ALBA
< «gue ; m .ie aux île* Aloutiennes. Comptoir russe pour les pelleteries.
ALATAMAHA, riv. des Etats-Unis (Géorgie) , se forme de deux branches, l'Oakmiilgee qui baigne Hartford, l'Oconee qui vient de Milledgevillc. Elle arrose la Géorgie, passe par le fort James et Darien, et tombe près de là dans l'océan Atlantique.
ALATRI, Alatrium, ville de l'État ecclésiastique, à 23 UL N. 0. de Frosinone, sur une colline; 9,000 hab. Evcché. Hcstesde murs cyclopéena.
ALATYR, riv. de Russie, sort du gouvernemen de Nijnei-Novgorod, et se jette après 220 kil. de cours dans la Soura près de la v. d'Alatyr. — Ville de Russie d'Europe, à 1 80 kil. N.O.de Simbirsk; 3,000 hab. Elle est en bois. Grand commerce de grains.
ALAVA, petite province d'Espagne, une des trois provinces basques, entre la Biscaye, la Navarre et la Vieille-Castille, fait partie de l'intendance de Vittoria, et a Vittoria pour ch.-l. Longtemps indépendante, l'Alava se réunit en 1200 a la couronne de CasUlle, sous Alphonse IX , mais à la condition de conserver ses privilèges. Env. 100,000 h.
ALAZK1A (monts) , chaîne de Russie asiatique ( Irkoutsk), brandie principale des StanovoT Krebet, s'étend du S. au N. sur un espace de 900 kil. jusqu'à la mer Glaciale, et donne naissance à une riv du môme nom, qui se jette dans la mer glaciale.
ALBA, ville du Latium. Voy. albe-la-loncue
alba, ville de Lusitanie. Voir. BUTAS.
alba, riv. de Gaule, auj. Y Aube. Voy. acbe.
alba, Alba Pompeia, ville des Etats sardes, à 40 kil. S. E. de Turin, 7,000 h. Evêq.Pat.de Pertinax.
ALBA ACGUSTA OU ALBA BELVIORUM. Voy. APS.
alba r.h.KCA , ville de la Dacie. Voy. Belgrade, alba im.au norcm , ville de la Gaule Cisalpine
Voy. ALBENGA.
ALBA JULIA. Voy. AKKERBAN et CARLS BOURG.
ALBA DE TOBBES, ville d'Espagne (Salamanque), à ÎO kil. S. E. de Salamanque, sur le Tormès. Là était le château du duc d'Albe. Bataille entre les Espagnols et les Français (1809).
ALBACÊTE, ville d'Espagne (Murcie) à 12 kil. N.O deChin.-liilla;'2j,0O0li.Vin,surran,armt-sl<l mdjt«.Vu-t.d'Alph.VIIIdeCa>lill.-s. lesM.iiinsi 11 i<.>.
ALBAGH, v. d'Arménie (Van), sur un affluent du gr.Zab, où, dit-on, S. Barlhélemj souffrit le martyr»-.
ALBA1N (mont), Albamu mon*, petite mont, du Latium, à 23 kil. N. E. de Rome. Albe était bâtie le long de ce mont. Les consuls allaient chaque année y offrir un sacrifice à Jupiter Latiaris au nom des 30 villes de la confédération latine.
AU! AN ou ALBA1NG, ch.-l. de canl. (Tarn), à 12 kil. S. E. d'Alby; 3,000 hab.; place forte au zv* siècle. Mine de fer.
ALBAN (saint), le plus ancien martyr de l'Angleterre, né à Vérulam. 11 avait servi dans les armées de Dioctétien ; ayant embrassé le christianisme à son retour en Angleterre, il fut mis à mort l'an 28C, ou,
reproche un peu de mollesse et de monotonie. Ses chefs-d'œuvre sont les Amour» de Vénus et d Adonis, gravés par Audran ; la ToiUue et le triomphe de Vénus ; les Quatre Éléments, etc. 11 a traité aussi un grand nombre de sujets de piété.
ALBANI, illustre famille de Rome, originaire de l'Albanie, d'où elle fut chassée par les Turcs, a fourni à l'église un grand nombre de prélats distingués, dont le plus célèbre est Jean-François Albani, devenu pape en 1700, sous le nom de Clément XI Voy. ce nom). — Clément XI laissa plusieurs neveux qui devinrent cardinaux et qui jouèrent un rôle assez important : Annibal Albani, né en 1682, mort en 1751 , évêque d'Urbin : — Alexandre Albani, frère d' Annibal, né à Urbin en 1692, mort en 1779, connu par son goût pour les arts et par sa célèbre villa,, dite villa d' Albani, où il avait rassemblé des chefs-d'œuvre de toute espèce ; — Jean-François Albani, né en 1720, mort en 1 809, évéque d'Ostie. 11 prit parti contre les Français à leur entrée en Italie : U fut en conséquence forcé de quitter Rome, et son palais fut pillé. — Un autre cardinal de cette famille, Joseph Albani, neveu de Jean-Franç., né en 1750, fit partie du sacré collège depuis 1801, fut chargé d'affaires à Vienne(1796), puis secrétaire des brefs et légat du pape à Bologne (18i 4), et enfln commissaire apostolique des quatre légation»: on l'accuse de quelques actes de rigueur. Il m. dans un âge très avancé, vers 1840. albani (Franc.), peintre. Voy. I'albane.
ALBANIE, Albania, auj. Chirvan et Daghestan, nom donné par les anciens à une contrée de l'Asie supérieure, entre U mer Caspienne et l'Ibérie. Région monlueuse et presque sauvage. Ce pays fit nominalement partie de l'empire perse, de celui des Parthes, puis du roy. d'Arménie. — llyavaitune villed" Albanie (auj . Holivan) aux confins de Y Assvrie et de la Médie.
Albanie, nom donné jadis à toute l'Ecosse, et plus tard à une prov. de ce pays. Voy. albant.
Albanie, l'ancienne Êpire et partie mérid. de 17A» lyrie, région de la Turquie d'Europe, bornée au N. par la Bosnie et le Monténégro, à 10. par la mer Adriatique, à TE. par la Roumélie. au S. par U Livadie, dépend de l'eyalet ou pachalik de Roumélie , et a pour villes principales Scutarl, Janina, Tricala, Avlone, Ochrida. Croïa. C'est un pays montagneux (d'où son nom d'Alb ou Alp, c.-à-d. montagne, en celtique). Les Albanais sont nommés par les Turcs Amauu, et se donnent à eux-mêmes le nom de S*tpetars. C'est un peuple belliqueux, mais indocile. Ils forment le noyau des armées ottomanes et vendent leur sang à l'étranger. — L'Albanie, sous le nom d'Epire, obéit successivement aux rois d" Epire, de Macédoine, aux Romains, aux empereurs d'Orient. Aparlir du xi» siècle, les Normands de Naplcs, les >énltiens, les Hongrois envahirent ce pays et y formèrent de petits états ; les Turcs y entrèrent en 1435 ; ils en furent chassés par le vaillant Scanderbeg (1444), mais ils ne tardèrent pas à y rentrer et à s'en rendre
selon d'autres, 303. On éleva en son honneur un' I maîtres ; toutefois les Albanais n'ont jamais été complètement soumis. Plusieurs des beys chargés de les gouverneront profiléde leurs dispositions belliqueuses et indépendantes pour se révolter contre la Porte. Le plus célèbre est le fameux Aîi, pacha de Janina.
Albanie vénitienne, c.-à-d. possessions vénitiennes en Albanie. C'étaient vers 1448 les villes et territoires de Duras, Scuiarl, l'Arta. En outre, à la mort de Scanderbeg, presque toute la principauté de Croïa échut aux VénitienB. Ils cédèrent aux Turcs Scutari et Croïa en 1479, Duras en 1502; mais ils gardèrent Larta, conquirent Prevesa en 1684, et, par la paix de PassaroviU (1718), acquirent Youitza et Butnnto.
ALBAN1ENNES (portes), Albanicœ portœ ou pylœ, passage qui conduisait du Caucase dans l'Albanie usiatique. C'est aujourd'hui le défilé de Derbend.
ALBANO, ville de l'État ecclésiastique, à 20 fcU. S. E. de Rome, près d'an lac de même nom. Evêche.
d'où la ville moderne de Saint-Alban a tiré son nom. On l'honore le 22 juin.
ALBANE (1'), François Albani , célèbre peintre Italien, qu'on a surnommé le Peintre des Grâces, CAnacrion de la peinture, né à Bologne en 1578, d'un marchand de soie, mort en 1600, à 83 ans, le forma d'abord dans sa ville natale, puis alla à jiouie et devint ie rival du Domimquin cl <iu Guide, îi excellait surtout dans les peintures gracieuses, i.oinme celles de femmes, d'anges ou dïnlunl*. On dit que, marié à une fort belle femme qui lui donna douze enfants également remarquables par leur beauté, il eut le bonheur de trouver dans sa propre famille ses plus beaux modèles. Ayant vécu fort longtemps, son talent déclina dans la second» moitié de »a vie, et il culle chagrin de se voirsurpasati par ses rivaux surtout par Aunibal Ganache. Ou lui
ALBE
ALBE
Bons *'ns; tombeaux prétendus d'Ascagne, des Ho-' Rome, Albe fut prise et détruite par les Romain», races. Celte tille s'est formée autour d'une maison (Foe. tollus hostilius).— Le vin d Albe , c.-à-d.d ■
de campagne du grand Pompée, dite Albanum.
ALBA NO (lac d'), petit lac de l'Etat ecclésiastique, à 20 kil. environ au S. E. de Rome, a I kil. de tour et 331 mètres de profondeur. Il paraît n'être qu un cratère de volcan éteint. Sur ses bords, on remarque plusieurs monuments, et un magniûque eanal creusé à travers une mont, pour l'écoulement des eaux du lac.
ALBANUSaons. Fojf.mont albain et moxtaubah. ALBANY ou ALJtAlN, nom donné primitivement à toute l'Ecosse, puis à un duché formé dans la partie septentrionale de ce pays. Les fils des rois d'Ecosse portaient souvent le litre de ducs d'Albany. (Voy. ei-après l'article historique).
albant, ville des Etats-Unis, ch.-L de l'étal de New-York , sur la rive droite de l'Hudson, à 200 kil. N. de New-York , donne son nom à un comté ; 31,000 hab. Ville bien bàlie, beaux monuments; eapitole ou palais de l'état, banque, musée, hôpital, nouvelle prison, quais, théâtre, arsenal. Quelques établissements littéraires (société des arts , sœiélé d'nïncvtM. ,Aibany ir.stitute, cél. école norm. fondée enl"IH. A. e«1 ru'itr U^immerrc, la I r' ville d< l'El.i t. après New-YorV. Les goélettes remontent l'Hudson Jusqu'à Albany. C'était d'abord un simple fort, bâti par les Hollandais en 1014. — Plusieurs comtés et districts des Etats-Unis portent aussi le nom d'Albany.
albant, district de la colonie anglaise du Cap, au S. E., et sur la mer, a pour villes principales G raham et Bathurst.
ALBANY (ducs d'). Ce nom a été porté par plusieurs princes de la famille royale d'Ecosse. Robert Stuart-lc-Jeune, premier duc d'Albany, I 'i02. et dis de Robert II, roi d'Ecosse , fut récent du royaume après la mort de Robert III, 1400, et mourut en l'année 142'». Cette première branche des ducs d'Albany s éleignit en la personne de Henri Stuart, morl vers 1400. — Une seconde eut pour chef Alexandre Stuart, duc d'Albany, second Ois de Jacques II, roi d'Ecosse. 11 fut exilé par son frère Jacques 111, et mourut en France. 14X5. — Jean Stuart. Il la du précédent et dernier duc d'Albany, s'attacha à Louis XII qu'il accompagna à Cènes. Rappelé en Ecosse, il devint gouverneu r de ce royaume en 1 Si 0. mais il le quitta pour suivre François* I en Italie. Après la balai!
de T
avic, i
alba*y fie comte d
revint en France, où il mourut en 1531.
g d ), nom que prit le prétendant au trône d'Angleterre. Voy. stuart (Charlea-Edouard).
albany 'comtesse d ), de la famille noble des Stolberg. née A Mons. 17.".3, épousa en 1772 Charte* 5tuart.dll le Prétendant; mais celte union fut malheureuse, et elle quitta le prince en 1780. Elle vécut depuis avec Alfleri, àqui sa beauté et son esprit avaient insniré la plus vive passion, et qu'elle épousa, dit-on. secrètement après la mon du comte d* Mhany. Alfleri étant mon en 1803, la comtesse d'Albanv se retira à Florence otm. en 1824. F.alfif.ricI fabme (Fr.; AL-BARETOUN. Foy. barktoun, ALBAY , ville de l'Ile Luçon, dans la partie espagnole, par 12» 28' lat. N., 121° 27' long E. , donne son nom à une province de l'île. Elle a été rebâtie depuis peu. après avoir été détruite en 1814 par une éruption de l'Albay, «olcan très actif situé dans son voisinage.
ALBE ou ALBE - LA - LONGUE . Alba Longa,\ Tille du Latium, à quelques kil. au S. E. de Rome, n'étendait le long du mont Atbain. On en rapporte la fondation i Ascagne, fils d Enée, qui y régna S ans (vers 1144-1136 av. J.-C.). On donnait à ce prince treiie successeurs qui auraient régné 296 an* 1 1 dont l'existence est fort problématique. On ajoute que la population surabondante d'Albe donna naisanec à beaucoup de villes latines, et qu'Albe est la uicrc de Rome. L an 89 après la fondation de
campagnes voisines, étai' fort eslimé à Rome. On vantait aussi les pierres d'Albe. C est en pierres d'Albe que sont construits les fondements du Capitale. — Pour le lac d'Albe. auj. lac d'Albano, voy. albano. albe, ville d'Espagne. Voy. alba de tormès.
ALBE JULIE. Voy. AKKF.RMAN.
ALBE JULIE OU INFÉRIEURE. Voy. CARLSBOCRG et
WEl>>En:<<»r*Rf;-i.\i fi ieck.
ALBE ROY ai. f . Voy. BTOUWEISSEKBOtme. ALBE SUPÉRIEURE. Voy . T*ïl?PFMfcOrRC-SUPÉRtBC?..
ALBE (Fern. Alvarei de Tolède, dued ), général et homme d'état sous Charles-Quint et Philippe II, né en 1508, d'une des plus illustres familles d'Espagne. Parvenu après de longs services au commandement en chef des armées impériales , il déploya des talents supérieurs qu'on n'avait pas soupçonnés jusque-là, gagna en 1547 sur l'électeur de Saxe la bataille de aluhlberg, et remporta plusieurs avantages en Lorraine sur les Français, cl en Italie sur le pape. Il fut nommé en 1j0<> gouverneur des Pays-Bas pour Philips II, avec le tilrede vice-roi, et investi d'un pouvoir absolu afin de réprimer les troubles qu'avaient excités les dissensions religicu- •es dont ces peuples avaient à gémir; il établit, sous e titre de conseil des troubles, un tribunal qui léploya tant de rigueur qu'on ne l'appela que le nnseil de sang, et qu'il Ql soulever lout le pays. Il emporta de grands avantages sur les Flamands insurgés, & la tête desquels s'était mis le prince d'Orange : mais il ne put les réduire entièrement et dégoûté d'une lutte perpétuelle, il finit pai lemander lui-même son rappel (1573). Il quitta ce 'liai heureux pays au bout de sept ans, après l'avoir ejasse de foi teresses et inondé de sanir, laissant la ré- •lî.itinnd'un grand capitaine, maisd'un homme Imi. vaMe. A -"H n-tciir en Espagne, il resta pendant quelque temps en disgrâce : il fut même exilé par Kiitt d'une Intrigue de cour; mais er. 1581, Philippe le rappela pour le mettre à la tête d'une armée qu'il envoyait en Portugal. Le duc d'Albe réussit à soumettre le pays et s'empara de Liabonne, mais il y laissa commettre des cruautés qui souillèrent sa victoire. Il mourut peu après cette expédition, en 1582, à 74 ans. Sa vie a élè publiée à Taris. 2 vol. in-12. 1098. Le nom sous lequel il est connu lui vient -'b son cliàt( aud'Alba*^o>Tormè», i.iiii (BACLi i :>' il:;-, i., ;ir. Voy. I It DAI.fti:. ALBECK, vill. de Wurtemberg, à 10 kil. N. E d'UIm. Combat où "Mack et 25.<M) Autrichiens fa rent défaits par 6.000 Français en 1805.
XLKEMABLE, Atbamarla, ville et duché de Normandie, auj. a un aie (Voy. ce nom). Le titre de due" d'Alhemarlc s'est conservé en Angleterre: mais il n'est plus que nominal, depuis que la ville d'Aumalc a été enlevée à Richard d'Angleterre par Philippe-Auguste, en M 94.
albfmari.k, comtédet Etats-Unis (Virginie ), près de* monts Blue-Bidge. a pour ch.-l. Charloltesville —On donne aussi le nom d'Alhemarle à une petite baie voisine du comté, formée sur la eôle E. do la Nouvelle-Caroline par l'embouchure du Roanoke.
ALBEMARLE (Arn. J. Van KEPPCL, comte d ), né dans la Gueldre en 1CG9, mort en 1718 , fut le favori du Guillaume III, qui le combla d'honneurs. [ Après la mort de c< roi il devint général des Iroupes hollandaises, el combattit dans les dernières guerre» du régne de Louis XIV. Il fut fail prisonnier à Denain, où il se laissa forcer dans ses lignes, en 1 ? 1 2.
ALBEM \RLE MONK, duc d'). Voy. MoNK.
ALHEMiA, Albium Ingaunum ou Albinqaunum , ville des Elals sardes, à t.4 kil. S. 0. de Cènes, sur la Ceiita. 4,000 hal>. Evèché. Patrie du tyran Prcculus. Alhium Ing. était la capit. des Ingauni. ALBERG ATI CA PACELL1 (le marquis François),
ÀLBE
littérateur italien, né à Bologne ver» 1740 , mort en 1806, fut sénateur dans «a patrie. D'une imagination fougueuse , il se laissa *.,«raîner aux plus blâmables excès , et flt le malheur de sa famille. On a de lui des Nouvelle» morales, 1783, et des Comédies, 1784, qui figurent au nombre des ouvrages licencieux de l'Italie. La plus estimée est le Préjugé du faux honneur.
ALBERIC l, gentilhomme lombard, fut fait marquisdi: Camermo, puis duc de Spolète par Bérengcr I. Il épousa Marotte, qui s'était emparée du château SU Ange et qui dominait sur Home, il lit la guerre aux Sarrasins, et fut iiiaswacré |»r les Romain* en 926, pour avoir appelé les Hongrois en Italie.
albEric il, de Camerino, OU d'Albéric I et de Maroxia, porta le titre de premier baron de Rome, rut reconnu en 932 seigneur de cette ville, après en avoir chassé Hugues de Provence, roi d'Italie; il gouverna vingt-trois ans cette capitale. — Son fila Octavien Albéric lui succéda , et devint pape sou* le nom de Jean XII. Y ou. ce nom.
albéric, religieux de l'ordre de Ctlcaux, et moine de l'abbaye des Trols-Fontaines, vivait au milieu du un* siècle. 11 a laissé une Chronique qui va depuis k création jusqu'à l'année 1241. Leibnilx l'a fait imprimer dans ses Accestiones historicœ.
albéric r>E roha.no , podestat de Trévise au xiu* siècle, s'attacha, comme son frère Eccelin III le Féroce, podestat de Vérone, au parti gibelin, et le flt triompher uc moment dans l'Italie septentrionale, même après la mort de Frédéric II. Mais en 1366 le pape Alexandre IV, chef du parti guelfe, prêcha une croisade contre la puissante famille des Romano. Eccelin fut vaincu et tué à la bataille de Cassano en 1259; Albéric, enveloppé dans la ruine de son frère, fut massacré avec tous ses enfants l'année suivante. albéric , chroniqueur. Voy .albert d'au. ALI5EH0.NI i Jules), 1" ministre du roi d'Espaane Philippe V, né en 1664 à Fiorenzuola, près de Plaisance, fils d'un jardinier, dut sa fortune au duc de Vendôme qu'il ronnut pendant les guerres d'Italie, et auquel il sut plaire par son esprit vif et enjoué. Il suivit ce seigneur en rrance, puis en Espagne, où il se fit connaître avantageusement du roi Philippe V. Le duc de Parme l'ayant nommé son agent politique à Madrid, il réussit à marier une princesse de la famille du duc, Elisabeth Farnèse, au roi d'Espagne, et à faire éloigner la princesse des Ursin* qui avait été jusque-là toute puissante. La jeune reine le fit nommer cardinal, grand d'Espagne, et premier ministre, 1715. Albéroni forma dès lors de vastes desseins en faveur de l'Espagne, voulut placer philippe V sur le trAne de France, et mil toute l'Europe en mouvement. Mais le due d'Orléans, alors régent, s'étant ligué contre lui avec le roi d'Angleterre, déjou^ tous ses projets : Il porta la guerre en ' Espagne, remporta plusieurs avantages sur terre et •ur mer, et n accorda la paix à Philippe V qu'à la condition qu'AIhéroni serait renvoyé. En conséquence, le premier ministre reçut dû roi au il avait servi avec tant de xèle l'ordre de quitter l'Espagne ( 5 décembre 1719 ). Après avoir quelque temps erré de ville en ville, réduit à se cacher pour conserver «a vie, il se rendit à Rome, où le pape Innocent XIII lit examiner sa conduite x il fut enfermé j our 4 ans dans uo couvent; mais dès 1723, il fut rétabli dans tous ses droits de cardinal ; H jouit d'une assez grande faveur à la cour de Rome jusqu'à m Jiort, arrivée en 1752 ; il était dans sa 87* année.
ALBERSTROFF, ch.-l. de cant. (Meurthe), à 20 fc.il. N. E. de Chàteau-Salina ; 600 hab.
ALBERT ou ANCRE", ville du dép. de la Somme. Toy. ancrk, LUYNf*. et chaclxfs.
ALBERT. Ce nom a été porté par plusieurs personnages des maisons les plus importantes, telles que celles d'Autriche, de Bavière, de Saxe et de Bran-
debourg. Nous ne rdle historique.
albkrti, duc d'Autriche, et empereur d'Allemagne, né en 1248, était fils de Rodolphe de Hah». bourg. H eut pour concurrent à l'empire Adolphe de Nassau, qu'il vainquit et tua à la bataille de Gelheim en 1298. Il eut de violents démêlés avec le pape Bontface Vlll,au sujetdesonélection.il'empire; mais ce pontife Unit par le reconnaître. Ce fut sous son règne que la Suisse, révoltée par la tyrannie de Gessler, son lieulenant.se rendit indépendante. {Voy tei.l.) Il périt en 1 308 , assassiné oar des conjurés , 1 la tète desquels était Jean de Souabe, son neveu, qu'il avait dépouillé de son patrimoine. L'histoire a classé cet empereur parmi le* oppresseurs des peuples.
albert il. ducd'Autriche, surnommé te Saye, 4' (lit du prec., succéda en 1330 à son frère Frédéric le Beau dans ses états héréditaires, mais sans aspirer à l'empire. Il tenta inutilement de réduire les Suisses et de reprendre Zurich, et mourut en 1358.
albert il, empereur. Voy. ci-après albert t.
alhf.rt m, duc d'Autriche, fil» du précédent, cultiva les sciences et les arts, protégea les lettres, et fonda des chaires de mathématiques et de théologie dans l'université de Vienne. Mort en 1395.
albert iv, dit le Pieux, due d'Autriche, fils du précédent, fit le pèlerinage de la Terre-Sainte, et mena , à son retour , la vie d'un anachorète. Retiré dans un couvent de chartreux, 11 s'y faisait appeler le frère Albert, et remplissait rigoureusement tous les devoirs monastiques. Mort en 1401.
albert v, duc d'Autriche et empereur d Allemagne, connucomme empereursous lenomd'Albert il, surnommé le Magnanime, était fils d'Albert IV. 11 succéda d'abord à son père dans ses états héréditaires d'Autriche ; puis il devint successivement , et par élection , roi de Bohême, de Hongrie, et enfin cm|>creur en
1438. Il fit adopter par la diète de Mayence les résolutions du concile de Bàle, qui tendaient à réduire l'étendue de l'autorité pontificale, et lit régner l'ordre et la paix dans ses état3. H m unit en
1439, à la suite d une expédition malheureuse contre Ainnrath II, qui avait envahi la Hongrie.
albert vi, archiduc d'Autriche, 6» fils de l'empereur Muxlmilien 11, fut nommé par Philippe 11, son h. -père, gouvern. des Pays-Bas, et tenta vainement de reconquérir la Hollande, qui avait secoué le joug de l'Espagne. Il mourut en 1621, après avoir réparé, autan! qu'il le put, les maux que le Brabantet la Flandre avaient soufferte sous le gouvernement du dued Albe.
ALBERT, dit COurt, margrave et électeur de Brandebourg, fut élevé à cette dignité en 1134, par l'emnerpur Lothaire . et fut la tige des électeurs de tfranaenourg , panu. lesquels on compte plusieurs autres princes du nom d AlLert. gn 1140 il s était emparé de la principauté d'Anhalt. qu il transmit a son fils Bernhard. Il flt défricher une grande partie de ses états, en augmenta la population, et y bâtit des villes, entre autres Berlin, des églises, etc. M. eu 1 170.
albert de BRANDEBOCRC , margrave de Brandebourg, puis duc de Prusse et grand-maltre de l'ordre Teutonique, né en 1490, mort en 1568, renonça, en 1525, à son litre de grand-maître et embrassa le luthéranisme. En échange de la dignité qu'il avait abandonnée, il reçut de Sigismond, rot.de Pologne, avec lequel il avait été longtemps en contestation, la Prusse inférieure et le titre de duc qu'il porta le premier, au lieu de celui de margrave qu'il avait porté jusque-là ainsi que ses prédécesseurs. C'est de ce moment que date la sécularisation de la Prusse.
albert, cardinal, fils de Jean, électeur de Brandebourg, réunit en sa personne deux archevêchés, ceux de Magdebourg et de Mayence, chose alors sans exemple. Léon X l'avait autorisé a distribuer des indulgences, ce qui l'engagea dans des luttes tr. vives avec Luther, qui prêcha la réfo me dans ses états
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