‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 277 sur 567 · COLL · texte numérisé non relu

COLL

COLCHESTER, Camalodumm colonie, Colcestria, rille d'Angleterre (Essex). à 80 kil. N. de Londres; 16,000 hab. Port sur la Colne. Quais , églises asseï belles, théâtres. Manufactures d'étoffes de laine; chantiers de construction , pèche d'huîtres pour Londres. C'est dans cette ville que naquit sainte Hélène, mère de l'emp. Constantin. Colchester a soutenu on siège célèbre contre le* parlementaires en 1648. — Il y a deux villes de îs nom aux Etats-Unis, dans les états de Cunneclicut et de Vermont.

COLCH1DE, Colchis, auj. Imirithie et Mingrélie, contrée d'Asie, entre le Pont-Euxln à l'O., le rov. du Pont au S. 0., le Caucase au N. , et l'Uiérie à l'E. , est surtout célèbre par la Toison d'or, que la fable place dans ce pays, et par l'expédition des Argonautes. Elle était arrosée par le Phase dont les eaux , dit-on, roulaient des paillettes d'or. Les Colques [Colchï), ses habitants, étaient farouches, belliqueux, pillards. Les Grecs avaient fondé sur la côte quelques colonies, entre autres Dioscurlade.

COLD1NGHAM, ville d'Ecosse (Berwick),à 16 kil. N. 0. de Bcrwick ; 2,700 hab. Ruines d'un château et d'un monastère bâti, dit-on . par le roi Edgard.

COLEAH, Ranida Castra ou Cisse, ville de l'Algérie, à 33 kil. S.O. d'Alger, au fond d'une petite baie.

COLEB1DGE (Samuel taylor), poète anglais, né en 1772 dans le Devonshire, mort en 1834. D'un taractère incertain et mobile , il changea sans cesse de goût et de carrière. Il se lia d'abord avec Southey et composa avec lui un drame intitulé la Chute de Robespierre. En 1795 il ouvrit un cours public sur l'histoire de la révolution française; il eut même un instaut l'idée d'aller, avec Southey et un autre poète nommé Robert Lorell , établir chez les Illinois, en Amérique, une république qu'il nommait pantisocratie ; ce projet ridicule avorta bientôt. Il se mit alors à écrire des Adresses au peuple, discours qui firent assez de bruit ; puis le Watchman, recueil périodique qui cessa dès lo 10* numéro. Abandonnant alors la politique pour la poésie. Coteridge lit paraître sa tragédie du Remords, et plusieurs recueils de ballades lyriques qui curent un grand succès. En 1798 il alla visiter l'Aile mai/ne 1 avec WoruswerUi; à son retour, 1800, il donna la traduction du Walleustein de Schiller. En 1810, Colcridge publia une lwllade intitulée Christabel et te draine de Xapofi/a. Vue. .'dition complète tic <es ŒJ. " '.' Publ.àLondrcs en 1.1 v. in-8, 18î'J-j'2.

COLETTE (sainte), née à Corbic en 1380, fille d'un charpentier nommé Boilet, entra dan* l'ordre de Ste- Claire et y Introduisit une réforme qui rétablissait la rigidité primitive. Elle mourut à Gand en 1447 Sa fête se célèbre le 6 mars.

COUG^NIou COLIGNY, ch.-l. de cant. (Ain), à 22 kil. N. E. de Bourg: 1,700 hab.; a donné son som à l'anctenne famille de Coligny.

COLIGNY (Gaspard dechatillon, sire de), amiral de France, Ois île Gaspard de Coligny, maréchal de France sons François I, naquit à Châtillon-sur- Lomgcn 1517. Il fut élevé dans la religion calholi-

Tie et jouit d'abord d'une grande faveur à la cour, près s'être distingué dans plusieurs campagnes il fut élevé en 1552 par Henri II au grade d'amiral. Mais, après la mort de ce prince, las des intrigues de la cour, il résigna tous ses emplois et se retira dans ses terres : dans cette retraite, la lecture des lWr*s des novateurs changea ses opinions religipudes, et il embrassa publiquement la réforme. En o62, lorsque la guerre éclata entre te parti protestant et le parti catholique, Coligny fut nommé par le premier lieutenant-général : ilcombaltitsous les oran! de Condé . et perdit avec ce prince la bataille de ureux contre le duc de Guise. La mort de ce dernier, assassiné sous les mur» d'Orléans, amena quelques années de paix. Les armes ayant été reprises de part et d autre en 1567, Coligny assista au combat

indécis de St-Dcnls et aux batailles de Jarnac et de Moncontour, qui furent fatales à la cause des Protestants (1569). Cependant, après te traité de paix conclu à Saint-Germain en 1570, Coligny reparut à la cour ; Il y fut accablé de caresses comme tous ceux de son parti. Mais le massacre de la St-Barthélcmy se préparait, et l'amiral en fut une des premières victimes. Dans la nuit du 23 au 24 août 1572, un Bohémien , nommé Bème , l'assassina dans son appartement, et jeta son corps par la fenêtre dans la cour. Coligny était d'un caractère grave, doux et Dienveillant; il a été général habite , mais malheureux.

coligny (odet de), frère du précédent, né en 1515, occupa de hautes dignités dans l'église et fut nommé cardinal en 1533; mais il embrassa dan» la suite la réforme et même se maria. 11 fut excommunié, dépouillé de ses dignités, et contraint de se réfugier en Angleterre, où il mourut en 1570.

coligny dandelot (François), frère des préWdents. Voy. damdelot.

COLISÉE. Voy. colossée.

COLLAT1E, Collatia, petite ville à l'E. et près de Borne, sur un ruisseau tributaire de l'A mo. C'est là qu'eut lieu l'outrage fait par Sextus Tarquin à Lucrèce, femme de Tarquin Collai in.

COLLATIN (YAaomN) , Lucius Tarauinius Collatinus, neveu de Tarquin et mari de Lucrèce , était ainsi nommé parce qu'il possédait de grands biens à Collatie. Après l'insulte faite à sa femme, il se mit avec Brutus à la tète du peuple pour chasser les Tarquins : il fut nommé consul avec lui (5( 9 av. I J.-C). Peu après, ayant excité des soupçons dam le peuple , comme tenant de trop près à la famille exilée , il fut forcé de se démettre de ses fonctions et de sortir de Rome.

COLLE, ville du roy. de Naples (Sannio), à 25 kil. S. E. de Campobasso; 4,000 hab.

COLLÉ (Ch.), homme de lettres, né à Paris en 1709, mort en 1783, était fllsd'un procureur et cousin de Hégnard. Il se lia avec Gallet, Panard, Piron, Crébillon 111s ; flt partie de la société du Caveau, célèbre par sa gaîté, et fut admis, vers 1730, dans celle du duc d'Orléans, qui le nomma son lecteur et sou secrétaire. Il composa pour le théâtre de ce prince une • foule de pièces et de parades fort gaies , et donna ao Théâtre-Français deux bonnes comédies, Dupuis ei Détrônais, 1763; la Partie de chaste de Henri IV, 1774. On lui doit en outre des chansons grivoises, dont la meilleure est la Vérité dans le vin. Les pièces qu'il avait composées pour le duc d'Orléans ont été réunies sous le titre de Théâtre de société, 1 708, 2 vol. in-8 .• quelques-unes de ses parades se trouvent, mais défigurées, dans le Théâtre des Boulevard.*, 1756. Le recueil de ses chansons forme 2 vol. in-18. On a en outre de lui un Jotmal historique OU Mémoires littéraires, etc., 3 vol. Ti-8, 1805.

COLLETET (GuilL). mauvais poëte, né à Parii en 1598, mort en 1C59, eut de la réputation dans son temps, jouit de la protection de plusieurs grands personnages, entre autres de Bichelieu, qui lui donna une fois 600 livres pour 6 mauvais vers. Il fut un des premiers nommé membre de l'Académie Française. Il épousa successivement trois de ses servantes; son inconduite le réduisit à la misère. On a de lui : 1° des poésies aujourd'hui outillées, parmi lesquelles on remarque le Banquet des poètes, 1646; des épigrammes ; 2° des traités assex estimés sur la poésie morale, le sonnet, l'églogue, réunis sous te titre d'An poétique, 1658. — Son Ûls, François Colletet, né en 1628, mort vers 1680, a aussi fait des j vers ( VoJ/ , nouveaux, 1660; le Tracas de Paris, i 1665; la Muse coquette, 1665) ; mais il est encore inférieur à son père. Ce second Collotet a été couvert de ridicule par Boileau.

COLLIBERTS. Voy. cacots.

COLLIER (Jérémio). écrivain anglais, né en 1660

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