‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 274 sur 567 · CLIN · texte numérisé non relu

CLIN

COAD

a ffeustrfe et ia Bourrogne, l'an 656, et régna roua \a tutelle de sa mère Balhilde et d Ebroln , maire du palais. Ceiui-ci finit même par concentrer toute l'autorité entre ses mains. Clotaire mourut, à c« que l'on croit, vers l'année 670, à l'âge de 18 ans.

clotaire iv, roi d'Austraaie en 717, mort en 719, dut son élévation à Châties-Martel, maire du palais, et ne régna que de nom. Charles-Martel se servit de iui pour couvrir son usurpation.

CLOTHO , la plus jeune des trois Parques; elle lient la quenouille , et file la destinée des hommes.

CLOT1LDE (sainte), fille de Chil périt, roi des Bourguignons, épousa en 493 Clovls, roi des Francs, et contribua beaucoup à la conversion de son époux. Après la mort de Clovis, en 511 , Clotilde vit avec douleur la guerre s'allumer entre ses enfants ; n'ayant pu Tes accorder , elle se retira à Tours auprès du tombeau de saint Martin. Elle y mourut en 545. Clotilde fut canonisée ; on célèbre sa fêle le 3 juin. Elle fut mère de Clotaire 1, de Clodomir et de Childebert.

CLOTILDE DE SURVILLE. Vou. SUR VILLE.

CLOUD (saint), ou CLODOALD, fils de Clodomir et petit-fils de Clows. Après la mort de son père et le meurtre de ses deux frères aînés par Childebert et Clotaire (533) . il se consacra à la vie monastique, et vécut près de Paris dans une retraite qui a prie de lui le nom de St-Cloud ( Voy. saiht-cloud). I; y m. en 560. On le fêle le 7 sept.

CLOVIS , fondateur de la monarchie française, né

I an 465. succéda I an 481 à son père Childéric I. Le royaume qu'il reçut en héritage était resserré à l'orient par l'Escaut, au nord par la mer, à l'ouest par les diocèses de Thérouane et de Boulogne, au sud par le diocèse de Cambray. Il ne tarda pas à l'étendre II attaqua d'abord et vainquit Syagrius , q^ii gouvernait pour les Romains le diocèse de dissous (48(i) ; et s'étant emparé de ce diocèse, il fit de Soissons sa capitale. Quelques années après ;493), il s'empara aussi de Paris et y transporta sa résidence. En 496 Clovis tourna ses armes contre les Allemands et les défit à Tolbiac ; après celte victoire, il embrassa le christianisme, à la sollicitation de son épouse Clotilde, et reçut à Reims le baptême et 1 unetiun aamte des mains de saint Remy. Il envahit en 497 I Armoriqueet battit eu MM) Gondebaud, roi de Buurgi^ne. En 507, il gn^na la ba'aille de Vouillésur Alaric, roi des ViM»olhs. qu'il lua de sa main, et lui enleva 1" Aquitaine, Ce lui alors que Clovis, au faite de la puissance, reçul les honneurs du consulat qui lui furent conférés par l'empereur Anastase. Mais 11 souilla la On de son régne par le meurtre de plusieurs chefs dont il redoutait l'ambition, le Clodéric , roi de Culogne.de Ragnacaire , roi de Cambray, etc. Il mourut en SI I, laissant ses états à •es 4 fils, Tluerri, Clodomir, Childebert et Clotaire.

clovis il . dit le FamâtiM , 2» fils de Dagubert, régna après lui sur la Neustrie et la Bourgogne (638).

II fut continuellement sous la tutelle de sa mère Nantilde et des maires du palais Ega et Erchinoald, et mourut en 656, à l'âge de 22 ou de 23 ans.

Ciovia m , dit û Fainéant , roi de France, fils de rhlerri 111. lui succéda en 69! , à l'âge de 9 ans, et régna 4 ans sous la tutelle de Pepin-le-Cros, maire du palais.

Clo Y E, ch.-l. de cant. (Eure-et-Loir), sur le Loir, I 13 kll. S. 0. de Chateaudun : 1,500 hab.

CLOYNE, ville d'Irlande (Cork), à 26 kil. E. de Cork. Evèché dont Beraeley fut titulaire. Cathéirale cl palais épiscopal remarquables.

CLL'NIA , auj. Coruna-4el-Conde, ville d'Hlspanie Tarraconaise), chex les Arevaci. Les Vaccaei y vainquirent Métellus Népos (U8 av. J.-C.).

CLUNY, Cluniacum ch.-l. de c(Saone-et-Loire), à ÏO kil. N. 0. de Màcon, sur !a rive g. de la Grosoe ; .<. »07 h. Collège commun il. Dépôt d'étalons. Pape-

terie, poterie, vannerie. Bois, blé, bestiaux. Restes d'une célèbre abbaye de Bénédictins (K. ci-après); belle église gothique. Patrie du peintre Prudhou.

CLUNY (abbaye de),cél. abb. de Bénédictins, chel d'ordre, itistituée par Bcrnon, abbé de Gigniac, avec les libéralités de Guillaume 1, duc d'Aquitaine Fondé eu tfiu, retormé en U3n par saint Odon , cet ordre compta parmi »<» abbés Pierre le Vénérable, mort en 1156. et le card. L. de (iulse, mort en 1622. L'abbé de Cluny s'appela longtemps YAbbi de» Abois -, mais un concile de Rome, en 1126, ayant adjugé ce litre k l'abbé du Monl-Cassin, l'abbé de Clunv prit le titre d archi-abbt. En 1770 plus de 600 bénéfices et 2,000 malsons en Europe dépendaient de 1 abbaye de Cluny. Elle possédait une immense bibliothèque, dont une grande partie existe encore aujourd'hui à la Bibliothèque royale.

CLUSES, ch.-l. de c. (H. -Savoie) , sur l'Arve, à 14 kil. S. E de Bonueville ; 2 ,000 hab. Horioicerie.

CLUSIUM, primitivement Camart, auj . Chïuti, ville d'Élrurie, sur le Clanis, fut une des 12 villes de la confédération étrusque. Assiégée par les Gaulois, elle sollicita la médiation romaine (391 av. J-.C), et attira par là contre Rome les armes des Gaulois.

CLLSIUS, botaniste. Voy. lecluse.

Cl .1 Si» E. ville du rov. Lombard- Vénitien, à 26 kil. N. E. de Bergame : 4,400 hab. Entrepôt des fers et des grains des environs.

CLUVIER, ou plutôt CLUVVER (Philippe), Cluvriut, célèbre géographe, né à DanUick en 1580, voyagea en Angleterre, en France, en Allemagne, en Italie. Il enseigna avec distinction à Leyde, et y mourut en 1623. Ses ouvrages les plus importants sont : Cermania antiqua, Leyde, 1616, 1 vol. in-fol.; Italia antiqua, Leyde, 1624, 2 vol. In-fol.; Introductio in universam geoyraphiam, tant vêlèrent quam novam, Leyde, 1629, et Amsterdam, 1729, traduite en français par le père Labbe, Amsterdam, 16U7, in— 4, avec les notes de Reiskius, etc.

CLYDE. Gtota, rivière J' Ecosse, naît près d'Elvanfoot ; reçoit la Mouse, le Calder, le Douglas, l'A von; baigne Lanark, Hamillon, Bolhwell, Glasgow. Renfrew,et se perd par une large embouchure dans le Frith-of-Clyde, après un cours de 128 kil.

clvde (PRiTMHir-), golfe sur la côte S. 0. de l'Ecosse, à l'embouchure de U Clyde, eptre les comtés de Bute et d Argyle à 10., et ceux de Renfrew et d'Ayr à l'E ; 53\il. de long : sa largeur varie de 4 à 20 k. l e» Houi.nus < appel. Glotœ œstuariiw.

CLYUESDALE, comté d'Ecume. Voy. lanark.

CLYPEA, auj. Aklib, ville d'Afrique. Voy. aspis.

CLYTEMNESTRE, fille de Tyndare, roi deSparte. et de Léda, fut mariée à Agamemnoo. Pendant

3ue ce prince éUit au siège de Troie, elle s'abationna à de criminelles amours avec EgUthe- Agamemnon, de retour de son expédition, fut massacré en sortant du bain par les deux amants ; ils furent punis dans la suite par Oreste, fils d'Agamemnon. Lemercicrel Soumet, après les poètes grecs, ont mis sur la scène la On tragique d'Agamemnon.

CNEM1S, m.etv. desLocriens Epicnémidiens, au S. E. de Scarphe, à l'opposite du promontoire Catnt mu. en Cubée.

CNEPH ou CNUPH1S. Voy. ekef.

CNIDE, Cntdu», ville de Carie (Doride), à l'entrée du golfe Céramique, sur la cote mérid., était particulièrement consacrée à Vénus. C'est là qu'était la fameuse Vênut de Praxitèle. Patrie de C testas et d Eudoxe. Conon y battit la flotte lacédém. , 194

CNOSSE, Cnouu», auj.£n<uf«Aou Gmoita, capit de la Crète sous Minos, sur la rôle septentr. Patrie d'Epiménide.Aux en virons était le fameux Labyrinthi, construit par Dédale et qui renfermait le Minotaure. CO, ville d'Egypte, auj. sahalhout CO, l'.e de l'Archipel. Voy. Cos.

COADJUTEUR (de co*d}uv*r*, aider), prélat ad-

COBO

COCH

join à un antre, particulièrement à an évêque, pour l'aider àremplir les fonctions de sa place. — On détins souvent sou* ce nom le cardinal de ReU. COANGO, fleuve d'Afrique. Voy. xaïre.

COANZA, ri*, de la Guinée-lnf., sort probablement du paya dea Caasanges, sépare le» roy. d Angola et de Benguela, reçoit entre autrea cour» d eau la Lucala, et M jette dana 1 Océan Atlantique par 12long. E. et 9* 10 laL S. Ri», trèi large : remplie dlles (notamment celle de Qulndonga) : fameuse cataracte située à 265 kil. de son embouchure.

COARY, ancienne eomarque du Brésil, dans la fjrov.deSolimocns, entre la riv. deGoary à 10. et le Puni ou Para à l'E.: 570 kil. sur 140. Elle avait pour ch.-l. Al .elloa. Cacao, salsepareille, baume de copahu. COBAD, roi persan. Voy. cabadès.

COHADONGA. Voy. Cavadohca. < COBBE, Tille d'Afrique, capit. du Dar-Four ; par 14- 1 1 lat. N„ 25- 48' long. E. ; 7,000 hab.

COBBETT (William), démagogue anglais, né eu t76tt,m.ten 1835, ÛUd'nn n-rmi» duSurrey, passa plusieurs année» aux Etals-Unis (1192-1800), où il publia divers pamphlets sous le pseudonyme de Herre-tc-Pore-Êpie; puis revint en Angleterre, où il rédigea un journal radical qui fut souvent poursuivi. Il parvint à se faire nommer en 1832 membre de la Chambre des communes, « appuya chaudement la réforme parlementaire. Il a publiéune U*st. delà Réforme en Angl. et en Irlande, 1826, el une nonne grammaire de la langue anglaise, le Makred anglais

fut associé à celui de Pltt dans la haine nationale.

COCAGNE, paya Imaginaire où le peuple avait tout en abondance, et sans travail. On a beaucoup disputé sur la position de ce pays : ce nom viendrait scion les uns du canton de Cucca&.a en Itulie, sur la route de Rome à Loretle, où l'on *J i en effet à très bas prix ; selon d autres, du poète muaronique Kolengo, surnommé Merlin Coceaie, qui dans ses vers aurait décrit ce pays délicieux: ou d'une ffile instituée à Naples, dans laquelle on distribuait au peuple dea comestibles et du vin.

COCAJON, auj. Katton ? mont, qui fait partie de la chaîne des Carpathes, en Daeie, et d'où sortait une riv. Cocajon, qu'on croit être le Bistrici. était le séjour du zamolxis ou grand-pretre de» Gètes. COCCAIE ou COCCA10. Voy. folenco.

COCCEICSou JeanCOCK, théologien allemand, né à Brème en 1603, mort en 1669, professa I hébreu et la théologie à Brème, Franeker et l*yde, et imagina un *ystAme d'interpréUtion de la Bible, qui consistait à entendre à la fois les mots et les phrases des Ecritures dans tous les sens dont ils sont susceptibles. Ses œuvres forment 8 vol. in-fol., Amsterdam, 1673. Ses partisans fuient appelés Coceéien».

COCHA BAMBA , ville importante de la Bolivie (Amérique du Sud), à 220 kil. N. de Potosi. par 69* 36' long. 0., 18* 20' lat. S.; donne son nom à une prov. fertile qui compte plus de 100,000 hab.

COCHEREL, village de France (Eure), à 13 kil. E. d'Evreui : 350 hab. Célèbre par la victoire que COBKNTZEL (Louis, comte de), diplomate autri- Ou Umim-iiu y remporta en 1364 sur la Captai do

■ i Bueh. liruten. de Charles-le- Mauvais, roi de Navarre. COCHIN, ville de l'Inde anglaise (Madras;, sur la côte de Malabar, par 73° 56' long. £., 9» 56' lat. N.; 30.000 hab. Jadis évéché. Fondée en 1503. à ce qu'on croit, par Albuquerque: prise par 'es Hollandais (1663) : possédée par les Anglais depuis 1796.

COCHIN (Henri), célèbre avocat, né à Paria en 1687, mort en 1747, s'attacha au grand-conseil du parlement. Dès son début, à 22 ans, il se plaça à la têtedes avocats de son temps. On le regardait comme le modèle de l'éloquence du barreau français. Ce qui nous reste de lui ne semble pas justifier celte haute réputation, mais c'est qu'on n'a pu conserver les morceaux qu'il Improvisait, et qui étaient les plus brillants. Ses œuvres ont été recueillies en 1*51, 6 vol. in- s, et publiées de nouveau par un de ses descendants, M. Cochin, avocat à la cour de cassation, 1821-24, 8 vol. in-8. Cochin joignait au talent oratoire beaucoup de piété el de modestie.

commis (Jacques-Denis), fondateur de I hospice Cochin. né à Paris en 1726, mort en 1783, était curé de Saint-Jacques-du-Haut-Paa. Chargé d'une paroisse pauvre, Il se consacra tout entier au soulagement de ses paroissiens: c'est pour les pauvres du faubourg Saint-Jacques qu'il fonda l'hospice qui porte son nom. Cette fondation eut lieu en 1780, et se fit au moyen de souscriptions volontaire». Cochin a laissé quelques oeuvres spirituelles.

cochin, famille de dessinateurs rt de graveurs, i fourni plusieurs artistes distingués. !*e plus connu est Charles-Nicolas Cochin, né à Paris en 1715, mort en I790,qul fut garde des dessins du Cabtn et du Roi. membre et secrétaire de l'Académie de Peinture. Son œuvre contient plus de 1.500 pièces, parmi lesquelles on remarque Lycmrgue blessé dans une sédition; la Mort d" Hippotyu >; David jouant ds> la harpe devant SaUl ; le Frontispice de \ Encyclopédie; lea Figures de la Jérusalem déhvrée de YArioste : Seize Batailles de la Chine. Il a aussi laissé quelques écrits sur les aria.

COCHINCHINE. dite aussi Atmam méridional, contrée de l'Asie orientale, dans l empire d'Annam, par 100* 40-107* long. E., 8* 46 -18* lat. N.: bornée par le Tonquin au H. , le Laos et le Cambodje à rO. et aiHeurs par la mer: 1,300 kil. sur 120-

chien, né à Bruxelles en 1753. mort en 1808. fut nommé ambassadeur d'Autriche à la cour de Saint- Pétersbourg en l7"9;con lut en 1795 un traité .l'alliance avec l'Angleterre et la Bussie: négocia en 1797 avec la France le traité de Campo-Foi mio, et signa la paix à Lunévllle avec Joseph Bonaparte. 1801.

COBIJA,portdeB»livie(î'otosi),surlegrandOeéan, àl'emb. du Hio Salado. Port franc. CoiimiI français.

COBLENTZ. Koblenx, Confluentes des anciens, ville des Eut* prussiens (prov. HhénaneJ , ch.-l. du

RT. de même nom. au confluent du Rhin el de ocelle, 1 1 10 k . E.-S.-E. d'Aix-la-Chap.; 11,000 h. Place loi le. Assez jolie ville. Beaux quais, église* remarquables, b. palais électoral (bail en 1779), sallo de spectacle. Gymnase, séminaire, école vétérinaire. Industrie active. Gr. commerce et navigation ;par ie

Rhin). Lea vignes des environs produisent des vins excellents, les meilleursdes bord.* de la Mosdle. Patrie de Metlernich. — Cobienti a été une des résidences des empereurs carlovingiens ; plu* tard, il devint celle dea électeurs de Tré» es. De 1796 4 1814, il a été le eh.-l. du dep. de Bhin-el-Moseile. Dans les premiers temps de la révolution franç., Cohlenti était le rendez-vous des émigrés. Pris par les Franç. en 1794. — Le gouv. de C. est un des 5 de la prov. Rhénane: il est situé sur les deux rives du Bhln, entre ceux d'Aix-la-Chapelle , de Trêves . etc • il a 125 kil sur 60, et compte 375,000 hab.

COBOURG, Coburg, Tilie d'Allemagne, ch.-l. de la principauté de Saxe-Cobourg-Saalfeld, à 84 kil. S. O. de Weiroar; 8.200 hab. Château ducal, dit Ehrenùui'fj , hôtel-de-ville, arsenal , 2 bibliothèque,, etc. Uinages. tissus de eoton, orfèvrerie, porccl&ines, foiuicrit' de clocher et estions. coBOORr. (principauté de s>x£-). Voy. «.axjxobochc COBOl Ht, (Fred.^losie, prince de saxe-), général au service d Autriche, lut chargé en lîil? du commandement de l'armée autrichienne dans la l*«coa- Mitre la France, gagna la bataille de Nerv. in, le mouriez, el l'obligea d'évacuer la Re|g»«pi<»; en 1193, il fui battu par Moreau à Turroing car Jourdan à WalUgnies , à F 1 eu rus (1794) i II •e vit contraint ue quitter le euuiuiandemeni. Il *e retira dans sa princip. d Aldenhoven, et y mourut ou - '•né en 1815. Pendant longtemps le nom deCobouri;

CODO

COGN

2,000,000 hab., dont 70,000 ennron chrétiens. Cheflieu, Hué. capitale de tout l'empire d'Annan). La religion dominante est le bouddhisme. Climat brûlant ; ri», sucre, cannelle très prisée à la Chine, thé de qualité inférieure, etc. : tigres, éléphants, vers à •oie en immense quantité. — Les Portugais ont donné à ce pays le nom de Cochinchine, d abord parce qu'il est 'voisin de la Chine, puis à cause de la ressemblance qu'ils lui trouvaient avec le pays de Cochin. situé sur la côte du Malabar. — l-a Cochinchine, autrefois province du royaume de Tonquln, devint indépendante au moyen âge. Au commencement du xviii* siècle, elle s'accrut du Cambodje et du Tslampa, et devint ainsi le noyau de l'empire d'Annam, que l'on désigne quelquefois sous le nom d'empire de Cochinchine. Voy. anka*.

COCHON (Charles), comte de Lapparent, né dans la Vendée en 1760. mort en 1825, fut député du tien-étal du Poitou aux états-généraux, 1789 ; membre de la Convention, et vola la mort du roi sans restriction. H fut membre du comité de salut public, 1794 . membre du Conseil des anciens, 1795, et ministre de la police sous le Directoire. Le 18 fructidor, il fut relégué à l'île d'Olénm. Après le 18 brumaire il devint préfet de la Vienne et plus tard des Deux-Ncthes. 11 fut uommé sénateur en 1809, fut exilé en 1816, et rentra en France en 1818. Il a publié ui)f ) Description du départ, de la Vienne. 1802, ïn-8.

COCHRANE (sir Alexandre forester-ikglis), amiral anglais, né en 1748. Il devint capitaine en 1782. soutint un combat glorieux contre une escadre de cinq vaisseaux français dans la baie de Chesapeak, 1795, suivit ensuite lord Abercromby dans la Méditerranée, et fut chargé d'opérer le débarquement des troupes anglaises en Egypte, 1799. De retour en Angleterre, il entra au parlement. En 1304, il fut nommé contre-amiral et contribua à la destruction de la Ûotte française dans la baie de San-Domingo. Pendant la guerre avec l'Amérique en 1 813, il tenta vainement de s'emparer de la ville de Washington et dans la campagne de 1815, il ravagea la Louisiane et la Nouvelle-Orléans. En 1 821, il fut nommé commandant en chef i Plymouth. Il mourut à Pari» en 1832. — Il était oncle d'Alexandre-Thomas lord Cochrane, né en 1775, si célèbre comme marin et comme démocrate, et l'un de* plus puissants promoteurs de la liberté dans l'Amérique du Sud et la Grèce ; — et de John-Dundas Cochrane , dit le Voyageur pédestre, qui traversa à pied la France, l' Espagne, le Portugal, puis l'Allemagne, la Russie et l'Asie jusqu'au Kamtchatka, et mourut en 1826 en Colombie, lorsqu'il se disposait a visiter à pied l'Amérique du Sud.

COCKKRMOUTH. ville d'Angleterre fCumberland), à remb.de la Cocker, à 17 k. N.O. deheswick; ft,050n. Assez jolie. Chapeaux, laih.iges,gr. toile, etc COCl.ES. Voy. horatius coclks.

COCOS (Ile aux) ou BOSCAWEN, une des lies Tonga, par 176« 15' long. 0., 15- 40' lat. N. Découverte par I^maire et Schouten (16lfl). Beaucoup d'autres îles ou groupe» d'Iles portent le même nom.

COCOSATfcS, peuple de la Novempopulanie, enclavé dans le pays des Tarbelli. Ch.-I., Cocoxa. Leur pays ré|K»nd a peu près à l'arr. de Dax (Ijmdesk

COOTE, Cocytu», ruisseau d'Epire, tombait dans le lac Achérusie ; il roulait des eaux noires et nourbeuses, ce qui l'a fait placer par les mythologues au nombre des fleuves des Enfers.

COD, cap des Etals-Unis (Massachussets), à 70 kll. S. E. de Boston, par 42» 4' lat. N.. 72« 27' long. 0 , à l'extrémité d'une presqu'île. Déeouv. en 1620. CODANTS sinus , auj. mer Baltique.

CODJAH, livah de la Turquie d'Asie (Anatolie), le même que celui d isnii-mid.

OODOCNO, ville du roy. Lombard-Vénitien, à n ML S. E. de Ledi; 8,000 hab. Lee "

en 1746, et les Français en 1796. y défirent les Autri chiens.

CODOMAN (rarios). Foy. darius.

CODRUS, dernier roi d'Athènes, célèbre par soi dévouement, était fils de Mélanlhe. Ayant appris de l'oracle que, dans la guerre faite par les Dorions aux Athéniens, l'avantage resterait à oelui des deux peuples dont le chef serait tué, Il se dévoua volontaire* ment pour les siens, en se jetant au milieu de la mêlée. Les Athéniens, ne trouvant personne digne de régner après lui, abolirent la royauté et confièrent l'autorité à un archonte perpétuel. Codrua avait régné 28 ans, de 1160 à 1132 av. J.-C.

codrus , mauvais poète du temps de Domitien , n'est connu que par ce vers de Ju vénal (r sat.) s

Y e m lui loties r «ut l TbetMde Codrt.

COELESYRIA, contrée d'Asie. Voy. céléstrk.

COELIUS rtotis. auj. Sasnè-Jean-de-Latran, une des sept collines de Rome, à l'E. et pré» du mont Palatin, formait avee celui-ci un coteau parallèle à l'Aventin et séparé de ce mont par VAqua Croîtra.

COELLO (Alonio-Sanchaa), peintre portugais, élève de Raphaël et d'Antonio Moro, mort en 1590 à 76 ans. Son talent distingué le fit appeler U Titien portugais. Philippe II le nomma son peintre, et le combla de ses bienfaits. Ses principaux ouvrages sont : le Martyre de saint Sébastien, le portrait de saint Ignace.

COESFELD, COESLIN,

Voy. IOESFELD, K (ESI. IN. m ,

COETHEN, ch.-l.du duché d'Anhaltr-Coethen, sur la Ziette. à 20 Ml. S. 0. de Deasau ; 5,500 hab. Eaux minérales. Voy. anhalt.

COETVhRDKN. Vev. auKTVoaDBM.

COEUR (Jacques), célèbre commerçant On ne., né v. 1400 à Bourges, d'un marchand de cette v., envoya ses vaisseaux dans presque toutes les parties du monde alors connu, et acquit en peu de temps la fortune la plus considérable de l'Europe. Charles Vil le nomma son argentier on trésorier de son épargne lui confia plusieurs missions diplomatiques, et eut plus d'une fois recours à sa bourse : en 1448, Jacques Cœur lui prêta 200,000 éeus d'or. Mais ses ennemis et ses envieux parvinrent 4 le perdre, et Charles, oubliant ses services, l'abandonna à l'avidiu^des courtisans, qui partagèrent se» dépouilles. Accusé dedifTérents crimes imaginaires, il fut jeté en prison (1463); mais il parvint à s'échapper et se sauva à Rome. U pane Calixte III lui donna le commandement d une partie de la (lotte qu'il avait armée contre les Turcs J.tlœur tomb.i ma laile pendant lacampaune, et m a Chioen 1456. M. P. Clémentaécritsa J^»1*»- COKF1N (Charles), né à Reims en 1676, mort à Paris en 1749, enseigna les belles-lettres au collège dit de Beauvais. puis remplaça Bollin comme principal de ce collège (17 12), et fut élu en 1718 recteur de l'université de Paris. On a publié ses œuvres en 1755, 2 «L in-12;ellee se corn [«sent de discours latins et français et de vers latins. Un y remarque les Hymne* qu'il composa pour le bréviaire de ParisetuneOd* sur le vin de Champagne COOER, professeur d'éloquence an collège , de Maiarin, et recteur de l'université, né à fans, l Wé, mort en 1780, a donné un Examen de l EJoge du dauphin par Thomas, 1766. ln-8. et du Bétuaire de Marmontel. 1767. In-I2. Ayant dans « «"mer ouvrage censuré les philosopha il s attira U colère de Voltaire, qui l'a fort maltraité dans se* , Cmu;ESHALI.(CiUlAT-).vilUd' Angleterre ifease»), de Chelmsford; 3,000 hab. Manu-

à 19 Ml. N. E

factures d étoffes de laine.

COtJC.IA-EFFENDI. Von COCLIANO. Cow/otm". Tille du

(Prindp. Cltérieure), à 45 kil. h. de Sa COGNAC, Condate, ch.-l. d arr. M

de Naplee

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