CROI
CKOM
les autre* chefs det Croiser. — La deuxième croisade, de 1147 à 1149, entreprise sous le pontificat d'Eugène III, et préchée par saint Bernard, eut pour chefs Louis VII, roi de Vrance, et Conrad, empereur d'Allemagne (1147). Ces deux prince* n'éprouvèrent que des rerers. Ils étaient cependant sur le point de prendre Damas (IliS), lorsque la discorde se mit entre les seigneurs de leurs armées, et les contraignit à abandonner leur entre-
Sise et à revenir en Europe. — La troisième croisade, 1189 à 1 193, fut entreprise sous le pontiGcat de Clément 111, et préchée par Guillaume, archevêque de Tyr. Il s'agissait de reconquérir Jérusalem, retombée au pouvoir des Infidèles en 1187. Trois souverains partirent avec de nombreuses armées pour la Terre-Sainte : Philippe-Auguste, roi de France, Richard Cœur-de-Lion, roi d'Angleterre, et Frédéric- Barberousse, empereur d'Allemagne. Mais le succès ne répondit point à l'espérance générale. L'armée de Frédéric fut presque entièrement détruite en Asie, et lui-même périt en Cilicie (1190); une fâcheuse rivalité s'établit ensuite entre Richard et Philippe ; celui-ci revint bientôt en France (1191), et tout le courage de Richard n'aboutit qu'à obtenir du fier Saladin une trêve de 3 ans. — La quatrième croisade, de 1202 à 1204, préchée par Foulques de Neuilly sous le pontificat d'Innocent 111, fut entreprise par Baudoin IX, comte de Flandre; Boniface M, marquis deMontferrat.et Henri Dandolo, doge de Venise. L'armée des chrétiens n'alla pas plus loin que Constantinople. Elle en chassa d'abord l'usurpateur Alexis l'Ange (1203), cl plaça sur le trône Alexis-le-Jeune ; mais l'année suiv., elle reprit Constantinople sur Ducas Murtxuphle , et cette fois ses chefs se partagèrent l'empire grec : Baudoin eut le titre d'empereur. — La cinquième croisade, entreprise sous le pontificat d'Honoriuslll (1217), eut pour chefs Jean de Brienne, roi titulaire de Jérusalem, et André II, roi de Hongrie. André fut bientôt rappelé dans ses états par la révolte do ses magnats; Jean de Brienne prit Oamielte.— La sixième croisade, de 1228 à 1229, fut accomplie sous le pontificat de Grégoire IX, par l'em-
ftereur Frédéric II. Le sultan Méledin lui céda Jérusaem sans combat. — Enfin les deux dernières croisades furent entreprises par saint Louis , roi de France : l'une, de 1248 à 1254, sous le pontiGcat d' Innocent IV; l'autre, de 12G8 à 1270, sous le pontificat de Clément IV. La première (7*) fut dirigée contre l'Egypte : le roi de France prit Damlette et remporta même une victoire à la Hassoure { 1 250) ; mais la peste s'étant mise ensuite dans son armée, il fut contraint de reculer devant l'ennemi, et il fut lui-même fait prisonnier. Il racheta chèrement sa liberté, passa quatre ans en Palestine, occupé à fortifier quelques places, et revint en France en 1254, après la mort de la reine Blanche, sa mère, qu'il avait instituée régente.— Dans la huitième croisade, saint Louis était accompagné de ses trois fils et di prince Edouard d'Angleterre : il se dirigea sur Tunis, espérant, disent quelques historiens, convertir le mal tre de cette ville, Mohammed Mostanser; mais à pciue était-il arrivé sous les murs de Tunis qu'il fut enlevé à son armée par une maladie contagieuse. Charles d'Anjou, qui était venu le rejoindre, se mitalorsà la tète des troupes (12*0); il obtint quelques avantages et revint en France après avoir forcé Mohammed à payer les frais de la guerre. — Après cette dernière expédition, les colonies chrétiennes qui avaient été établies en Orient par les Croisés ne tardèrent point à être détruites, et la Palestine retomba tout entière sous le joug musulman. — On a étendu le nom de croisades a plusieurs expéditions dirigées contre les hérétiques, et particulièrement à la guerre contre les Albigeois (Voy. albigeois). Une foule d'ouvrages ont été publiés sur ces expéditions: l'ouvrage français le plus estimé est celui
de M. Michaud, Paris, 1811-22,7 vol. in-8.,sous le titre A' Histoire des Croisades. M. Mills, auteuranglala, a présenté un tableau abrégé des Croisades, qui a été trad. par M. Paul Tiby, 3 vol. in-8. 1825-35.
CROISIC (le), ch.-l. decant. fLolre-lnf.), 4 8 kil S. O. de Guérande ; 2,47 1 hab. Pèche de sardines, cabotage. Ecole d'hydrographie. Patrie de P. Bouguer.
CR01SILLES, ch.-l. de canton (Pas-de-Calais), à
10 kil. N. de Bapaume; 950 hab.
CROISSANT, symbole de l'empire turc, paraît
avoir appartenu de toute antiquité a la ville de Byzance. — Sélim III forma un ordre dit do Croissant, destiné aux chrétiens qui auraient rendu des services à l'empire ; il avait pour insigne un croissant d'argent. L'amiral anglais Nelson en fut décoré le premier (1799).
CROIX-ROUSSE (la), ville du dép. du Rhône, contigue à Lyon, dont elle forme un des faubourgs; 17,934 hah. Elle est surtout habitée par les ouvriers.
CROMARTY, ville et port d'Ecosse, ch.-lieu d'un comté de même nom , à 20 kil. N. E. d'Inverness; 3,000 hab. Construction de petits bâtiments. Position favorable au commerce. — Le comté de Cromarly est fort petit; il se compose de divers morceaux enclavés dans le comté de Ross.
CROMAZ1ANO (Agatopislo). Voy. buonafede.
CROMER, petite ville d'Angleterre (Norfolk), à 30 kil. N. de Norfolk. Bains de mer. EU souffre beaucoup des empiétements de la mer.
CROMFORD, ville d'Angleterre (Derby), à 20 kil. N. E. de Derby : c'est 14 que fut établie la première mull-jenny (ou mécanique à filer le coton ,d'Arkwright.
CHOMNE, Cromnum, ville d'Arcauie, au S. de Mégalopoiis. Les Arcadiens y battirent le roi Spartiate Arehidamus, l'an 3C4 av. J.-C.
CROMWELL (Olivier), protecteur d'Angleterre, né en 1599 dans le eomlé de Huntingdon, d'une famille assez distinguée, entra de bonne heure dans la secte des Puritains, où il puisa l'esprit d'intolérance ; fut député par l'université de Cambridge au long-parlement (1640), et s'y fit remarquer par ses déclamations contre le papisme et la royauté. Lorsque la guerre entre le roi et le parlement s'engagea, il leva àses frais un régimen t, et se signala par bon habileté et sa bravoure, mais aussi par ses cruautés. Nommé, peu de temps après, lieutenant-général de cavalerie, il décida le succès des combats de Marston-Moor (1644) et de Naseby (1645), qui amenèrent la ruine du parti royaliste et les infortunes de Charles I. Dès cette époque, Cromwell songea à remplir le premier rôle. 11 sut se concilier l'esprit de 1 armée; et comme dans le parlement il se trouvait bien des gens qui semblaient deviner son ambition et vouloir s'y opposer, il purgea ce corps, c'està-dire qu'il en chasëa à main armée les membres suspects. Avec les hommes sûrs qui y restaient, il fit condamner à mort le malheureux Charles ( ni 19), et proclamer la république. Trois ans après, il fut reconnu chef de 1 état sous le nom de protecteur. Depuis ce moment, Cromwell régna en souverain absolu sur l'Angleterre. Son règne fut un des plus prospères. Il enleva la Jamaïque aux Espagnols, et abaissa la marine hollandaise ; au dedans il fit respecter les lois, remplit les tribunaux d'hommes intègres et éclairés, et fit fleurir le commerce. Presque toutes les puissances reconnurent son autorité et recherchèrent son alliance. 11 mourut en ICSfT
11 dut ses succès à une profonda hypocrisie , autan' qu'k sou habile politique, à son courage et à son in&tiirable activité. L'JJùwire de Cromuell a été écrite par M. Villcmain, Paris, 1819, 2 vol. in-8. — Son fils, Richard Cromwell, fut reconnu pour son successeur au protectorat; mais d'un caractère faible, il ne conserva l'autorité que pendant quelques mots. Il abdiqua de lui-même en 1659, à la suite de quelques troubles et à la nouvelle de l'approch» °*