FISC
fondèrent le premier établissement qu'ils aient ni au Japon.
F1RDOUCY. Voy. ntMoccT.
FIRENZE, nom italien de flprf.nch.
F1RENZUOLA (Ange) , écrivain toscan , ne à Florence en 1493, mort ver» 1648, étudie à Perouse et te 1U dans cette ville avec le fameux Arétin. Il ■uivit d'abord le barreau, puis entra chea le* religieux de Vallombreuse , et fut pourvu de plusieurs al> bayes. U mena, comme son ami Pierre l'Arélin , une vie fort liceucicuse, et publia des écrits plaisants ou galants, entre autres : Discours de» animaux, imités des fables orientales (traduits par Gabriel Cottier, 1666) ; Entretient d'amour ; Nouvelles dans le genre de Boccace ; Dialogues sur tes beautés des dames (traduite par J. Pallet, 1678). Ses œuvres ont été réunies en 3 vol. , Florence, 1763.
FIRMA AUGUSTA, ville d'Hispanie, auj. ecija.
F1RM1CUS MATERNUS (Julius), écrivain chrétien du iv siècle, a composé un Traité de la fausseté des religions profanes, publié d'ordinaire avec MinutiuM Félix, Leyde, 1672, ln-8. On lui attribue aussi un ouvrage sur l'astronomie, ou plutôt l'astrologie, qui ne parait pas être de lui.
F1RMIN (saint), premier évèque d'Amiens, martyr vers l'an 287. un le fête le 26 septembre.
F1RMIIS Y, ville du dép. de la Loire, à 1 1 fc.il. S. 0. de Saint-Êlicnne ; 2,800 hab. Clous, noir de fumée, rubans. Aux environs, riches mineade houille.
FIRMONT (edceworth m). Voy. edceworth.
F1RMUM.FIRMIUM. Ferma, v.d'Italle (Picenum), prèa de l'embouchure du Tinna dana l'Adriatique, devint colonie romaine l'an 264 av. J.-C. {Voy. fer- ■o.)
F) RM US (Marcus). général romain, né à Séleucie en Syrie, se proclama empereur en Egypte et voulut venger Zénobie : il fut pria par Aurélien qui le Ût mettre à mort (273).
firmcs , général des Maurea en Afrique, se souleva contre Valentinien II en 376. A prèa quelquea succès il fut forcé de se donner la mort.
FIROZABAl) ou DJIOUR, ville d'Iran (Fars), à 100 kil. S. de Chiraa ; 2,000 hab. Commerce d'eau de rose célèbre. Klle est bâtie aur lea ruines de Firotchah, t. jadis importante. Toutes deux tirent leur nom de rois nommés Firoua {Voy. peroses et fACORDS).— Il y a on autre Firozabad en Iran (Kourdiatan) , à 96 kil. S. 0. d'Haraadan.
F1R0ZP0UR, ville murée de l'Inde anglaise (possessions méd!atesj . à 100 kil. N. 0. de Delhi. Lh.-l. d'un état nommé aussi Firozjiour.
FIRTCHOVAou IURTCHOVA, villede la Turquie d'Europe (Roumélie), dana l'ancienne Albanie, sur le Drin noir, à 180 kil. S. E. de Scutari.
F1SCHART (Jean), satirique allemand. Voy.
■ZNTZER.
FISCHER (J .-Frédéric), philologue, né à Cobourg en 1726, mort à Leipsick en 1799, fut nommé en 1761 eo-recteur de 1 école de Saint-Thomas à Leiptick, et devint en 1762 professeur de belles-lettres à l'université de cette ville. Il a donné des édition* estimées d'Anaeréon. d'Eschim- le Socratique, de Théophraate, de Paléphate, de plusieurs dialogues de Platon, et d'eieH lentes Remarques sur la grammaire grecque de Weller, 1748 et 1798. — Le nom de Fischer a été porté en Allemagne par un grand nombre d'autres personnages, notamment par un célèbre architecte de Vienne qui florissait vers 1 700. et à qui on doit le palais de Schcsnbrunn et réalise de St-Barthélemy à Vienne; — et par deux savants mathématiciens. 1 un J. -Charles Fischer, né en 1700 à Alstsedt (Saxe-WVimar), mort en 1833. professeur à léna, à Dorlmund, à Creifswalde, autem d'excellents ouvrages élémentaires sur les uialhéui.it:- <iuea, la physique, l'agriculture; on connaît su rt«i.i "i Frauosj sca Êitments de physique, léna, 1797,
- raz
trad. en français par M. Biot; — l'autre, Gott..
Auguste Fischer, né en 1763 prèa de Meissen, mort en 1832, professeur k l'école polytechnique de Saxe, auteur de divers ouvrages, parmi lesquels on remarque [Art de faire des calculs de tête, Dresde,
FISHER ( J. ) , évèque de Rochcsler, chancelier de l'université de Cambridge, né à Beverley (comté d'York) vers 1466, très habile dana la controverse et les questions théologiques , défendit avec tèle le catholicisme et s'opposa avec courage au divorce de Henri VIII. Ce prince le fit condamner à mort; il fut exécuté en 1636. Il venait d'être nommé cardinal par le pape.
FlSIIGUAftl), peUt port d'Angleterre, dana le pays de Galles (Pembroke), à 31 kil. N. de Pembroke, aur le canal Saint-George ; 2,000 hab. Pèche du hareng autrefoia très active, construction de bâtiments pour le cabotage. Un corps français de 1,200 hommea y lit une descente en 1797 et y fut fait prisonnier.
F1SKERN;ES, colonie danoise des Frères Moravea, dans le Groenland ooeid., fondée en 1764 : 1,000 hab. Pèche de phoques.
FISMES, Fines Remorum, eh A. de cent. (Marne), à 26 kil. 0. de Reima; 2,120 hab. Lainages. Commerce de vina, etc. Patrie de 1 b lorien Velly et de mademoiselle Lecouvreur, actrice. Cette ville a été le siège de deux conciles provinciaux en 881 et 936.
FITAKI, prov. du Japon, située dana la partie orientale de l'Ile de Niphon, a'étend aur une longueur de plus de 130 kil., et a pour ch.-l. Mito. Grand commerce de soie et de bestiaux.
FITERO, ville d'Espagne (Bilbao), à 50 kil. S.O. de Tudela ; 2,600 hab. Abbaye royale. Drapa communs, huile. On y fabrique dea chaussures particulières dites alpargatas. Eaux thermales renommées.
F1TTRÉ, pays de la Nigritie orientale, tributaire du royaume de Bergou. On y place un grand lae qui a," dit-on, quatre journées de circuit. C est protablement le Piuba palus de Ptolémée ou le Cauga dEdrisi.
F1TZ, d'un vieux mot français qui veut dire /Ht, mot que l'on ajoute quelquefoia en Angleterre au nom du père pour désigner le fils. Il s'applique surtout aux fils naturels dea rois d'Angleterre, comme Fitz-Jamea, duc de Berwick (fils naturel de Jacquea II) ; James Fitx-roi, duc de Graflon, etc. — En Irlande, plusieurs familles font précéder leur nom du mot FiU; les principales sont les FiU-Gerald, les FiU-Moritz, etc.
FITZ-CÊRALD, Ulustre famille d'Irlande, dont l'origine remonte au temps d Edouard-le-Omfesseur; elle porta dès 131 4 le titre de comtes de Kil— tiare, auquel elle ajouta, vera 1766, celui de ducs de Leinster.
fitz-cerald ( lord Edward), né en 1763, prèa de Dublin, fils de James, premier duc de Leinster, et de lady Emilia Lennox. fille du duc de Richmond et nièce de Fox. Il embrassa d'abord la carrière de» armes et combattit dans la guerre d'Amérique: mais en 1790. il quitta le service et vint prendre place an parlement d'Irlande. Dès que la révolution française eut éclaté, Fltz-Cérald en adopta les principes et se rendit en 1793 à Paris; il y épousa mademoiselle Paméla, fille, disait-on. du duc d'Orléans, L.-Phillppe-Josei.h, et de madame de Genlia. De retour en Irlande. Fitz-Gérald voulut affranchir son pays; il détermina le Directoire à lui fournir une flotte cl des troupes (171)1!). et tenta plusieurs fois on débarquement ; mais il échoua dans sea etTorta. fut trahi, livré, et se vil condamné à mort |var la cour du banc du roi ; il mourut, avant le supplice, des blessures qu'il avait reçues en se défendant (4 Juin 1798). — Sa femme, aussi
FIAG
FLAM
miable par «a beauté que par son esprit, avait été élevée avec les filles du duc d'Orléans par Mad. de Genlit; elle épousa en secondas noces H. Pitcairn, eonsul américain à Hambourg, dont elle se sépara bientôt; elle mourut presque dans l'abandon en 1 83 1 .
F1TZ-JAMKS (maison de), noble famille, originaire d'Angleterre, mais française à partir du maréchal de Berwick, a pour tige James ou Jacques Stuart. duc d'York, roi d'Angleterre sous le nom de Jacques II, dont le Ois naturel, Eerwick, fut le premier duc de Fitz-James. (Voy. berwice).
fitz-james (François de), 2» fils du maréchal de Berwick, embrassa l'état ecclésiastique, et devint en 1727 abbé de Saint-Victor, puis évèque de Soissons (1739). 11 mourut en 1764. On a de lui: Instruction pastorale contre le P. Berruyer. — Chartes, duc de Fitx-James, 3* flls du maréchal, et frére du précédent, né en 1712, mort en 1787, devint pair et maréchal de France. Il est l'aïeul d'Edouard, pair. puis député (après 1830) , m. en 1838.
FITZ-JAMES. village du dép. de l'Oise, à 2 kil. N. E. de Clermont; 400 hab. Ce village, nommé d'abord YVarti, était le ch.-l. d'une seigneurie qui Tut érigée en duché-pairie en 1710, en faveur de Fi tz- James , duc de Berwick, flls naturel de Jacques Il : il porta depuis le nom de ce prince.
FILME, St-Yeiê-am-Flaum en allemand, Reka en croate, ville maritime des Etats autrichiens, sur le golfe de Quarnerolo, à l'embouchure de la Fiumara, eh.-l. du district littoral hongrois, à 66 kil. S. E. de Trie*te, par 45- 19' lat. N.. 12» 6' long. E. ; 7,600 hab. ou 9,000 suivant d'autres. Port franc. Siège de l'évêché de Modrufs. Lazaret, bibliothèque, gymnase, etc. Toiles, drap, potasse, tabac; rosoglio, raffinerie de sucre : etc. Commerce très actif avec les états d'Italie, la France, l'Algérie et Tunis.
fiuhe-freddo, ville du roy. de Naples (Calahre Citérieure) , à 17 kil. S. 0. de Cosenza; 3,700 hab.
FlUMESINO, l'ancien Rubicon, riv. de l'Etat ecclésiastique, natt à 3 kil. N. E. de Sogliano, et tombe dans l'Adriatique à 13 kil. S. E. de Cervia, après un cours de 20 kil.
FI FM ICI NO. port de l'État ecclésiastique, à 25 kil. S. 0. de Home, à l'embouchure du bras seplent. du Tibre, approvisionne Rome de poisson.
FLACCUS (q. horatius). Voy. boratios.
FLACCUS fC. VALERIUS). Voy. YALER1US.
FLACCUS (VERRIUS). Voy. VF.RRICS.
FLACIUS (Malhias), théologien prolestant, né en 1520, à Albone en lllyrie. mort en 157 .S. était élève de Luther et de Mélanchthon. Il fut d'abord professeur de langue hébraïque à Wiltcmherg (1544). puis professeur de théologie à léna (1557). 11 eut en 1560 de longues discussions avec Slrigelius sur le péché originel, et fut pour celte raison forcé de quitter l'université (1562). 11 professa depuis dans différentes villes d'Allemagne et de Hollande. Flariu* est surtout célèbre comme auteur d une histoire ecclésiastique, écrite en latin et connue sous le nom de Centurie* de Magdebourg, parce que Flacius la commença dans la ville de ce nom. Elle a été imprimée à Bile, 13 vol. In-fol., 1559-74. On en a publié un extrait en 9 vol. in-4, Tubingue, 1592-1604. Cet extrait a été traduit en allemand tout entier, et partiellement en français et en suédois.
FLAGELLANTS, pénitents qui allaient en procession par les villes, nus jusqu'à la ceinture et armés d'un fouet dont ils se flagellaient publiquement pour expier leurs péchés. Les premiers Flagellants apparurent au xi* siècle. Eu 1268 ils formèrent une véritable secte, et Reinier, dominicain de Pérouse, fut déclaré leur chef. La peste qui désola l'Allemagne en 1348 redoubla leur ferveur, et ils se multiplièrent, malgré les censures cl les anathèmes du clergé. En 1574, le roi de France, Ueuri III. s'enrôla dans cet ordre avec toute sa cour.
! II n'y a pas un siècle qu'on trouvait encore de ces i fanatiques en Italie et dans le Midi de la France. J Boilcau a écrit V Histoire des Flagellants, Paris, 1701. — On les nommait aussi Blancs-Battus.
FLAHAUT, famille noble de Picardie, posv'dait dès la fin du xvi* siècle la seigneurie de la Billarderie en Boulonnais , et reçut le titre de comte à I la tin du dernier siècle. Elle a fourni à la France 1 plusieurs officiers distingués. — C est à celte famille qu'appartient le comte de Flahaul, ancien aide-de-camp de NapoL, pair de France sous L.-Phti.
flahaut (madame DE), comtesse de Souxa. Voy. souza.
FLAMAND (François), sculpteur. Voy. dcquesnoi (François).
FLAMBOROL'GH, ville d'Angleterre (York), i 26 kil. S. E. de Scarborough : 1,400 hab. Pèche. A 4 kil. E. se trouve le cap Flamborough, sur lequel on a élevé en 1806 un phare de 83 mètres de haut.
FLAMEL (Nicolas], écrivain-juré de 1 université de Paris au xiv* siècle, mort en 1413, a été lesujet des fables les plus absurdes. 11 avait acquis par des moyens qui n'étaient pas connus une fortune considérable ; on prétendit qu'il avait trouvé le secret de faire de l'or. On l'a fait aussi auteur de quelques ouvrages d'alchimie. Quoi qu'il en soit, on lui attribue la fondation de plusieurs hôpitaux dans Paris, cl de plusieurs chapelles, il répara et embellit les églises St-Jacques-la-Boucherie et des Innocents.
FLAM IN h DIALE. grand pontife de Jupiter* Rome, avait la chaise curule, la robe de |>ourpre, et se faisait précéder d'un licteur. Il était soumis à une foule de pratiques bizarres et ridicules : ainsi il lui était défendu de toucher des fèves, ou de la farine levée: il ne pouvait porter sur lui aucun noeud, ni coucher trois jours de suite dans le même endroit, etc. Si sa femme venait k mourir, il perdait sa dignité de flaminc.
FLAM IN ES, pr*.lres romains institués par Romulus ou par Nu ma, ainsi nommés du Jlammeum, espèce de voile couleur de feu qu'ils priaient sur la tète, et dont ils enveloppaient leurs cheveux. Ilf se divisent en deux classes, les Flamines majeur* et les Flamines mineurs. Parmi les premiers, on distinguait le Flamine diale ou de Jupiter (Voy. ci-dessus], celui do Mars et celui de Quirinus.
FLAMINIE, Flaminia, une des sent provinces du diocèse d'Italie, s'étendait de Modèneàl'Adrialique.et avait pour bornes à FO. l'Emilie, au N. la Yénélie, au S. la Valérie. Ch.-l., Ravenne. Elle correspondait À la partie orientale de la légation de Bologne, aux légations de Fcrrare et de Ravenne, et à une partie de celle de Forli. Elle devait son nom à la voie Flaminienne qui la traversait.
FLAM1MENNE (voie), Flaminia via, une des grandes voies romaines, conduisait de Rome k Aritninum par la Sabine. I Ombrie. le pays des Sciioties, et avait 360 milles de long. Elle fut commencée pur le consul Flaminius. l'an 222 av. J.-C. On la prolongea depuis jusqu'à Aquiléc.
FLAM1NINUS (T. quintius). général romain, eonsul l'an 197 av. J.-C, fut envoyé contre Philippe, roi de Macédoine, et contre la Ligue Achéenne. 11 battit Philippe sur l'Aohs, délaeha de son parti la Achéens avec lesquels il fit alliance, le défit complètement lui-même àCvnoscéphales, et peu après proclama libres toutes les villes grecques, mesu: e qui ciiarma les Crées, mais qui prédirait leurassfrvissemenl. Il réduisit ensuite Nabis sau* l'anéantir . et souleva les Etoliens. De retmr à Rome, il y obtint les honneurs du triomphe : la cérémonie dura trois jours. Dix ans après, il fut envoyé à la cour de Prusias où Annibal avait trouvé un asile , et dérida ce pnnee à livrer son hôte aux Romains, ce qu'Annibal ne put éviter qu'en s'em|»isonnant. Plutarqu'-' a écrit sa vie. Florus l'appelle Flaminius.
FLAN
FLAM1N1US NEPOS (C), consul l'an 223 avant J.-C., battit le* Gaulois Insubriens. Nommé de nouveau consul en 217 , il eut la témérité de livrer bataille à Annibal sans attendre ton collègue et malgré lea ordres du sénat; il fût complètement battu sur les bords du lac Trasimène et périt dans l'action. Quelques années auparavant (221), il avait pendant sa censure fait construire une route et un cirque qui portèrent son nom. Voy. flamininus.
FLAMSTEED (J.), astronome, né en 1646 à Derby (Derbyshire), mort vers 1719, fut le premier chargé des travaux astronomiques à l'observatoire de Greenwich (1676). On a de lui Hùtoria cotlettis, 1712, dont Il parut en 1725 une édition plus complète, 3 vol. in-fol. (c'est un des plus riches dépôts d'observations; on 7 trouve un catalogue de 3,884 étoiles). On lui doit aussi un magnifique Alla» céleste, 1729.
FLANATIQUE (golfe) , Flanaticus tinut, à l'E. de l'Istrie, entre cette province et l'illyrie, auj. golfe de QUARNEROLO.
FLANDRE, Vlaanderen en flamand, Flandrœ en latin moderne. Nous distinguerons la Flandre actuelle et la Flandre ancienne.
!• Flandre actuelle.
Le pays qui porte aujourd'hui le nom de Flandre se compose de deux provinces du royaume de Bele, dites Flandre orientale et Flandre occiden-
FLandre orientale, Oosl - Vlaanderen , province du royaume de Belgique, bornée au N. par la province de Zélande, à l'E. par celles d'Anvers et du Brabant méridional, au S. par celle.de Hainaut, et à 10. par la Flandre occidentale : 60 kll. sur 53 ; 650,000 hab. Ch.-l., Gand. La Flandre orientale est formée de presque toute la partie orientale de l'ancien comté de Flandre et du pays de Waas ; elle a remplacé en 1814 le dép. français de l'Escaut. Elle se divise en 4 arrond. (Gand, Oudenarde, Dendermonde, Ëecloo).
FLANDRE occidentale, Wett- Vlaanderen , prov. du roy. de Belgique, bornée au N. et au N. 0. par la mer du Nord, à l'E. par les provinces de Zélande et de la Flandre orientale, au S. E. par celle de Hainaut, au S. 0. et à 10. par la France (dép. du Nord) : 70 kll. sur 60 ; &30.000 hab. Ch.-l., Bruges. La Flandre occidentale est formée de la partie occidentale de l'ancien comté de Flandre ; elle a remplacé en 1814 le dép. français de la Lys. Elle est divisée en 4 arr. (Bruges, Courtray, F urnes, Y près] . 2* Flandre ancienne.
Anciennement on étendait le nom de Flandre à tout le pays compris entre le Bas-Escaut , la mer d'Allemagne, l'Artois, le Hainaut et le Brabant. On distinguait dans ce pays : le comté de Flandre qui en comprenait la plus grande partie; la Flandre française, qui fut détachée du comté de Flandre; et la Flandre impériale ou seigneurie de Flandre ; celle dernière était formée du comté d'Alost sur la Dendtr, et du pajj de Waas le long du Bas-Escaut.
COMTÉ de Flandre , partie la plus importante de l'ancienne Flandre, embrassait dans sa plus grande étendue tout le pays compris entre les embouchures de la Swin et de l'Escaut au N., le Brabant et le Hainaut à l'E., la riv. de la Canche (dans le dép. du Pas-de-Calais) au S., et la mer du Nord à 10. On y distinguait: la Flandre française, ainsi nommée parce
?[u'on y parlait le pur français {Voy. ci-après); elle ut détachée du comté en 1 679; la Flandre welche, gallicane ou wallone, ainsi nommée parce qu'on y parlait un dialecte français : elle était comprise entre la Lys au N. et la Flandre française au S. : Tournay en était la ville principale; la Flandre allemande ou teutonique, flamande ou flamminganU , ou encore maritime, pays où 1 on parlait le dialecte flamand ; U s'étendait entre J.i mer du Nord au N. 0. et la Lys au S. 0. D'autres noms étaient encore donne» a
FLAN
diverses parties du comté de Flandre ; malt ils sont moins usités. Sous le rapport administratif, lt) comté de Flandre était divisé en quatre districts : Gand, Bruges , Ypres et le pays libre. La capitale gênéraie était Gand.
Flandre française, province septentrionale de l'ancienne France, se composait de 3 quartiers: le quartier de Terre-Franche, le quartier de Casstl, le quartier de Lille; ce dernier se divisait en bailliage de Douai, ch&tellenie d'Orchiet, chàtellenle de Lille. Ch.-l. général, Lille. Autres villes remarquables: 1* dans le quartier de Terre-Franche, Dunkerque, Gravelinet, Hondschoote : 2* dans le quartier de Cassel, Cassel, Hazebrouck ; 3* dans le bailliage de Douai , Douai ; 4* dans la ch&tellenie d Orchi. s, Orchies, Marchienne, Saint-Amand, Mortagne; &° dans la chàtellenle de Lille, Lille, Commines, Armenlières, Bouvines, Roubaix. La Flandre française forme aujourd'hui la plus grande partie du dép. du Nord (les 4 arr. de Dunkerque , Hazebrouck, Lille, Douai). Elle appartenait d'abord au comté de Flandre, et fut cédée à U France par la paix de Nimègue (1679).
Le sol de toutes les Flandres est bas et sablonneux; le climat humide, mais sain en général; la culture y est très active et la fertilité extraordinaire. Un grand nombre de rivières et de canaux sillonnent la Flandre, et faclUtent les transports. Parmi les premières, on remarque l'Escaut, la Lys, la Dender, la Drume, l'Yser, etc.; parmi les canaux les plut importants sont ceux de Gand à Bruges, de Bruges à Ostende, de Dunkerque, de Furnes, de Nleuport, de Loo, etc. Les principales productions sont les céréales, le lin, le chanvre, le colia, le houblon, le tabac; il y a peu de bois, mais beau coud de pâturages. On y nourrit quantité de bêtes à cornes et des chevaux excellents. L'industrie principale consiste dans la fabrication des toiles et des dentelles.
Du temps des Romaint le territoire de la Flandre était occupé par les Morini et une partie des Nervii, des Atuatici et des MenapU. C'est au vu" siècle que le nom de Flandre apparaît pour la première fois ; encore ne s'étendait-ll à cette époque qu'au territoire de Bruges. Ce territoire fut compris dans le royaume de France par le traité de Verdun (843). En 862, il fut érigé en comté vassal des roit de France, en faveur de Baudouin, dit Brat-dc-Fcr, gendre de Charlet-lc-Chauve, dont la famille le conserva jusqu'en 1 1 19. Les comtes de FI. étaient en 987 au nombre des six pairs de Hugues CapeL Deux comtes de Flandre eurent le titre de régentde France: l'un, Baudouin V, fut tuteur de Philippe 1 ; l'autre, Philippe, fils de Thierry, eut la tutelle de Philippe-Auguste. Un 3', Baudouin IX, fut empereur de Constantinople (1204). Apres l'extinction de la 1" dynastie de ses comtes, la Flandre fut possédée, en vertu d'un testament de Baudouin VII , par Charles I, le Bon, Ûls de Canut, roi de Danemark (1119-1127) , et après la mort de celui-ci par Guillaume Clilon, fils de Robert II , duc de Normandie, que le roi de France Louis-le-Gros investit du comté; mais Guill. Clilon périt l'annéesuivante ( 1 1 28), au siège d'Alost. Thierry d'Alsace, fils de Thierry, duc de Lorraine, lui succéda et transmit le comté à ses descendants. Dans les guerres de la France et de l'Angleterre, les comtes de Flandre prirent souvent parti pour celle-d, malgré les liens de vassalité qui les attachaient à la France. Après la mort de la comtesse de Flandre Marguerite H, qui avait épousé successivement Bouchard, seigneur d'Avesnes, et Guy de Dampierre, la Flandreéchut à Guy de Dampierre, un de ses fils (1280). La révolte de Guy contre Philippe-le-Bel, en 1297, fut suivie de lacon-
3u -Me et de la réunion de son comté à la couronne e France ; mais en 1 302 les Flamands s'Insurgèrent.
FLAN
ïLLC
bjltiicnt Philippe-Te-Bel à Courtray, et obtinrent qa'oo leur rendit leurs comtes (1304). En 13X7, sont Louis I de Dampierre, les Tilles flamandes, à l'instigation du premier Arteveld, reeonnnrent comme roi de France Ldouard III d Angleterre, et par là donnèrent lieu à la guerre de Lent-Ans, entre les rois de France et d'Angleterre. Kn 134), elles se révoltèrent, sons Sa conduite de Philippe Arteveld, contre ; Louis 11, leur comte, et s'attirèrent ainsi la terrible défait* de Rosebecque. Après la mort de Louis II (1384 , la dynastie française de Valois-Bourgogne remplaça celle des Dampierre par le mariage de Philippe I, duc de Bourgogne, arec Marguerite, fille de Louis II. Cette époque fut pour les vi Iles de Flandre un temps de splendeur et de prospérité ; les Tilles populeuses de Gand, de Bruges, d'Ypres, etc., avaient acquis par leur commerce des richesses immenses ; mais aussi jalouses de leurs libertés, elles étaient sans cesse en querelle avec leurs seigneurs. Après la mort de Charles-le-Téméraire, qui avait toujours été en guerre avec Louis XI (1*64-1 477), le comté de Flandre échut à sa fille Marie; celle-ci, en épousant l'archiduc Maximflien, porta ce comté avec toutes ses dépendances dans la maison d'Autriche; de là, les longues guerres de la France arec cette maison. En 1526, le traité de Madrid, en abolissant la Tassalité de la Flandre, brisa le dernier lien qui attachait ce pays à la France. Charles- Quint l'incorpora au* 17 provinces qui formèrent le cercle de Bourgogne. Le traité des Pyrénées, en 1659, rendit à la France quelq ues villes de la Flandre et de l'Artois. Le traité de Mmègue lui donna tout l'Artois et une bonne partie de la Flandre avec un peu du Hainaut et la ville de Cambrai. La paix d'Utreeht conféra la Flandre non française à la ligne d'Autriche-Autriche, d'où elle passa en 1740 à la maison de Lorraine-Autriche, mais toujours en restant partie intégrante de l'empire germanique. En 1792, les Français envahirent la Flandre impériale, tt Us l'occupèrent depuis juiqu'en 1814. Ils en formèrent les départements de la Lys et de t'Eseaut. En 1814, celte partie de la Flandre fut donnée M roi des Pays-Bas, qui en fit deux prorinces. Après de 1831, elle resta à la " ' Comte* de Flandre.
gai, pal»
Ko», fuede-
Baudouin I, Baudouin II, Arnoul I et Baudouin III, Arnoul II, Baudouin IV, Baudouin V, Baudouin M, Arnoul III, Robert 1, Robert II, Baudouin VII,
Divers.
Charles I de Danemark, Guillaume Cliton de Normandie, 112V d'Alsace et de
Iffïlîtfllil,
Thierry I, d'Alsace, 1128 Philippe, 1168 Marguerite I. qui èj>orwa Baudouin V ; 1 1 , comte de Hainaut, 1191 Baudouin IX, empereur de Constentinople, 1194 qui
8GÎ
un
de Savoie, 1206 Marguerite II , qui épousa Guillaume de Dampierre, 1244 Dynattie de Dampierre.
Guy, 1280 Robert III, 1305 Louis I, 1322 Louis II, 1*46 Marguerite III , de Dampierre, épouse Philippe 1, due de Bourgogne, 1384 Dynattie de Valois-Bourgogne ou des duct de Bourgogne.
Jean-eans-Peur, 1405 Philippell. le Bon, 1419 Charles - le-Témé— rairc, 1467 Marie, qui épouse Maximillen d'Autriche, 14T7 Dynastie d'Autriche.
Philippe Ul,/en>at/,l482 Charles III (Charles-Quint), 1506 (Foy. pour la ™£j*s em~
FLASTRAND, ville de Danemark.
RtCKSHAVft.
£! >AVm,A' f*mI,,e ro™*'"6- V*ï- navras. FLAV1A, auj. Fraga Tille dllispanie (Ta
ySSl chM ,e" 1Je^gèt€,, 6ur le Slcori$' el
kl * vu coloria , la même que ce&aaec de Palestine.
FLAVIE CÉSARIENNE, Flavia Ccesariensit, une des S provinces du diocèse de Bretagne ou Bretagne romaine, comprenait les comtés de 1 E., au N. de la Tamise, plus quelques-uns des plus voisins à rOj, et avait pour eh.-l. V, nia (Winchester)
FLAVIEN (saint), Flavianut, fut élu vers l'an 381 patriarche d'Antiochc du vivant de son prédécesseur Paulin , ce qui fit naître dans l'église de Syrie un schisme qui ne fut éteint que sous Innocent I. Flavien plaida auprès de Théodose en faveur des habitants de sa métropole, qui dans une sédition avaient renversé et outragé les statues de cet empereur et de l'impératrice, et il obUnt leur grâce. Il mourut en l'an 404, après avoir gouverné son églitc 23 ans. S. Chrysostôtne lui prête un beau discours. —Patriarche de Constant inople, 447, fit condamner Eutychès en 448, et périt en 449 à Fphèee, victime des violences des Lutycheen^.On 1 hon. le 17 fév.
FLA VIGNY, ch.-l. de cant. (Cote^TOr) , à 14 Ul. E. de S. rnur ; 1,300 hab. Commerce d'anis très recherchés.
FL A V 1 0 BRIG A , auj . Bilbao, ville d*Hispanie, dans la Tarraconaise, chez les Cantabrcs, sur la côte.
FLAVIONAVIA, auj. Avilès, ville d'Hispanie, dans la Tarraconaise, eh.-l. des Patsici.
FLAV10POL1S, nom commun à diverses villes peu connues d'Asie-Mineure, de Thrace, etc.
FLAVIUM BRIGANTUM, ville d'Hispanie, auj.
■ETANÇOS.
FLAVIUS, nom d'une famille plébéienne de Rome, de laquelle étaient issus les empereurs Vespaaien, Titus et Domitien. — Constance Chlore, Constantin-le- Grand, portaient aussi ce nom. — Le nom de Flavius fut d'abord un surnom tiré de la couleur des cheveux {a fiavis eapillis). Sous les empereurs, depuis Vespasien, beaucoup de Romains le prirent par flatterie; il devint alors un prénom.
Flavius (Cneus) , scribe ou secrétaire d'Appius Gandins , fils d'un affranchi ; devint édile vers l'an 305 av. J.-C. Pour se venger des patriciens qui affectaient de le mépriser , il déroba à Appius et publia un recueil des formules qu'on était obligé d'employer pour intenter un procès, et sans lesquelles une procédure ne pouvait être valable. C est ce qu'on nomma le droit flavien [flavianum pts). Les patriciens avaient jusqu'alors caché soigneusement ces formules an peuple, pour se réserver uns influence entière dans l'administration de la justice. Flavius fut en récompense élu tribun dn peuple (303). Il entra dans la suite au sénat.
FLAXMAN, sculpteur anglais, né à York en 1755, mort en 1826, fut nommé en 1810 membre de l'Académie roy.depeintareetdesculpture de Londres et professeur à cet établissement. On estime surtout de lui les monuments de Howe et de Nelson à St-Paul, celui du comte Mansfield à Westminster; lf Bouclier d'Achille, bas-relief. Il fit de beaux dessins pour les oeuvres d'Homère, Hésiode, Eschyle, Dante. Son Œuvre a paru chei Réreil, Paris, 1833, 2t. obi.
FLÈCHE (la), Ftexia en latin moderne, ch.-r. d'arr. (Sarthe), sur le Loir, à 40 kil. S. 0. du Mans; 6,440 h.b. Beau collège, fondé par Henri IV en IC03 et qu'il donna aux J suites. Il a été affecté depuis à Pèc. préparât. dite Prytanée militaire. Toiles, étaml nés, chapellerie, huile de noix, etc. La t. tire son nom d'nne dtche placée au xn« s. sur la tour de St-Thomas. Pat. de l'abbé Picard, astronome, de Jos. San- — L'arr. a 7 cant. (Bn^on.
t LEN
JYLEU
, Mal ico rue, Mayet, Pontrallain , Sablé , plus La Flèche) . 80 commune», et 97,943 hab.
FLÉCHI ER (Esprit), évêque et orateur sacré, né en 1632 à Pernes, dam le comtat d'Avignon, d'une famille d'artisans, entra dans la congrégation de la Doctrine chrétienne à 1 âge do 16 ant. vint à Paris en 1661 , et obtint la place du lecteur du dauphin par la protection du gouverneur de ce prince, le due de Montausier. Fléchier se fit d'abord connaître par des sermons qui obtinrent du succès ; mais il réussit surtout dans l'oraison funèbre. Les deux premières qu'il prononça furent celles de la duchesse de Montausier (1672) et do la duchesse d'Aiguillon (1676). En 1676 il prononça celle de Turenne; c'est là que son talent s'éleva à toute sa hauteur. Louis XIV lo nomma en 1685 à l'évêché de Lavaur , puis en 1687 i eelui de Nimes. Ce diocèse était rempli de Calvinistes, ot ledit da Nantes venait dêtre révoqué ; Fléchier sut pourtant se concilier l'affection générale, et il mourut en 1710 regretté de tous également. Fléchier se place après Rossuet dans l'oraison funèbre ; sa pensée est en général noble , elle n'est pas toujours élevée ; son style est fleuri, plein d harmonie, mais il pèche souvent par une symétrie monotone dans l'arrangement de? phrase», et surtout par l'abus des antithèses. Fléchier avait été reçu à l'Académie en 1075. Ses ouvres ont été publiées en 1782 par Ducreux, 10 vol. in-8. On y retnarque,avee les Or. funèbres, des Sermons, des Panég. de saints, nnc ViedeCommendon, les Hitt.de Théodose,—de Ximénès. Il a laissé des Mém. sur les Grandsjours de Clermoni. nubl. en 1844 par M. Gonod.
KLEETWOOD (Charles), gouverneur d'Irlande sous Cromwell, Ûls de Guillaume Hectwood, échanson des rois Jacques I et Charles I, prit de bonne heure du service, se ût élire membre du long-parlement, où il se déclara contre Charles I, et fut en 1G47 un des commissaires chargés par l'armée de traiter avec le parlement. 11 épousa la fille de Cromwell, veuve d'Ireton : son beau-père le nomma alors commandant général des troupes dlrande. Fleetwood s'opposa à ce qu'Olivier Crom- .Well prit le titre de roi , et fut un des premiers * faire déposer Richard Cromwell. Il fut proscrit après la restauration des Stuarts et mournt dans l'obscurité. C'était on homme faible et sans résolution.
FLEIX, village du dép. de la Dordogne, à 18 kit. 0. de Bergerac; 1.400 hait., est remarquable par le traité de 1580, qui Ût trêve aux guerres civiles religieuses du temps , et que compléta la convention de Contras, signée le 16 déc. de la même année.
FLEMING (Abraham), écrivain anglais, né à l»ondres vers le milieu du XV r siècle , a traduit les Bucoliques et les Géorqiqttes de Virgile , Londres , 1575 ; les Êpitres de Cicéron, lsocrate, Pline et au- 1576 , in-4. , et a composé quelques ouvrages Combats entre le vie* et la vertu, 1582, in-8 ; U Diamant de la dévotion, 1586, ln-12, etc.
FLEMMING < Jacques-Henri , comte de), né en 1667, mort en 1728, entra de bonne heure au service de l'électeur de Saxe , Jean -George , qui l'honora de son amitié. H obtint également la confiance de Frédéric- Auguste , son successeur, qui le nomma feld-maréchal et premier ministre, rleramlng contribua puissamment à assurer sur la tête de son maître la couronne de Pologne qui lui était disputée par le prince de Conti. H poussa avec vigueur la guerre contre Charles XII, et 11 ne tint pas à lui que ce prince ne fût arrêté lors de la visite imprudente qu'il Ot à Dresde au roi Auguste. Après la bataille de Pultawa, il essaya vainement d'assurer la Livonie à la Saxe, et de dérider le roi de PniRse à déclarer la guerre à la Suède.
KLENSBORC, Tille murée du Danemark (Sleswig}, k 29 kil. N. de Sleswig, sur le Fleusborg - flord;
16,000 hab. Port sûr et profond , étroit d'entrée Hôtel-de-ville , théâtre , bourse. École de naviga tion. Toiles à voiles, tabac , savon, papier , bleu de Prusse : fonderie de cuivre ; rafllnerie de suera j teintureries : chantiers de construction ; eau -devie ; etc. Commerce actif. Armements pour la pêche au Groenland.
FLERS , eh.-l. de cant. (Orne) , 1 47 kil. N. de Domfront: 4,895 hab. Toiles, coutils, baMns, etc. FLESSELLES (Jacques de), prévôt des mar- ; chatids de Paris, fut une des premières victimes de la révolution. Accusé d'entretenir des relations avec | la cour et de tromper le peuple, il fut tué d'un coup de pistolet à l'hôtel-de-ville, le 14 juillet 1789 , jour de ta prise de la Bastille.
FLESSINGUE , Vlissingen en hollandais , Flushing en anglais, ville de Hollande (Zélande), dans | 111e de Walcheren, à 6 kil. S. 0. de Middelburg. . à l'embouchure du Hondt (bras de l'Escaut) ; 4,700 hab. Port excellent; bassin pour 50 vaisseaux ,- ; siège d'une amirauté , etc. Patrie de Ruyter. — Elessingue fut la première ville qui, en 1572, se dé- 1 clara contre les Espagnols. En 1585 le prince d'Orange l'engagea à la reine Elisabeth en garantie [ d'un prêt qu'elle avait fait a la Hollande dans la guerre contre l'Espagne. Les Anglais la gardèrent jusqu'en 1CI6. Au commencement du xix* siècle elle devint française : mais elle fut bombardée et en partie détruite par les Anglais en 1809. C'est alors que périt son superbe hôtel-de-ville. Napoléon la releva. Flessingue a aussi beaucoup souffert des inondations.
FLETCHER (Richard), prêtre anglican, fut chargé en 1587 d'accompagner Marie Stuart i l échafaud, et montra contre cette malheureuse reine une animosité fanatique. Lorsque la tête eut été tranchée, il s'écria : ■ Périssent ainsi tous les ennemis d'Elisabeth ! » Il fut fait, en récompense, évêque de Bristol, puis de Londres. H m. disgracié, en 1M)6 n.CTCHcm (John), auteur dramatique, flls du précédent, né vers 1576. dans le comté de Northampton , fut destiné au barreau , mais renonça à cett< carrière pour laquelle il ne se sentait aucune vocation. 11 se lia de bonne heure avec îe poète Beaumont, et donna en société avec lui plus de 50 pièces , tragédies et comédies. Il survécut à son ami qui mourut en 1615, et fit seul quelques pièces. Il mourut de la peste à 49 ans , en 1625. Autant qu'il est possible u'étahlir une préférence entre les deux amis et de distinguer leurs ouvrages, on estime davantage les comédies de Fletcher : elle» brillent par l'esprit, la vivacité et la fidélité des peintures. Les meilleures sont le Fat , te Capitaine , le Voyage des Amants. Contemporains de Shakespeare. Beaumont et Fletcher eurent de leur temps plus de vogue que ce grand poète. L'édition la plus complète et la plus récente de leurs œuvres est celle de Dyce, Lond., 1844, Il v. in-8. On trouve plusieurs de leurs comédies traduite* dans les Chefs-dwuvre des théâtres étrangers, 1823, etc.
fixtche* or. saltoun (André), patriote écossais, n au bourg de Saltoun en 1658, mort à Londres en 17 16, était l'élève de Gilbert Burnet. Membre du parlement d'Ecosse, Il se montra orateur énergique, républicain télé, combattit successivement le gouvernement de Charles II, de Jacques 11 et de Guillaume III, entra dans la conspiration de Moamouth, et s opposa toujours à la réunion de l'Ecosse et de l'Angleterre. Il a laissé quelques écrits politiques qui ont été réunis à Glasgow, 1749, 1 vol. in-12.
FLEURANCE, ch.-l. de canton (tiers:, à 11 kil. S. de Lcctoure: 2,900 hab. Jolie ville. Commerce en grains, farine, eao-de-vie, ete.
FLEL'RANGES (Robert de la" iam, seigneur de;.
Vov. mark (Robert III de la).