ELBE
El.EA
Patrie Ji. Luther. On y toit la maison où ce réformateur célèbre naquit et mourut (1 483-154*;).
EkATERINLNBOL'RG, EKATER1NOSLAV, etc.
Yoy. iésaterisenbocrg, etc.
EKhBhKG ^Gustave), voyageur suédois, né en HIC, mort en 1184, Ql plusieurs voyages aux lues et A la Chine, en rapporta l'arbre à
les orientale*
thé, et donna quelques ouvrages remarquables, entre autres : Voyages aux Grandet- Inde* dans Ut années 1170 et 1171, Stockholm, 1773, in-8: Moyen facile d'inoculer la petite vérole. Ce dernier écrit popularisa en Russie la pratique de l'inoculation. EKMIM, ville de la H.-Egyple. l i v. au». EKSENIDE. le Xanthe des anciens, petite riv. d Auatolie. sur les confins des livahs de Mcntcch r t de SaUlieh. passe à Kksénldé, petite ville à 22 kil, S. de Maeri, et tombe dans la Méditerranée, après un cours de 90 kil. environ.
ELA, roi d Israël , Gis de Baasa, monta sur le trône l'an 919 avant J.-C., et périt l'année suivante, issassiné par Zamri, un de ses ofllcicrs. ELAGABALE. Yoy. hÉliogabale.
ELAMITES. ancien peuple de l'Asie qui lirait f >n nom et son origine d'Elam, Ûls aîné de Scm. Les Perses prétendaient être issus des Elamitcs, et i t enture confond souvent ces derniers avec les M. des. Les Elamitcs habitaient un pays qu'on appelait Elymaïde, du nom d'Elymaïs, leur ville principale: ce pays était situé entre la Suslanc au S., I Assyrie au N., la Médie à TE. et la Mésopotamie a 10. Il correspondait a une partie des prov.mod. .le K ln>u>i>tHn et d'Irak-Adjémi.surtoutau Louristan. EL-ARICH, chAteau-fort d'Egvpte. Yoy. arich. ELATEE. Elatea, ville de l'ancienne Grèce, la ville la plus importante de la Phocidc après Delphes, était située au N. et près du Céphlsc, et avait un temple d'Esrulape fort célèbre. Philippe la prit •m 338 av. J.-C., un peu avant la bataille de Cliéronée. Titus ¥ lamininus s'en empara. EEATH, ville d'Arabie. Yoy. «lana.
ELATMA, ville de la Russie d'Europe (Tambov), e jr l Oka, i 280 kil. N. de Tambov ; 6,000 hab. El.AVER, riv. de Gaule, auj. I'ai.lier.
ELBE, Albis, riv. d'Allemagne, naît en Bohême, «ur les confins de la Silésic, dans le Riesengcbirge; parcourt la Bohême, la prov. d'Anhalt, le roy. de Saie, les provinces prussiennes de Brandebourg, de Sais, le Hanovre, etc.: passe à Kœnigingrirtz, Lcilmeriti, Dresde, Torgau, Witlenbcrg, Magdebourg. Lauenbourg, Hambourg. Allona, Stade, GlUcksladl; reçoit à gauche la Moldau, la Saale: Adroite l'Elst r Noir, le Havel; et, après un cours de 900 kil., tombe dans la mer du Nord, près de Cuxhaven.
elbk lied), llva, et plus anciennement .€thatia, lie de Toscane, dans la Méditerranée, vis-à-vis de PiomMno, dont elle est séparée par un canal de 8 kil.: Hic a 26 kil. de long sur 10 de large : 18.000 hab. Villes principales : Porto- Fe rrajc , Rio-Ferrajo et I'orlo-Longorie. Quelques sources, climat agréable ,* mines de Ter célébrée, aimant, plomb, or, argent «qu'on n'exploite plus) : marbre, amiante, ardoises, etc. Bons vins, pastèques, fruiU, chênes-liéges. etc. — Les Romains eurent jadis des élablissemenU dans l'île d'blbe pour l'exploitation des mines qu'elle renferme. Au U* siècle, elle appartenait aux Pisans; l lie fut ensuite possédée tour A tour par les Génois, les LucquoU, les Es|*gnoU, et enfin par les rois de N'aples, qui la perdirent en 1801 par le traité de Lutiévillc. Napoléon l'annexa successivement au roy. d Etrurie, A la principauté de Piombino, cl enfin à I Empire français. En 1814, les alliés la codèrent en toute souveraineté A Napoléon qui venait d'abdiquer, et il y résida depuis le 3 mai jusqu'au V(i février suivant. C'est de là qu'il part pour rentrer en France. Eu 1815, l'île d'Elbe " iU.unée à la Toscane.
ELBÊE (gigot d ), général vendéen, né en 17SJ, se mit en 1793 A la tête des paysans de Bcatipréao, servit d'abord sous Cathclinoau, fut reconnu pour généralissime après la mort de ce chef, battit l»-s Républic. à Coron et à Beaulieu . mais n 'éprouva dep. que des revers : battu A Luçon, blessé A Chollet,il fut pris dans l'Ile deNoirmoutierset fusillé. Il et. peu capable. Un le surnommait le général la Providence, pan-; qu'ilavait coutume de dire en allant au combat: «Mes enfanU, la Providence nous donnera la victoire.»
ELBEBFKLD, ville des État* prussiens (Westnhalic), A 27 kil. E. de Dusseldorf ; 31,000 hab. Dentelles, coutils, siamoises, soieries, futaines, teintureries en rouge de Turquie, etc.; très grand commerce. Siège d'une société des Indes occid. qui a récemment établi un comptoir A la Vera-Crut.
ELBKl'F, Etboi'ium ou Elbotum, ch.-l. de cant. (Seinc-lnf.), A 17 kil. S. 0. de Rouen : 13,666 hab. Une des 3 villes de France les plus célèbres pour les manuf. de drape. Teintureries en bleu et couleurs fines, etc. — Elbeuf fut érigée en comté par Philippe VI en 1338; clic échut A la maison de Lorraine en 1654. cl fut érigée en marquisat et ei< d uché-pairie en 1 58 1 , en fav . deCharlesdc Lorraine.
ELBING, ville des EUU prussiens (Prusse), a 53 kil. S. E. de DanUick, sur la rivière d Elbing, et près de son embouchure dans la Baltique ; 10,800 hab.: 13 faubourgs. Amidon, toile. fuUlne, «Irap, cotonnades, soude, bleu, savon, tabac, chapeaux. Chantiers de construction, radinerie de sucre, etc. Commerce actif.
EIj-BOSTAN, ville de Turquie. Yoy. bostaji (el-). ELBOURZ ou ELBROUZ, chaîne de montagnes de l'Asie. Yoy. alborm et Caucase.
ELCHE, llice, ville d Estmgnc (Valence}, A 20 kil. S. 0. dAIicante; 17,400 hab. Savon, sparterlc. Grand commerce de dattes.
EIXHINGEN, village de Bavière (Danube), sui !c Danulw. A 9 kil. N. E. d Ulm : 800 hab. Ney \ battit les Autrichiens (14 octobre 1806); Napoléon !c nomma duc d'Elchingen à cette occasion.
ELDA, Adetlum, ville d'Espague (Valence), A 26 kil. N. O. d AIicante; 4,000 hab.
ELDON (John scorr , comte d '), vicomte d'Encombe. né en 1751, mort en 1838, était fils d'un simple marchand de charbon de Newcastle-aur- Tyne. U pan ml néanmoins par sa patience et son travail aux emplois les plus élevés. Il se fit connaître en 1772 par un Essai tur l'utilité et C inconvénient des voyages, qui fut couronné A ( université d Oxford ; fut reçu avocat en 1776, fut nommé conseiller du roi en 1783, puis chef des plaids-communs (1793), pair d'Angleterre (1799): devint lord-chancelier en 1801. et remplit ce» fonctions Jusqu'en 1827. Lord Eldon se montra toujours tory exalté el adversaire opiniâtre de toute mesure libérale ; il combattit la réforme parlementaire, l'émancipation des catholiques. 11 proposa le bill sur la régence (pendant la démence de Georges III, 1810), cl dirigea les poursuites dans le procès de la reine Caroline.
ELDORADO, pavs imaginaire de l'Amérique méridionale, que I on supposait situé entre l Orénoauc cl le fleuve des Amazones, près du lac Partmée. Un Espagnol, nommé Martinet, qui prétendait l'avoir découvert, lui avait donné le nom d'Eldorado à cause de l'immense quantité d'or et de méUut précieux qu'il disait avoir vus dans Manoa, capitale de cette contrée. Malgré les recherches d une foule de voyageurs, cette merveilleuse contrée est toujours restée introuvtthle.Toutefois, les découvert, récentes des trésors de la Californie semblent l'avoir réalisée ailleurs. ELEATES ou ELEAT1QUES. secte de philoso- 1814 phe* grecs, fondée A Eîée dans la Grande^rèc* lar larlil Xénophane, niait l'autorité des sens et de lexpéc Tut I rience pour n accorder de crédit qu'à la raison i ;rci tardait omme imposaib'e* tout changemeat et toute
ELEO
ELEP
diversité, réduisait tout à un être unique et Immuable, et tombait ainsi dans le panthéisme. I .es principaux philosophes de celte école étaient Xénophane, Parinénidc, Zénon d'KIée. — On étend quelquefois le nom d'EUatiques aux philosophes alomistiqiies, Leucippe, Démoeriu», etc., parce qu'on suppose que Leucippe séjourna à Elée et y eut pour maître Psrménide. On distingue alors les ïltéaiiques physiciens ou atomisliquea, et les ÊUatiques métaphysiciens ou panthéistes.
ÊLEAZAR, c.-à-d. qui a r appui de Dieu, nom de plusieurs Juifs, dont les plus connus sont : I* un frère de Judas Macchabée, qui combattit conraecusement contre Antiochus, et |>érit sous un éléphant qu'il venait de tuer en s'efforcant de prendre le prince [Voy. macchabée): — 2» un grand prêtre, fils d'Onias et frère de Si mon-le-Juste, auquel il succéda : c'est lui, dit-on, quienvoyaà Pt. Pbiladelphvie* septante .—3° un tieillard qui , sous Antiochus £piph.t aima mieux t>érirqiie de mander la chair de porc.
ÉLECTEURS de l'expire, en allemand kur~ fibrtten. Après l'extinction de la race carlovin- £.enne en Allemagne, au X* siècle, l'Empire devin, électif. Le nombre des électeurs, d'abord illimité, fut, vers le xi il" siècle, réduit à sept, savoir, les archevêques de Mayenco, de Trêves et de Cologne: les ducs du Palatinat, de Brandebourg cl de Saxe, et lu' roi de Bohème. La Bulle d'Or [Voy. ce mol), donnée par Charles IV en 1366, confirma ces sept électeurs dans le droit de choisir rcmpereur;cependanl la Bohême fut plus tard privée du droit d élection, ainsi que le Palatinat, qui fut remplacé par la Bavière. Par le traité de We»tphalle en 1648, le Palatinat recouvra tes droits: il y eut alors huit électeurs. En 1092, la maison de Brunswick-Luncbourg forma un 9' électoral. En 1771, I électoral de Bavière cessa par l'extinction de la famille régnante, et le nombre des électeurs Tut ramené a huit. Cet état de choses subsista, • uif de légers changements (P. bade et hesse), jusqu'en 1806. En lbl4,oni établit un instant le système des électorals, mais la créatiou de la Confédération german. les abolit défiuitivcni. ( K. Allemagne ) — On nommait l'élect. de Brandebourg le grand électeur ELECTRE, sœur d'Oresle, le sauva de la fureur d'Epislhc après le meurtred Agamemnon. leur père, et l'aida à le venger. Elle épousa Pylade, son ami. jEl-ECTHYON. l'ov. amphitryon et sthénêlus. ELEE ou Y LUE, Èlea, Velia, auj. Cusul-a-Mare Iclla Bruccat ville de l'Italie mérid., à l'embouchure du ruisseau dit Hélès, sur la mer Tyrrhénienne. fut fondée |>ar les Phocéens (536), s'enfkhltpar le commerce et la navigation, cl donna le jour à deux philosophes célèbres, Parinénidc et Zénon d Elée, chefs de l'école dite éléalique.
ÉLÊONORE DE GUYENNE, d'abord reine de France, puis reine d'Angleterre, était Olle et héritière de Guillaume X, dernier duc d'Aquitaine, et naquit vers l'an 1122. Elle épousa, à l'âge de 15 ans, Louis VII, roi de France, et lui apporta en dot le duché de Guyenne, qui comprenait alors la Gascogne, la Sainlongc et le Poitou. Mais la légèreté de sa conduite et son goût pour les divcrtlsscmcuU déplurent bientôt à Louis-le-Jcunc, qui observait plus rigoureusement les pratiques religieuses. La mésintelligence s'étant accrue pendant la deuxième Croisade, on Eléonore avait accompagné le roi (1047), celui-ci obtint le divorce du concile de Beaupency (1152). Six semaines après, Eléonore épousa HenrC comte d'Anjou cl duc de Normandie, depuis roi d'Angleterre sous le nom de Henri II (1 154), et par là 01 passer les riches provinces de 1 Aquitaine sous la domination de l'Angleterre. Toutefois ce mariage ne fut pas pour les nouveaux époux plus heureux que le premier; Eléonore, jalouse de plusieurs dames de ta cour, jeta le trouble dans la famille royale et souleva roi ni:' les cuXautà contre leur père. Henri, fati-
gué, la Cl enfermer dans un courent en 1173, et elle ne sortit de sa prison qu'à l a\éncment de son Ûls Richard Cœur-dc-Lion en 1189. Elle fut chargée du gou\ ornement (tendant l'absence de ce dernier, lors de la 3* croisade, et quelque temps après le retour du roi, elle se retira dans l abbaye de Fonlevrault, où elle mourut en 1203.
Eléonore de Provence, connue sous le nom àesaiutc Eléonore, lille de Raimond Bérenger IV, c* de Provence,et femmede Henri III. roi d'Angleterre, est célèbre par sa piété. Après la mort de son époux (1272), elle se retira dans l'abbaye d'Ambresbury ely mourut en 1292. Elle Tut canonisée après sa mort. Sa fêle se eélèlo-e le 1" juillet.
ëlEonore de gl'zman, dame espagnole, était veurc de don Juan de Y'elasco, lorsqu'elle inspira le plus violent amour à Alphonse XI, roi de Caslille, déjà marié a CousUnceue Portugal, bile prit mm le roi 10 plus grand ascendant et jouit pendant 20 ans de toute l'autorité d'une reine. Elle douaa le jour à deux jumeaux, donl un régna depuis sous lu nom de Henri de Transtamare. Après la mort du roi (1350), elle fut arrêtée | ar les ordres de Constance, et malgré les effort* de ses ûls, qui avaient pris les arnica pour la sauver, elle fut étranglée dans le palais de la reine, sous les yeux de celle princesse cl du jeune roi son llls, Picrre-lc-Crocl.
ëleonore tellez, reine de Portugal. Elle était mariée à un seigneur de ce pays, don Juan d'Acunha, lorsque Ferdinand, roi de Portugal, en de- TintéperdumentamoureuY.Ceprincodéciilason mari às'en séparer, l'épousa et la proclama reiuc en 1371, malgré le mécontentement général. Dès ce moment, Eléonore fut maîtresse absolue : elle IH mettre à moi i ses ennemis^ combla de libéralités ses partisans, et eut même 1 impudence d'élever au faite des honntursdon Juan Andelro, avec lequel on l'accusait d'avoir un commerce criminel. Mais après la mort du faible Ferdinand ;I383), bien qu'elle eût élé nommée par lui récente du royaume en l'absence d enfants maies, elle ne put se. soutenir. Son favori fut massacré dans ses bras par l'infant don Juan, frère •lu feu roi, cl elle-même mourut dans le monastère de Tordcsillas, près de Valladolid (1U>5\ où l'avait fait enfermer son gendre, don Juan, roi de Castille, qu'elle avait appelé h son secours.
Élëonore de castille, reine de Navarre, flllt de Henri 11, roi de (bastille, fut mariée en 1375 à Charles III, roi de Navarre. S étant brouillée avec son é|>oux, clic se retira en Castille. où elle excita quelques séditions contre Henri III, son neveu Celui-ci l'assiégea dans le château de Roa, où elle avait réuni un parti puissant, la força de se rendre cl la renvoya à son époux. Charles III la recul ave< bonté, et lui confia même la régei.ce pendant u:i voyage qu'il Gl à la cour de France en 1403. Eléonore mourut en 1416.
i'.léo.nore d'Autriche, d'abord reine de Portugal, puis reine de France, était Olle de l'archiduc Phi • lippe d'Autriche et de Jeanne de Castille, et sœur aînée de Charles-Quint. Elle épousa en 1519 Emmanuel-ie-Grand, roi de Portugal, et devint vcuvp en 1521. En 1530, d'après une clause du traité de Cambrai, elle fut mariée à François I, et devint ainsi le gage de la réconciliation entre la France r! l'Autriche. Le crédit do la duchesse d'Etampe>\ maîtresse du roi, réduisit celui de la reine à fort peu de chose. Redevenue veuve en 1547. sans avoir eu d'enfants de son sncond mariage, elle se retira d'abord dans les Pays-Bas, puis en Espagne (1W0), cl y mourut en 1558.
ÉLEONORE D'ESTE. Voy. TASSE (LE).
ELEPHANT (Ile), dite aussi Morfilou Podor, î'.e de la Sénégambie, dans la rivière de Gambie, à 1*8 kil. de ( embouchure de ce fleuve. 350 kil. de lot ? ?ur 30 de large. On y cultive le colon, l'indigo I'