‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 346 sur 567 · DION · texte numérisé non relu

DION

de l'empire) : ce furent Constance Chlore et Galérius; Il assigna des provinces à chacun d'eux. Ce* quatre prince» obtinrent chacun de leur côte des succès, et rentrèrent en triomphe dans Rome l'an 303. En cette même année Dioctétien, à l'instigation de Galérius, commença conUe les Chrétiens une terrible persécution qui dura dix ans. L'année suivante il tomba dans une grave maladie qui affaiblit sa raison. Cet ~ iblijsemcnt, joint aux menaces de Galérius, î'eni abdiquer l'an 306 de J.-C. 11 se retira à i où il cultivait lui-même son jardin ; il disait n'avoir commencé à vivre que du jour de son abdication. On ajoute même que. Maximien ayant voulu l'engager à reprendre la couronne , il l'invita , pour toute réponse, à venir voir ses jardins de Salone. Il mourut en 313.

D10DORE de Sicile , historien gree, né à Agyrium en Sicile, virait du temps de César et d'Auguste. Après avoir visité les principaux pays de l'Europe et de l'Asie, Il s'établit i Rome et y publia sous le titre de Bibliothèque historique un ouvrage en 40 livres qui contenait l'histoire universelle depuis le commencement du monde jusqu'à la 180* olympiade (60 ans av. J.-C. ). Il ne nous en reste malheureusement que 16 livres, savoir: les 5 premiers , qui traitent de l'Egypte , de l'Assyrie et des premiers temps de la Grèce ; le 1 1* et suivants jusqu'au 20* , qui vont jusqu'à la bataille d'Ipsus { 301 ans av. J.-C.). Cet historien montre peu de critique ; il parait n'avoir pas puisé aux meilleures sources, mais son ouvrage est néanmoins fort précieux et contient des détails qu'on ne trouverait pas ailleurs. Son style «»t simple et clair, mais peu élégant. Lee éditions les plus estimées de Diodorc •ont celles de Wesaetlng , grecque et latine , Amsterdam, 1746, 2 vol. In-fol.; et de Dindorf, Leipsick, 1828-32, 6 vol. \n-8; celle- d contient de nour. fragm. MM. Didot l'ont publ. avec tous lesfrag. "t nnn trad. Int.. 1843, 2 vol. gr. ln-8. Diodore a été tr. en fr. en partie par Amyot , 1554, et en totalité ir Terraason, 1737, et plus récemment par . A.-F. Miot, 7 vol. ln-8, 1834.

DIOGENE, philosophe cynique, né à Sinope, 413 s av. J.-C., fut chassé de sa patrie avec son père pour avoir fait de la fausse monnaie , et vint de bonne heure à Athènes où il étudia la philosophie sous Aiilislhène. Il y vécut dans la plus grande misère, et no subsistait guère que d'aumônes. Dans la suite , ayant été fait prisonnier par des pirates , il fut vendu comme esclave à Corinthe , et acheté par le pnilosophe Xéniade , qui , frappé de son mérite, lui eu h lu l'intendance de ses biens et l'éducation de ses enranU. Diogène mourut à Corinthe l'an 323 av. J.-C., âgé de 90 ans. 11 avait ordonné qu'on jetât son oorps dans un fossé; mais ses amis lui firent des funérailles magnillques. Ce philosophe outra les austérités de la secte cynique. Il logeait, dit-on. dans un tonneau , n'avait pour meuble qu'une besace , un bâton et une écuelle. 11 jeta même son écuelle,

3u'il avait vu un jeune enfant boire dans le e sa main. On conte que , plein de mépris «s contemporains, il se promena un jour en plein midi une lanterne a la main , disant : « Je cherche un homme, a Un partisan de Zenon d'Élée niait devant lui le mouvement: il se leva, et se mit à marcher, réfutant ainsi ses ridicules arguties. 11 y avait dans sa pauvreté volontaire beaucoup d'orgueil et de vanité. Alexandre-le-Grand , étant à Corinthe, eut la curiosité de le voir, et lui demanda ce qu'il pouvait faire pour lui: • Te retirer de mon soleil, • répondit le philosophe. On assure qu'Alexandre s'écria : « Si je n'étais Alexandre, je voudrais être Diogène. > Toutes ce* anecdotes et une foule d autres, que l'on raconte de Diogène, sont loin d'être authentiques. On a sous le nom de Diogène des Lettres qui sont évidemment

t »10? d'Apollonie . philosophe grec , né dan* 1 île de Crète, disciple et successeur d'Anaximène«. dans l'école d'ionie, florissait vers 500 av. J.-C. Il se distingua parmi les philosophes qui enseignaient en lonie, avant que Socrate philosophât a Athènes; il croyait comme son maître, que l'air était la matière de tous les êtres ; mais il attribuait à ce principe primitif une vertu divine.

diogène laerce, Lacrtius , écrivain grec, natif de Laerle en Cilicie, vivait l'an 190 de J.-C., et appartenait, à ce qu'on croit, à la secte épicurienne. On a de lui , sous ce litre, De vitis, dogmatibus et apophlhetjmaiibus clarorum philosophorum , un ouvrage en 10 livres, fort précieux pour l'histoire de la philosophie. Il est t regretter que l'auteur manque de critique ; il s'attache plus aux anecdotes qu'aux vues scientifiques, vise au bel esprit et mêle des épigrammes en vers de sa façon aux récits historiques. Les éditions les plus estimées de Diogène Laerce sont c«lle de Meibomius, grecque - latine, avec des notes de Ménage, etc., Amsterdam, 1692, 2 vol. ln-4; et celle de liubner, Leipsicà, 1828, toute grecque. Gassendi a donné à part le x« livre (Êpieure), avec un commentaire. Tout l'ouvrage a été traduit en français par Gilles Boileau. 1G68 : par un anonyme, 1758. et dans la Bibliothèque ckan>entiert 1840.

diogène (romain) , empereur d'Orient. Voy. romain DIOGÈNE.

DI01S (pays de). Diensis tractus, ancienne petite province de France, faisait partie du Bas- Dauphiné, et était située entre le Valeotinois et le Gapençais; 40 kil. sur 30. Ch.-l. Die; autres places, Aoust, Luc, Saillans, etc. Le Diois était jadis habité par les Vocomii et les Trirastini, peuple de la Viennaise; ce fut dès le x* siècle un comté vassal des comtes de Toulouse marquis de Provence, ceux-ci le donnèrent en fief à Aymar 11 de Poitiers (1189), qui le réunit au comté de Valenlinois , d'où finalement II passa à la couronne au xv* siècle. Les évêques de Die avaient depuis 1178, par don de l'empereur Frédéric I , le domaine direct de cette ville, qu'ils abandonnèrent en 1449 à Charles VII. Auj . le Diois est compris dans le dép. de la Drôme.

DIOL1BA, rlv. d Afrique. Voy. djouba.

D10MA, riv. de la Russie d'Europe, dans le gouvernement d'Orenbourg, prend sa source à 130 kil. N. 0. d'Orenbourg, tombe dans la Hiélaia un peu au-dessous d'Oufa, après un cours de 270 kil.

D10MËDE, roi fabuleux des Bistones, peuple de Thrace , est célèbre par sa cruauté : il nourrissait ses chevaux de chair humaine. Hercule le vainquit et le fit dévorer par ses chevaux ; le héros bâtit ensuite la ville d'Abdère dans ses état*.

diomède, héros grec, fils de Tydée et roi d'Étoile, se distingua parmi les plus braves au siège de Troie, livra des combats singuliers à Hector, à Ënée , se saisit des flèche* de Philoctèla et des chevaux de Rhésus, enleva le palladium de Troie. Conduit par Pallas, Il combattit les dieux eux-mêmes, blessa Mars et Vénus qui venaient secourir Ënée. Au retour de Troie , trahi par son épouse Egialée, il s'éloigna de sa patrie , et alla fnni'er en Italie la ville d'Arpi, et, dit-on.celle do Dénévent.

diomède, grammairien latin du v siècle, auteur d'un traité De Oratione et partibus oratoriis, publié par Pulsehius dans ses Grammatici veteres, 1606.

D10MËDE (champs de), plaine* de l'Apulie orientale, entre l'Auflde et le Cerbale, où *e livra la ba» taille de Cannes en 216.

diomEde 'lies de), lies de l'Adriatique, sur la cote du roy. fondé par Diomède dans la Daunie, vis-à-vis de l'emb. du Tifcrm . Auj les île* Tremm.

diomède (promontoire de), auj. capo di San-Nicolo, presqu'île de la Liburnie, sur la mer Adriatique.

DION de Syracuse, disciple et ami de Platon, était gendre de Dcnys l'Ancien, jouit de la confiance d*

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