STAMBOUL
ALEXANDRIE, Alexandria sous les Grecs, Iskan-
derieh chex les Arabes, ville et port d'Euypte, dans la B.-Egvpte, sur une langue de terre qui s'étend entre la Méditerranée et l'ancien lac Maréotis, à 182 kil. N. 0. du Caire, par 27*35' long. E., 31» 11' Ut. N. Elle a 2 porta : le port vicui et le port neuf, et communique avec le Caire par un canal qui débouche dans la branche la plus occid. du Nil. La ville, jadis très peuplée, ne comptait guère au commencement de ce îdèrle que 1 6,000 hab. : on en porte auj . le nombre a 100,000. Elle est l'entrepôt du commerce de l'Europe avec l'Egypte ; toutes les puissances européennes y ont des consuls. Outre une foule de restes curieux de l anliquilé, on y remarque de constructions modernes, le nouveau palais, U nuée des mille colonnes, les fortifications et l'arsenal de marine. — Alexandrie, qui sous les Pharaons n'était qu'un village, nommé Racaudah ou Rakotis, fut fondée par Alexandre-le-Grand en 332 av. J.-C., et fut la capit. de l'Egypte sous les Plolémées et les Romains. Elle s»! composait de 2 quartiers: Rakotis ou quartier du peuple, et le BruclUum ou quartier des palais. On y remarquait un phare magnifique placé dans une petite ile qui était jointe à la ville par un môle de près de 1,300 mètres: des palais somptueux; le temple de Sérapie, tout en marbre; une bibliolh. immense. U plus riche qu'il y eût au monde (on y comptait 700,000 rouleaux ou volumes); le M usée, sorte d académie où les savants de toute espèce étaient entretenus aux dépens de l'éUt; un vaste hippodrome, plusieurs obélisques et colonnes, parmi lesquelles U colonne de Pompée, \e%dtui aiguilles de Cléopdtre, etc. Au temps de sa splendeur, elle eut jusqu'à 900,000 hab. C était U première ville du monde après Rome. Elle comptait parmi ses habitants un grand nombre de Juifs et fut un des berceaux du christianisme : elle avait un archevêque qui prenait le titre de patriarche. Plusieurs héré»ivs y prirent naissance, et elle devint le théâtre de querelles Ihéologiqucs qui l'ensanglantèrent souvent. Les Alexandrinsétaienlturbulents; ils se révoltèrent plusieurs fois sous les Ptolomées et les Romains : César eut à y réprimer, l'an 47 av. J.-C., une insurrection terrible ; la bibliothèque fut enlièrement consumée dans cette circonstance. La ville eut à subir sous les empereurs plusieurs massacres, qui la dépeuplèrent peu à peu. En 611, Chosroes II, roi de Perse, s'en empara, mais son ûls la rendit aux empereurs. En 64 1 , les Arabes conduits par Amr u, lieul. d Omar. la prir. et aehe\èrrnt la destruction des monuments et de la célèbre biblioth. Depuis, Alexandrie resta su pouvoir des Musulmans sous lesquels elle n'a fait que dépérir : son enceinte a diminué graduellement ave*» sa popul. Les Fran
ALEX
ALFE
que d Bédfa
tais la prirent sans peine en 1798 et la parlèrent jusqu'en 1801 ; les Anglais l'occupèrent de 1801 à 1803. Alexandrie s'est relevée sous Méhémet-Ali.
ALEXANDRIE , Alexandrin Suuietlorum en latin moderne, Tille des Étala sardes, sur le Tanaro, à 7 1 lll. S. E. de Turin, par 44» 67' lat. N.. 6« 12' long. E.; 11,000 hab. Fortifications : cathédrale, églises de Saint-Laurent etSaint-Alexandre : casernes, théâtre; blblioth. Evêché. académie dite des Immotnli. Fabriques de toiles, draps, soieries, bougies. Elle fut fondée en 1 168 par la ligue lombarde pour s'opposer à Frédéric-Barbcrousse, et reçut le nom d Alexandrie en l'honneur du pape Alexandre 111, qui régnait alors. L'empereur Frédéric rappelait par dérision Alexandrie de la Paille, parce que ses mura n'étaient, dit-on, de paille et de bots enduits de terre. Elle fut x en 1707 par Joseph I à la Savoie; elleappar- ... aux Français de 1796 à 1814. V. uarenco (dép). Alexandrie. On compte encore plusieurs villes de ce nom, soit chei les anciens ( Voy. ci-dessus alexandrja). soit chef les modernes, principalement en Russie, ou elles ont été ainsi nommées en l'honneur d'Alexandre 1 et aux Etats-Unis, dans le New-Hampshire, l'Ohio, la Pensylvame, la Louisiane, la Columbia ; cette dernière porte aussi le nom de Belhaven.
Alexandrie (école d'). On désigne généralement loua ce nom l'école aes nouveaux Platoniciens, fondée à Alexandrie, en Egypte, à la Un du n« siècle de notre ère, par AmmoniusSaccas, et dont les philosophes les plus éminent» sont : Plotln, Porphyre, Jamblique et Proclus [Voy. ces noms). Le caractère de cette école est un éclectisme dans lequel dominent la philosophie platonicienne et le mysticisme. 11 est à remarquer que plusieurs des philosophes que l'on nomme Alexandrins ont enseigné a Home et à Athènes^tnooh Alexandrie.Cette école fut fermée, comni toutes les au 1res .rôles p.iicrines, en 529, par Justlnien. ALEXANDRINS. Voy. alexamuue (école d ).
ALEXANDR1STES, nom douné pendant les xv et xvi* siècles aux partisans de l'interprétation d'Aristote adoptée par Alexandre d'Aphrodisie ; on les opposait aux AverroUles.
ALEXIS, poète comique grec, natif de Thurium, ■'■(ait oncle de Ménandre et florissait vers 360 av. J.-C. !Jn lui doit le caractère de parasite. On n'a de lu que peu de fragments [dam les Esccrptadc Grotius, .
Alexis (saint) , né à Rome vers l'ai. 360 de i.-C, était, selon Méiaphraste. fils d'un sénateur romain, nommé Euphémien, et quitta sa femme et sa famille le jour même de ses noces pour se vouer à la vie monastique. On célèbre sa fête le 17 juillet. On prétend que son nom d'Alexis, qui veut dire en grec giUris- ; vient des nomhreuses guérisons qui furent s à son intercession.
Alexis i, comnène, empereur d'Orient, né à Constantinople en 1048, était fils de Jean Comnène, frère de l'empereur Isaac Comnène. Il usurpa l'empire sur Nicéphore Botoniate en 1081, battit les Turc?, mais fut battu par les Normands, que commandait Robert Guiscard. Lorsque les croisés traversèrent son empire, il observa mal le traité fait avec eux , et ramena ses troupes qui les avaient accompagnés pour assiéger Antioche. Cependant il racheta les prisonniers faits sur les croises et reçut les Français avec magnificence lorsqu'ils revinrent à Constantinople.
11 mourut en 1 1 18. Sa fille Anne a écrit son histoire. alexis il, comnène, fils de Manuel Comnène, empereur de Constantinople, auquel il succéda à I âge de
12 ans, en 1180. Il fut mis sous la tutelle de Marie, sa mère, dont les d^portements provoquèrent une révolte. Andronic Comnène, nommi^ résrent,fltcouronmr le jeune prince, lui donna sa fillelrène,scflta«oci. r par lui, et ne tarda pas à le faire étrangler, 1183,
alexis m, l'ance, frère d'Isaac-l'Ange, empereur de Constantinople, se révolta contre ce prince, le détrôna en 1 196, et kilût crever les yeux. Il futobligé de
faire une paix honteuse avec les Turcs et les Bulgares, et fut bientôt chassé lui-même du trône par Alexis-le-Jeune, son neveu, qui appela les croisés à son secours. Ceux-d s'emparèrent de Constantinople, l'an 1203. Alexis-l'Ange prit la fuite ; il erra pendant plusieurs années de ville en ville, et fut enfin arrêté en Asie l'an 1210, par Théodore Lascaiis, qui lui fit crever les yeux, et l'enferma dans un monastère, où il termina ses jours.
alexis IV , dit te Jeune, fils d'lsaac-I Ange, fut placé sur le trône par les croisés en 1203 (Voy. l'article précédent), tira son père de la prison où l'avait jeté Alexis-l'Ange, et en fit son collègue. La nécessité de donner de grosses sommes aux croisés, pour reconnaître leurs services, fit révolter les peuples. Alexis IV fut, au bout de 6 mois de règne, détrôné et étranglé par Ducas Murxuphle (Alexis V)
alexis v, DCCAS, surnommé Murzuphle (sourcil! épais), s'empara du trône en 1204, après en avoir précipité Alexis IV. Il ne régna que quelques mois et fut détrôné à son tour par les croisés auxquels il avait témérairement déclaré la guerre. Baudoin, comte de Flandres, qui commandait les croisés, se fit élire à sa place, et s' étant emparé de sa personne, le fit précipiter d'une haute colonne à (.onstantinople, comme coupable du meurtre de son souveiain.
alexis michaelowitz, exar de Moscovie, succéda en 1646 à son père Michel. Son règne fut troubla par des guerres Intestines et étrangères. 11 domt.t* des partis de Cosaques révoltés, combattit les Polonais avec avantage, fut battu par les Suédois, etsecourut Jean Sobieski à la journée de Chokxira en 1673. Il se mit inutilement sur les rangs pour être élu roi de Pologne a la mort de Muhd Korlbut, ot mourut en 1670 II est le père du célèbre Pierre !•
Alexis pEtrowiti, fils du cxaT PierTe-le-G ranrj , né à Moscou en 1690. Son père, Irrité de ce qu il se montrait contraire à ses projets de civilisation, 1 éloigna de sa cour : puis, l'ayant rappHé, il 1 accusa du crime de lèse-majesté et le fit condamner a mort. 1718. Alexis fut gracié, mais il mourut peu apm dans sa prison ; on crut qu il avait été empoisonné alexis (Guillaume), surnommé le Bon Moine, Bénédictin, abbé de Lire près d'Évreux, a publié, entre autres ouvrages curieux, le Blason des fausset amours, Paris. 1493, ln-4, recueil de contes en vers, dont La Fontaine faisai» grand cas.
MLFAQUES ou S AN -CARLO, ville et port d Espagne, à 31 kll. S. E. de Tortose, sur une des embouchures de l'Ebre, et sur un canal du même nom qui se rend à Amposta. Port, salines.
ALFAR ABI, philosophe arabe du x« siècle, né i t arab villcde la Transoxane, d'où il prit son nom, mort en 960, avait approfondi toutes les sciences et tous les arts, etfut appelé le Secondinstituteurdel'mielttgence. Son éloquence, ses talents dans la musique et la poésie lui concilièrent l'estime du sultan de Syrie ScUed-Daulah qui voulut l'attacher à sa cour; ma* Alfarabi s'en excusa . partit et rut tué par des voleurs dans un bois de Syrie. Selon une autre version , il passa la plus grande partie de sa vie à la cour de Syrie, pensionné par le prince. Il fut un des premiers à étudier et à répandre parmi les Arabes la connaissance d'Aristole. Ses deux principaux ouvrages sont : une Encyclopédie qui se trouve manuscrite à I hscuria*, et un Traité de musique. On a publié à Pans, en 1W8, ses Ooiucula varia dans lesquels on trouve un TraiU sur lès sciences et un Traité sur Centendemenl ou il commente la doctrine d'Aristole wr ce pomt
ALFARO. villcd'Espagne. à 62 kll. S. 0 de Logrono . sur l'Ebre et l'Alama : 4.800 hab. Sol très fertile.
ALFELD. villedu Hanovre, au confluent de la Leine et de laWarne, à20kil.O.d Hildesheim:2,0O0 hab. ALFEO, Alphcus, riv. d'Elide. Voy. roueia. ALFERuANI (Ahmed Kotsrtr), astronome arabe natif de Ferganah dans la Sogdiane, vivait au «• siè-
JLLFO
cle.sousAl-Mamoun, et m. en 830. Il est auteur d'une Introduction à l'astronomie qui a été traduite eu latin par Col i us, 1669, et de deux autres ouvrages sur les cadrans solaires et l'astrolabe. Mort en 830.
ALF1DENA, Aufidena, ville du roy. de Naples (Abrutie ultérieure 2»). à 38 kil. S. E. de Sulmona; 1.426 hab.
A LU h Kl (Victor), célèbre poète tragique italien, né à AsU en Piémont, en 1749, d'une famille noble et ancienne. Avant perdu son père de très bonne heure, son éducation fut négligée, et 11 eut une jeunesse fort dérangée. 11 passa plusieurs années à courir le monde et à chercher des aventures ; mais à l'âge de 25 ans, il se lit en lui une subite métamorphose : le désir de plaire à une femme aussi distinguée par son esprit que par son rang, la comtesse d'Albany, femme du dernier des Smart», qu'il avait connue à Florence, et pour laquelle il avait conçu la plus vive passion, lui inspira du goût pour les lettres et pour la poésie qu'il avait dédaignées jusque-là. 11 s'exerça dans la tragédie, et créa un système de composition tout nouveau pour l'Italie : Il substitua un dialogue serré, un style mile et concis, à la manière lâche et efféminée de ses devanciers : il retrancha impitoyablement de ses pièces tes personnages Inutiles d'amoureux ou de confidents. Travaillant avec une ardeur incroyable, il composa en moins de 7 ans (1776-1782) quatorze tragédies, dont plusieurs sont des chefs-d'œuvre. En même temps il écrivait en prose des ouvrages qui devaient le placer à coté de Machiavel, son Traité de la tyrannie , et celui qui a pour titre le Prince et les Lettrée, dans lesquels il se montre ardent républicain; il composait aussi àlamêmeépoquesonpoemede l'Etrurie vengée. La comtesse d'Albany étant devenue veuve en 1788, Il s'unit i elle par un mariage secret, et vint en France dans le désir d'y faire imprimer plusieurs de ses ouvrages, et même de se fixer dans ce pays, qu'il appelait ta patrie de la liberté ; mais effrayé par les excès du 10 août 1792, il s'empressa de fuir et se retira à Florence. Le gouvernement révolutionnaire le traita en émigré; on lui enleva ses livres, et on le dépouilla de la plus grande partie de sa fortune qu'il avait placée sur les fonds français. Toutes ces causes réunies lui inspirèrent pour la France et pour la révolut'on une haine implacable qu'il n'a cessé depuis d'exhaler dans tous •es écrits. Dans les dernières années de sa vie, Alfleri apprit le grec, afin d'étudier dans l'original les grands tragiques qu'il avait pris pour modèles. Il traduisit et imita plusieurs des plus belles tragédies d'Eschyle, de Sophocle et d'Euripide. Epuisé par ses travaux, il mourut à l'âge de 64 ans, en 1803, laissant un grand nombre d' œuvres posthumes, parmi lesquelles on remarque une excellente Traduction de Sallutie et une Histoire de sa propre vie. Aussitôt après sa mort, la comtesse d'Albany fil faire une édition complète de ses œuvres. Elles se composent de 35 volumes in-4, Pise, 1806-16, dont 22 reuferment les ouvrages publiés de son vivant, et 13 les œuvres posthumes. On a fait une édition compacte qui réunit toutes ses œuvres en 4 vol. in-8, Pise, 1818-19. Le théâtre d'Alfleri, qui se compose des tragédies suivantes, Philippe II, Polynice, Aiuigone, Agamemnon, Virginie, Oreste. la Conjuration des Pani, Don Garcia, Rosmonde, Marie Smart, Ttmoléon, Octavie, Merope , Saill, Ayin, Sophonisbe, Myrrha, Brulus I et Brutus II, a été traduit par M. Petitol, 4 vol. in-8, Paris, 1802 (réimpr. en 1 vol. compacte, 1840); son Traité delatyrannie a été traduit par un anonvme, Paris, 1802: et sa l té par M#",2 vol. in-8, 1809. Ses Tt-aités de la - Tyrannie, idu Prince, ainsi que saKi'c, sont a l'Index. ALFORD. vill. d'Ecosse, à 40 kil. N.O.d'Aberdeen. Victoire de Montrose sur les Covcnantalres, en 1615. AL* ORT. hameau du dép. delaSeine, à9 kil. S. E.
ALGà
de Paris et prèsdeCharenton dont la ri v. de la Marne le sépare, célèbre école royale vétérinaire, fondée en 1766. Beau troupeau de mérinos pour le croisement des races et l'amélioration des laines.
ALFOL'ROUS, nom de deux peuples océaniens, l'un nègre, à l'est et au centre delà Papouasie: l'autre moins noir, plus intelligent, plus vif, nlus fort que le premier, répandu dans la Papouasie, à Bornéo, à Oélèbes, dans les Philippines, etc. Merkus soupçonne ces derniers dï-tre la souche des Polynésiens (insulaires de Nouvelle-Zélande, Zonga, Otaïti. Sandwich, elc.).
ALFRED, surnommé le Grand, 6* roi d'Angleterre de la dynastie saxonne , né en 849, monta sur le trône en 871, à 23 ans. Il vainquit d'abord les Danois ; mais ayant ensuite été défait par eux, il se cacha sous l'habit d'un ménestrel, et s'introduisit dans leur camp pour apprendre à les connaître et à les vaincre. Cette démarche hardie lui réussit ; i la faveur des renseignements qu'il obtint ainsi, il parvint à vaincre complètement ces redoutables ennemis ; il prit la ville de Londres qui était encore en leurpouv. 894 , et assura par son habileté la tranquillité de l'Angleterre. Il poliça son royaume, lui donna des lois , établit le jury , et divisa le pays en comtés ; il ressuscita dans ses états les arts, les sciences et les lettres, composa lui-même plusieurs ouvrages, fit fleurir le commerce et la navigation, et jeta les fondements de la puissance maritime de son pays. Ce prince, vraiment grand, mourut en 900. On a conservé de lui, outre un Code qu'il rédigea lui-même (imprimé à Londres, 1668, ln-4), une traduction de l'Histoire ecclésiastique de Bède, Cambridge, 1644, in-fol. ; une traduction de Histoire d'Orose ; une traduction de la Consolation de Boèce,etson Testament, imprimé dans sa Vie par Asserius. On lit dans ce testament que Us Anglais doivent être aussi libres que leurs pensées.
ALGAJOLA, ch.-l. de cent. (Corse), à 9 kil. de Calvi : 260 hab.
ALGARDE (Alexandre Algardi, dit 1'), sculpteur et architecte, né à Bologne en 1683, mort en 1664, vécut dans une grande Intimité avec l'Albane, et réussit, ainsi que son ami, dans le genre gracieux. On voit de lui, à Saint-Pierre du Vatican, un basrelief très estimé, représentant saint Léon allant audevant d'Attila, On estime beaucoup aussi son groupe de la Décottationde saint Paul, à Bologne, et sa statue de saint Philippe de Néri, à Rome.
ALGARIA (!'), ancien district de la Nouvelle-Castille en Espagne, avait pour ch-1. Guadalaxara.
ALGAROTT1 (François), écrivain italien, né a Venise en 1712, mort à Pise en 1764, cultiva avec un égal succès les sciences et les lettres, et fut un des plus grands connaisseurs de son temps en peinture, en sculpture et en architecture. 11 fut en relation et entretint correspondance avec les personnages les plus célèbres de son temps : le roi de Prusse l'attira à sa cour, lui donna le titre de comte et en fit son chambellan : l'électeur de Saxe, roi de Pologne sous le nom d'Auguste 111, l'accueillit aussi avec faveur et le nomma conseiller : Voltaire faisait grand cas de lui et il le célébra dans plusieurs de ses écrits. Ses œuvres ont été réunies en 17 vol. ln-8, Venise, 1791- 1794 : elles se composent des écrits suivante : Poésies; Exposition du système de Newton ou Newtonianisnu des dames ; Ecrits sur I architecture, la peinture et la musique ; Essais sur les langues et sur divers points d histoire et de philologie ; Ecrits sur fart militaire; Voyages en Russie; te Congrès de Cythère; Vie de Pallavicini; Pensées diverses; Poésies; Correspondance. Le Newionianisme des dames a été traduit en français par Duperron de Castéra. 2 vol. in-12, 1762; le Congrès de Cythere, par DuiwrUDutertre, 1749, in-12 ; X Essai sur l'opéra, par Chastellux, 1773, in-8; l'Essai sur la peinture, par Pingeron, 1769, in-12.
ALGARVE ou ALGARVES, Cuneus , prov. du Portugal la plus mérid., bornée au S. et à 10. par
ALGE
l'Océan Atlantique, au N. par l'AlenteJo, à l'E. par l'Espagne. Villes principales : Karo, Lagos et Tavira. 130,000 hab. Vins, soude , kermès, citrons, oranges, figues, grenades, dattes. Jadis l'Algarve s'étendait •ur les deux rives de la Guadiana. Du vin* au xiii* siècle, ce pays appartint aux Arabes (en leur langue le mot Garb ou Gherb, d'où vient Al Garve, veut dire couchant). Alphonse III de Portugal la prit en 1250, et céda en 125* la portion orient, h l'E. de la Guadiana, au roi Alphonse X de Castille, d'où les noms d'Algarve espagnole (depuis absorbée dans l'Andalousie) et d'Algarve portugaise.
ALGAU ou ALPES d'ALG AU, partie de la chaîne orientale du Vorarlberg, entre les Alpes tyroliennes, le Lech et le lac de Constance. — Le pays aussi portait jadis le nom d'Algau et Taisait partie de la Souabe ; Memmingen, Kemptcn, Kaufbeuern en étaient les villes principales.
AL-GAZEL ou plutôt AL-GAZALI , philosophe arabe, né vers 1058 i Thous ou Tus dans le Korasan, mort en 1 1 1 1 à Bagdad, enseigna avec éclat â Bagdad el â Alexandrie, puis se retira du monde et vécut en ermite. Il étudia profondément les écrits d'Aristole et des philosophes arabes qui l'avaient précédé, mais ce fut pour les combattre, et il s'annonça comme le Destructeur des philosophes ; il attaqua surtout avec force la connexion que le vu4-
£re établit entre la cause et l'effet ; mais l'espèce scepticisme qu'il professa n'eut d'autre but que d'établir une sorte de mysticisme et une croyance aveugle aux miracles de sa religion. Il a laissé un Traité des sciences religieuses, dont les Orientaux font grand cas : un traité intitulé : Destruction de la philosophie, qu'Averroes réfuta dans sa Destruction de la destruction de la philosophie d'Al-Gazel. On a publié de lui quelques opuscules sous ce litre : Algazelis Philosophia et Logica, Colon., 1606, in-4.
ALGER, en arabe Al-Gczab- (c.-â-d. les Iles), ville célèbre de l'Afrique septentrionale, capil. de l'Algérie, sur la Méditerranée, par 0* 44* do long. E., 30» 47' de lat. N., à 750 kil. S. de Toulon, i 600 kil. 0. de Tunis. Sa population , qui avant la conquête était d'en». 50,000 h., s'élève auj. à près de 80,000 (1857). Evèché (1840), cour imp., tribunal de 1" instance et de commerce; lycée. La ville tire son nom d'une lie placée en face de la côte et jointe au continent par un môle. Elle est de forme à peu près carrée et bâtie en amphithéâtre ; les rues sont étroites et sales ; les maisons ont de belles terrasses. On remarque l'ancien palais du dey, un grand nombre de mosquées, dont une fut construite par les esclaves chrétiens (1790), le fort l'Empereur, dit Sultan- Kalassi, la Kassaba ou Casauhah , citadelle située â l'extrémité S. de la ville. Elle a un port artificiel formé d'un côté par l'Ile jointe au continent et de l'autre par une jelée. La ville s'est beaucoup embellie et assainie depuis qu'elle appartient aux Français ; on y a ouvert plusieurs rues et de belles
S laces , entre autres la rue de Babazoun et la place u Gouvernement. On y fabrique divers objets, tels que: armes â feu, soieries, orfèvrerie, calottes tunisiennes, cuirs, etc. — Alger parait être situé sur l'emplacement de Ylcosium des anciens, entre lulia Cœsarea (Cherchell) à 10. et Rusucurium (Dcllys) â l'E. Elle ne commence â figurer sous son nom arabe qu'assez tard : elle était en 036 la capit. d'une petite princl|iaulé formée par ZeTri
Îui avait secoué le joug des califes fal imites.epuls elle subit toutes les révolutions qui bouleversèrent cette partie de l'Afrique. Les Espagnols en furent un instant maîtres au commencement du xvi* siècle (1510), mais ils en furent chassés jwir le célèbre Barberousseen (516. Alger n'a cessé depuis les temps les plus anciens de se livrer à la piraterie : elle était
Plusieurs
brigandages des Algériens (par Charles-Quint, qui
L perdit une Hotte et une armée en 1641 • par uis XIV, qui bombarda la ville en 1682, 1683 et 1088: par les Anglais, qui la bombardèrent en 1816).
devenue le fléau de ïEu avaient été faites
de 1 Europe.
smn succès ]
tentatives faire ce^er les
lorsqu'à la suite d'une insuite faite au consul de France, le roi Charles X arma contre Alger une expédition qui s'empara de la ville au commence de juillet 1830. On trouva dans la Casaubah le I du dey qui montait à 47,639,010 fr. Vou. (régence d' j
ALCER(Rég.d']ou Algérie , un des quatre grands étals des côtes barbaresques, entre Tunis à l'E. et Maroc â 10.: borné au N. par la Méditerranée et au S. par le désert de Sahara, offre une étendue d environ 900 kil. sur les côtes ( de 4* 30' long. 0. à 6« 30' long. E.), et s'avance de 200 â 260 kil. dans l'intérieur des terres. Il a pour capitale Alger qui lui donne son nom. U est peuplé de Maures, de Berbère ou Kabayles. d'Arabes, de Juifs, de Nègres et d'Européens de diverses nations; le tout peut monter à 4,000,000 d'hab. parmi lesq. plus de 150,000 Européens. La régence d'Alger était naguère une province de l'empire ottoman et était régie sous son autorité par un dey ; elle se divisait en 4 provinces : les prov. d'Alger et de Titlerie au centre, celle de Tlemsen â 10., de Constantine h l'E.; ces trois dernières étaient gouvernées par des beys soumis au dey: le reste se partageait entre des tribus presque indépendantes qui ne reconnaissaient d'autre autorité que celle de leurs cheiks. Les principales villes, après Alger, sont Oran, Tlemsen, Bone, Constantine, Bougie. Le pays offre une température élevée, mais il est rafraîchi par les vents: l'hiver y est fort doux et ne se fait guère sentir que par des pluies abondantes qui durent jusqu'en avril. U est sillonné par les montagnes de l'Atlas qui s'élèvent en étages successifs parallèlement aux côtes. On y trouve de nombreuses vallées et plusieurs cours d'eau dont le principal est lo Chelir dans la partie oecld..viennent ensuite le Maiarran, l'Adouse. la Tafna, l'Aralch, l'Hamise, l'Nv. r, le Kébir, la Seibous. Le territoire est d'une fertilité extrême, mais mal cultivé. On pèche le long des côtes, surtout vers l'extrémité orientale, de très beau corail. Les Français possédaient depuis plusieurs siècles des établissements sur la côte jiour cette pèche (Bone, le bastion de France, la Galle, etc.). — L'état d Alger est formé de la Numidie et des Mauritanie* Césarienne et Sitifensis des anciens. Après avoir obéi longtemps à des rois indigènes (Micipsa, Jugurtha, Masinissa, Juba, Syphax, etc.), ce pays fut conquis par les Romains, sous lesquels il fut très florissant, puis par les Vandales, 429-634 , et enfln par les Arabes, 690. Il fut successivement asservi par les Ommiades, les Abbassides, les Aglablles, lesZéirites, les Al mora vides, les Almohades, les MérinHes, les Espagnols et les chérifsdeHaschem. A la faveur de ces révolutions pcrpéluelles. il s'y forma plusieurs petits états indépendants dont les principaux sont : Alger. Tennis, Tlemsen et Constantine. Les deux frères Barberousse, appelés au secours des Algériens contre les Espagnols, s emparèrent de la ville d Alger en I5l6, conquirent la plus grande partie du territoire qui l'environne, et, pour se mieux maintenir contre leurs ennemis, se reconnurent vassaux de la Porte (1620/. Le sultan Sélim y envoya aussitôt un pacha avec un coq» de janissaires : mais dans la suite les janissaires, sous le prétexte de se mettre â l'abri des vexations du pacha, obtinrent de la Porte (1600) l'autorisation de choisir dans leur sein un chef chargé de défendre leurs intérêts. On le nomma dey, ce qui veutdire oncle ou tuteur. L'état fut ainsi pendant quelque temps régi concurremment par un pacha el un dey ; mais ces deux chers étaient sans cesse en querelle, et en 1710 le dey Baba-Aly expulsa le pacha, et réunit les pouvoirs. A dater de ce i
ALGU
ALIB
l'autoritédc la Porte ne fut plus que nominale. I>a milice turque devint maîtresse absolue ; elle Ût et défit les deys selon son caprice et alla jusqu'à en nommer six en un jour. {Voy. dey.) Néanmoins ce gouvernement subsista jusqu'à l'invasion des Français et la prise d'Alger en 1830. Depuis cette époque. l'Algérie est sous I autorité de la France qui l a fait régir d'abord par des généraux en chef, nuis |«r des gou- Tcrneurs. Ceux qui ont commandé en chef sont le» généraux Bourmont, Clauicl. Berthczèoe, Savary, Voirol (1830-34) : le» gouverneur* sont le* gén. d'Erlon.Claïuel. Damrémont,Valée , Bugcsnd (1834-47). Les prlneip. faits depuis la conquête .-ont : I occupation ûe Bone, 1830; dOran. 1831; d'Anew. de Mdstagancm et de Bougie, 1833; la malheureuse expédition de la Macta, 1835: la prise de Mascara, de Tlemsen, 1835; la victoire de la Sikkah remportée par le général Bugeaud, 1835; le traité de la Ta fixa •■onclu en 1837 avec Abd-el-Kader, par lequel on obtenait la paix dans IHX, en abandonnant aux Arabes une grande jurtic de la régence; I? prise de Conslan Une par le général Damrémont qui y périt (13 octobre 1837 ); Ut reprise des hostilités avec Abd-el-Kader à la fin de 1X39, le passage des Portes-de-Fer (octobre 1839) , du col de MouiaTa (mars 1840) . l'héroïque drfensi* de Mazagran, roceupation de Cherchell. de M. rtrah.de Milinuah (1840) .deTakedempt 1 184 1). en£nla6oumh«iondetntitlepay« V. ie Supplément.
A LGI 7.1 K AS. Caruàa (et non Barbttuia), Yilie d'Espagne à 8 kil. 0. de Gibraltar, et sur le détroit ; 4 . 80O hab. Enlevée aux Maures par A I phonse X 1 de Outille, après un siège dedeux ans, où. pour la première fois, oo lit usage de canons, 1344. Combat naval où l'amiral Linois battit unedixision anglaise , 1801.
ALCËZIREH, (c.-à-d . en aral>c Vile), hictopotnmia (c.-à-d. en grec au milieu des fleuves), région de l'Asie ottomane, entre l'Euphrate et le Tigre, forme les paihaliks de Rakka , de Mossnul. de Diarbekir et de Bagdad, qui oui pour capitales les villes du même nom. Mont, au N., cours d'eau nombreux, célébrer mines d or, forêts, sol fertile, aspect riant ou pittoresque. Ce pays est si beau qu'on y a placé le paradis terrestre, liais l'imperfection du gouvernement ture et les dévastations des Kouriles et d'autres hordes rendent ces beaux lieux misérables. — L'Algézirvh (Mésopotamie) figure parmi les contrées lespluacélèbres de l'antiquité; là fleurirent les deux empires d'Assyrie. 11 (il ensuite partie des empires d'Alexandre, des Séieucides, des Arsacides. Un instant Trajan en joignit la plus grande partie à l'empire romain : mais presque toute la contrée revint bientôt aux Parlhes : les Sassanides la gardèrent jusqu'à la conquête arabe. Les califes s étant fixés à Bagdad, l'Algérireh fut la principale province de leur empire: elle est aussi la derrière qu'ils aient conservée. Après la mort de Motassem, ce pays fut compris dans La monarchie mongole d'Iran, fondée par Hou lagon, puis il forma le noyau du royaume des llkaniens, et enfin fut absorbé dans la monarchie deTamerlan. vers 1400. Au siècle ^u.vanl, les Turcs Ottomans s'en emparèrent, et depuis ce temps ils l'ont conservé malgré de fréquentes rébellions.
ALGÉ7.1RKH OU ALCÉZIRAH, Voy. ALCtRA.
AU .111. 1{0, ville de Sardaigne, à 27 kil. S. 0. du cap Sassari; 7,000 hab. Evèché, belle cathédrale, l*>rt étroit où n'entrent que de petit* bâtiments; plcha de corail; culture de 1 indigo.
ALG1DUM, Roeca del Papa , mont, et ville du Iatium, à 31 kil. S. E. de Home, est célébrée par Horace {Odes, 1. 21). La forêt de l'Ahjide, sur oclte mont., s'appelle auj. .Si Ua del Aillio.
ALGONQUINS, peuple de la famille lennape, dans l'Amérique N., se trouve dam le Michigan, le t^anadaetlesdislricts des Murons et des Mandatntsaux Elits-Lnis. Il est souvent en guerre avec les Sioux.
ALGUAZIL (de 1 arabe al çkaùl, Urcber), nom
que portent en Espagne certains employés de la poliee. dont les fonr lions sont les mêmes que celles de nos huissiers do tribunaux et de nos sergents de vUle.
AL-HAKEM LcalifedeCordoue, 706-822, ne se signala que par sa cruauté. Il reprit aux Chrétiens Girone et Narbonne, remplit de sang les villes conquises, n'épargna pas daxantage Tolède où deux de ses oncles s'étaient révoltés, et Cordoue où avait éclaté une conspiration. 11 eut pour successeur son fils Abdérame IL
al-hakem u, calife ommiadp d'Espagne, 961-976 succéda à son jière Abdérame III et régna à Grenade. Il favorisa les lettres cl rassembla à Cordoue une immense bibliothèque. U enleva Zamora au roi de Léon, Sanche-le-Gros.
ai.-ii ikKM-uiAMRiu.An, 5* calife fatimite d'Egypte, succéda en 906 à Azii, son père, à l'âge de 1 1 ans, et té-na 25 ans. 11 se livra à toutes sorte* de cruautés et d'extravagances, persécuta violemment les Juifs et les Chrétiens, et péril assassiné par un jeune Musulman, en 1021. Al-Ilakem se disait descendant d'Ali; il prit le titre de prince des croyants, de lieutenant de Dieu, ébranla l'autorité de Mahomet et eut la prétention de fonder une nouvelle secte religieuse : c'est celle des Druscs.que l'on retrouve c riront aujourd'hui ' en Egypte et en Syrie. Après son assassinat, ses partisn-B crurent qu'il axait été enlevé au ciel.
ALHAMA, ville d Espagne, à 35 kil. S. 0. de Grenade est célèbre par ses eaux minérales; 4,700 hab.
Al. M x M Alt dv" <1p*1 Vou crrtvaDE.
A 1 .11 AM Hit A. édifier de Grenade, servait de paiais et de forteresse aux rois nxaures. C'est un des monuments les plus remarquables et les plus élégant* de l'architecture mauresque
ALIIUCEMAS, ville d Afrique, à 80 kil. S. 0. du \ cap Tres-Forcas, sur un îlot, ap|iartient à 1 '
et sert de lieu de déportation.
ALI, Ali-l»en-Abou-Taleli, cousin de Mahomet, fut un des disci pies les plus zélé* du prophète, et obtint la main de Fatime, sa fille chérie. Il fut un de ccui qui contribuèrent le plus puissamment à établir lislamisme et à étendre au loin le* conquêtes des Musulmans. Il fut proclamé calife l'nn 656 de J.-C., et eut à combattre la faction de Moliawiah, chef des Ommiades, quesoutcnail Amrou. Pcndanlquelespré» tendants se disputaient la couronne, Ali périt assassiné à Koufa par un ranalique, après 4 ans de règne. Su partisans le regardent comme un martyr et vont en pèlerinage à sou tombeau. Les descendants d'Ali, les Al ides, après avoir été longtemps exclus du pouvoir, régnèrent en Êgyote (sous le nom de Falimites), etsur plusieurs autres contrées. Ali était un prince doux et vertueux ; il aimait et cultivait les lettres. On a encore de lui un Recueil de Sentences et de Poésies, dont une partie a été traduite en français par Valtier, Paris, 1660. Il se relâcha dans sa doctrine religieuse de la rigueur des premiers califes, et (ut le chef d'une secte connue sous le nom de Cltyius, opposée à celle d Aboubekr, dont les partisans sont nommés Sunnites (Voy. ces mots). Le nom il Ali veut dire sublime.
ali, prince musulman de la dynastie des Almoravides, 1106-1143, possédait en Afrique tout l'empire de Maroc, et en Europe presque toute la péninsule. Il fonda la ville de Maroc. A la fin de son règne, sa puissance fut ébranlée par les Al monade» qui lui enlevèrent plusieurs provinces d'Afrique.
ali, capilan-|>aclia sous Sélim 11, commandait b flotte des Ottomans à la fameuse ltataillc de Léjtantc, en 1571. Il perdit la bataille et péril dans l'action.
ali-rey, chef des Mamelouks, né en 1728, chex les Abazes, peuples du Caucase, fut amené au Caire à l agcdel2oul4 ans. et y fut vendu comme esclave. S étant élevé de grade en grade |>ar son courage, il parvint en 1766 à s'cmiiarcr du rang suprême, se rendit indépendant de la Porte, lit de grandes conquêtes en Arabie et en S/rie , et conçut les plus vastes
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desseins pour l'agrandissement de l'Egypte. Mais il péril au milieu de ses projeta, par la perfidie de Mohammed- Bey, Bon QU adoplif.
ALJ-BEY( Radia, dit), voyageur espagnol. Voy. BAD1A.
a. i uocaci, favori et grand-visir d'Aciuncl 111, commandait à la bataille de Pctcrwaradin où les Ottomans furent complètement battus, 1716. 11 Tut blessé mortellement dans l'action.
Axl-PACBA.pacha de Janina, néàTébélcn en Albanie, l'an 1741, d'une famille de Klephtes qui depuis plusieurs générations était en possession de la \ille et du territoire de Tébélen. Impatient de parvenir et peu scrupuleux sur les moyens, il se chargea lui-même du mettre à mort le pacha de Delvino, son beau-jière, contre lequel le sultan avait rendu une sentence capitale. Il fut en récompense nommé lieutenant du paeha de Roumélie. puis pacha de Tricala en Thessalie, avec charge de veiller à la sûreté des routes. Il enleva de vive force le pachalik de Janina, et le sultan eut la faiblesse de le confirmer dans cette possession, 1788. Mai Ire de ce ponte imjiortanl, il s'euqiara soit par la force, soit par la ruse, de toute l'Albanie ou ancienne Epire, puis de toute la Grèce proprement dite. Etant alors entré en relation avec les r rancis, par suite de leurs conquêtes en Ulyrie, il fut d'abord leur allié; mais il les trahit ensuite pour s'unir à leurs ennemis, et s'étanl fait un mérite de sa trahison auprès de la Porte, il fut nommé en 1804 vice-roi de toute la Koumélie. 11 songea alors à se rendre indépendant, étendit et affermit ses conquêtes, amassa des trésors immenses, pourvut ses fils de gouvernements importants, et fit trembler la Porta. On supporta longtemps ses empiétement* ; ce ne fut guère qu'en 1819 que l'on songea à y mettre un terme. Ali voulut prévenir le coup en tentant de faire assassiner dans Constantinopie Pacho- Bej, ton ennemi mortel, qui avait tramé sa perte; mais avant échoué dans cet attentat, il fut condamné à mort par le sultan. Hésolu à se défendre jusqu'à la dernière extrémité, il appela tous les Grecs aux armes, leur promettant l'indépendance : 11 fallut plusieurs années pour le réduire. Enfermé dans la forteresse de Janina, il aurait pu prolonger encore sa défense, lorsqu'il fut lâchement assassiné dans une conférence que lui avait proposée Kourschid-Pacha, qui l'assiégeait, & février 1822. On peut consulter sur eet homme extraordinaire l' Histoire de la higénération delà Gréc<rdePouqueville,4 vol. in-8, 1821, et la T* d'Alir-Packa de M. de fieaucliamp, 1 vol. ln-8, 1822.
AL1AMET (Jacques), graveur, né en 1728 à Abbé vil le, mort en 1788, s est distingué dans l'art de graver à la pointe sèche: on a de lui plusieurs gravures assez estimées, d'après Berghcm, Jos. Vernet, etc. — François-Germain, son frère, s'établit à Londres où il grava d'après le Carrache, le Guide, etc. 11 avait moins de talent.
ALJBERT (Jean-Louis), médecin, né à Villcfranehe (Aveyron) en 1706. mort en 1837. Etant encore élève il jeta les premiers fondements de la société médicale d'émulation. Placé bientôt au rang des premiers médecins |ar ses travaux sur la matière médicale et les maladies de la peau, Aliltert fut nommé médecin en chef de l hôpital Sainl- Louis, et reçut le titre de baron de l'empire. Après la restauration il fut premier médecin ordinaire du roi. Les principaux ouvrages du docteur Alibert sont: Traité de thérapeutique; Truité les maladie* de la peau, 1810; Physiologie des pu\nont , ouvrage purement littéraire , 1818 ; Monographie îles flerMÊbtset, 1H32*1£35, etc.
ALICANTE, Lucentum, ville et port d'Espagne 'Valence), i 106 kit. S. 0. de Valence, |>ar 2° 49 long. E., 38* 19 lat. N., à r entrée de la baie d A- 25,000 hab. Rade vaste et sûre. Château
— 47 - AUU
A ux environs , sont 2 lagunes qui fournissent beau-
coup de sel. Vins célèbres. Après Cadix et Barcelone, Alicanteest la place la plus commerçante de l'Espagne. Les Arabes s emparèrent de celle ville en 7 1 S ; Ferdinand 11, roi deCaslille, la reprit au xu* siècle, 'nsurgée en 1844. — Elle donne son nom à une prow. d'Espagne formée de la partie mérid. de l'ancien royaume de Valence et d'une portion de celui de Mureie, entre les provinces de Jalha au N., de Chinchilla à l'O., et la Méditerranée au S. E.
ALICATA, Phintias, ville de Sicile, sur la mer, à 40 III. S. E. de Girgenti; 12.000 hab.
ALICL'RI, Ericusa ou Ericodes, une des lies Lipari. entre la Sicile et l'Italie. Voy. lipaki.
ALIDKS ou ALEV1S, nom donné aux descendante d Ali , et plus spécialement aux Imams. Voyiham et ALI.
ALIEN-BILL, c.-A-d. loi de» étrangers, loi proposée en Angleterre par lord Gran ville (1793), et qui met les réfugiés étrangers sous la surveillance spéciale de la police et permet, au besoin, de les expulser du territoire. Cette loi a été rarement appliquée.
ALIFE, Allifœ, ville du royaume de Naplea, à 20 kil. N. de Capoue; 1,800 hab. Air pestilentiel qui l'a presque fait déserter. L'évêque habite Piedimonte. Bâtie par les Osques; prise sur les Samniles par Fabius, puis érigée en colonie romaine. Brûlée par le comte Celano sous l'empereur Frédéric 11.
ALIGH1ER1 (Dante). Voy. dawte.
ALIGIIOR, ville de l'Inde anglaise (Bengale), par 27» SC' lat. N., 75- 38* long. E. Fort, citadelle prise par l'Anglais Lake, 1803.
ALIGRE ( Etienne d'), chancelier de France, né à Chartres en 1560, mort en 1035. Son mérite lui ouvrit rentrée du conseil d'état sous Louis XIII, qui lui confia les sceaux en 1024 : il fut nommé chancelier bientôt après; mais, au bout de deux ans Rirhelieu le sacrifia à Gaston, frère de Louis XIII : il fut renvoyé et exilé dans sa terre de la Rivière au Perche, où il finit se» jours, laissant la réputation d'un des magistrats les plus probes de son siècle.
aliure (Etienne d ), fils du précédent, né a Chartres en 1592. mort en 1077, fut successivement sous Louis XIV conseiller, intendant en Languedoc et en Normandie, amlwssadeur A Venise, directeur des finances, doyen du conseil d'état, garde •.le» m ■ tio'j ii el chancelier (lOV-i). i. ivSuppi, ALINCO, ville de l'Aquitaine, auj. lançon. ALINGSOES, ville de Suède sur le lacMjurn.i 50 kil S. 0. de Vcncrsborg- 2.800 hab. Pairie de Jonas Allslrtrmer. le père de l'industrie suédoise.
ALIPIIERES. Alipherœ, ville dArcadie. au S. 0., près des frontières de la Triphylie; célèbre par un temple de Minerve.
ALISE ou SAINTE- REINE. Aleiia, dite aussi Urbtum Mater, bourg de la Côte-d Or, à 12 kil. N. E. de S. mur. Sainte Heine y fut, dit-on, martvriséc(25l).M.de fer. eaux minérales. Voy. ALESIA.
A LISTA II ou ALLESTAR. ville du roy de Quedah, dans la presqu Ile de Malaeca (Inde transgangelique), à 12 kil. de l'embouchure du t)ualla-Bartrang : est la résidence du roi.
ALIX DE CHAMPAGNE, reine de France, fille de Tliiluiid IV, dit le Grand, comte de Champagne, épOUM, eu I ICO, Louis Ml, dil le Jeune, et fut mère du roi Philippe-Auguste. Lorsque ce prince partit pour la Terre-Sainte, 1190, il lui remit les rénes du gouvernement: elle sut les manier avec sagesse et fermeté. Elle mourut en I20t>.
aux t>E savoie. Voy. adelaTde.
AI.IXAN ou ALISSAN. ALxianum, vill. de la Drùme. à 10 kil. N. O. de Valence. Brûlée en 1345 dans la guerre des Episcopaux.
AUL IlAHROTA, bourg du Portugal (Estramadufort sur une mont, à plus de 325 mètres de haut, re), à 22 kil. S. 0. de Leiria. Célèbre bataille où Jean