‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 354 sur 567 · DORA · texte numérisé non relu

DORA

DOKD

Marakah , grnnd

110 UL N. de et

•ONGOLA (XOUTEAO-) , dit aussi

village, sur la rive gauche du Nil, 4 Vlrux-Dongola. Il a été htti par les est aujourd hui ch.-l. du pavs.

do ?i cola (vieux-), sur le Ml. rive droite, était la rille la plus grande et la plus riche du Dongola au moyen âge : aujourd'hui elle n'a que 300 hab.

Do M (Antoine-François), né à Florence en 1503, mort en 1574 , fut d'abord servite, et ensuite prêtre séculier. 11 écrivit des satires et s'adonna au genre plaisant. Il se lia avec lArétin dont il devint ensuite l'ennemi. Il a laissé, entre autres ouvrages, des Lettres italiennes, in-8 ; La Libraria, 1557 , ln-8; La Zueea, 156*5, quatre parties, in-8; / Moudi eelesli, terrestri ed in/ernali, Venise, 15G2, in-*; / Marmi, Venise. 1552. in-4. Les Mondes ont été traduitsp.G.Cbjpuis,15K(>.Le« Letl.itai. sotrtkl' Index.

do.ni (Jean-Baptiste), antiquaire, né à Florence en 1504, mort en 1647, fut professeur d éloquence 4 Florence, il a écrit sur la musique des ancien* et a la:-.-, un précieux recueil publié par Go ri, Florence, 1731.

DONICUM, ville de Gaule, auj. doclehs.

. DONJKUX, ville du dép. de la H.-Marne, sur la Marne, 4 22 kil. S. H. de Vassy , était précédemment clt.-|. de canl.,- 350 hab.

DONJON (le), ch.-l. de cant. (Allier), à 16 kil. N. E. de La l'alise ; 1,600 hab.

DONNKMARIE. ch.-l. de cant. (Seine-et-Marne), à 14 kil. S. 0. de Provins; 1,200 hab.

DONNEZAN, petit pays de France, faisait jadis partie du grand-gouvernement de Folx, et se trouvait au S. E. de la province de Folx : 13 kil. sur 9. Place principale : Querigi.1 . Ce fut une petite souveraineté depuis le xiv siècle jusqu'à Henri IV, qui le réuni! 4 la couronne: auj. il est compris dans le département de l'Ariége.

DONNINGTON. ville d'Angleterre (Lincoln), 4 10 kil. S. 0. de Boston ; 1,850 hab.

dojijusgtok-castle, villed Angleterre (Leicester), à 15 kil. N. E. d'Ashby-de-la-Zouch ; 3,000 hab. Petit port.

DONZKNAC, ch.-l. de cant. (Corrèie), à 8 kil. N. de Brivea : 3,320 hab. Ardoises.

DONZERE, bourg, du dép. de la Drôme, sur re Rhône, 4 13 kil. S. de Montelimart; 1,600 hab. Vins rouges estimés.

DONZY, ch.-l. de cant. (Nièvre), 4 15 kil. S. E. de Cosne ; 3,653 liai». Forges, hauts-fourneaux. Commerce en Iwis et en fer. Jadis titre d'un duché

DOPUBINES. Voy. dofrikes.

DOR ou DOR-NAPIIKT. auj. Tortura, ville de Palestine, dans une presqu'île au pied du mont Carmel , existait avant l'arrivée des Israélites dans la Palestine ; elle échut 4 la tribu de Manassé.

D'OR (mont). Voy.ùont. — DORA. V. DORel doire.

DORAK, ville d Iran (Khousistan). 4 130 kil. S. de Chotiftter ; 8,000 hab. Mur en terre, deux grands faubourgs. Fabrique de manteaux arabes. Palais du cheik.

DO RAM A H, ville d'Arabie (Ncdjed). i 53 kil. 0. de Derrcvch, sur la route de la Perse 4 La Mecque; i.OOO hab.

DORAT ou DAURAT (Jean), Auratus. savant du XTr siècle, né dans le Limousin vers 1510, mort en 1588 , fut nommé en 1560 professeur de grec au collège de France. Il eut une grande réputation pour les vers latins et grecs. Il publia en 1586 le recueil de ses poésies ; elles contiennent des Poèmes, des Epiorammes, des Anagrammes, des Odes, des Eglogucs. — Il laissa deux flls et une fille qui se distinguèrent aussi comme poJMes et érudits.

dorât (Claude-Joseph), poète français, né 4 Paris m 1734, de parents aisés et connus depuis longtemps dans la robe, mort en 1780, mena une vie fort dissipée et épuisa son patrimoine en '

ses plaisirs et pour l'Impression de ses ouvrages. 11 réussit dans la poésie légère , tout en restant loin de Voltaire, qu'il avait pris pour modèle ; mais il voulut aussi être auteur dramatique, faire des odes, des héroTdes dans le genre d Ovide, des fables, des romans, et il échoua le plus souvent. Il se déclara l'ennemi des philosophes, qui en revanche lui firent une rude guerre; il fut accablé d'épigrammea.On reproche 4 Dorât de l'afféterie, un style maniéré, un ton perpétuel de persiflage cl une monotonie fastidieuse. Outre ses poésies légères, on estime ses poèmes intitulés : la Déclamation et le Mois de Mai. Sa tragédie de Régulas et sa comédie de la Feinte par amour eurent quelque succès, ainsi que le* Prôneurs ou UtTartufe littéraire, dirigée contre Im philosophes, et surtout contre d'Alembert. Il fut, ainsi que Cubières, étroitement lié avec Fannyde Be auharnais, et fit quelques» romans en commun avec elle. Les OEuvrts de Dorat forment 20 vol. in-8, l?ri-80. Sautreau de Marsy eo a fait un choix en 3 vol in-12, 1786.

DORAT-CUBlèRBS Voy. CUBIÈRES.

DORAT (le), ch.-l. de cant. (H.-Viennej, 4 1 1 kil N. de Bellae: 2,*00 hab. Fabrique de poids et mesures métriques, de baromèlAs, etc.

DORCHESTER, ville d'Angleterre, ch.-l. du comté de Dorset, près de la Frome, 4 22 kil. E. de Bridport ; 3,000 hab. Etablissements de bienfaisance ; prison 4 la Howard. Serges, etc. Ruines romaines.

dorchester, Durnovaria, ville d'Angleterre (Oxford), 4 13 kil. S. E. d'Oxford ; 1,000 hab.

dorchester, commune des Etats-Unis (Massachussets), sur l'Atlantique, 4 5 kil. S. de Boston ; 3,800 hab. — Un corn lé des Etats-Unis dans l'état de Maryland et un autre dans le Bas-Canada, entre le Sl-Laurent et les monts Alleghany, portent le nom de Dorchester.

DORDOGNE, Duranius, rlv. de France formée de deux ruisseaux, la Dore et la Dogne, naît au mont Dore (Puv-da-Dôme) , passe 4 Beaulieu. Souillac, Domme, Bergerac, Stc-Foix, Caslillon, Libourne, Bourg ; reçoit la Vexère grossie de la Corrèxe, l'isle grossie de la Dronne, la Cère, et, joignant la Garonne au Bec-d'Ambex après un cours de 430 kil., forme avec elle la Gironde qui se jette dans l'Océan.

dordogne (dép. de la), dép. de France, situé entre eeux de la Charente-Infér., de la Gironde, à l'O.; de la H.-Vienne, de la Corrèxe, du l ui. 4 l'E. ; 124 kil. sur 110; 9.414 kil. carrés; 487,502 hab. Ch.-l. , Périgucux. Il est formé du Périgord et d'une partie de l'Agénais, de l'Angoumois cl du Limousin. Mont, et quelques belles vallées. Excellent fe\ cuivre, plomb, manganèse, houille; marbre, albâtre, grès, etc.; eaux minérales. Laudes, quelques forêts 4 l'O. et au S. ; beaucoup de grains et de châtaignes; truffes renommées, cham pignons; vins, eaux-de-vie, etc. Gros bétail, mulets, ânes, pores excellents; étangs poissonneux ; menu gibier délicat. Forges ; tanneries ; distilleries ; fabriques de papiers. — Le dép. de la Dordogne se divise en 5 arrond.

SPérigtieux, Sarlat, Nonlron, Bergerac, RiberacJ . iT cantons et 583 communes; il dépend de la 14' division mdltaire,ressortil4lacour impériale de Burdeaux, et fait partie du diocèse de Périgueut.

DORDRECHT ou DORT, ville de Hollande (prov. de Hollande mérid.), dans une ile de la Meuse, à 15 kil. S. E. de Rotterdam; 17.000 hab. Plusieurs édifices remarquables (bourbe, botcl-de-ville la grande église). Société dite Diversa sed Una. Moulins 4 huile, raffineries de sucre et de sel; chantiers de construction , etc. Commerce de bois. — Dordrecht fut fondée en 904 ; c'est la plus ancienne ville de la Hollande. 11 s'y tint en ici s et 1619 un fameux synode calviniste, qui condamna les opinions d'Arminius et de Barncvclt et qui établit la doctrine qui fait encore auj. la base de l'églwo ré-

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funnée en Hollande. Patrie des deux de Witt, de

Vossins (Detiy»), Paul Mer u la, etc.

DORE (moût), mont Duraniut, partie d« la chaîna des mont* d'Auvergne, s'étend du Puy-de-Dôme à 32 k. S. 0. de ClermouL Le mont principal s appelle auiei m oui Dore. Sea pics, tous de nature volcanique, aont le Saney (1.936 mètres de haut), le Ferrand, la Croix-Morand, le Cadadogne. Affreuses aspérités, aspect imposant. On fait au mont Dore des fromages estimés. C est de ce mont que deut les sources qui fournissent les dites du Mont-Dore. Voy. dore-les-sains.

dore-le s- bai* s ou dore-l. Écusc , bourg du départ, du Puy-de-Dôme , à 40 kiL S. O. de Clermont-Ferrand , dans une vallée du mont Dore; 1,900 hab. Eaux minérales fort recherchées : huit

gouver

dom: (la), nom commun à deux riv. de France, l'une qui se jette dans l'Allier; l'autre, qui sort du mont Dore, forme la belle cascade de la Dore, et se joint A la Dogne pour former la Dordogne.

DORIA. famille de Gênes, dont lïllustrallon remonte aux premiers temps de l'histoire de cette république. Oberto Doria commandait la flotte génoise à La mémorable bataille de Meloria, qui mil On en 1284 à la longue rivalité entre Gênes et Pt*e, en anéantissant la marine de celle dernière république. — Lamha Doria, amiral des Génois dans la guerre contre les Vénitiens en 1298, délit, devant l'île de Curxola, l'amiral vénitien André Dandolo. Une paix glorieuse fut le fruit de cette victoire. — Puganino Doria commanda la marine génoise dans un combat contre Pisani . amiral des Vénitiens , le 13 février 1352, en vue de Conslantinonie. La victoire resta anx Génois ; mais elle leur coûta cher, et le commandement fut ôte à Doria. Il lui fut rendu en 1354. et cette fois II battit complètement Pisani A Porto-l^nRo, et le fit prisonnier avec toute sa flotte. Ce brillant succès mit fin à la guerre; Venise accepta toutes les conditions de paix que loi imposa Gênes. — Lucien Doria prit quelques places aux Vénitiens, et leur livra en 1379 une bataille oà il fut tué, mais dont le sucres resta à la flotte qu'il commandaiL — Pierre Doria lui succéda, prit Chiot» en 1379, mais fut assiégé dans cette place par Vettor Pisani, et tué d'un beulct de canon. Sa flotte, renfermée dans le port, fut obligée de se rendre (1380).

Doau (André), restaurateur de la liberté génoise, un des plus grands génér. et des meill. marins de son siècle, naquit à Oneille en 1468. Voyant sa patrie en proie aux factions, il s'éloigna et s'engagea successivement au service du pape Innocent VIII, de Kerdinand-1 Anden, roi de Naples, et d'Alphonse II, son fils. I^ors de l'invasion du royaume de Naples par Charles VIII. Doria resta Adèle à Alphonse tant qu il y eut espoir de salut : mais il s'attacha quelque temps après A Jean de la Rovère, qui tenait pour Charles VIII, à Naples. Il lutta avec la plus grande gloire contre le célèbre Gonxaive de Cordoue, quitta ensuite, n'étant encore Agé que de 24 ans, le service de terre pour celui de mer, arma huit galères A «es frais, attaqua les Maures et les Turcs qui infestaient alors ta Méditerranée, et les défit partout où il les rencontra. L'Italie étant devenue à cette époque le théâtre d'une nouvelle guerre entre la France et l'Autriche, Doria embrassa le parti de la France, fut nommé par François I au commandement des galères françaises, et battit la flotte de Charles-Quint sur les côtes de Provence, 1524 ; mais «'apercevant qu'il était l'objet de la jalousie des ministres français , et que François I diflerait de ratifier les promesses qu'il avait faites en faveur de Gènes, il embrassa le parti de Charles-Quiut. 1528, en stipulant la restauration de la liberté de Gênes, chassa les Français de cet te ville avec unefloVc Impériale, mit un terme aux querelles

des factions et changea la forme du génois; il lit décréter que les doges, qui au|iaravaat étaient perpétuels, seraient élus pour deux ans seulement. Quant à lui, il refusa la dignité de doge , continua à servir l'empereur, battit plusieurs fou les Turcs et lutta avec avantage contre le célèbre Barbrrousse. Dans sa patrie, quelques conjurations éclatèrent contre lui, et il teruil sa gloire par sa cruauté envers ses ennemis. ( V. Ptesque). Il mourut en 1560. Gênes lui érigea une statue avec cette inscription : Au pèrt de ta patrie.

DORIDE, Dont, nom commun: 1° à un petit territoire, berceau des Doriens, entre la Phockle, la Lccride, la Theasalie : on l'appelait auparavant Dryopide ; 2° à l'angle S. 0. de la Carie, dans I Asie Mineure, parce que des colonies doriennes y fior Misaient La première s'appelait Tétrapolt , à cause de se* auatre villes, Dryope, Pinde. Erynée, City mu m .- la deuxième, à laquelle il faut aussi ajouter Im îles de Rhodes et de Cos. était dite Ilrxapole, à cause de ses six villes, Cnide, Halîcaruasse, Cos, Jalyse, Camire, Linde; on la nomma ensuite Pemapole quand Halicaruasse n'en flt plus partie.

DORIENS. Dort, Dores, Ùorieiua, une des quatre tribus helléniques, avait pour héros éponyme Dorus, fils d'Hellem cependant les Doriens ne descendaient pas de lui, car ils existaient déjà sou? Deucalion (1635 av. J.--C): ils habit, alors au pied de l'OEla. Sous Doras (1560), on les trouve dans l'HUtiéolideoù ilseurentdesdéinélésavec les Lapithes. Hercule les débarrassa des attaques de ce peuple, mais en stipulant que les Doriens loi feraient eesd un tiers de leur pays. Plus tard, les Caddil-on , ravirent toute l'Histiéotide aux Doriens, qui alors se fixèrent autour du Plnde et y prirent le nom de Macédonae. Mais bientôt ils quittèrent ce pays pour s'établir, avec les Maliens de Trarhine , dansia Dryopidequi pritdès lors le nom de Dnridc. Un siècle après, les Doriens, unis aux Thesprotes d« Theasalie et aux Héraclkles, subjuguèrent presque toute l'Hémonie et I enlevèrent aux Foliens, mais sans la garder pour eux; puis, avec les Héraclide» seulement, sous Cléodée et Aristomaque, ils attaquèrent à deux fois, mais vainement, le Péloponèse. Enfin en 1 190 av. J.-C. , et 120 ans après fa mort d'Hercule, les Doriens, fondus désormais avec let Héraclides et aidés des Etoliens , occupèrent le Pélo|«>nè»e, moins l'Arcadie : ils gardèrent pour eux lArgolide. la Laronie, la Messénie ; l'Élide passa aux Etoliens. L'Egiale, ravie aux Ioniens, ne resta point aux conquérants, mais reçut de nouveaux habitants, les Achéens. Plus tard, les Doriens s'emparèrent aussi de Mégare et de l'île de Crète. Enfin, comme tous les peuples grecs, ils envoyèrent au loin des colonies ; les principales sont : Cos . Rhodes, Halicarnasse . dans l'Asie Mineure, dont la partie S. 0. prit d'eux le nom de Donde ( V. ooridk): Bytanee, Corcyre, Syracuse, Tarente , Héraclès en Italie, etc. L'invasion dorienne fit rétrograder la civilisation en Grèce et causa une espère de moyen Age de cinq à six siècles. — C'est à tort qu'on identifie parfois les Doriens et les Hellènes. Les Doriens ont été les derniers venus dans la Grèce méridionale ; Ils ont dépossédé non pas les Pélasge* , mais les autres Hellènes, Ioniens, Achéens, Eu liens , et toujours l'opposition a subsisté entre eux et ces tribus, tant pour le caractère que pour le gouvernement, les lois et le dialecte. La guerre du Pélo|mnèse ne fut au fond qu'une guerre entre Doriens et Ioniens.

DO RIS. Voy. ITÉRÉ! DES.

DORKING, ville d'Angleterre (Surrey), A 15 kil E. de Guildford, dans une vallée très pittoresque; 4,800 hab. Air sain: séjour recherché par les malades.

D'ORLÉANS (le pere Joseph), jésuite, né A Rourges en 1644, mort A Paris «n 1698. proie*** d'abord les belles-lettres dans différents collèges , se

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