CID
CICE
eonflns de la Pannonie, sur la Save. Constantin y I oiue et Lépide cette ligue connue bous le nom d« battit Licinius en 323. Pat. de ValenUnien et Païens. , triumvirat, il neut pas houle d abandonner Cicéron C1BAO (monts), silués au centre de l'île d'Haïti, I â la haine d'Antoine, qui envo>a des sicajres pour
une étendue de 90 kil. Ils renferment une mine d'or, la première qu'on ait trouvée en Amérique. L'Artibonite, le Grand- Yaque et autres riv. y pren nent leur source. — Ils ont donné leur nom à ui dép. de 1 état actuel d'Haïti ; ch.-l., Santiago.
C1BBER (Colley), auîeur et acteur, né à Londres en 1671, fllad'un'sculpteur distingué, mort en 1757, excellait dans le genre comique et la caricature. Il devint en 1711 un des directeurs du théâtre de Drury-Lane, et Tut nommé en 1730 poète lauréat. Celles de ses comédies qui eurent le plus de succès •ont: le Mari insouciant, 1704 ; le Non-Juror, 1717, imitée du Tartufe. Le recueil de ses œuvres forme 4 vol. ln-12, 1760. — Son ûls, Théophile Cibber, mort en 1767, fut aussi auteur et acteur; il arrangea pour le théâtre plusieurs pièces de Shakespeare; on a publié sous son nom les Vies de* poêle* anglun et irlandai*. 6 vol., 1753.
CIBOTOS (apamea). Yoy. apahee.
CIBYRE, Cibyrrha, auj. Bourottz, ville de Phrygie, au S. 0., sur les contins de la Lycie, de la Carie et de la Pisidie. Très grande et très puissante autrefois; soumise aux Romains l'an 83 av. J.-C.; détruite
Eir un tremblement de terre el relevée par Tibère, vèché dans Ses premiers siècles du christianisme. C1CACOLE, ville de l'Inde anglaise, dans la présidence de Madras, par 81» 37' long. E., 18» 26' lat. N. Belle mosquée. Tissus de colon. Commerce de grains et de sel. Cette ville était jadis lech.-lieu des Circars septentrionaux.
CICERON, Marcu* Tulliu* Cieero, le plus célèbre des orateurs romains, né â Arpinum 1 an 106 av. J.-C. , d'une famille de chevaliers peu connue , se forma de bonne heure à 1 éloquence en étudiant la rhétorique el la philosophie sous les meilleurs maîtres , et débuta au tarreau dès l'âge de 26 ans en dérendant Koscius d'Amérie contre un affranchi de Sylla , alors tout puissant. Après avoir passé quelques années â Athènes pour se perfectionner dans son art, il entra â 30 ans dans la carrière des honneurs; fut nommé questeur en Sicile, et se concilia tellement l'amour de *«•* ail ministres, que lorsqu'ils poursuivirent lepropréteur Verrès qui les avait indignement pillée, c est lui qu'ils chargèrent de ac- -usation. Il gagna cette cause importante, malgré la puissance et les richesses de son adversaire. Nommé •onsul l'an 63 av. J.-C. , il découvrit et Ot échouer la conspiration de Catilina et fut proclamé par le sénat PtrS de la Patrie; mais quelques années après (58), les partisans de Catilina, â la tête desquels Ctait Clodius, ayant repris le dessus , il fut banni de Rome, sous le prétexte qu'il avait fait exécuter les conjurés sans jugement. Il fut rappelé au bout de 16 mois ; son retour fut un triomphe. Milon ayant 4 ans après tué le turbulent Clodius (63), Cicéron se chargea de le défendre , mais il ne put réussir à le sauver. H fut nommé au gouvernement de la Cilicie (52), et obtint dans cette province des succès militaires qui lui valurent de la part de ses soldat* le titre d'imperator. Pendant la guerre civile il s'attacha au parli de Pompée : mais après la bataille de Pharsaleil abandonna quelque temps les affaires et consacra ses loisirs à la conqtosition de ses plus beaux ouvrages de philosophie. Cependant lorsque César eut rappelé Marccllus.sonami, il rompit le silence pour le remercier de cet acte de générosité; bientôt après, il arracha au dictateur par un discours éloquent le pardon de Ligarius. Après le meurtre de César, auquel il était resté étranger, Cicéron se déclara contre Antoine, l'attaqua avec violence dans ses Philippique* (4't), et se rapprocha du jeune Octave, le croyant moins dangereux pour la liberté ; mais lorsque celui-ci eut formé avec An-
le meure à mort, hs le trouvèrent à Formica,- Cicéron leur livra sa tête sans vouloir résister (43); il avait 64 ans. On a reproché â ce grand homme quelque faiblesse de caractère et une vanilé excessive ; mais on ne peut lui refuser toutes les vert us qui font le bon citoyen. 11 eut aussi les plus belles qualités de l'homme privé : père tendre, il ne put jamais se consoler de la perte de sa ûlle Tullie; excellent ami, il resta toute sa vie étroitement lié ave» Aiiicus. Comme waieur, il n'a point d'égal chex les Romains ; son éloquence brille surtout par l'abondance et par le nombre. Cicéron fui aussi un philosophe distingué, el il contribua puissamment à introduire â Rome la philosophie des Grecs : il appartenait â la secte des Académiciens. Cicéron avait prodigieusement écrit ; il ne nous est parvenu qu'une partie de ses ouvrages. On les divise en 4 classes : 1* harangues, parmi lesquelles on admire surtout les Verrinei, les Catilinaire* , le Pro Milone, le Pro Marcello , le Pro Ligario, les Philippique* ; 2° livrée de rhétorique, dont le plus beau est l'Orateur; 3° traités philosophiques, dont les plus estimés sont : les Traitée de* Devoir*, de* Bien* et de* Maux , De Ut Nature de* Dieux, les Tusculanee, la République (qui ne nous est arrivée que mutilée et dont en a récemment retrouvé des fragments dans des palimpsestes) ; 4° lettres, dont seize livres â Atticus; elles fournissent les matériaux les plus précieux pour l'histoire du temps. Parmi les ouvrages perdus, on regrette surtout \ Hortentiu* ou De Philoaophia, et le traité de la Gloire.On a donné une foule d'éditions, soit spéciales, soit générales, des œuvres de Cicéron. Les éditions complètes les plus estimées sont celles des Aides, 1519: des Etienncs, 1528, 1543; de Lambin, 1566; de Gruter, 1628, de Gronovius, 1692; de d'Olivcl, 9 vol. in-4, 1740; d'Ernesli, cum clave, 1716, 8 vol. in-8 ; de Schutx, 1814-23, 20 vol. in- 12; de Lemaire. 1827-32, 19 vol. In-8:cell enfin l,Orellius,Zurich,1826-7:2«éu ... 1845, etc Pluaieurs des ouvrages ont élé traduits séparément par d'Olivel. Augcr. Mongault, Bouhi. r, Castillon; Barrell, Guérouït. Humour, etc. On doit à II. J.->. Leclerc une excellente traduction de» œuvres complètes de Cicéron , avec le texte en regard el de savantes notes, 1821-25, 30 vol. in-8, el 1823-27, 36 vol. in-18. La vie de Cicéron a été écrite par Plutarque, Middleton cl Morabin.
CICOGNARA ( le comlc Léopold) , né à Ferrare en 1767 , s'est distingué par son amour éclairé pour les arts. Après avoir rempli des fonctions politiques émiiientes, il fut nommé en 1812 président de l'Académie des Beaux-Arts de Venise; il mourut dans celle ville en 1834. Son princi|al ouvrage est Storia délia Scultura, Venise, 1813-18, 3 vol. in-fol., pour faire suite à Y Histoire de (art de Winkclmann.
C1CONES, peuple de Thrace, sur l'Hèbre, plus connu dans la mythologie que dans 1 histoire ; ch.-L, lsmare. C'est ch'ei les Cieones que péril Orphée.
CID (Rodrigue ou Ruy Diax de bivar, surnommé le), héros castillan, né â Burgos vers l'an 1030, mort â Valence en lOy'J, se signala par ses exploits sous les règnes de Ferdinand, Sanche 11 et Alphonse VI, rois de Léon et de Castille. Il s'attacha â Sanche II, roi de Caslille, qui était en guerre avec Alphonse, roi de Léon, son frère; Sanche ayant été assassiné et remplacé par Alphonse, le Cid fut disgracié et quitta la cour. Dans sa retraite, il rassembla ses vassaux el ses amis, marcha contre les Maures, le* battit en plusieurs rencontres; s'empara de Tolède, de Valence, el par ses exploits força le roi â le rappeler et â lui donner toute sa confiance. Ayant vaiucu cinq roi* maure», les députésqueces rois lui envoyèrent le qualiûèrcni, en le saluant, du titre de