‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 369 sur 567 · DURS · texte numérisé non relu

DURS

DUREAU DE LA MALLE (J.-B.-René), traducteur, né à Saint-Domingue en 1142, mort en 1807, vint étudier à Paria. Possesseur d'une brillante fortune, il se consacra tout entier aux lettres: Il débuta par la traduction des Bienfaits du Sénèque. 1770: traduisit Tacite, 1793, 3 vol. ln-8 (réimprimé en 1808 et 1816), et Salluste, 1808; il avait entrepris la traduction de Tue- lue quand il mourut. Sa traduction de Tacite a passé pour la meilleure jusqu'à la publication de celle de M. Burnouf. Dureati de la Malle avait été nommé membre du Corp.* législatif en 1802 et de l'Institut en 1804.

Dl'REGUM ou turicuh, auj. zurioi.

DUREN, Marcodurum, ville des Etats prussiens (prov. Rhénane), à 15 kil. S. E. de Julien, sur la Ro€r; 8,500 hab. Draps, couvertures, etc. Aux environs, forges , papeteries. Charlemagne y tint deux champs-de-mai, 775 et 779. Elle devint ensuite ville impériale. Duren fut prise et incendiée par Charles-Quint, 1543. Les Français la prirent en 1794, et la gardèrent jusqu'en 1814; elle Ut pendant ce temps partie de l'empire français , et fui comprise dans le dép. de la Roër.

DURER (Albert), artiste célèbre, né à Nuremberg en 1471, mort en 1528, se distingua également comme peintre et comme graveur, perfectionna la gravure sur cuivre et sur bols, et Inventa, selon quelques uns, la gravure à l' eau-forte. Il parcourut les Pays-Bas, visita Venise, Vienne, obtint la faveur des empereurs Maximilicn I, Charle*-Qulnlet de Ferdinand, qui employèrent fréquemment ses talents. Ses ouvrages sont nombreux : o:i estime surtout parmi ses tableaux : Adam et Eve, une Adoration des Mage», le Christ sur la croix environné d'une gloire. 11 a laissé un Traité des proportions du corpt humain, 1525, traduit en français par L. Meigrct, 1557, et a enrichi de ses dessins plusieurs ouvrages, ici* que l'^rc triomphal et le Char triomphal de Maximilicn, 1522; la Patsion de J.-C, 1510; Y Apocalypse, VIliuoire de lu vierge Marie, 1511. On admire dans les œuvres d'A. Durer une vérité parfaite; mais elles manquent quelquefois de grâce.

DURESNEL (J.-Fr. do dellat; , abbé de Sept- Fonlaines, né à Rouen en 1692, mort à Paris en 1761, a traduit en vers V Estai sur la critique el 1 Essai sur Chomme de Pope, 1*30 et 1737. 11 fut membre de l'Académie Française el de celle des Inscriptions.

Dl'RFE. Voy. urfé (d).

DURFORT, anc. fam. de Guyenne, tiraltsansdoute son nom de Durfort près de Sorète (Tarn). Les princ. 1 iranrhessontcelles de Duras et de Lorges. V. ces nom«.

DURHAM, Dunelmum, ville d'Angleterre ch.-l. du comté de Durham, à 418 kil. N. de Londres, sur la Wear; 20,000 hab. Évèché. belle cathédrale gothique. Air très salubre. — Durham passe pour avoir été bâtie 70 ans avant la conquclc romaine.— Le comté de Durham, situé au N.dc l'Angleterre, sur la mer du Nord, entre ceux d'York au S., de Norlhumberland au N., a 71 kil. sur 44, et 412,000 hab. Riche et fertile au S., rocailleux el marécageux à 10. Chevaux, bétail estimé; mines de houille, de fer et de plomb. Industrie métallurgique très active.

durham , comté de la Nouv.-Hollande, dans la NouT.-Callcs méridionale , entre 32«-32* 36' lat. S. et 148* 3 -150° 15' long. E.

DUR1A, nom commun à deux rivière* de la Gaule Cisalpine , toutes deux affluents du Pudus : l'une au S., dite Duria major (auj. Dora Baltea) , qui s'unissait au Padut, au N. 0. Alnduitria (Casai) ; l'autre au N., dite Duria minor (auj. Dora riparia, ou simplement Dora) ; celle-ci se jetait dans le fleuve près A'Augutta Taurinorum (Turin).

DUttlUS, fleuve d HUpanic, auj. le dkero.

DURLACH, Dmrlacum, Tille du grand-duché de Bade. Voy. dourlach.

DURNOVAR1A , ville de la Bretagne ancienne,

auj. DORCRCSTER.

DUROBRIVIS, nom commun à deux villes de la Bretagne anc., l'une dans la Bretagne rora. (auj. Rochester), l'autre dans la Fia vie Césarienne (auj. Dornford).

DUROC (Gérard-Chrlstophe-Michel),duc de Frioul . grand-maréchal du palais de Napoléon, né à Pontà-Mousson (Lorraine) en 1772, devint en 1796 aide-de-camp de Bonaparte; se distingua en Italie, au passage de l'Isonzo, en 1797, et en Egypte au siège de Saint-Jean-d'Acre. Bevcnu en France avec son chef, il fut employé par lui, après le 18 brumaire, dans différente* négociations délicates auprès des cours étrangères; s'aaquilta de toutes ses mi*lioni au gré de sou maître, et en retour obtint do lui une entière conflance. Lors de la formation de la cour Impériale en 1805, Duroe fut créé grandmaréchal du palais, et fut spécialement chargé de veiller à la sûreté de la personne impériale. 11 commanda une division de grenadiers à Austerliti, contribua au succès des batailles du Wagram cl d'Essling, et mourut atteint d'un boulet de canon à Wurlschen (1813). Napoléon pleura longtemps «a perte; eu 1815, au moment de s'embarquer à bord du Bcllérophon, il demanda qu'il lui fût permis de vivre en Angleterre sous le nom de colonel Duroc.

DUROCASSES , plus tard DROC£, auj. DRltx, ville de Gaule, dans la Lvonnaise quatrième.

DUROCATALAUNUM, ôu CATALAUNI, ville de la Gaule bclgique, auj. chaloks-sur-marne.

DUROCORINIUM, ville de la Bretagne ancienne,

auj. CIRESCESTER.

DUROCORTORUM ou REMI , Tille de la Gaule bclgique, auj. reibs.

DUROSTORUM, plus tard Drûlra, ville do la Mésie Inférieure, anj. silistri.

DUROTR1GES, peuple de la Bretagne romaine (Bretagne 1"), sur la cote mérid., au S. E., entre les Dumnonii et les Belgœ, habitaient la contrée qui forme auj. le comté de Dorset.

DUROURE (maison de), noble maison du Viennois, qui au xii* siècle s'établit dans le Gévaudan et le Vivarals, a donné naissance à plusieurs branches: une d'entre elles s'est perpétuée en Italie sous le nom de delta Bovere (mais il ne faut pas la confondre avec la célèbre maison de Rovere, originaire de Savone, d'où sortirent les papes Sixte IV et Jules II). En France , les branches principales de cette famille sont celles des barons de Bcaumont, des marquis de Grisac et des sires de Brison. A cette dernière branche appartient :

DUROURE (Joachim DE BEAUVOIR), dit le Brave Briton, né en 1577, mort en 1628. Il servit d'abc d en Savoie, sous Lesdiguières; puis, ayant alund. la catholicisme, se retira dans ses terres, et se mit a la tète des Huguenots du Vivarais, s'empara de Privas (1620), favorisa par son activité les opérations des réformés de Nîmes et de Montpellier, cl tint en échec pendant six ans les troupes de Lcsdiguières. Il fil enfin sa paix avec le connétable, et fut nom mé maréchal-dc-camp (1626); mais cette conduite l'ayant rendu suspect aux religionnaires, il fut assassiné par eux près de Privas.

DUROVERNUM, ville de la Bretagne ancienne,

ntlj. CANTORBERT.

DUROY ou DEROY (Henri). Voy. recius.

DURRENBERG, mont, de larchiduché d'Autriche, à 3 kil. S. 0. de Hallein ; 544 mètres de hauteur. Elle est très riche en sel gemme : on en tire annuellement 300,000 quintaux.

DURSLEY, ville d'Angleterre (Glocester), à 19 kil. S. 0. de Glocester; 3,300 hab. Fabriques de draps, cardes ; papeteries.

DUTE

DURSTEDE (wici-), ville de Ilollande. Yoy.

WtCI-DtRSTEDE.

DURTAL, eh.-l. de cant. (Maine-et-Loire), sur le Loir, à 17 kïl. N. 0. de Baugé; 1.600 hab. Papeterie, briqueterie, tuileries. Durtal fut bit! au xi'aièe'.c par le comte d'Anjou, Foulques de Nerra.

DURVUS. «ons, auj. pierreport (en Suisse).

DURYER (André), orientaliste, né a Marcignyen Bourgogne vers 1580, fut consul à Alexandrie en Egypte. 11 publia en 1630 une grammaire turque, eu latin; traduisit en français Gulistan ou Y Empire des Roses, de Saady, 1634, et VAleoran, 1647.

dl'rter (Pierre), fécond écrivain, né à Paris en 1 006 . mort vers 1668, fut secrétaire de César, due de Vendôme, puis historiographe de France, et fut reçu en 1646 à l'Académie Française. 11 passa la plus grande partie de sa vie dans la misère, et travailla pour les libraires à très bas prix. On a de lui on grand nombre de tragédies, dont la moins mauvaise est Scévole, 1647, et des traductions d'Hérodote, Tile-Live, Polybe, Ovide, Cicéron, Sénèque, Strada, de Thou, etc. La plupart de ces traductions ne sont que des réimpressions ; la plus estimée est celle de Cicéron, qui est originale et presque complète.

DUSSAULT (Jean-François-Joseï h}, critique, né à Paris en 1779, mort en 1824, fut un des fondateurs du Journal des Débats, et y rendit compte pendant 30 ans, avec goût et convenance, des ouvrages littéraires. On a réuni ses articles sous le titre d'Annales littéraires, 5 vol., 1818-24.

DUSSAULX (Jean), littérateur, petit-neveu de Nicolle, né à Chartres en 1728, mort en 1799, se fit connaître avantageusement en 1770 par une bonne traduction de Juvénal, fut admis en 1776 à l'Académie des Inscriptions, devint peu après secrétaire du duc d'Orléans, et fut député à 1 Assemblée Législative et à la Convention où il se signala par sa modération. Outre la traduction de Juvénal, plusieurs fois réimprimée, Dussaulx a donné un traité estimé De la Passion du Jeu, 1*79, etdes Mémoires.

DUSSELDORF, ville des Etats prussiens (prov. Rhénane), sur le Rhin et le Dusrcl, ch.-l. de répence, à 406 UL S. O. de Berlin, par 4» 56* long. E., SI» 13' Ut. N. : 25,000 hab. Très jolie ville, divisée en 3 parties, vieille-ville, ville-neuve et Karlstadt. Belle place du Marché, église des Jésuites , hôtel du Gouvernement. Observatoire, cabinet de physique. La galerie de tableaux, longtemps célèbre, fui transférée en 1805a Munich. Acad. des sciences et des arts, école de commerce. Draps.velours, savon, blanchisseries, imprimeries lithographiques et sur toiles, etc. — Cette ville était la capitale du grand-duché de Berg.

DUTENS (L.), savant polvgraphe, né à Tours en 1*30, de parents protestants, mort en 1812, quitta la France à caute de ses opinions religieuses, et adopta l'Angleterre pour patrie. Il s'attacha à Stuart ■le Maclcniie, ambassadeur à Turin, l'accompagna dans son ambassade (1758), et fut lui-même plusieurs fois chargé d affaires de l'Angleterre dans cette résidence. Il obtint le titre d'historiographe de la Grande-Bretagne, ainsi qu'un prieuré avantageux. On a de lui une édition estimée, quoique incomplète, des Œuvres de LeUmitz, 1769, 6 vol. in-4; quelques éditions d'auteurs grecs, et plusieurs ouvrages originaux, entre autres Recherches sur l'origine des découvertes attribuées aux modernes, 179C; plusieurs dissertations sur des médailles grecques et phéniciennes; un Traité des moytns de réunion de toutes les églises chrétiennes, et un livre Intitulé : Mémoires d'un voyageur qui se repose, 1806 (ce sont ses propres mémoires).

DUTERTRE (Jean-Baptiste), religieux dominicain, né à Calais en 1610, mort à Paris en 1687, avait été employé pendant 18 ans aux missions des Antilles, et publia, d'après les observations et les recherches qu il j avait faites, une Histoire générale des

Antilles habitées parles Français, 1667-1691, 1 t

'Hr.VuLMfCa,rlCS Ct flg,' T, V°y- »WO»T.DCTERTRB. ï T . X50'"")' V°y- "-APORTE-DUTUEIL.

DUTILLET. Voy. titom DO tillet.

DUTTL1NGEN. Voy. tudlingew.

DUTTWEILER, village des Etats prussiens fprov. Rhénane), à 3 kil. N. de Sarrebruck; 1,000 hab. Mines d'alun qui fournissent 800 quintaux par an.

DUVAIR (Guillaume), garde des sceaux soui Louis XIII, né en 1556, mort en 1621, était ecclésiastique. Il remplit avec distinction plusieurs places dans la magistrature, reçut les sceaux en 1616 sans les avoir sollicités, et eut a lutter contre le» intrigues des courtisans. 11 fut fait évéque de Lisieux en 1620. On a de lui des traités de piété, des traductions d'Êpictete et de quelques discours i\c Dimàsthenes et de Cicéron, un traité de YÊtoqtuw ct un ouvrage de morale intitulé : Delà sainte Philosophie, que Charron a mis à contribution, et d'où il a tiré sa description des passions. 11 fut un des meilleurs écrivains de son temps.

DUVAL (Guillaume), savant , né à Pontoise vers 1570, mort en 1646, cultiva à la fois les langues ancienne*, la théologie, la philosophie, la médecine, la botanique ; enseigna la philosophie au collège de Lisieux , puis au collège de France (1606) ; devint médecin du roi et doyen de la faculté de médecine (1640). On lui doit une excellente édition dMrutote, grecque-latine, 1619-1628, 2 vol. in-fol., avec une analyse ( Synopsis analytiea ) de toute la doctrine du philosophe grec; une Histoire du Collège royal de France, 1644, et quelques autres écrits.

dcval (Valcntin jameray), antiquaire, né en 1695 en Champagne, (Ils d'un pauvre paysan, avait d'abor i gardé les troupeaux. Il fut élevé par les soins du duc de Lorraine , Léopold , qui avait remarqué son amour pour l'étude : devint bibliothécaire du duc. professeur d'histoire à Lunéville, et enfln conservateur du cabinet des médailles de Vienne, quand le fils do son protec'eur fut devenu empereur sous !s nom de François I (1748). On a de lui des catalogues des médailles de Vienne , et quelques autres écrits. M. Koch a publié ses œuvres. Paru , 1785, 3 vol. ir.-S, avec une notice sur sa vie qui offre des aventures fort intéressantes.

duval (amacry) , membre de l'Académie de? Inscriptions, né à Rennes en 1760, mort en 1838, fut d'abord avocat , puis secrétaire d'ambassade en Italie; quitta la diplomatie pour les lettres et créa la Décade philosophique , journal qui fut réuni plus tard au Mercure , et qu'il dirigea jusqu'en 1814. Après avoir été couronné pendant trois années consécutives pour les questions proposées par l'Institut, il fut nommé membre de ce corps en 181 1. Voici la liste de se» principaux ouvrages : Des Sépultures chez les anciens et les modernes, Paris, 1801, in -H ; Paris et ses monuments, 1803; Monuments des arts du dessin chez les anciens et les modernes , recueillis par Denon, expliqués par Am. Duval, 1829, 4 vol. in-fol. Am. Duval a publié avec M. Daunou la Continuation de F histoire littéraire de la France des Bénédictins. Il était frère atné d'Alex. Duval ( V. au Supplément).

DUVAL (LECRIS). Voy. LECRIS DUVAL.

duval (Nicolas). Voy. valla.

DOVAL D'EPREMESML. Voy. EPREMESNIL.

DUVAL SANADOS. Yoy. SAWADO.N.

DUVERDIER (Antoine), seigneur de Vauprivas. cé à Monlbrison en 1.V 4, conseiller du roi, contrôleur-général de Lyoïi , mort à Duerne (Rhône) en 1600, est auteur d'un juvrage précieux de bibliographie intitulé : la Bibliothèque d'Antoine Duverdier, contenant le cataloque de tous les auteurs qui ont écrit ou traduit en français, 1585. Voy. LACROIX.

DUVERG1RR DK IIAURANNE. Voy. st -cvran.

DUVERNET (mouton). Voy. uonox duvlk.iet.

DUVERNEY . Joseph cuichard), anatomiste, né à

Page 1