hab
FERMOSELLE. Ocellum Dum, ville forte d Espagne (Zamora), à58kil. S.O. de Zamora : 3,000 1 hab.
FKRMOY, ville d'Irlande ((.ork), sur le Blackwater. à 31 kil. N. E. de Cork; 6.000 hab. FERNAMBOUC, ville du Brésil. Voy. perkamdoic. FERNAND, abréviaUon de rerdinand. Voy. FER- DINAND.
FERNAND CORTEZ. Voy. CORTEZ. ......
FERNANDEZ, tarnille portugaise qut s ert fait un nom dans l'histoire de* découverte* géographiques aux XV et xvi' «lècle». Nous citerons : ff.rnandez (Juan), navigateur porlugaU II fut em-
FERGUS, riv. d'Irlande (Clare). naît k N 0 d'Ennis et tombe dans le Shannon.
VeRCDS (CARRICB-). Voy. CARRICR-FERGOS.
FERGUSON ou FERGUSSON (Jacques), méeanieien et astronome écossais, né en 1710 à Keith (Banffchire\ Tut membre de la Société royale de Londres, donna dans celte ville des leçons publique* de physique, publia de* table* et de* calculs astronomique*, et d'autre* ouvrages qui obtinrent nn grand succès. Le* principaux «ont le» »u|vanu) : F Astronomie enseignée d'après Us principes de JWton, 1785, in-8: Introduction à ï électricité , 1769, 2* édition ; Leçons sur divers sujets de mécanique, d'hydrostatique, d'hydraulique, de pneumatique et d'optique, Edimbourg, 1805, avec de* corrections, des addition* et de* notes, par David Brewster, 2 vol. ln-8, et 1 vol. in-4 de planche* ; Traité de perspective, 1775: et de* Mémoires inséré» dans les Transactions philosophiques.
ferguson (Adam), écrivain écossais, né en 1724 k Logierait, près de Perth, fut jusqu'en 1757 aumônier d'un régiment écossais. 11 fut en 1759 élu professeur do philosophie naturelle k l'université d'Edimbourg, devint en 1764 professeur de philosophie morale, fut nommé en 1778 secrétaire de la commission envoyée en Amérique pour traiter avec le* colonie» insurgée». En 1785, il résigna ses fonctions de professeur. Puia il voyagea en Italie, et vécut depuis dan» la retraite , juaqu'k ta mort arrivée en 1816. Il débuta comme auteur en 1707 par un Essai sur la socUU civile (traduit par Bcrgier, 1783): publia en 1769 de» Institutions de philosophie morale ( traduite» par Reverdit , Genève, 1775), qui ne sont qu'un sommaire de ses kçon», et donna un exposé plu» étendu de sa doctrine dan» le» Principes des sciences mortes cl politiques, 1792, 2 vol. ln-4 : mais le plu» célèbre il e ses ouvrage» est [ Histoire des progrès et de la chute de la république romaine, 1782, 3 vol. in-4, et 17U9, avec de» corrections importâmes; traduite par Demeunier, 1784. Dan» ce dernier ouvrage, il voulut imiter Gibbon : mai» « il l égale pour l'érudition, il lui est inférieur par le style et l'intérêt.
FERGUSSON (Robert), né à Edimbourg en 1751 , mort en 1774, »e distingua comme poète. Ses poésies sont écrites les unes en anglai» pur, le» autres dans le dialecte écossais; ce* dernière* sont les plus estimées. Le recueil de se* poésies a été imprimé a Glasgow, 1813, 2 vol. In- 12, avec sa vie parD.lrving.
FER11ABAD, ville d'Iran (Maxanderan) , à 53 kil. N. E. de Balfrouch. On évaluait autrefois sa population k 16.000 hab., mal* elle est beaucoup diminuée aujourd'hui. Rix, poisson, sel. Ruines d'un grand château, bati par Abba*-le-Grand.
FERl A, ville d'Espagne (Badajoi), k 53 klv S. h. de Badajox ; 6.000 hab. Vieux chkteau qui la domine.
FER1CHTAH (Mohammed-Cacem-Astrabady), historien persan, natif d'Ahmednagar (WeMJ. floriisail au commencement du tW »iècle. 11 occupa des poste» éminent» à la cour du souverain du Vîsapour, et publia une histoire de l'Inde en 12 livres, qui s'étend de 997 à 1620; elle est connue sou» le titre de Kétabi Ferichtah Umam (livre de renchtah complet). Ce grand ouvrage a été traduit eu anglais par J. Briggs, Londres, 1829, 4 vol. ln-8
FER1D-EDDIN, FÉR1DOUN. Voy. ftêrvd-eddin,
^FÉRIÉS LATINES, Feriœ latinœ, fête» annuelles instituées par Tarquin-le-Superbe, roi de Rome, pour consacrer l'alliance qu'il avait conclue ayeo tous le* peuple» du Latium. Elle* étaient placées •ou* l'invocation de Jupiter Latialis K»^f ire
protecteur du Latium). La durée de» Fériés lat - | Jo-Ouro r t rnanu « , lnhof {)jla|jires. A ne*, bornée d'abord k un seul jour, fut dar.s la ( qid péné rJ da;s c^rfl mucur8' dcg tribu» *irsuite portée k quatre. On les célébrait sur te mont 1 retour, Il flt connaître ie*
nloyé dans l'expédition envoyée par I infant d n Henri, en 1446. pour l'exploration des côte* d Af: que et qui était 'dirigée par Antonio Gomalè* Fad prisonnier par les Maure» du Sahara, voisins du Riv d^Ouro F^andcxfut^^^
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bares dan. des récite qui ont été recueillis r.ir les rie, faïence, poterie. Voltaire en devint le seigneur
historiens portugais. En 1448 Fernande», dans un second voyage, voulut pénétrer plus avant dans l'intérieur de* terres; mais il fut abandonné par se* compagnons, et ne reparut plus.
fernandez (Denis), navigateur portugais, qui découvrit en 1445 l'embouchure du Sénégal et le cap Vert.
féru andkz (Alvaro), navigateur portugais, connu surtout par la relation du naufrage du galion le Grand Satnt-Jean, qui eut lieu en 1652 sur les côte* de Natal, près du Monomotapa, et auquel il avait eu le bonheur d'échapper. Le récit de co naufrage, dont le plu» grand intérêt est dans la fin tragique du capitaine Manuel de Souza et de sa famille, fut publié à Lislionne en 1554. Esmenard a fait de ce funeste événement un des plus intéressants épisode* de son jweme de la Navigation.
fernandez (Juan), pilote espagnol du xvi* siècle, lécouvrit en 1572, sur les cotes du Chili, les lies qui portent son nom, et en 1574 celles de Saintt'élix et de Saint-Ambroise, au N. des précédentes. Parti du Chili en 1576, il rencontra à son retour une côte qui avait toutes les apparences d'un continent. Comme son navire était très petit et assez mal équipé, il ne put pousser plus loin ses recherche», et la mort l'empêcha de revpnir ; on soupçonne que celle terre était la Nouvplle-Zélande. On trouve quelques détails sur les expéditions de Fernandex dans un ouvrage espagnol de Louis Arias, intitulé : Mémoire pour recommander au roi la conversion des naturels des lies nouvellement découvertes (1609).
FER5AN0F.Z NAVARETTE (Juan) , d'une autre famille que les précédente, surnommé el Mudo (le Muet), peintre espagnol, né 1 Logrono en 1526, mort à Sévilie en 1579, perdit l'usage de la parole à la suite d'une maladie algue, dès l'âge de 2 ans. Cette infirmité ne l'empêcha pas de manifester de bonne heure un goût très décidé pour la peinture. II alla se former en Italie el fut élève du Titien. De retour en Espagne, il fut nommé peintre du roi Philippe II, et il travailla presque exclusivement pour l'Esrurial. Le plus remarquable de ses tableaux représente Abraham au milieu des trois anges.
FERNANDKZ (îles de juak-), dans le Grand- Océan. Vnu. ji as-i ernakim /..
FERNANDO (sam-). Yoy. sak-ferîukdo.
fernando-da-noronha, île de l'Océan Equlnoxlal, près de la cAie du Brésil, par 34» 68' long. 0., 3* 66' lat. &. Elle sert de lieu de déportation.
ff.rn *«ir>o-po. Ile d'Afrique, dans le coire de Biaf. a . par 6» 2n' long. E., 3* 28' lat. N., a 60 k. 0. de la çôtedeGulnée; 14,000 h. DiVouv.cn 14ftftpartin Por tapait, nui lui d.iuna sou nom; cédée âl'Etpairne en 1 ' îsV ',,ei,,'t*« * tort a l'Espanip par l'Ansleterm.
rkRNRI 'JsD),eéièhre médecin, ne à r.lennont ,0ise) ou à Mon.lnlier. en 1497, m un ihh*. eom- «tenta par » sonner avec passion à l'étude des mathématique*, et de l'astronomie, se livra ensuite à la médecine, et acquit bientôt une telle eélébrité que Henri II lui donna le titre de son premier médecin. Ses principaux ouvrages sont : Cosmothcoria, 1526, où il indique le moyen de mesurer avec exactitude un dejrré de méridien : De naturali paru medicinœ, Paris, 1542; Vniversa medicina, 1567, qui a eu plus de 30 éditions ; Ther apeutices universatis libri septem, 1571 ; Febrium curandarum vuthodus i/cneralis, 1577. Kernel n'est pas moins remarquable par l'élégance du style que par la solidité des doctrines. Véritable éclectique, 11 avait recueilli et systématisé ce qu'il y avait de mieux dans ses prédécesseurs.
FEhNEY ou FER N EX, dit aussi Fcmey-Vo/Ziiir*. bourg de France ch.-l. de canton (Ain), à 9 kU. S. E
y résida vingt ans; d'un pauvre hameau, if fit « petit* ville et y répandit luisance. On y voit encore
epui- . .<uiicUe ttude
son ehâleau.
FEROE (archipel de). Voy.
IRONIE, divinité romaine, dont le culte était originaire d Etrurie, avait pour principale attribu- 'on la jrarde des frontières et des champs; elle présida, t aux travaux de l'airrirultureet aux apparit. sur- 'atur. ; ses prêtres, au dire de Strabon , marchaient nuj'ie.u »ur des charb.ardeots sans se brûler. Elle av.un "'?£.,' «ïtZIS fimum. en Etrurie. anS. E. deLuna. H; MANIERE (la belle). Vou. ixkmonniêre, FERRAH, ville forte de l'Afghanistan, par 60» 6 long. E., 32*48' lat. N., sur le Ferrah-Roud. On croit que c'est l'ancienne Parro, ville import, de l'empire îles Parthes.Occupée en 1 857 par les Persans.— Ferrai est le ch.-l. d'une prov. bornée au N.-O. par le Khoraçan, an S. E. par le Kandaliar, au S. par le Séistan, à l'O. par la Perse, et qui compte 250,000 bab FERRAHROUD, rivière du Kaboul, sort du mont Rerchek, traverse le Ferrah, entre dans laSéistanet tomlie dans le lac Zerreb après 300 kil. de cours.
FERRA ND ( Antoine-François-Claude, comte), ministre d'état et pair de France, né en 1768, mort en 1825, avait d'abord été conseiller aux enquêtes dans le parlement de Paria, et proposa un des premiers à cette compagnie de demander à Louis AVI la convocation des états-généraux. Effrayé bientôt de la direction que prenaient le* affaires, d émigra en 1790 et fit partie du conseil du prince de Condé. Il rentra en France en 1801 , et partagea ses loisirs entre la culture des lettres et les travaux politiques. Ses opinions royalistes bien connues lui attirèrent quelques persécutions sous l'empire. A la restauration, il eut pendant un temps la conflanee de Louis XVIII qui le nomma ministre d'état , directeur des postes, et qui même le consulta pour la rédaction de la Charte. Ses principaux ouvrages sont: r Esprit de r histoire, 1802, 4 vol. in-8, souvent réimprimé ; Théorie des révolutions, 1817, 4 vol. in-8. lléiait del'Académie Français depuis 1816.
FERRARF, Forum Allient des anciens, Ferraria en latin moderne, Ferrant en italien, ville de l'Etat ecclé*ia»tiquft, ch.-l. d'une légation, à 324 kil. N. de Rome, sur le canal Panfllio, etc.; 24,000 bab. Elle comptait jadis 60,000 hab. Archevêché, université; citadelle, cathédrale, cMteau des anciens dues, palais d'Esté, villa Bevilaequa; très beau théâtre; chartreuse, hôtel-de-ville; belle place. Nombreux établissements littéraire* ou d'instruction; riche bibliothèque. Industrie et commerce peu actifs. Pat. de Savonarole, T. V.Strox*i, Guarinl. Gui Benlivoglio : séjour de BoYardo.Arioste, Tasse.etc. — Fondée aij v s. par les hab. d'Aquilée, qui venait d'être détruite par les Huns, elle fut d'abord peu importante. Après avoir été soumise à l'empire d'Occident, aux Hérules, aux Ostrogolhs, aux empereurs byzantin* (tant sous Justinien que sous les) exarques de Ravenne), elle tomba au vin* siècle entre les mains des Lombards, puis fut comprise dans la donation que fit Pépin au pape Etienne II. Sous la domination papale, elle devint une seigneurie vassale de l'Eglise et qui comprenait à pen près l'étendue de 1» légation actuelle. Après avoir passé en plusieurs mains , elle devint en 1308 la possession de la maison d'Esté. Les princes de celte maison en firent leur résidence et la capitale de leurs états. Cest de ce moment que date l'importance de Ferrare, qui, grâce â la protection des princes d'Esté, devint bientôt un des principaux centres littéraires de l'Italie. Rétablis en 1317 par le pipe dans leurs étals, dont ils avalent été un moment dépouillés par les Vénitiens, les seigneurs de Fexrare se reconnurent vassaux du Saint-Siège. En 1471 la seigneurie à 7 kil. N. 0. de Genève; 1,200 hab. Horloge- I de Fcrrarc fut érigée en duché, et depuis ce temps
JbEfiK
en dé-
c qui
elle resta, à quelque» interruption» près, et ci plt des efforts de Jules 11, à U maison d 'Est m yarda ju.-qu eu Iûu7 , A celle époque, ta ii^ne du* Aie s' étant éteinte (par la mort d'Alphonse II), Clétneut VI il prit possession du duché de Fermre, comme suzerain de ce Uef. Les Français prirent Ferrarc en 1796 et en fireut le ch.-l. du dép. du Usa-Pô (roy. d Italie). L'Église recouvra Ferrare en 18(4; mais les Autrichiens ont le droit d'y entretenir une ci m i son. Eugène I V v transporta momentanément le «ne de Baie, 1 438.— La lég. de F. est au N. dectllede Ravenne, à l'E. de celle d: Bologne et du duché de Modène, au S. du royauma Lombard- Vémticn, a 10. de l'Adriatique: 70 k il. sur 60; 170,000 hab. Air malsain, surtout sus environs des marais de Comacchio ; grande fertilité , mais absence totale de bois.
FERRARE (ducs de). Voy. istk (maison D).
remuât (Hippolyte d'esté, dit le cardinal de), fils d'Alphouse I" d Este, duc de Ferrare, oé eu 1609, fut envoyé de bonne heure i la cour de Fran-
Cis 1" à laquelle sa famille était alliée; jouit de faveur de François I", de Henri 11 cl de ses fils; fut nommé cardinal en 1539, obtint successivement les archevêchés de Milan, de Lyon, de Narbonne ; gouverna pendant deux ans le duché de Parme pour la France, 1562-64 ; assista au colloque de Poissy, 1661, et mourut à Rome en 1572. 11 protégea Paul Manuce, Muret et d'Ossat.
FERRARI, nom commun à un grand nombre do savants et de littérateurs italiens; les principaux sont : Louis Ferrari , habile mathématicien , né à Bologne en 1522, mort en 1666; il était disciple de Cardan et inventa une méthode ingénieuse pour résoudre les équations do 4* degré ; il enseigna les mathématiques à Milan et à Bologne ; — Philippe Ferrari , religieux aervite, né vers 1670 à Orviilo (près d'Alexandrie), mort en 1626; on lui doit un Lcxicon oeographicum (Milan, 1627), qui a servi de base au Dictionnaire de Baudrand; — Gui Ferrari, jésuite , né à Novarc en 1717, mort en 1791 ; on lui doit plusieurs ouvrages historiques estimés, entre autres : De rebut grttit Eugenii principit beilo Pannomco, Rome, 1747 ; — belto Italico , Milan, 1762: —beilo Bclgico, Zutphcn, 1773.
FERRA TUS mons, auj. Jurjura, chaîne de montagnes d'Afrique au N. 0., dans la Mauritanie Césarienne, est peut-être YAtlat des poètes Voy. atlas.
FERREIRA, Rarapia, ville de Portugal (Alentéjo), à 24 kil. 0. de Béja. Chatcau-fort. Elle a donné son nom aux marquis de Ferreira , de la maison de Csdavml. Voy. cada val.
FERREIRA (Antonio), poète portugais, né à Liabonne en 1628, mort en 1669, occupait une place déjuge. Il réussit dans l'élégie, l'épUre, l'ode, la comédie, la tragédie; sa meilleure pièce est Inie de Coiiro, une des premières tragédies régulières qu'aient produite* les temps modernes. On a réuni tes poésies a Lisbonne, 1698, et ses comédie» ont paru avec celle) de Sà de Miranda, 1621. 11 fut de son temps le chef d'une école classique, et mérita d'être surnommé [Horace vortugaù.
FERRÉOL (saint) , évêque d Usés, 663-681, est fêté le 18 septembre. — Un autre saint Ferrtol fut tribun dan» l'armée rom., et subit le martyre à Vienne en Dauphiné en 304. On le fête avec le précédent. — Martvr au m* siècle. Voy. farcf.au.
FERRERAS (Jean ne) , historien espagnol , né i Labaniza ( Astorga ) en 1662, mort à Madrid en 1736, occupait une cure de village, quand le eardidinal de Porto-Carrero, instruit de son mérite, l'appela à Madrid. U jouit de la faveur de Philippe V , qui le nomma son bibliothécaire et l'éleva à des charges important»' - ; par un excès de modestie, il refusa les plus hautes dignités de l'Eglise. Ferreras a laissé un grand nombre d'ouvrage* sur l'histoire, la théologie et la politique; k
B'ui célèbre est \' Histoire d'Espagne (jusqu'en 1589,, adrid, 1720-27 . 16 vol. ln-4 , traduit en Trancai par Vaquetle d Hcrinilly, 1761. Celle histoire est moins remarquable par le style que par l'esprit de critique et par l'exactitude.
FERRET, dit U Grand Ferret 1 cause de sa grande taille, né vers le milieu du xiv* siècle au village de Rivecour près de Verberie, était d une forée prodigieuse. 11 se signala d'abord dans la faction des Jacquier» , mais il servit ensuite le dauphin (Charles V). Les Anglais ayant surpris le château de Longucil, le grand Ferret, armé d'une huche et suivi de quelques domestiques, se précipite sur eux, tue de sa main 45 ennemis, culbute le reste et déiivrt la place; une nouvelle troupe se présente, elle est encore taillée en pièces parce héros. Accablé de fatigue après deux jours de combat, Ferret était sur le point de succomber à une Qèvre brûlante, lorsqu'il apprit que douze Anglais s'avançaient pour lui arracher la vie : il s'élance de son lit, saisit sa hache , tue tu ennemis et force les sept autres à chercher leur salut dans la fuite. Epuisé par ce dernier effort, il mourut peu de jours après.
r ERRETTE, Pfin en allemand, petite ville de France, ch.-l. de eant. (H.-Rhin), à 22 kil. S. 0. de Huningue. — Tout près est Vieux-FerrctU, jadii ch.-l. du comté de rerrette.
ferrettb (comté de), petit comté formé lors du démembrement du comté de Moulbcliard au lit* siècle, comprit d abord les seigneuries de Ferrelte, de Thann, d Allkirch; puis celles de Bclfort, de Délie, et de Rougemont. r réderic 1, son premier comte, le posséda des 1104, mais n'en prit le litre qu'en 1125. En 1271 le comté de Ferrelte devint vassal de l'église de Baie. Jeanne, fllle d Ulric 11 , le porb au xiv* siècle dans la maison d'Autriche par sou mariage avec Albert , 4* LUa de l'eiM]>ereur Albert, et le comté fut incoqioré au tandgraviat de Haute- Alsace. En 1469, l'archiduc Sigismond l'engagea , comme toutes ses possessions en Alsace, au duc de Bourgogne, Charles-le-Téméraire . qui le lit administrer par le siro de Hageubach (Voy. ce nom). Mais la tyrannie de ce dernier ayant fait éclater une révolte à Brisach (1474), le comté de Ferretle rev lot à la maison d'Autriche ; U fut compris comme les possesMonsaulrichiennes dans le lot de Ferdinand , par le partage de 1522 entre ce prince et son frère Charles- Quint. Par le traité de VVcstphalie (16"/. en cédant le Sundgau, la France devait recevoir en cYliange le comté de Ferretle ; mais il y eut contestation, cl le comté ne fut définitivement réuni s la couronne qu'en 1660. — Le bailliage de Ferrelte appartenait à la famille de Maxarin.
FKRRlKh (saint VINCENT ). Voy. VINCENT.
FERR1ERE , bourg du dép. do l'Allier, à 2 kil
S. E. de Cusset: 2.600 hab. , ,
FERR I ER E (Claude de) , docteur en droit de 1 université de Paris, né dans cette ville en 1639, mort en 1715, professa la jurisprudence et se fit la réputation d habile jurisconsulte. Il a laissé une traduction des Inswutes de Juitinicn avee des analyses du Code, du Dvyettc et des NovelUs, Paris, 1677, 6 vol. Ln-4 ; des Commentaire* sur la coutume de Paris, 2 vol. in- 12; Introduction à la Pratique; la Science parfait* du notaire, 1684, in-4, etc.
FERRiERE (Claude-Joseph DEy, fils du précédent, doyen des professeurs en droit de Paris, travailla a perfectionner les ouvrages de son père, refondit 17ntruduction à la ptatique, et en lit un Dictionnaire di Droit, Paris, 1740, 2 vol. in-4 : augmenta la Science parfaite du notaire, Paris, 1761, qui a été plnsieun fuis publiée depuis.
FhRRlERES, Aquœ Segestœ, ch.-I. de eant. (Loiret), à II kil. M. de Montargis; 1,600 hab. Taunaries ; ancienne abbaye. Voy. loup.
FERR1ERES piarlcs-Liie, maxqnii de), inembr,
FERL
de 1 Assemblée constituante, né à Poitiers en 1741, mort le 30 juillet 1804 au château de Maraay près de Mi rebeau . a laissé , outre plusieurs ouvrages littéraires, des Mémoire* pour servir à C histoire de l'Àstemblée constituante et de la révolution de 1789, an tu, 3 vol. in-8 , réimprimés dans la Collection des Mémoires relatifs à la révolution française , publics ehei les frère» Baudouin, Paris, 1821 , 2 vol. in-8: un 3* vol. jusqu'alors inédit fut publié la môme année par MM. Bervillc et Barrière. Cet ouvrage est remarquable j>ar l'impartialité avec laquelle il a été écrit.
FERROL (le), ville d'Espagne (Santiago), dans l'anc. Galice, à 20 kii. N. E. de La Co rogne , sur la baie du Ferrol par 10* 35' long. 0., 43° 29' lat. N.; 10,000 hab. Place forte ; port superbe ; forts, caserne, arsenal, chantier de construction, corderic, laminoir: Jolies à voiles, etc. Celte ville n'était qu'un petit bourg avant 1752. Les Anglais essayèrent vainement de s'eu emparer en 1*90.
FERRONNIÊRE(la belle), une des maîtresses de François I, était une bourgeoise de Paris et reçut, àce qu'on croit, son nom de la profession de son mari qui aurait été ferronnier ou marchand de fer; selon d'autres, elle aurait été la femme d'un nommé Féron, avocat célèbre alors. Cet homme, dit—ou, feignit d'autoriser les désordres de sa femme, et imagina un odieux moyen de se défaire à la fois (1 elle et de son amant. En effet, la belle Ferronliicre mourut bientôt et François 1 ne guérit jamais. — Cette femme a donné son nom à une sorte de parure de femme consistant en une étroite bandelette qui entoure la tète et qui ferme sur le front avec un camée ou une pierre précieuse.
FERRY (Nicolas), nain célèbre. Voy. bébe\
FERRY DE SAINT-CONSTANT (J.-L.), litléralCUr,
né en 1755 à Fano, dan* les Etats romains, mort M» 1830, vint de bonne heure en France, fut avant 1789 secrétaire de l'ambassadeur français en Hollande, devint en 1807 proviseur du collège d'Angers, et fut envoyé à Rome en 1811, pour y Organiser l'instruction publique et y fonder un lycée. En 1814, il se retira à Fano, sa patrie. On a de lui : De l'éloquence et des orateurs anciens et modernes, Paris, 1789 et 1805; les Rudiments delà traduction, 1808 et 1811, 2 vol. in-12.
FERS EN (axel. comte de), feld-marMial suédois, d'une famille illustre de Livonie, se distingua dans les diètes de la Suède par son éloquence et son désintéressement, et fut trois fois élu président du corps de la noblesse. 11 se montra toujours opposé tu parti de la cour; en 1756, il lit condamner à mort le comte de Brahé. ainsi que plusieurs autres KiglMUn qui voulaient faire une révolution en fa- »eur du roi. Il perdit toute influence après l'avénement t'.e Gustave 111. — Son fils, nommé aussi Axel de Fcrscn , jouit de la faveur du roi de Suède Charles XIII, qui le nomma chancelier de l'uuiv. d'Up*il,lillacampaL:.d,Amërii|.,pui«viuteDFrauee, et montra pend, la lté vol. un noble dévouera, à la fam. royale. Il périt en 1*10 à Stockholm, dans l'émeute qui eut lieu au cou\oi du priuce d'Augustenbourg.
FEIU'E (la), nom commun à une foule de lieux en France,vientdulat./îr»«i7«,forlere«se,inais3nrorte.
FERTE-ALKPS (la) , OU LA FER1F.-ALAIS , Firmitas Baldumi , puis Firmitas Adelafdis . ch.-l. de ont. ' (Seine-cl-Oise), à 15 kil. N. E. d Etampes; 800 1 hab. HlalurcB de coton, carrières de grès.
FF.ktè-bf.rnard (i a), ch.-l. de eanî . -Sarlhcl, sur I Huisne, à 27 kil. S. E. do Marner»; 2.C04 hab. Eglise paroissiale du \iv« au xv« siècle ; bibliothèque publique. Grande Industrie (grosses toiles, calicots, é lamines, etc.): commerce. Patrie du poêle Rob. Garnier cl de 1 archevêque de Tolède Glanion
fertë-frksnel (la), ch.-l. de cant. (Orne) à 12 kil. N. E. de L'Aigle; 300 hab. 1 h
fertE-caccher (la) , ch.-I. de cant. (Seine-et- Marne), sur le Grand-Morin, à 15 kil. S. E. de Coulommiers; 1,000 hab. Tanneries, mégisseries : commerce de grains. 11 s'y livra en 1814 un combat entre les Français et les alliés.
fertc-imbaolt (la), bourg du dép. de Loir-et- Cher, à 19 kil. de Romoranlin. Antique château.
ferté-bacê (la), ch.-l. de cant. (Orne), à 19 kil. E. de Bomfront ; 4,744 hab. Grande industrie : toiles de colon, rubans de fil, ouvrages de buis, teintureries, distilleries d'eau-de-vie, calandre».
ferté-biloî» (la), ville du dép. de l'Aisne, sur l'Ourcq, à 25 kil. N. 0. de Chalcau-Thierrv; 2,000 hab. Beau château ; commerce. Patrie de J. Racine.
FERTÉ-SAINT-AliBIN ( LA) , jadis LA FERTE-NABEBT,
Firmitas Naberti, ch.-l. de cant. (Loiret), sur le Cosson, i 19 kil. S. d'Orléans ; 1,600 hab.
FERTE-SENNETERRE OU SÉNECTERE (LA), ville du
dép. de Puy-de-Dôme. Voy. saint-nectaire.
FF.RTÉ— S0U8-J0DARRE (LA), ch.-l. de rail t. (Seinf •
et-Marne) , à 1 7 kil. E. de Meaux ; 3,907 hab. Pierre meulières; ûlature de laine; cardes. Commerce (blé, bois, charbon). Aux environs, château de la Barre, flanqué de tourelles.
ferté-sur-amance (la), ch.-l. de cant. (Haute- Marne), à 10 kil. de lay-Billot; 500 hab.
FERtE-scr-aube (la), Firmitas ad Albulam, ville du dép. de la H.-Marne, a 7 kil. S. de Clairvaux; 1,000 hab. Forges: commerce de bois. Combat entre les Français et les alliés.
fert£-sur-crosne (la), ville du dép. de SaÔncet-Loire, à 11 kil. S. de Châlons ; 500 hab. Abbaye célèbre, une des quatre dites filles de Ckeaux. Vo'y. cIteaux.
FERTt-viDA»E (la), ch.-l. de cant. (Eure-et-Loir), à 36 kil. S. 0. de Dreux ; 1,000 hab. Château.