‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 27 sur 567 · AFRA · texte numérisé non relu

AFRA

qu'il avait à contenir et la dureté de ton gouvernement lai aliénèrent les esprits. Aussitôt que Childéric reparut, tous les Francs se rallièrent à lui. jEgidius, abandonné, se relira à Soissons, où il mourut de mort violente, en 464, laissant ses états à son ûls Syagrius.

JECIDIUS COLUMNA. Voy. COLOMBE.

jEGILA, ville de Laconie, fameuse par un temple de Cérès. On y célébrait dos mystères où les femmes seules étaient admises.

jEGIRTIUS, riv. d'Aquitaine, auj. le gers. vEGISSUS, auj. TulSia, ville de la Méfie inf.. sur l'Ister (Danube), près de l'île de Peucé. C'est à 1 3 kil E. de cette ville que Darius construisit un pont de bateaux pour passer en Scylhie.

jEGIUM, ville d Achaïe, sur le golfe deCorintbe, one des 12 de la confédération et celle où se tenaient les assemblées générales de la ligue. C'est là que mourat Aratus. On en voit les ruines près de Vostitxa.

iEGOS-POTAMOS (c.-4-d./fcuw de la chèvre), auj. indjé-limen, petite riv. de la Chersonèse de Thrace, tombait dans l'Hdlespenl à quelques kil. au N. de Si -loi. LA eut lieu la bataille navale gagnée par le Spartiate Ly sandre sur les Athéniens et qui mil ûn à la çuerre du Péloponèse, 405 ans av. J.-C.

jELANA ou A1LATH, auj. Akaba-cl-3iesrim, anc. ville de l'Arabie Pélrée, sur la mer Rouge, au fond d'un petit golfe que celte mer forme au N. et qui recevait de là le nom lïASlanites sinus. Ceal de celle Tille que les navires de Salomon parlaient pour Opliir.

JELIA CAP1TOLINA, nom donné à Jérusalem, après qu'elle eut été rebâtie avec un temple à Jupiter Çapitotin jor Adrien (jElius Adrinnus).

A1L1US SEXTUS FA. TUS CATUS, jurisconsulte romain, fut successivement édile, consul et censeur. Etant édile, 200 ans av. J.-C., il divulgua les formules du droit, dont les patriciens se réservaient la connaissance ; la partie du droit qu'il fil connaître prit de lui le nom de droit ilien.

jEMILIA, prov. de la Gaule cisalpine. Voy. émijlie. AM1L1US. Voy. Emile.

iEMUl)/E i.tsuus, auj. les Iles shetland. AMONA, ville de l'anc. Germanie, auj. laybacb. vEMOMA. Voy. Ht munie.

jENARIA, auj. Ischia, tle de la Méditerranée , à 30 kil. N. 0. de Pandatarle. Elle s'appelait primitivement Pithécuse et Inarime. C'est sou3 cette île Tolcanique nue la fable nous montre Typhée enseveli après avoir été foudroyé.

iENEAS. Voy. éxék.

a^EAS stlvius, pape. Voy. vn II.

jENÊSIDEME, philosophe sceptique, dcCnossc en Crète, vivait à Alexandrie à la tin du i" siècle av. J.-C. Il restaura le pyrrhonisme, reproduisit sousdes formes plus rigoureuses les tropes ou motifs de doute des sceptiques, et atlaqua l'idée de cause. 11 avait écrit 8 Uvr«s de Discours sceptiques, dont il ne reste que des extraits, conservés par Sextus et par Photius. — Gottl.-Ern. Schulze, philosophe allemand, a pris le nom d'iEnésidème dans plusieurs de ses &rits, par allusion au scepticisme qu'il professait. ^E.NOS, ville de Thrace. Voy. eno.

JFAHAjE i w i auj. tles lipari.

JEPINUS (Fr.-Marie-Ulrich-Thcod.), célèbre physicien, né en 1724. à Rostock, mort en 1802 à Derpt en Livonie, s'est surtout occupé d'électricité, et a beaucoup avancé cette partie de la phvsiquc en y appliquant le calcul avec un grand succès. On a de lui Tentamen theorioc electricUatis ctmagnelismi, 1759 (Pétensbourg. 1 vol. in-4), dont Hauy a donné un Abrégé en 1787, in-8 ; Réflexions sur la distribution de la chaleur sur la surface de la terre, traduites du latin en français, par Raoult de Rouen : Recherches sur la tourmaline, Pétersbourg, 1762, in-8, et plu- *eura Mémoires intéressants fournis à l'académie ds^inUPélersbourg

iERODIUS (Petrus). Yoy. atraut.

AERSCHOOT, Tillede Belgique (Brabant mérid.), à 14 kil. N. E. de Louvain, sur la Dcmer, était d'abord un comté, qui fut érigé en duché [1533) après avoirpassé par mariage dans la mais, de Crolj h.

AERSCHOOT (duc d ), seigneur brabançon, refusa d'entrer dans la confédération des nobles de soa pays contre Philippe II, roi d'Espagne, et prit les armes contre eux. 11 fut nommé en 1577 burgrave d'Anvers, et bientôt après stalhouder de Flandres. Ayant échoué dans ses efTorts contre la maison d'Orange, il se retira à Venise, où il mourut en 1 595.

ASIS, auj. YEsi ou Esino, petite riv. d'Italie, séparait le Picenum de l'Ombrie et tombait dans l'Adriatique.

jESTYI. Voy. estyes.

jETHALIA ou ILVA, auj. l'Ile d'ELiE.

AETIUS. hérésiarque du IV» siècle, né à Antioche, enseignait que le Dis de Dieu n'est pas semblable à son père et renouvelait les erreurs d'Arius. Condamné dans plusieurs conciles, Il fut exilé par f tance. Julien le rappela. Il mourut à Const en 306. Ses partisans prirent le nom d'Aéticns.

aétios, 1 un des plus grands généraux des derniers temps de l'empire romain, vivait sous Valentinien III, empereur d'Occident. Il défendit les Gaules contre les invasions des Francs et des Bourguignons, et tailla en pièces l'armée d'Attila dans les champs Catalauniques (près de Châlons), 451. Il fut assassiné par Valentinien lui même, jaloux de sa gloire et de son crédit, 454. Aétius eut avec le comte Bonifûce des démêlés sanglants; il tua ce général de sa propre main dans un combat qu'il lui livra en Italie.

aétius, d'Ami ..la, sur le Tigre , médecin grec, vers la fin du v* siècle, est auteur du Tetrabiblos, en 16 livres, vaste compilation où il avait mis à contribution les plus grands médecins des âges antérieurs. On n'en a imprimé que les 8 premiers livres, Yen.. 1534; il aélétrad.en entier en Int., V., 1548.

AFKR (domitius), orateur lat. , né à Nîmes l'an 16 av. J.-C., m. en 59, brilla au barreau de Rome, tint école, et forma Quintilien. Flatteur et délateur, il fut élevé aux dignités par Tibère.CaliRiila et Glande.

AFGHANISTAN, région d'Asie qui, jointe au Sistan, forme actuellement le roy. de Kaboul (Voy. slabocl), est située entre les prov. ou roy. d'Hérat, Balkh, Kachemir, Beloutchistan , Moultan, Pendjab, Iran; se compose de 7 parties : Kaboul, Loghman, Djelalabad, Gasnah, Sivl, Kandahar, Farrâh. Les habitants se nom m. Afghans [destrueleurs)A\s formaient la majeure partie des années des Gamévldes, auxquels l'Afghan Mahmoud Gory ou Gaury succéda en 1159. Des chefs indigènes gouvernèrent le pays depuis la mort de Timour-Leng jusqu'à 1506. Les Alglians conquirent la Perse et prirent Ispahan (1722), mais bientôt ils furent assujettis eux-mêmes par Nadir (1737). En 1747, Ahmed-Schah fonde l'empire des Afghans qui comprend, outre l'Afghanistan propre, le Sistan, le Kachemir, le Pichaver, le Tchotch. Illazareh, le Chikarpour, le Leïa, etc. L'empire afghan, dans le temps de sa prospérité, a pu avoir one popul. de 10,000,000 d'Imes. D'horribles discordes ont ensanglanté le trône depuis 1793 et préparé la ruine de l'empire, ruine consommée en 1818 par les invasions et les conquêtes de Runjet-Sing, roi de Lahore. Ce pays a été récemment envahi par les Anglais, qui l'ont évacué après de grandes perles (1842).

AFlOL'M-KARAlilSSAR, Apame a Cd>oios, vihe de la Turquie asiatique, ch.-l. d'un livah de I Anatolie, sur l'Akharsou. 30,000 hab. Jolie mosquée. Tapis et feutres, yatagans et armes à feu. Grand commerce d'opium. Fondée par Antiochus Soter, ou, suivant les Turcs, par le Scldjoudde Aladin, patrimoine d'Othman, le 1" des sultans ottomans. A FR ANCESADOS, e.-à-d. partisans de la r ronce à ceux qui en 1808 préte-

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refit serment de fidélité à la constitution établie par le? Français et au roi Joseph Napoléon. On les appelait aussi Josephinos.

AFRAN1US, poète comique latin, virait 100 an? environ av. J.-C. Au lieu de s en tenir, comme Piaule et Térence, & la simple imitation de la comédie grecque, il s'attacha h la peinture des mœurs de son pays et des ridicules de son siècle. 11 ne reste de ce poète que quelques fragments réunis dans le Corpus potiarum iatinorum.

Al RICA, ville de Barbarie. Voy. AL-«ahdya.

AFRICANUS (Julius), historien grec du imsièrlc, vivait a Emmaiis. D'abord païen, il semnvertitv.231 , et rédigea une Chronoyraphie qui embrasait toute l'histoire depuis Adam jusqu'au règne diléliogabale, et où il discutait avec critique plusieurs points de chronologie. Il n'en reste que des fragments cités' par Eusèhc cl par quelques Pères. On lui attribue les Cette» , espèce d'encyclopédie, que l'on trouve dans les Mathematiii vêler et, Paris, 1693, in-fol.

AFRICANUS. Voy. scipion.

AFRIQUE, Africa, Libya, une des 5 parties du monde, est une grande presqu'île triangulaire de 7.S50 kil. de long sur 7.000 de large, liée à l'Asie par l'isthme de Suex. La Méditerranée au N., l'océan Atlantique à l'O., la mer des Indes, la mer d'Oman et la mer Rouge à l'E. forment ses limites. Elle se divise en S grandes régions naturelles : 1* le Maghreb ou Barbarie au N. 0., 2» la région du Nil au N. E., S0 la Nigritie entre le Maghreb et l'Afrique australe, 4° l'Afrique australe au S. 0., 5° l'Afrique orientale au S. E. Chaque région comprend beaucoup d'états ou de régions secondaires, parmi lesquels if principaux, savoir : 1° dans le Maghreb, Maroc, l'Algérie. Tunis, Tripoli: 2« dans la région du Nil, l'Egypte, la Nubie, l'Abyssinie, le Kordofan. le Darfour; 3° en Nigritie, la Nigritie centrale ou Nigritie proprement dite, le Sénégal, la Guinée, le Congo; 4° dans 1 Afrique australe, la colonie du Cap, le pays des Hottcntuts, la Clmbébasie; 6» en Afrique orientale, la Cafrerie et leMonomolapa. (Pour i es possessions euro]>éennes en Afrique, voy. les articles Afrique anglaise, etc.). Madagascar est la seule grande tic de l'Afrique ; ensuite viennent les Canaries, les lies du Cap-Vert , Sle-ll£lène, les Mascarègnes, les Séchellc», l'île Bourbon , Socolora , Kerguelen. Les principaux détroits de l'Afrique sont ceux de Gibraltar, auN.0.;de Bab-el- Mandeb, au N. E.; le canal de Mozambique, à l'E. Les caps sont: le cap Bon, au N.de l'état de Tunis; Bojador et cap Blanc, a l'O. du Sahara ; ceux des Palme*, des Trois-Pointes, dans la Guinée; de Bonne-Espérance et des Aiguilles, au S.; de Gardafui, sur la côte d'Ajan. Les grandes chaînes de montagnes sont : le mont Atlas au S. de la Barbarie, les montagnes de Kong entre la Guinée et la Nigritie, les monts Alkumr ou de la Lune dans l'Ahyssinic. Les principaux fleuves de ce continent sont : le Nil, le Sénégal et la Gambie , le Niger ou Djoliba, le Zaïre, le Cocnza et le Zambète. L'Afrique est presque tout entière tous la xone torride : aussi la chaleur y est-elle dévorante. Une grande partie du continent se compose de plaines brûlantes, remplies d'un sable fin et mourant, et parsemées de loin en loin de quelques vertes oasis. Une foule d'animaux féroces (lions, tigre*, panthères, rhinocéros) habitent ces contrées, avee les éléphants, les girafes, les antilopes et tes gazelles. Il faut y joindre les crocodiles, les serpents et d'innombrables insectes. Une végétation puissante se développe tous lïnfluenee du soleil des tropique*: on y trouve d'Immenses végétaux, tels que le baobab, le bambou, le palmier, etc. La race nègre prédomine en Afrique et occupe tout le centre et une grande partie du S.: viennent ensuite au N. les familles égyptienne, abyssinienne, nubienne, kabvle et maghwbine. L'Afrique possède une très grande variété d'idiomes mais l'arabe est généralement en-

tendu dans tout le N. Le fétichisme régne chex la

plupart des Africains de race nègre ; le mahométisme est professé dans tout le N. : on trouve aussi des peuples chrétiens (surtout en Abyssinie). La civilisation est en général peu avancée": le commerce intérieur, qui est peu actif, se fait par caravanes; les Européens seuls font le commerce extérieur, qui a surtout pour objet la poudre d'or, le cuivre, le natron, le sel, l'ivoire, le corail, la gomme, le maroquin, les plumes d'autruche, le riz, le froment, le poivre, l'Indigo, la dattes, le séné, l'aloès, etc. — L'Afrique est encore la moins connue des 5 parties du monde. Les Romains et les Grecs n'avaient pénétré que dans le N.; on prétend que les Phéniciens firent le tour de l'Afrique, mais rien n'est moins prouvé. Les conquêtes des Arabes, à partir du vu* siècle, perfectionnèrent la connaissance du N. et de l'E. Au xv* siècle, les Portugais firent connaître toutes les côtes de l'Afrique et ouvrirent le chemin des Indes par le cap de Bonne-E*i>éranee. Enfin au xvni* siècle on essaya d'explorer l'intérieur de ce continent. Les voyages de Bruce en Abyssinie, ceux de Houghton, de Mungo Park. Burkhardt, Caillaud, ceux de Caillié (qui le premier a vu Tomtwuctou et en est revenu), de MM. Combes et Tamisier en Nubie et en Abyssinie, ont jeté quelques lumières sur ces vastes contrées Inaccessibles jusqu'alors.

Afrique anglaise. Les possessions de la Grande- Bretagne en Afrique comprennent : 1« l'importante colonie du cap de Bonne-Espérance; 2» des établissements en Sénégambie, àSierra-Leone, en Guinée, sur la côte d'Or et la côte des Esclaves ; 3° les lies de Fcrnando-Po, de l'Ascension, de Ste-Hélène, de Tristan-d Acunha, dans l'océan Atlantique ; 4° les Séchclles, les Amirautés, File Maurice ou Ile de France, et quelques points de l'île de Madagascar, dans la mer des Indes. ■

Afrique anglo-américaine, petit établissement formé par la société américaine de colonisation, à l'E. du cap Mesurado en Guinée, comprend les i petites vil h - de Libéria et de Caldwell.

Afrique arabe, Ile* possédées par l'iman de Mascate, sur la côte E. dé 1 Afrique : ce sont (Juiloa, Zanzibar, Socotora et un tiers de Pemba.

Afrique danoise. Elle ne comprend que quelque* fortsde minime importance, situés près du tcrriloiro des Achanlis.

Afrique espagnole. Elle consiste en 3 parties: leles Présides, sav., Ceuta, alelilla, Alhuremas, Penon de Vêlez, sur les côtes N. de l'Étal de Maroc ; 2» l'archn pel des Canaries ;> Fernando l'o, Anoobon.

Afrique française. Elle se compose de 3 parties : l°l'Algéric; 2° divers établissements au Sénégal (Si- Louis. Corée, le roy. dcOualo ou Howal); 3° l'Ile de Bourbon, relbs de Ste-Marie, Mayotte, Nossi-bé et quelque* points de Madagascar. Maurice on l'Ile M France et les Seychelles étaient jadis a la France.

AFRiyi E hollandaise. Elle comprenait avant 1815 la colonie du Cap, mais ne se compose plus auj. que de quelques fort* insignifiants en Guinée (chex les Achantis ,>i de la ville d'Elmtna.

Afrique portugaise. Elle forme S gouvernements dits: l'gouv. de Madère (l'île de ce nom); 2-gouv.du cap Vert (l'archipel du cap Vert, plus linéiques districts du continent vis-à-vis); 3» gouv. de San-Tomé et do Principe (les 2 îles ainsi nommées) : 4e gouv. d'Angola (une grande partie du Congo) ; 6° gouv. e Mozambique.

Afrique turque. C'était Jadis l'Egypte. Tripoli. Tunis, Alger. Auj. l'Egvpte est Indépendante de fait : l'Algérie appartient a la France : depuis longtemp» Tunis. Tripoli, ne reconnaissent que nominalement la suzeraineté du sultan.

Afrique ancienne , Africa, Libya de* Grec?. Ce mot avait trois sens et désignait : !• ce que les anciens connaissaient dï cette partie du monde i *• un

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