COSA
COSM
COR UN A, ville d'Espagne. Voy. corocne (la). CORVEY ou Cou lu E, ville des Etats prussiens *Weslphalie} , à 65 kil. S. E. de Minden , sur le
Weser; 5,300 liab. Êvèché. — Corvey était la plus ancienne et l'uue des plus riches abbaye* de Bénédictin» de l'Allemagne. Elle fut fondée par Louls- .e-Dëbonnairequi y envoya ponr l'organiser plusieurs moines de Corbie en Picardie : d'où son nom de Petite ou Nouvelle-Corbie. Plus tard, l'abbé de Corvey devint prince d'Empire du cercle de Wcstphalie. En 1794, il obtiul la dignité épiscopale. En 1803, l'abbaye fut sécularisée et donnée au prince d 0range ; en 1807, son territoire fit partie du roy. de WeMnlialie; en 1816, il échut à la Prusse. CORVIN (Jean), régent de Hongrie. Voy. huniade. convia (Mathias), roi de Hongrie, AU de Jean iluuyode,ful élu en 1458, à l'Age del5ans,ct mourut en 1490. Comme guerrier et comme législateur, il fut l'homme le plus illustre de son temps. Attaqué continuellement par l'Autriche, la Bohême, la Pologne, par les vayvodes de Transylvanie, de Moldavie cl de Nalachie. il fit face à tous ses ennemis et les repoussa tous. Il fut le boulevard de la chrétienté contre les Turcs; donna oe sages lois à ses sujets, et, pour répandre parmi eux les lumières , appela des savants d'Allemagne, de France et d'Italie, fonda une université à Bude, y réunit une vaste et magnifique bibliothèque, construisit un olwervaloire, et importa dans la Hongrie 1 art tvpographiquc.
CORV1SART-DESMARETS (i.-Kic, baron), médecin de la Faculté de Paris, né à Brieourt (Ardennes) en 1765, mort en 1821, fut nommé, en 1705, professeur de clinique lors de la création dol' École de santé (Ecole de médecine), et contribua beaucoup par son enseignement et ses écrits à faire fleurir les éludes médicales. Bonaparte le choisit pour son médecin. On a de lui un Ettaitur Ut matadiet du coeur, 180C, et plusieurs traductions.
CORVO, une des lies Açores. par 39° 41" lat. N., 33» 23" long. 0..- 1,000 hab. Ch.-I., Corvo.
CORYBANTES, prêtres de Cybèlc, célébraient le culte de la déesse avec un grand tumulte, faisant retentir l'air du bruit des tambours, frap|>anl leurs boucliers avec des lances, dansanl cl agitant leur corps comme des frénétiques, et poussant des hurlements, comme pour pleurer la mort d'Alys. Ils étaient Phrygiens et |>our la plupart mutilés. Selon la fable, ils furent chargés avec les Curetés de veiller sur Jupiter enfant.
CORYCUS, auj. Ciocoou Kara-Hissar, ville de la Cilicie Trachée, au pied du mont Corycus et au N. E. du cap Sarpédon, — Luc ville de Lynie portail aussi le nom de Corycus.
CORYTHE, Corythus, nom primitif de Cûrtona. COS. auj. Co ou Stanco, lie de la mer Egée, au S. de la rôle méridionale de l'Asie Mineure, renfermait un .-. .. ..,c temple d'Esculape et un autre de Vénus. Bolb s vues. Patrie d'Hippocratc, Epicharmc, A pelle.
COSA, ville de 1 Elrurie ancienne, à I extrémité E. du sol aeluel d Orbilcllo, au N. de Pot tus UercuUt Cosatti (auj. Porto-Kreole). Cette ville n'existe plus.
COSAQUES, Kasak en russe, population russe en partie nomade, descend d'un mélange de Slaves et de Tartares. On dislingue : 1° les Cosaques du Don, qui habitent sur les rives du Bon, dans la Russie mérid., et d'où sont sortis les Cosaques du Volga, du Terek, les Grebenski , les Seymen , ceux de Mozdok , de l'Oural et de la Sibérie; 2» les Cosaques de la Petite- Russie; ces derniers forment trois groupes : les Cosaues de l'Ukraine (subdivisés eux-mêmes en (Cosaques aporoçues, Cosaques de la mer Noire elSlolKKlesj: les Cosaques de Tehougouïef et les Cosaques du Boug. Les Cosaques sont d'une taille moyenne et d'une constitution robuste : leurs yeux sont bleus et leuis cheveux ro»\ ; l'eiL-cinble tic leur phvsionomie rappelle le i e tartare ; guerriers hardi-, pillard* déterminés,
cavaliers habiles, Us forment une cavalerie légiie terrible pour l'ennemi. On a organiséquelques régiment* réguliers de cosaques qui font partie de la garde impériale russe ; mais la plus grande partie se compose de troupes irrégulières. Le chef général prend le titre dhetman ou d'aiiaman ; il est nommé par l'empereur, ainsi que les principaux officiers. Bu reste les Cosaques ont encore leurs lois et leurs institution*
Siropres et ne se gouvernent que par elles. La plupart l'entre eux sont de l'église grecq.diteorthodoxe.— Les Cosaques paraissent pour la première fois dan* l'histoire vers le milieu du xv siècle. Depuis 1516, les Cosaques de l'Ukraine, réunis en corps divers, formèrent pour l'Europe un cordon militaire contre les Tartare* et les Turcs : ils se mirent d'abord au service de* Polonais, qui leur reconnurent le droit de se gouverner par eux-mêmes. Mécontent* de la domination polonaise, les Cosaques de l'Ukraine se révoltèrent en 1638, sous l'ai taman Powluk, puis sous Chtnielnicki en 1647. Vaincus i Bcreslek, il* furent traités durement par les Polonais ; un grand nombre d'entre eux passèrent alors aux Busse*(1654- 1657). Les démembrements de la Pologne achevèrent de mettre sous l'empire de la Russie toute la population cosaque de l'ouest. Néanmoins, pendant longtemps encore, ils supportèrent impatiemment le joug de ces nouveaux maîtres et se soulevèrent plu* d'une fois, notamment sous Pierrc-le-Crand, lorsque le célèbre Mazcppa. qui était alors hetman de l'Ukraine, s'allia A Charles XII. En 1828 et en 1829, les Cosaques de la mer Noire voulurent se déclarer indépendants, mais l'empereur Nicolas les dompta. Le* Cosaques du Bon se soumkent peu à peu à la domination russe depuis la destruction des royaumes d'Astrakhan cl de Kazan. Ils sont beaucoup moins civilisés que les Cosaques de l'Ukraine. Voy. zapo-
ROCUES. DON, UKRAINE, etc.
COSC1LE, Sybaris, riv. du roy. de Naples, sort de l'Apennin mérid., passe près de l'emplacement du l'ancienne Sybaris, et se perd dan* le Crati, après un cours d'environ 45 kil.
COSENZA , Contentia, ville du roy. de Naples ch.-l. de la CalabreCilér.. i 248 kil. S. E. de Naple*; 8.000 hab. Archevêché, cathédrale, collège royal, deux académies scientifiques. Un peu d'industrie et de commerce. Patrie du philosophe Télésio. — Cosenza fut jadis capil. du Brutlium. Les Romains la soumirent, et après eux, Annibal, aidé des Lucaniens, s'en empara. Alaric, roi des Golhs, qui l'assiégeait en 410, mourut devant ses murs et rut enterré |«r ses soldats dans le lit du Busscnlo (î 12). Les Sarrasins , puis les Normands la ravagèrent. Ces derniers s'y établirent en 1130, et en firent la capitale de leurs état* en Calabrc.
COSETANI, peuple de la Tarraconaise septentr., au S. E. des Lacetani, habitait entre l'Ebre et lo Rubricatut (Llobregat).
COSMAS, surnommé Iudicopieuttet, c.-à-d. navigant dam l'Inde, marchand d'Alexandrie qui vivait an vi* siècie, voyagea vers 519 en Orient, puis quitta le commerce et se fil moine. H ne rcsle de lui qu'une Topographie chrétienne (publiée par Montfaucon, 1707), écrite vers 636, où il établit le système le plus bizarre sur la figure de la terre: il lui donne la forme d'une cage dont le ciel formerait le toit. On y trouve aussi une dcscriolion assez exacte de l'Ile de Ceylan.
COSME (saint), patron des chirurgiens, né on Arabie, praliquail la médecine, ainsi que son frère, sainl Bamien ; tous deux exerçaient leur art gratuitement. Bs souffriruul ensemble le martyre vers .a fin du in* siècle. Leur fêle est célébrée le 27 septembre. — 11 se forma en France au xm* siècle , soui T invocation de ce sainl, une confrérie de chirurgiens, dits de Saint-Cosme, qui (tendant longtemps partagea avec la Faculté l'enseignement des sciences médicales. cosm UuàEiUlAC, dit Frère), habile chirurgien,