BACCHUS
DIOPHANTE, mathémaUclen grec, natif d'Alexandrie, vivait à une époque incertaine (selon les on sous Néron, selon d'autres sous Anlonln ou même sous Julien). Il est regardé comme l'inventeur de l'algèbre. Nous avons sous son nom le traité le plus ancien de cette science; il ne nous reste que les six premiers livres de cet ouvrage qui en avait treize. Ils ont été publiés, gr.-lat., avec des notes de Bachet, Fermât, etc., Toulouse, 1670, et traduits en français par Simon Stévln et Gérard, 162S.
D10SCORB, patriarche d'Alexandrie, succéda à «tint Cyrille en 444 et adopta les principe» d'Eutychès. 11 soutint cette hérésie dans le faux concile d'Èphèse, en 449, connu sous le nom de brigandage dÊphbse. De retour à Alexandrie, il osa excommunier le pape saint Léon ; mais l'année suivante il Tut déposé dans un concile de Conslantinople. Le concile général de Chalcédoine, tenu en 4SI. le dé-
Sma de l'épiscopat et du sacerdoce, et l'empereur areien l'exila a Gangres en Paph!agonio, où il mourut l'an 458.
DIOSCOR1DE (Pedanius), médecin gree, natif d'Anaxarbe en Cilicie, et qui vivait dans le i" siècle de notre ère, a laissé six livres sur la M autre médicale, qui sont U source la plus abondante pour les connaissances botaniques des anciens. Les meilleures éditions de cet ouvrage sont celles des Aides, Venise, 1518; de Marcellus VersillUS, Cologne, 1529, gr.-lat.:deSprengel.Le|pe., 1828, 2 v. in-8. U aéU commenté de la manière la plus étendue par Matin Ne, Venise, 1554, et traduit en français par Mari M allier. Lyon, 1559.
DIOSCORIDIS inscla. Ile de la mer Erythrée, dans le golfe Avalites, auj. SOCOTORA.
DIOSCURES, c.-à-d. enfants de Jupiter, surnom de Castor et Pollux ; on le donne aussi à Hcrculo D10SCUR1ADE, depuis Sebatiupolts ou Soteriopolis, auj. Isgaur ou îtkuriah, ville de la Colchide,
sius est en général exact; ou .a reproche cependant' iur ,B Pont-Fuxin. Elle doit son nom aux Dioscurcs. quelque partialité, notamment contre Sènèqne.
DIONE. mère de Vénus, était fllle de l'Océan et de Telhys ; c'est d'elle que Vénus reçut le surnom de Dionée, que lui donnent les poètes.
DION1S (P.), chirurgien et anatomisle, fut médecin de la reine (femme de Louis XI Vj, du dauphin et de plusieurs princes du sang; il professa lanatomie et la chirurgie au Jardin des Plantes, et mourut en 17 18. On a de lui : Anatomie de l'homnu suivant la circulation du sang, IC90; Cours de chirurgie, 1707, Traité des accouchements, 17 18.
bionis du séjour ( Achille-Pierre) , géomètre, de 1 Académie des Sciences, né à Paris en 1734, mort en 1794, était conseiller au parlement, membre de l'Académie des Sciences. On a de lui : Traité ■Ut courbes algébriques (avec Goudin), 1756, in-12; Recherches sur la gnomonique et les rétrogradations des planètes, 1761, in-8; Traité analytique des mouvements apparents des corps célestes, 1774, 2 vol. in-4 ; Essai sur les comités en général, etc., 1775; Essai sur les disparitions périodiques de Panneau de Saturne, 1776, in-8. etc. Il appliquaavec succès ïanav*5 .wn phénomènes célestes, surtout aux éclipses.
Castor et Poilu t, qui y abordèrent, sous la conduite de Jason. lors de l'expédition des Argonautes.
D1W GYOR, ville de Hongrie (Borsod), à53kil.O. deTokai;4,(KK)hab. Fruits, bonsvins.Eaux thermales.
DIOSPOLIS, c.-à-d. ville de Jupiter, nom commun à plusieurs villes anciennes dont les principale/ •ont : 1° Diospolis, dans la B.-Egypte, au h. de Mendès, et la même que Panephysis, suivant d'An- Tille :— 2e Diospolis, en Judée, à l'E. de Joppé. dite aussi Lydda, auj. Ludei ou Loddo; — 3° Diospolu Magna, dans la H. -Egypte, la même que Thèbei (Voy. thÈbes) :— >4* Diospolis pana, dans la llaute- Êjtvpte, au N. 0. de Tenlyra, auj. Hou ou Uow.
DIPHILE, poêle comique grec, né à Sinope. contemporain de Ménandre, qui florissait vers l'an 300 av. J.-C, avait composé cent comédies, dont il n» nous reste que de très courts fragments dans les
recueils de G. Morcletde Grotius. Plusieurs de pièces ont été imitées |>ar Térence et par Plaute, notamment dans les Adelphe», la Casina et le Rudens.
D4PPEL (J.-tkuirad), théologien et chimiste allemand, né en 1673 prèsde Darmsladt, mort en 1754. était fils d'un ministre protestant, et s'occupa d'a- DIONYSIAQUES, fe.es de Ba^hus'fquï se nom- bord de théologie. Quoique protestant, il écrivit conalt en grec Dionysos). Ces fetea se célébraient trp îe* coreligionnaires un petit traité intitulé : Pa~ avec magnificence à Athènes. On y faisait des pro- P"mus Protestantium, qui lui fit beaucoup d ennemis, cessiou* ou l'on cwrtail d'immenses vases remplis d » D*goftté la théologie, il s occupa de médecine el viu et couronnés de pampre, des corbeilles du; d'alchimie, et mena une vie errante et
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résidant tantôt en Allemagne, tantôt en Holhnde ou en Suède. Au milieu de ses extravagances, il Ut quelques découvertes utiles, entre sulrua celle de 1 huile animale qui porte son nom, et du bleu de Pruue. Il a laissé 70 ouvrages, auj . tous oubliés.
D1PP0LDISWALD. ville lu roy.de Saxe (Misnle), à 18 kil. S. de Dresde: 1,400 hab. Carrièn-s.
DIR, ville du Kaboul, k 210 kil. N. E.de Kaboul, est le lieu principal de la région de Laghman, et la résidence du khan des Joussofel.
DIRCE, seconde femme de Lyrus, roi de Thèbes, fit enfermer dans une prison AnUope, que Lyrus avait répudiée pour l'épouser ; mais Jupiter délivra Antione qui bientôt donna le jour à deux fils, Amphion ûtZéthus; ceux-ci devenus grands Qrent mourir Lyeus, et attachèrent Dircé à la queue d'un cheval indompté, qui l'emporta sur des rochers où elle fut mise en pièces. Les dieui, touchés de son malheur, la changèrent en une fontaine qui porta son nom et qui coulait près de Thèbes.
DIRECTOIRE, nom donné en France an pouvoir exécutif qui, d'après la constitution de l'an m, devait régir l'état, conjointement avec le Conseil des Cinq-Cents et celui des Anciens. 11 fut installé le 4 novembre 1795 (13 brumaire an iv). Le Directoire se composait de 5 membres, nommés par lot deux Conseils; Il se renouvelait par cinquième d'année en année, et ses membres ne pouvaient être réélus; il nommait les ministres, les généraux en ehef, mais l'initiative en fait de mesures gouvernementales et législatives appartenait au Conseil des Cinq-Cents: les directeurs pouvaient seulement l'inviter à prendre un objet en considération. Les premiers directeurs furent La Reveillère-Lepeaux, Letouroeur, Rewbell, Barras etCarnot (ce dernier nommé en remplacement de Siéyès qui refusa). Ceux qui furent nommés après eux sont : Barthélémy ( 20 mai 1797,00 1" prairial an t), Merlin de Douay. François le Neuft-hàteau , Treilhard, Roger-Ducos , Gohirr et enfin Moulin «du 24 fructidor an T au 30 prairial an vu). Le Directoire fut une époque de gloire pour nos armées, et un moment de repos Intérieur après la tourmente révolutionnaire. Toute l'histoire militaire de ce temps eat dans les noms de Bonaparte, de Kléber, de Desalx, de Masséna, de Moreau. A l'Intérieur, le travail du Directoire a particulièrement tendu à rapprocher peu à peu les Intérêts, à éteindre i et les haines, àasseotr le nouveau gou ver- \ stables, mais sans employer de ix et criminels. Cependant on ne tarda pas à accuser les Directeurs d'incapacité. Après avoir subi quelques révolutions Intérieures ( Voy. fr rer ' ru m , Maillai), le Directoire fut renversé par le généra) Bonaparte, dans la célèbre journée du 18 brumaire an vmtOnov. 1799). 11 comptaiU années d'existence. L'époque du gouvernement dictatorial fut signalée par une corruption générale dans les mœurs.
DIKSCIlAU, Tcxewo en polonais, ville des Etats prussiens (Prusse), sur la Vlstule, à 22 kil. N. E. de Stargard. 2.000 hab. Navigation active. DIS, nom donné par les poates i Pluton. DISAPPOINTMKNT (archipel du), groupe d'îles 4e l'Océan Equinoiial, par 142° 39' long. 0-, 14° 5' lai. S. Découvert en 1 7R5 par le commodore Byron qui n'y put pas aborder (d'où le nom qu'il lui donna). — Une fie de I archipel de Magellan . par 27* 15' lat. N., 137* 10' long, h., porte Te même nom.
DISCORDE, divinité malfaisante. Jupiter l'exila des cieux, parce qu'elle ne cwwait d'en brouiller les habitants. Piquée de n'avoir point été Invitée aux noces de Thélis et de Pélée. la Discorde jeta nu milieu des dêessrs la pomme fatale, rau*e de cette fameuse contestation dont Pâlis fut le juge. Les poètes lui donnent une chevelure hérissée de serpents et attachée par des bandelettes sanglantes. DISMAL-SWAMP (e.^-d. rrùie marau), vaste
plaine basse et humide des États-Unis ( Mrsi nie et Caroline septentrionale), a 49 kil. sur 15. Cinq grandes rivières en sortent. Genévriers, cyprès, cèdres, chênes, pins gigantesques.
DISNA , ville de la Russie d Europe (Minsk), à 177 kil. N. de Minsk , sur une rivière de même nom.
DISON, ville de Belgique (Liège), à 5 kil. N.O. de Verviers: 3,000 hab. Fabriques de draps.
DISPARGUM, ancienne ville du pays des Tongres ou de la Thuringe (selon qu'on lit Tunyn ou Thurinyï dans les sources), est ou un fort aux environs de Nimègue, ou le village de Diesbourg dans l'ex-comUde Henneberg. C'est de là. dit-un, que partit Clodion pour envahir le nord de la Gaule.
D1SSEN, ville de Hanovre, à 18 kil. S. E. d'OsnabrUrk: 1,800 hab. Aux environs se trouvent les belles salines de Rolhenfeld.
DISSKNTKRS. Voy. «on-conroaMisTM.
DISSENTIS, village de Suisse (Grisons), à 52 xi.. S.-O. de Cuire, dans la vallée du Rhin, à 1,300 mètres au-dessus de la mer; 1,100 hab. Célèbre abbaye fondée au vu* siècle par Sigebert , bénédictin écossais. Les abbés de Dissentis étalent princes d empire et présidents de la diète de la Ligue-Crise. Les Français brûlèrent le bourg et l'abbaye en 1799.
DISTRICT FÉDÉRAL, nom donné, dans les répu bliques fédéraUves de l'Amérique, au territoire qui contient la capitale générale de la fédération . sam appartenir à aucun état particulier. Cest ainsi qu aux Etats-Unis Washington et son territoire forment le distrtci fédéral, qu'on nomme aussi distrie! de Colombie. Voy. colcmbia, Mexico, uiutihala.
RIO—DE-La— PLATA.
DITHMAR. évèque de Mersebourg. né en 97e. fut d'abord moine au couvent de Bergen, puis évêque. en 1009. Il eut à soutenir de longues guerres avec les margraves de Misnie. On lui doit une Chronique de i histoire d'Allemagne, en 8 livres, qui s'étend de 876 à 1018 et comprend les règnes de Henri 1, Othon 1 , Il et III et Henri IL Elle a été publiée par Relneccius, 1580, et par Leibnitx dans son recueil d'écrivains pour l'histoire de Brunswick. Wagner l'a réimprimée en 1807. Nuremberg, ln-4.
DITHMARSES (pays des), Ditmarna, petite contrée de l'Allemagne septentrionale (Holstein), entra l'Elbe et l'Eyder, le long de la mer du Nord, occupe 40 kil. sur 25, et a pour villes principales Meldorf et Luden. Les Dithmarsea, quoique nominalement soumis k l'empire d'Allemagne, ont presque toujours vécu Indépendants. Leur pays a fait successivement partie du comté de Stade, du duché de Saxe (1144- 1 180), de l'archevêché de Brème (contre lequel ils se révoltèrent pour se donner à l'évêché de Sleswig). En 1474, Christian I, roi de Danemark, obtint de l'empereur Frédéric III la réunion du Holstein, du Sleswig et du pays des Dilh mantes en un duché relevant de la couronne de Danemark ; mais bientôt les Dithmarses se révoltèrent: le roi de Danemark Jean I leur fit en vain la guerre (1500): le roi Frédéric Il fut plus heureux et les soumit en 1559, à
I aide des dues de Holstein : le pays alors fut partagé entre le duché de Holstein et le Danemark, qui enfin le réunit tout entier en 1773.
DITTERS DE DITTERSDORF (Charles), compositeur allemand, né à Vienne en 1739, mort en 1797, montra dès l'âge de 7 ans sa vocation pour la mu si que, et acquit sur le violon un talent extraordinaire.
II parcourut rAllemagne, accom|iagna Gluck en Italie, réwlda plusieurs années à Berlin et à Vienne, et se lia avec Haydn. Ses principaux ouvrages sont : les Métamorphoses d'Ovide, composées de ^symphonies. Vienne, 1785, et des oratorios tisane, de David, de Job et d'EsiAer; ce dernier passe pour son chef-d'œuvre. L'Histoire de sa vie, par lui-même, a été publiée par son fils, Leipsick, 1801, In-S.
Dk Bmmut, He de la mer des Indes, opte du
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