ALEO
•t n'en prit pti moins le titre d'AUmmicus ; Ile furent ' battus par Claude-le-Cothique (269) , et par Julien (355 et 360). IU tentèrent à plusieurs reprises de s établir dans la Caule et furent définitivement repoussés par Clovi», qui gagna sur eux, en 496, la bataille de Tolbiac. Après avoir plusieurs foi* changé de demeure, les AUmani unis aux Suevi, avec lesquels on les cou fond le plus souvent, se fixèrent enfin dans les pava nommés depuis Souabe, Suisse et Alsace , et Tonnèrent le novau de 1 empire qui prit d eux le nom d'Allemagne.
ALEMBERT (J. Lerondd). Voy. d'aliiimiit.
ALENÇON, AUnuo ou AUitconium au moyen âge, eh.-l. du dép. de l'Orne, sur la Sarlheet la Brian te, à 192 kil. 0. de Paris : I3.2"Î7 hab. Belle église gothique de Notre-Dame; hôtel de v., halle au blé; ruines de l'ancien château des ducs, dont 2 tours sont parfaitement conservées; lycée (dep. 1847), bibliothèque, cabinet de physique et 'l'histoire naturelle, observatoire, etc. Toiles, basins piqués, calicots, cotonnades, mousselines, point d'Alençon; pierres taillées dites diamants d'Alençon; chevaux estimés. Au x« siècle, Alençon n'était encore qu un château entouré de quelques maisons; au xi* siècle, c'était une place importante. Elle Tut érigée en un comté, qui fut donne par saint Louis â son 5* fils Pierre. Le comté change plusieurs fois de main, est fait duché, puis réuni à la couronne en 1526, après la mort de Charles de Valois ; séparé encore pour être donné au 4* ûlsde Henri 1 1, et enfin, après là mort de ce prince, 1584, il est réuni définitivement à la couronne. Alen-
Kn est la patrie de Valàzé et d'Hébert (le Père ichestie).— L'arr. d'Alençon a 6 cant. (Carouges, Courtomer, Leméle-eur-Sarthe, Séex, plus Alençon qui compte pour 2); 108 cooun., et 72,443 hab.
ALENÇON (comtes elducs d" . branche de la maison de Valois, dont le chef fut Charles de Valois, 3« fils du rot Philippe III, dit le Hardi. Les princes de cette branche sont : Charles I, qui fut créé comte d'Alençon en 1286 et qui mourut en 1325; Charles II, 1325-1346, frère de Philippe de Valois, et qui fut tué à la bataille de Crée; ; Pierre, 1346-1404; Jean I, 1404-1415, en faveur duquel le comté d'Alençon fut érigé en duché-pairie en 1414 ; Jean 11, 141»-1474, lui avant trahi Charles VU et ayant traité avec les Anglais, fut condamné par la cour des pairs, 1458, et obtint grâce de la vie; René, 1474-1492, qui fut dépouillé de ses biens, et enfermé dans une cage de fer par Louis XI; Charles III, 1492-1525, qui, par sa lâche conduite, fut une des principales causes de la perte de la bataille de Pavie, et en qui s'éteignit la race des ducs d'Alençon. — Le duché d'Alençon fut donné dan* la suite au 4« fils de Henri 11 et de Catherine de Médicis, qui prit plus tard le titre de duc d'Anjou. [Voy, ajijou.)
ALENTKJO, c.-â-d., en portugais, au delà du Tage, la plus grande des 6 prov. du Portugal, entre les adurea espagnole et portugaise, l' Algarve et le Le Tage 1 effleure au N. On y trouve quelques lacs et des lagunes qui seules servent de (torts. Climat chaud et sec. Air en général maUun. Hi/. fruits exquis, excellents oliviers, vin médiocre. — L'Alentejo est divisé en 8 comarcas : Beja, Evora, Elvas, Portai egre, Ourique, Viliaviciosa, Crato, Avis.
ALEOUTES (Iles), ou ALEUTI ENNES, archipel du grand océan Boréal, s étend de 160*49 0. à 169° 10 E. pour la long., de 51» 40' à 66» N. pour la lat. Ces fies font partie de l'Amérique du N., etapparttennent à l'empire russe. Placées au bout de laprwsqu île d'Alaska, dont elles sent comme une prolongation elles forment une courbe, et ferment presque la mer de Behring. On a donné des noms à 61 , et on les distingue en 3 groupes: Aléoutes propraa, Andréa nov Liait ou des Renards. Les plus grandes sont Oumanak, Ounahvska. Atchen, Tanagaï, AU. Cftes dangereuses par les bas-fonds et les rochers; sol hé-
ALfcX
rissé de mont, volcaniques. Les hab. sont au bre de 5 à 6,000 ; ils vivent sous terre, chassent ei
{(èchent, et font quelque commerce de pelleteries, .'archipel des Aléoutes a été découvert de 1728 à 1795 par Behring.Tchirikov, Billings, Saritchev.
ALEP ou HALEB, Berœa, ville de Syrie, sur le Koîk. ch.-l. du pachalik d'Alep. par 34» 50' long. E., 36» 11' lat. N., était avant 1822 la troisième ville de l'empire ottoman pour la grandeur et l'importance. Elle avait plus de 200,000 hab. On v comptait 100 mosquées, 200 fontaines, 2 caravanséraïs, des bazars, des cafés nombreux, une foule de fabr. et de manuf. Un château-fort, une vieille muraille flanquée de tours la mettaient à l'abri d'un coup de main : 4 grandes caravanes en partaient à 4 époque» de l'année, et '.a mettaient en rapport avec la Perse et l'Inde, avec Constantinople, avec le Diarbékiret l'Arménie. Aussi l'a-t-on nommée la Pulmyre moderne. Toutes lea puissance* y axaient des consuls. Celte ville était de plus la résidence d un mollah de 1" filant* d'un onlriarrhe grec, de 3 éveques (arménien, maronite, jacobile). — Alep remonte aux temps des Romains ; son bel aqueduc est leur ou vrage. Souk Héraelius, elle fut conquise par le* Sarrasins, 636; les MongolB la prirent d'assaut, 1260 ; Tamerlan la ravagea en 1402 : les Turcs en dev inrent maîtres en 15H la nesle décime cruellement le, hab. d'Alep ; ils sont aussi sujets au bouton d'Altp. Cette ville a été presque entièrement détruite par deux tremblements de terro en 1822 et 1823. Sa population est réduite à moins de 120,000 hab. La crainte de nouvelles secousses empêche les Aleppoit de songer sérieusement à relever leur ville.
alep (eyalet ou pachalik d'], un des 4 de la Syrie, entre ceuxd'Adana, de Marach. de Racca, de Damas de Tripoli et la mer.On trouve dans ce pays de hautes mont., l'Alma-Dagh, le Liban, etc., et plusieurs riv. célèbres, l'Euphrate, l'Orontc, le Koïk. Fertilité remarquable en nombre d'endroits. Abondance de marbre, chaux, pierres à bâtir. Les sauterelles y causent des dégâts inouïs.
ALERIA, et par corruption Alalia, ville de Corse, sur la côte E., a 40 kil. S. E. de Corte.
AIES. ALESIUS. Vou. ALEXANDRE f»F H M SB. .
ALESIA , eapit.dcftjran0ubtt.cucz les /r:ffui,soutlnt un siétie tél. contre César (52 av. J.-C.L On croit général, que c'est Alist-en-Auxois (Côte-d'Or). Selon une opinion toute récente, ce serait A lai se (Don bs), entre Ornai» et Salins. — V. de la Narbonoatse. V. alais.
ALESSANO, Uuca,y\mAlextmum, v. du roy. de Naple», à 36 kil. S. O.d'Otrante ; 7,000 hab. Eveché.
AI.ESSIO, tissus, ville de ta Turquie d'Europe, à 36 kil. S. de Scutarl , sur le Drin : par 42» 10' latlt. 17° 25" long. E.
ALETou ALETH, Electa, ville de France (Aude), à 6 kil. S. 0. de Limoux, sur l'Aude: autrefois eveché ; 1,000 hab. Quatre sources minérales, dont une chaude. Fer cuivre, forges et clouteries.
ALK I UM. Guich-Alet, v. de ia 3« Lyonn., chex les Redones, sur la mer. Sesruin. se voient près deSt - MaloetdcSt.-Servan. Ev ., transf. en M62àSt.-M.i!c
ALEXANDERAB ALEXANDRO, savant italien 'lont le véritable nom est Alcssandro AUssandri, né â Naples vers l'an 1461, mort vers 1625, s'est rendu rélebre par le livre intitulé : Cc«io/iwt» dierum hbri VI (Bome.1522, in-f., et Leyde,1673, 2 vol. ln-8, "«Mies commentaires), ouvrage d'érudition fait sur le modèle dcsiVMiuaiMquei d'Aulu-Oclle. Il était ecclésiastique et s était rendu profond dans la science du droit.
ALEXANDRA, fille de Priam, plus connue sont le nom de C<i«ondV«. Voy. ce nom.
A1XXA.NDRA, reine des Juifs, femme d Alexandro- Jannée, régna seule après la mort de son mari (79- 70 av. J.-C.), cl fut remplacée par llyrcan 11, «on fils Les Pharisiens commirent de grand» rruauiés*«)U» «,n règne.-Le nom d'Alexmndra, étant
ALEX
ynonynie du nom juif Salomé, a été donné à d'autres princesses juives qu'on trouver» à l'article salobé .
ALEXANDRE, nom d'un grand nombre de personnage* célèbres anciens et modernes, que l'on trouvera dans l'ordre suivant: 1» rois et princes; 2* pape* et saints; 3° savants et écrivains. /. Rois et Prince».
Il y eut en Macédoine cinq princes de ce nom : Alexandre i. Ois d Amyntas 1 , 497-454. ALEXANDRE 11, Als d' Amyntas 11, 371-370. Alexandre lll , dit te Grand, flls de Philippe et d Olympias, naquit a Pella l'an 366 a?. J.-C., fut élevé par le philosophe Aristote, et montra dès sa jeunesse ce qu'il devait être un Jour. Pendant que ton père assiégeait Byiance, il gouverna l'état, quoiqu'il n'eût que 16 ans, et soumit quelques peuples voisins. II monta sur le trône à 20 ans (336), conquit la Thrace et l'illyrie, soumit la Grèce, qui, se fiant sur sa jeunesse, avait cru pouvoir secouer le Joug auquel Philippe t'avait soumise; il détruisit Thèbes, cù il n'épargna que la maison de Pindare ; il déclara ensuite la guerre aux Perses, et, s'éiant Tait nommer généralissime de toute la Grèce, il prit, avec 30,000 hommes d'infanterie et 6,000 choraux (334), la route de la Perse. Après avoir passé i'Hellespont, Il défit, sur les bords du Granique, l'armée de Darius, roi des Perses, et soumit avec rapidité toute l'Asie-Mineure. Une maladie dangereuse l'arrêta quelque temps à Tarse ; mais s'éiant bientôt rétabli, il vainquit de nouveau Darius à Issus , en Gllicie (333). Dans cette bataille, il fit prisonnière toute la famille du grand roi , et la traita avec la plus noble générosité. Cette victoire fat bientôt suivie de la réduction de Tyr, de Gaza, de la Judée et de l'Egypte, où il fit bâtir Alexandrie; Il pénétra jusque dans la Libye, où il se fit déclarer fils de Jupiter par l'oracle d'Ammon. A son retour d'Egypte, il remporta sur Darius une nouvelle victoire près d'Arbèles en Assyrie (331); cette victoire, nui fut bientôt suivie de la mort de Darius, le rendit maître de toute la Perse. Ne bornant point là ses conquêtes, il attaqua les Scythes et les Indiens , défit le roi Porus qu'il traita avec magnanimité, et s'avança jusqu'à l'Hyphase. Ses soldats ayant refusé de le suivre plus loin, il revint à Babylone, où il déploya tout le faste et toute la mollesse des rois d'Asie. Les débauches et les excès auxquels il se livra abrégèrent sa vie, et il mourut a la fleur de l'âge, en 323 fan 3*24). On le mit empoisonné par Aiiti|*ter. Il avait eu d'une femmePerse, de Roxane ( V. ce nom), un fils que Cassandre fit périr en bas âge. Alexandre n'avait pas désigné son successeur : il s'était contenté de léguer la couronne au plus digne. Son empire fut partagé entre ses généraux, A ce partage devint la source de guerres longues et sanglantes. La vie d'Alexandre a été écrite par Quinte-Curce, Plutarque et Arrien. M. de Sainte-Croix a savamment discuté les témoignages des historiens de ce grand homme dans son Examen critique des historiens d'Alexandre.
Alexandre iv , fils posthume d'Alexandre-le- Grand, avait pour mère Roxane; il porta un instant le nom de roi après la mort de son père : Cassandre le fit tuer dans sa première enfance.
Alexandre v, fils de Cassandre. Il régna d'à bord avec son frère Antipater (297-294).
Alexandre, tyran de Phères en Theesalie, l'an 369 av. J.-C., fameux par ses cruautés, fut vaincu par Pélopidas, général thébain, qu il avait fait prisonnier par trahison, et fut tué par Thébé sa femme, l'an 367 av. J.-C.
Alexandre sala, Rhodien, usurpateur du trône de Syrie, se fil passer pour flls d'Anlioehus-Epiphane, et réussit, avec le secours de Ptolémée-Phllométor, roi d'Egypte , à détrôner Démétrius-Sotcr, l'an 149 av. J.-C. Il fut peu après abandonné par ce prince
ALEX
qu'il avait trahi, et lut lui-même détrône par Démétrius-Nlcator, 1 44 ans av. J.-C.
ALEXANDRE zilINA. fllsd un fripier d' Alexandrie, « fit passer pour le fils d'Alexandre Bala, et soutenu par Ptolémée-Physcon, roi d Egypte, usurpa le trône sur Démétrius-Nicalor, l'an 1 26 av. J.-C. Quatre ans après, il fut mis àmortparAntlochu>Grypus, fllsdeNicator.
Alexandre j ANNEE, roi de Judée, succéda à Aristobule, son frère, l'an 106 av. J.-C., et fit avec uelque succès la guerre aux rois de Syrie ; il se fit êtes ter par ses crimes, et fut chassé de son royaume. . Rentré dans Jérusalem après six ans d'une guerre opiniâtre, il se vengea par les plus atroces exécutions. 11 mourut l'an 79 av. J.-C., laissant le gouvernement à sa veuve Alexandre.
Alexandre (Ptolémée), roi d'Egypte. Voy. pto-
LÉMÉE- ALEXANDRE.
Alexandre sévère, M. Aurelius Alexander Severus, empereur romain , né à Aeco, en Phénicie, vers l'an 209, avait pour mère Julie Mammée, et était cousin d Héliogabale. Il fut adopté par ce prince et fut proclamé empereur en 222 , quoiqu'il eût â peine 14 ans. Il réforma les abus, rétablit la discipline, encouragea les lettres et ss montra favorable aux Chrétiens. Il obtint de grands avantages sur Artaxerce, roi des Perses (233); il était occupé à soumettre les Germains , lorsqu'il fut assassiné par ses soldats, à l'instigation de Maximin qui s'empara du trône après lut, l'an 236. Il était d'une sévérité extrême, et c'est de là qu'il a pris son surnom.
Alexandre, empereur d'Orient en 91 1 . était flls de l'empereur Baslle-Ie-Maoédonien et frère de Léonle-Philosophe , qui le précéda sur le trône. Il termina , au bout d'un an de règne, une vie qui avait été funeste à l'état, et dégradée par des vices honteux.
Alexandre l, roi d'Ecosse, de 1107 à 1124, fut sévère jusqu'à la cruauté. Le nord du royaume s'éiant insurgé, il vainquit les rebelles, fll périr les chefs, et régna ensuite paisiblement.
Alexandre il, roi d'Ecosse, de 1214 à 1249, flls de Guillaume-le-Lion , porta la guerre en Angleterre , ce qui lit mettre son royaume en interdit par le pape. Mais il épousa ensuite Jeanne, sœur du roi d'Angleterre Henri lll, et la paix fut rétablie.
Alexandre lll , flls du précédent, roi d'Ecosse, de 1249 à 1286, monta sur le trône à l'âge de 8 ans. Il défit les Norvégiens, qui avaient envahi son royaume, et donna ensuite sa fille en mariage au prince Eric, depuis roi de Norwège.
Alexandre jauellon. grand-duc de Lithuanie, élu roi de Pologne en 1601, réunit les deux états en un seul. Il altandonna les rênes du gouvernement à un fivori nommé Gl'nski, et mourut en 1506. C'était un prince indolent et faible.
alexandrk i pallowiti, empereur de Russie, fils de Paul 1 et petit— AI» de Catherine II, né en 1777, eut pour précepteur le colonel Laharpe, qui 1 éleva dans des idées fort libérales, et monta sur le trône en 1801 ; on l'a accusé, mais sans preuves, d'avoir trempé dans le meurtre de son père. Dès les premiers jours de son règne, il rappela une foule de bannis, abolit la censure, la confiscation, la torture, et réduisit les impôts; il s'occupa ensuite de faire fleurir les lettres et les arts, fonda plusieurs universités et plusieurs hospices, réforma le code criminel, et donna une nouvelle organisation au sénat, qu'il constitua en haute cour de justice. Il forma, en 1805, avec la Grande-Bretagne, une coalition contre In France, dans laquelle entrèrent' ensuite l'Autriche, la Prusse et la Suède. Après avoir perdu les batailles d Austerlilx (2 décembre 1805), d Eylau (8 février 1807), et de Friedland (14 luin 1807), il se vit contraint à demander la paix. Il eut alors avec Napoléon, sur le Niémen, une entrevue devenue célèbre, et quelques jours après fut signé le traité de Tilsill (7 Juillet 1807). par lequel Alexandre reconnut toutes
ALEX
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les conquêtes de l'empereur français , et accéda au j système de blocus continental. Er. paix avec la France, Alexandre s'occupa d'étendre ses étals : il 1 enleva la Finlande à la Suède, 1808. et fit la conquête de plusieurs provinces sur la Perse et sur la Turquie, 1809, 1810. Ayant refusé de remplircertaJnes conditions de son traité avec la France qui lui semblaient trop onéreuses, il s'attira de nouveau !a guerre avec Napoléon. 1812. H éprouva d'abord plusieurs revers, perdit les batailles de Smolensk et de la Moskowa; mais la disette de vivres et surtout la rigueur du climat forcèrent bientôt les Français à se retirer en désordre, après avoir éprouvé des pertes immenses. Alors Alexandre adressa de Varsovie à tous les souverains de l'Europe une proclamation par laquelle il les appelait aux armes (février 181 3), et ayant réussi à les détacher presque tous de l'alliance de Napoléon, il forma une nouvelle coalition, dans laquelle entrèrent successivement l'Angleterre, la Suède, la Prusse et l'Autriche. Après avoir subi plusieurs échecs dans les journées de Bautxen, de Lutxen, de Wurtschen et de Dresde, les alliés gagnèrent enfin la bataille décisive de Lerpsick (octobre 181 3}, qui leur ouvrit les portes de la France ; et malgré les prodiges de valeu. de Napoléon et de ses généraux, ils purent pénétrai jusqu'à Paris. Alexandre, qui jouait le principal rôle
//. Papes et Saints.
Alexandre i, élu en 109, mort en 119. Oq ne sait aucune particularité sur sa vie. On Thon, le 3 mai.
Alexandre u, auparavant Anselme de Bagio, né a Milan, fut tiré du siège de Lurques pour être placé sur celui de Rome en 1061. Il eut à lutter contre l'antipape Honoré II. Il se fil rendre les terres que les Normands avaient enlevées au saintsiège, et s'opposa aux persécutions que les Chrétiens exerçaient contre les Juifs. Mort en 1073.
Alexandre lu, Roland Rainuce, né à Sienne, élu en U59. L'empereur Frédéric Barberousse lui susita trois compétiteurs, Victor IV, Pascal III, Oiixle 111, mais il finit, en 1177, après bien des trou- . lui, par se reconcilier avec lui dans une entrevue s Venise. Ce pape tint le 3» concile de Latran , m» , gouverna saintement l'Eglise, et mourut à Rome en 1181, chéri des Romains et respecté de l'Europe. SI abolit la servitude, réserva aux papes la canonisation des saints, et introduisit l'usage des monitoires.
Alexandre tv, Rlnaldi , d'abord évèque d'Oslie, fut élu en 1254. U se laissa gouverner par ses flatteurs, prodigua les dispenses, les bulles et les privilèges; établit en 1255 des inquisiteurs en France, à la prière du roi S. Louis. Mort à Viterbe en 1261 Alexandre T, Phllarge, né à Candie ; de pauvre
entra dans cette capitale avec les troupes confédérées, I mendiant il devint Cordelier et docteur de Sorbonne,
Si mars 1814: il s'y conduisit en pacificateur plutôt qu'en conquérant, replaça sur le trône la famille des Bourbons, et signa avec Louis XVIII un traité qui assurait la paix générale (30 mai), et garantissait à U France l'intégrité de son territoire primitif. Il se rendit, en novembre 1814, au congrès de Vienne, et s'y fit céder la Pologne. A la nouvelle du retour de Napoléon en France, Alexandre reprit les armes; mais la bataille de Waterloo avait décidé la question avant que ses troupes fussent arrivées. Il n'en continua pas moins sa marche jusqu'à Paris, où il entra en juillet 1815. Moins bien disposé cette fols que la première, il prit part aux mesures rigoureuses qui imposèrent à la France d immenses sacrifices ; toutefois il s'opposa au démembrement du pays et préserva plusieurs monuments qu'on voulait détruire. Trois ans après, au congrèsd' Aix-la-Chapelle, 1818, il fil réduire l'énormecontribution qui avait été imposée à la Franee, et hâta la libération de son territoire. Avant de quitter Paris, Alexandre avait signé avec les souverains de l'Autriche et de la Prusse le singulier traité de la
puis évèque deNovare, archevêque de Milan , et fut élu pape au concile de Pise en 1409. Mort en 1410. alkxanurk vi , Koderic Borgia, né en 1431 , à Valence Espacne, neveu du pape Calixte III, qui ieflteardin Ides 1 i56,rutélu en 1492. Celhomme.qui souillale irôue pontifical, n'avait réussi à se faire nommer que par l'intrigue. Avant d'être élevé à la papauté, il avait cupiusieurs fils,doulle plus connu est César Borgia, depuis cardinal et duc de Valentinois, et une fille, b trop célèbre Lucrèce Borgia. Ce pape joue un rôle importantdans l'histoire du temps. Aprèsavoir fait une guerre malheureuse à Charles Vlll, roi de France, il «'allia étroitement avec Louis \ Il ; il réussit, à la faveur de celte alliance, à dépouiller les princes ses voisins, et a restituer au Sl-Siége pl usieurs deses anc. domaines. Pour satisfaire son ambition et sa cupidité e'. pour élever les princes de sa famille, ilfuiila trop souvent aux pieds les lois de la justice; on lui impute tou> •es crimes : simonie, trahison, uicurtre, empoisnnucment. U mourut en 1503; on prétendit qu'il s'était empoisonné en buvant un breuvage préparé Saitue- Alliance, sorte de coalition des rois contre lin- f*»"' une J« »" victimes, mais ce fait est contesté, dépendance des peuples. De retour dan* ses états, il ne 'La vie de ce pape a été écrite par J. Burchard en s'occupa que de réparer les maux de la guerre, et 1^»". Hanovre, 1697, et par Al. Cordon en »ngloa*. d'assurer le bonheur de ses sujets; il donna une Londres, 1729: tradultren i français, 1,32. 2 *ol.in-l2. constitution à U Pologne, affranchit un grand nom- auceandre vu. rabio Cbjgi, né à Sienne en 509, bredeserfs. établit d?oomhrcuses colonie^ mil'Lwes *!u « lt>55. ™? wu ,bb?' ava,\ loll\oxxn é,.L J et bannit en 1817 les Jésuites qu'avait recueillie gardé comme un homme savant et vertueux. Il rèson a7< ule Catherine II. Devenu à la Un de sa vie forma beaucoup d'abus, embellit Rome, approuva la l'adversaire des idées libérales qu'il avait d'abord mille d'Innocent X, son prédécesseur, contre Janséprofessées , il restreignit les privilèges qu'il avait ao. nius, et prescrivit la signature du fameux formulaire cordés à la Pologne, et prit des mesure* sévères contre de 1665. Le duc de Çréqui, ambassadeur de France, la liberté de la presse et contre les associations se-
crètes. Aux cOngrès de Laybach, 1820, et de Vérone, 1822, il travailla, de concert avec les autres princes signataires du Iraité de la Sainte-Alliance, à réprimer '.es mouvements qui se manifestèrent en Piémont , à Naples et en Espagne. Alexandre était occupé à visiter les diverses parties de sou vaste empire, lors- , qu'il mourut, en décembre 1 825, à Taganrog , aprèa
une courte maladie, que les uns attribuèrent à l in-, les prélats qui avalent fait partie de cette assemblée, salubrité du climat, et les autres, mais sans preuve,' H donna de grands secours d argent à Léopold I et aux a un empoisonnement. 11 avait été marié, des lige de 16 ans, à une princesse de Bade-Baden, dont il
ayant été insulté à Romepar la garde corse, le pape fut contraint par Louis XIV de casser cette garde et d'élever dans Rome utie pyramide avec une inscription qui relatait l'outrage et la satisfaction (1662).
Alexandre vin, Pierre Oltoboni, né à Venise esi 1610, élu en 1689, publia une bulle contre les 4 articles de rassemblée du clergé de France de 1682, relatifs aux libertés de l'église gallicane, et disgracia
n'a pas eu d'enfants. La vie d'Alexandre a été écrite par A. E. (Adrien Egron), Paris, 1826, 1 vol. in-8. tt par Alphonse Rabbe, 1826. 2 vol. in-8.
ALEXANDRE FARNESE. Voy. FAR. NE SE.
ALEXANDRE MÉDIUS. I ni/. MÉD1C1S
Alexandre (saint), évèque de Jérusalem, mourut en prison à Césarée. sous l'empereur Uèce, en 219 qu, selon d'autres ,en2M. On r/ li bre *a fête le ISnnrs Alexandre (saint), patriarched'Alexandrie en 313, • l'hérésie d'Arius, assista aux conciles d'A* et de Nlcée. -t m. en 326. On l'hon .le 26 fô»
ALEX
ALEX
alkxanmie newski (S.), fils do grand-doc laros- } Tille de U Turquie d'Asie fSyrie\ par 33» 55' Ions K U» II, né en 1218, régne sur Kiev et Vladimir (1249- 36» 35' Ut. N., à 124 kil. 0. d Alep, sur l'angle
JiAandcroiin de» Turc»,
63), gagna sur le* Suédois, les Danois et et Chev
Teutonique» l éunis la bataille de la Néva; i| vainquit aussi les Tartares, et affranchit la Moscovie du tribut eue lui avaient imposé les successeurs de Gengis- Ihan. La reconnaissance nationale l a placé au rang des cainta. Pierre-le-Grand institua sou» son nom uu ordre de chevalerie. — al. sauli, V. sauli.
///. Savants et écrivains.
Alexandre polthistor (c.-à-d. qui sait beaueoup), écrivain grec, ainsi surnommé à cause de sa vaste érudition, né a Milet, ou selon d'autres en Phrygie, fut fait prisonnier dans la guerre contre Milhridate (vers 85 av. J.-C.), devint esclave de Cornélius Lentulus, qui l'affranchit et lui confia l'éducation de ses enfanta, et mourut ver» 75 av. J.-C. 11 avait écrit sur la philosophie, sur l'histoire et sur la géographie des traités fort précieux. On n'a plus que quelques fragments d'une Histoire des peuples de V Orient et d'un Traité sur Us Juifs, conservés par Plutarque, Athénée, Pline, Eusèbe et Suidas.
alcx Ait du d'Eges, philosophe péripatéticien, qui fut l'un des précepteurs de Néron. On lui attribue des commentaires sur la Métaphysique d'Arislote, que d'autres attribuent à Alexandre d'Aphrodisie.
Alexandre d'Aphrodisie, philosophe péripatéticien, né à Aphrodisie en Carie vers la lin du u* siècle après J.-C., enseigna à Alexandrie vers le temps de Septime-Sévère. Il a laissé sur presque toutes les partie* des écrits d'Aristote des commentaires très précieux, dont plusieurs ont été traduits en latin et publiés séparément à Venise, 1489 et à Munkh, 1842 , et dont quelques-uns sont restés manuscrits. Ses doctrines étaient opposées à celles d'Averrofe», ce qui partagea I école en deux sectes, les ikxc truies et les AverroUtet.
Alexandre de Tralles, médecin grec, né àTrallcs en Lydie, (tarissait dans le vi* siècle, sous le règne de Jus- Unien ; il a laissé un excellent ouvrage qui a été traduit et imprimé sous ce litre: Alcxandri Tralliani libri A//, gr. et ht., ex interpret. Jo. Guinterii Andernaci, necmonJac. ùoupyli custigatiombus , Basileae, 1566, in-8°.
Alexandre de Iternay, uatif de Bernay en Normandie, dit aussi Alex, de Paris, parce qu'il vécut à Paris, est un des continuateurs du roman d'Alexandre commencé par Lambert-li-Cors, et dans lequel on employa pour la première fois le grand vers , qui fut de là nommé alexandrin (imprimé pour la l"foisàStuttgard, 1845}. Al. a aussi composé des romans, restés mss. U vivait à la On du xu* s.
Alexandre de Haies ou Aies fains» ap|»elé du .10 m d'un monastère du comté de Gloccster où il fut élevé), philosophe et théologien anglais, surnommé le Docteur irréfragable, entra chex les frères Mineurs en 1222 et mourut en 1245. Il enseigna avec succès la philosophie scholastiquc à Paris , et fut un des premiers à mettre à profit les traductions d'Aristote faites par les Arabes. U est auteur d'une Summa theelogiœ, Nuremb., 1484, et d'un Commentaire sur les sentences de P. Lombard, Venise, 1475.
Alexandre ;Noei;, savant dominicain, né à lloucn en 1639. mort à Paris en 1724. Son principal ouvrage est une grande Histoire ecclésiastique, rédigée en latin, publiée d'abord à Paris en 24 vol. in-8, depuis I676jusqu'en 1686, réimprimée à Paris, 1699. et à Venise. 1 7 49 en 8 vol. In-fol. Cette histoire futeondamnée a Rome.
ALEXANDRE (iled*). Ile du Grand Océan austral, sous le 70* parallèle sud, au S. 0. de la Terre de la Trinité, est, avec l île de Saint-Pierre, le lieu le plus austral que l'on connaisse.
AlEXANDRESCHT. Alexandretchata, Alexandria eschate, ou Alexandria ullima. Voy. KHODJEND.
ALEXANDRETTE, Alexandria miner ou Alexandria ad Issun des an<
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Voy. mes
I N. E. de la Méditerranée, à l'embouchure petite m., sert de port à la ville d'Alep.
ALEXANDRIA. nom commun a une foule de villei anciennes fondées ou agrandies par Alexandre. Les anciens en ont compté plus de 70, entre autres :
alexandria, en Cypre, côte N., au S. du cap ('ail inuse.
ALEXANDRIA, jadis CHARAX, à
Tigre. Voy. cbarax.
ALEXANI CRED-ALI.