d Aboubckr, d Omar et d'Olhman. Le nom de Chyites (hérétiques) leur est 'lonné parte» Summes. qui se disent seuls orthodoxes; mais ils •appeliem eux-mêmes Adttiés ou partisans de la justice. LesChyites se subdhiscnl en plusieurs sectes ; la pnijwrl admettent après Ali douie imams <c.-a-d. chefs par excellence), qui sont les successeurs légitimes du Prophète: les autres n en reconnaissent que six, et regardent un certain IsmaCi comme le dernier de Ioim ; ils croient que cet Ismael, qui disparut sans qu'on connût son sort, doit tôt (Kl tard revenir sur la terre, et ils attendent
retour {Voy. israéliens). Les Chyitea occupent particulièrement la Perse, les Indes, la Mésopotamie, la Syrie et le N. de l'Arabie, où ils sont connut sous le nom de bruzzet et de Wahabiie».
CHYPRE, Cyprus des anciens, en turc Kibris, lia de la Turquie d'Europe, dans la Méditerranée, entre l' Asie-Mineure et la Svrie, par 34» 23 -36» 40* lat. N.; 226 kil. sur 80; 60,000 hab. Ch.-l., Nicosie. Elle est traversée par deux chaînes de montagnes très hautes. Le sol est fertile, il produit du blé, du coton, du tabac, de la garance, de l'huile, des figues et autres fruits du Midi; vins excellents; moulons, abeilles, etc. On exploitait jadis dans cette île de riches mines d'or, d'argent et surtout de cuivre on latin cuprum). — L'île de Chypre fut très célèbre dans l'antiquité. C'est là que (tarissaient les villes d Amalhonte, de Paphos, d Idalie, toutes trois consacrées à Vénus, qui prenait de là le nom de Cyvris. Cette île fut soumise successivement aux Phéniciens (jusqu'en 620 av. J.-C.), aux Egyptiens (660) et aux Perses (depuis Arlaxerce Mnémon) ; cependant elle se gouvernait par set propres lois; souvent même elle se révolta avec l'appui des Grecs, notamment du temps de Cimon. Elle était indépendante au commencement du iv* siècle avant J.-C On y comptait 9 roy. dont le plus célèbre est celui de Salamine (Voy. evacoras). Elle fut ensuite comprise dans l'empire d'Alexandre; soin les successeurs de ce prince, elle fut souvent disputée par les rois d'Egypte et de Syrie, et parfois elle forma un roy. particulier qui fut possédé par divers princes de la famille des Ptoléméea. Le* Romains l'occupèrent l'an 66 av. J.-C., tous la conduite de Caton. Sous les empereur» grecs, Chypre fut prise par les Arabes, et après avoir subi diverses domina lions elle fut conquise par Richard-Cœur-de- Lion (l 191). Celui-ci la donna à Guy de Luslgnan, qui y fonda le royaume de Chypre, et dont les descendant* la possédèrent plusieurs siècles. Enfin Catherine Cornaro, héritière de» Lusignans. la vendit aux Vénitiens en 1489. Les Turcs t'en sont emparés en 1570, et sous leur dorafn. elle a été réduite à un état Jéplorable.M.M is-Latrica écrit I7f.</e CAv/>re,l853.
Rois de Chypre de la maison de Lusignan. Guy de Lusignan, 1192. Pierre I, 1301.
1194. Pierre IL 1372.
1206. Jacques I, 1382.
1218. Jean II, 1398.
1263. Jean III, 1432.
1267. Charlotte et Louis 1468.
1284. Jacquet II, 1464.
1286. Jacques III, 1473.
1324. Catherine, 1476-1489.