FOLL
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mcnts pour l'administration des diocèses. Toulouse loi dut la fondation d'un collège doté de 25 bourses en faveur des étudiants pauvres de la ville.
rorx (Catherine de), porta en dot la Navarre avec le comté de Foix à Jean d'Albret vers l'an 1484. Sea états furent envahis par Ferdinand-le-Catholique, roi d'Espagne (1512), et l'usurpation fut sanctionnée par une bulle du pape Jules II. Catherine en mourut de chagrin, l'an J S 1 7.
fou (Gaston de), duc de Nemours, fila de Jean de Foix, vicomte de Narbonne, et de Marie d'Orléans, sœur de Louis XII, né en 1489, fut mis en 1512 à la tête de l'armée d'Italie, se signala par ses hauts faits, et fut surnommé le Foudre d'Italie. 11 gagna la célèbre bataille de Ravenne le 11 avril 1612, à 23 ans, mais périt en poursuivant les vaincus.
roix. Voy. ladtrec, lescuk, chateacbriant.
FOLARD (le chevalier de), surnommé le Végece français, célèbre tacticien, né à Avignon en lG(i<J, mort dans cette ville en 1752, montra de bonne heure un goût décidé pour la carrière des armes, et s'engagea à l'agi de 18 ans. La lecture des Commentaires de César lui apprit à considérer la guerre non comme un simple métier, mais comme un art savant et profond. Aussi toutes les actions où il se trouva furent-elles pour lui une source d'instruction et de remarques savantes qu'il consigna depuis dan* des ouvrages remarquables. Folard prit part* toutes les guerres de la ûn du règne de Louis XIV, donna aux généraux sous lesquels 11 servait tantôt des plans de défense de places, tantôt des plans de campagne; se distingua en qualité de capitaine à la batailla de Malplaquet (1709) ; alla successivement, après la paix dl'trecht (1713), ofTrir ses services aux chevaliers de Malte contre les Turcs, puis au roi de Suède Charles XII, et sut faire adopter ses idées par ce dernier prince. A son retour en France, il fut nommé mestre-de-camp et commandant de place. H donna à la fin de sa vie dans les extravagances des Convulsionnaires. Les principaux ouvrages de Folard sont : Nouvelles Découvertes sur la guerre, Paris, 1724, ln-12; Défense des places; Histoire de Polybe, avec Commentaires. Ce dernier ouvrage est le plus estimé ; la meilleure édition qui en ait été donnée est celle d'Amsterdam, 1735, 7 vol. in-4. L'autaur a placé en tête un Traité des colonnes et de tordre profond, où il expose un nouveau système de tactique qui donna Heu à de vives discussions.
POLEHBRAY, b. de l'Aisne , à 24 k. 0. de Laon ; 900 h. Ane. château royal, où Mayenne fit sa soumission à Henri IV, le 24 janv. 1596. Grande verrerie.
FOLENGO (Théophile), poêle burlesque, né en 1491 dans un faubourg de Mantoue nommé Cipada, d'une famille noble, entra à 16 ans dans l'ordre des Bénédictins, quitta quelques années après son eouvent pour courir le monde avec une femme qu'il avait séduite, et afin de se livrer à son goût pour la poésie. Il rentra cependant au couvent en 1526 et il y mourut en 1544. 11 est le créateur du genre dit macaronique : II publia, sous le pseudonyme de Merllno Coccalo, 17 livres de poéales de ce genre (Intlt. Mncaronée ou Plat de macaroni), où il mêle le latin, l'Italien et le patois mantouan. On a aussi de lui VOrlandino ou Y Enfance de Roland, et des poésies dévotes.
FOLIGNO , Fulginium, ville de l'Etat ecclésiastique (délégation de Pérouse), à 31 ail. S. E. de Pérouse; 12,000 hab. Jadis fortifiée. Cire, papier, confitures estimées. Commerce actif.
FOLKSTONE, ville d'Angleterre (Kent), à 10 kil. S.O.de Douvres; 4, 500 hab. Ancien couvent. Port très fréqurnté depuis peu. Scrv. de vapeur pour Boulogne '"hrmin 'lo fer pour Londres. Bains de mer.
FOLLE-AVOINE ou MENOMONIS, peuple indienne de l'Amérique septent., fait partie de la nation des Chippaways «t habite au S du lac Supé-
rieur et à 10. de la baie Verte du lac Micbigan, Ils doivent leur nom au goût qu'ils ont pour l'espèce de graine appelée folle-avoine.
FONCEMAGNE (Et. laureacltde), sous-gouverneur du due de Chartres, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, né à Orléans en 1694, mort en 1779, a rédigé de savants mémoires sur les premiers temps de notre histoire (dans le Recueil de l'Académie des Inscriptions). Il soutint contre Voltaire l'authenticité du testament du cardinal de Richelieu.
FOND1, Fundi, ville du roy. de Naples (Terre-de- Labour), à 88 kil. N. 0. de Naples : 5,000 hab. Evêché. Bons vins. Cathédrale. La voie Applenne traverse cette ville et en forme la principale rue.
fond! (lac de) , Fundanus lacus, entre Fondi et la mer : ses eaux se rendent dans la mer par deux canaux. Ses bords sont couverts de myrtes et de peupliers.
FONDULE, mont, de France dans le dép. du Gard, s'écroula en partie l'an 1800, et engloutit plusieurs villages.
FONFRÊDL (J.-Bapt. boyer-), un des Girondins, né à Bordeaux en 1766, était un des principaux négociants de cette ville. Il fut député à la Convention nationale en 1791, et se signala par son éloquence et son courage. 11 dénonça les massacres de septembre, et s'opposa à l'organisation du tribunal révolutionnaire; peu après 11 accusa Marat. Au 31 mai, Fonfrède fut cependant sauvé par Marat comme s'étant opposé à l'arrestation d'Hébert et de Dumas, dans la commission des douxe ; il n'en continua pas moins à combattre la Montagne avec la même vigueur. Enfin, sur la proposition d'Amar, il fut traduit au tribunal révolutionnaire, condamné à mort, et exécuté avec les Girondins. 11 avait 27 ans. — Boyer Fonfrède a laissé un fils, Henri Fonfrède, qui s'est fait un nom comme journaliste; il est mort en 184 1 .
FONI ou FOUIN1 , peUt état de la Sénégambie occld.. borné au N. par la Gambie, à TE. par le Vintam, au S. par le pays des Féloups, et à 10. par le roy. de Kombo. Ch.-l., Jéréja.
FONNI, ville deSardaigne, a 19 kil. S. de Nuoro;
FONS. Ce nom, qui veut dire fontaine, entre dam la composition d'un grand nombre de noms de lieux géographiques, soit anciens, soit modernes, dont les
Îl us connus sont .- Font Âponi en Italie, auj. Abano ; ons BeUaqueus, dans la Gaule transalpine, Fontainebleau; Fons Ebraldinus, Fontevrault; Fons Padirœ, Paderborn ; Fons Rapidus. dans l'Hispanie, Fontarabie; Fons Tungrorum, Spa, dans la Germanie seconde, à 50 kil. S. E. de Tongrcs.
FONSECA (golfe de), golfe de l'Océan Pacifique équinoxial, sur la côte de l'état de Nicaragua (Amérique centrale), par 90° long. 0., 13» 30' laL N.
FONSECA (Rodrigue de), évêque de Burgos et membre du conseil de la reine Isabelle , né à Sévllle vers 1452, mort en 1530, fit tout ce qui dépendit de lui pour empêcher et pour entraver l'expédition de Christophe Colomb, et s'opposa constamment aux généreux efforts de Las-Casas pour l'a mélioration du sort des Indiens.
forseca, jésuite portugais, surnommé VAristou portugais, né en 1528 au village de Cortixada, mort en 1599, professa la philosophie à Evora et à Lisbonne, s'éleva aux premières dignités de son ordre, fut nommé membre du conseil des ministres par Philippe II, et chargé de diverses négociations Importantes par le pape Grégoire XIII. On a de lui un Commentaire sur la Métaphysique & Aristote, en latin , 4 vol. in-fol. ; Instilutiones dialeclieœ, Lisb., 15C4. Il est l'inventeur de la Science moyenne , méthode par laquelle il voulait concilier le libre arbitre avec la Providence.
FONTAINE, bourg de France, eh.-l. de (Haut-Rhin), à 9 kil. N. E. de Béfort; 300 hab.
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rowTAnos-ntANÇAisr. chef-l. de cant. (C6te-d'Or), k 30 Ul. N. E. de Dijon : 1,200 hab. Forges hauts fourneaux. Cél. victoire de Henri IV sur les Ligueurs
Patrie de S. Bernard. Ancien prieuré des Feuillants.
fontaine-le-dun, chef-l. de cant. (Seine-Infér.), à 13 kil. S. E. de Saint-Valery-en-Caux ; 400 hah.
fontaine-l'éveqce, ville de Belgique (Hainaut), prèsdelaSambre,à9k.O. de Charleroi; 2.600 hab. Fonderie de fer, etc. Marbre aux environ?.—! ongtemps les comtes de Hainaut et les princes de Li6gC se disputèrent la possession de cette ville ; mais le* Autrichiens s'en emparèrent en 1757 et la conservèrent jusqu'en 1794, époque à laquelle les Français la leur enlevèrent. Ceux-ci la rendirent en f 8 1 4.
FONTAINE (Nicolas), né à Paris en 1625, mort à Melun en 1709, passa quelques années à Port- Royal , s'attacha à Nicole , Arnaud et Sacy, et fut enfermé à la Bastille avec ce dernier comme janséniste de 1664 â 1669. Il a laissé: Vies des Saints pour tous les jours de Cannée, 1G79, 4 vol. ln-8 ; Us Figures de la Bible, ouvrage attribué à Le Maistre de Sacy, et connu sous le nom de Bible de Boyaumont, 1694, ln-4 ; Mémoires pour servir à [histoire de Port-Royal, Ulrecht. 1736, 2 vol. Jn-12; une traduction d'Homélies de saint Jean Cbrysostôme, et un grand nombre d'autres ouvrages de piété.
font aune de larochc (Jacq.), ardent janséniste, né k Fontetiay-le-Comte en 1688, m. en 1741, était curé de Mantelan au diocèse de Tours. Il rédigea, depuis 1727 jusqu'à sa mort, les Souvelles ecclésiastiques, et exalta dans sa gaiette les prétendus miracles du diacre Paris. 11 figura parmi les Appelants.
fontaine des bertins (Alexis), géomètre , membre de l'Académie des Sciences, né dans le Dauphiné en 1725, mort en 1771. 11 s'est occupé le premier de la théorie générale et des applications du calcul intégral , et a donné à l'Académie des Sciences des Mémoires qui ont été imprimés en un vol. ln-4, 1740. 11 eut de vives disputes avec d'Alembert au sujet de la priorité de la découverte d'un principe général de dynamique.
fontaine-malherbe (Jean), poète médiocre , né près de Coutance* vert 1740, mort en 1780, a composé des héroïdes, des discourt en vers, des fables et des contes moraux, etc.
FONTAINE (LA). Vou. LA FONTAINE.
FONTAINEBLEAU, Fons Blaudi ou Fons Bellaaueus en laUn moderne, ch.-l. d'arr. (Selnc-et- Marne), à 14 Ul. S. de Melun, à 59 UL S. E. de Paris, au milieu de la belle forêt de Fontainebleau ; 8,122 hab. Château royal avec un parc et des jardins magnifiques. Le château a été récemment restauré par le roi Louis-Philippe I (1837-40). Fontainebleau est le lieu de naissance de Henri III et de Louis XIII, et des auteurs dramatiques Dancourt et Polnsinet. On récolte â Fontainebleau et dans les environs l'excellent raisin dit chasselas de Fontainebleau ; on retire des environs des quantités énormes de grès qui servent au pavage de Paris. La forêt a 53 kil. de tour et 19,796 hectares de superficie. On a beaucoup disputé sur l'étymologie du nom de Fontainebleau. La forêt s'appelait primitivement forêt de Bière ou de Bièvre {Sylva Bieria); elle renferme une source dite Bleau (d'où le nom de la v.), ainsi app.,soit â cause de la lwauté de ses eaux {fontaine belle eau), soit parce qu elle fut découverte pendant une enasse
Kun chien nomme Blaud. — Résidence roy. dès emps du roi Robert (999) ; habitée surtout par Louis VII et ses successeurs jusqu'au xiv*s. Agrandie par François I (qui l'orna des chefs-d'œuvre de l'art1 par Henri 11, Henri IV, Louis XIV et Napoléon. Sé- Jour de Christine, qui iy fit assassiner Monaldesehi ; d
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Fontainebleau (1539, 1550, 1561). En 1807 un traité y fut signé entre la France et l'Espaghc : enfin le 4 avril 1814, Napoléon v abdiqua en faveur de son fils ; il y fit ses adieux â la vieille garde (le 20 avril). — L'arr. de F. a 7 cantons (La Chapclle-la-Reine , Château-Landon , Lorrex-le- Bocage. Mon tereau-Faut- Yonne , Moret, Nemours, plus Fontainebleau); 104 communes et 71,974 hab. FONTAINES (le comte de), général espagnol. Voy.
FTENTES.
fontaines (Marie-Louise-Charlotle de pelard de civry, comtesse de), morte en 1730, est connue par deux romans intitulés : la Comtesse de Savoie, et Aménophis, prince de Libye, qui ont été imprimés avec les oeuvres complètes de mesdames de La Fayette et de Tencin, 1804, in-8, et réimprimés â part sous le nom d Œuvres de madame de Fontaines, 1812.
FONTANA (Dominique), architecte italien, né au village de Melide sur le lac de Lugano, en 1543, m. a Naples en 1607, fut chargé par le pape Sixte-Quint de dresser l'obélisque qu'on voit actuellement sur la place de Saint-Pierre â Rome, et qui était alors près du Vatican , â moitié enseveli sous des ruines. Rome lui doit aussi le palais pontifical de Montecavalto, la bibliothèque du Vatican, l' Aequo felice, fontaine qui amène l'eau d'une montagne éloignée d'environ 20 kilomètres. A la mort de Siite- Qulnt, qui l'avait comblé de faveurs, Fontana fut accusé par des ennemis jaloux d'avoir détourné à son profit des sommes considérables, et fut obligé de se retirer â Naples. Il y fut nommé ingénieur du royaume, et y construisit la fontaine Medina, le palais royal, etc., ouvrages qui suffiraient â sa réputation.
fontana (Charles), architecte italien, né â Bruciato près de Corne en 1634, mort â Rome en 1714, fut chargé par les papes Innocent XI et Clément XI de la construction des palais Crimani et Bolognetti, du mausolée de ta reine Christine dans l'église de St-Picrre, de la fontaine de St-Pierre et de la fontaine Sainte-Marie , du théâtre Tordinone , de l'église de St-Michel à Ripa, du palais du mont Citorio, etc. On a de lui plusieurs écrits relatifs â son art; les principaux sont: Il tempioVaticano eh sua origine con gli édifie u più cospicui antichi e moderni, Rome, 1694, 1 vol. in-fol.; VAnfilcatro Flavw descriuo e delinealo, etc., La Haye, 1725.
I vol. in-fol.
fontana (Félix), savant italien, né dans le Tyrol en 1730, mort â Florence en 1805, professa d abord la philosophie â Pise, puis fut appelé k Florence par le grand-duc Pierre-Léopold (depuis empereur), et fut chargé par ce prince de former dans cette ville un cabinet de physique et d'histoire naturelle. H réussit â représenter par des préparations en cire coloriée toutes les parties du corpi humain ; on lui doit de savantes recherches sur la physiologie , la chimie et la physique. Ses principaux ouvrages sont : Riserche filosofiche sopra la fisica animale, Florence, 1775, ln-4: Riserche fisiche sopra' l veneno délia vipera, Lucca, 1767, ln-8; Principes raisonnés sur la génération , etc. — Son frère, le P. Grégoire Fontana, né en 1735, mort en 1803, se distingua comme mathématicien, remplaça Boscovich dans la chaire de mathématiques de Pavie.
II a laissé de beaux travaux d'analyse. FONTANAROSA, bourg du roy. de Naples (Principauté-Ultérieure), â 15 kil. N. 0. de Santo-Angelo-de-Lom hardi ; 3.500 hab.
FONTANELLA, ville du roy. Lombard-Vénitiea, â47 kil. E. de Milan; 1,000 hab. Jadis florissante. Elle fut fondée par les Bourguignons.
FONTANELLE (Jean-Caspard dibois), littérateur, et professeur aux écoles centrales de l'Isère, né en 1737 â Grenoble, mort en 1812, s'est exercé dans différents genres de littérature. Parmi ses
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nombreux écrit* nom citeron* t Naufrage et aventure* de Pierre Viaud, 1768, souvent réimprimé .- Anecdotes africaines, etc., 1775, in-8; Contes philosophiques et moraux, 1779, 2 vol. ln-18; Vie de P. Aretin et Tassoni, 1768, In-12; une traduction de» Métamorphoses d'Ovide, 1802, 4 vol. in-8: an Cours de belles-lettres, publié par M. Renauldon. petitfils de 1 auteur, 1813, 4 vol. in-8. Fontanelle travailla au Journal de Politique et de Littérature et au Mercure de France. Il a composé plusieurs pièces de théâtre, entre autres Ericie ou la Vestale, 1768, dont la représentation fui défendue.
FONT A. NES (L.-Marccllin de], né i Niort en 1757, mort i Paris en 1821, se distingua de bonne heure par son talent pour la poésie. Dans la révolution, il se montra l'ami d'une sage liberté, et travailla au Modérateur; il fut proscrit au 18 fructidor , revint après le 1 8 brumaire et s'attacha à Bonaparte. Lors du rétablissement des études, il fut nommé professeur de belles-lettres au collège de» Qualre-Nations, et membre de l'Institut. Il entra en 1804 au Go rua législatif, en devint «résident, et s'y fit remarquer par son éloquence, nni* aussi poi son adulation pour Napoléon; cependant .. i iuquelquefois al'é! ! 'utile-* avis. Nommé eu 1811$ granduialire de l'université, il fit refleurir Ira bonnes études. M. de Fnntanes a laissé peu de poésies, mais elles se distinguent par l'élégance et la pureté du style. On estime surtout le jour d> s Morts, Imitée de Th. Gray, 1796; les Tombeaux de Saint Denis, 1817; une traduction de VEstai sir l' homme de Pope, 1 783 et 1 8 » I . Il travailla loi^lcmp. à un grand poeinc épique, la Grèce deïiirc'e, que malheureusement il n'a pu achever. On a publie en 1821 la collection de ses discours :on y remarque Y Éloge de Washington (1900). Enfin ses œuvres ont été rassemblées et publiées en 1839, par les soins de M. de Sainte-Beuve , 2 vol. in-8, d'après les manuscrits conservés dans la famille.
FONTANET, ville de France. Voy. fwvtehat.
FONTANGES, bourg du dép. du Cantal, à 17 kil. S. E. de Mauriac; 2,000 hab.
FONTANGES (Marie-Angéliqus de scoraille , duchesse de), une des maîtresses de Louis XIV, née en 1661, n'avait que 17 ans lorsqu'elle fut produite à la cour, comme fille d'honneur do Madame ; elle frappa le roi par sa beauté et ne tarda pas à supplanter madame de Montespan. Mais ayant perdu ses charmes à la suite d'une couche, et n'ayant point d'ailleurs assez d esprit naturel pour captiver le roi, elle fut bientôt oubliée. Elle se retira dans un couvent où elle mourut en 1681, à 20 ans. Elle avait fait venir la mode d'une coiffure qu'elle affectionnait et qui porta son nom.
FONT ARABIE, Fons Kopidus en latin moderne, Fuenterrabia des Espagnols, Œaso des anciens, ville d'Esp. (GuipuscoaJ, sur la Bidasaoa, à son embouchure dans le golfe de Gascogne : 2,000 hab. Petit port, fort St-Elne. Plus importante autrefois. Elle Tut assiégée à diverses reprises, notamment en 1521 par rnihcuialel enl7l9 par Berwick qui laprirent.
FONTENAY, FONTENAILLES ou FONTANET, Fontanetum en latin moderne, village de l'ancienne Bourgogne, auj. dans le dép. de l'Yonne, i 32 kil. S. d'Auxerre ; est devenu célèbre par la victoire que Charles-le-Chauve et Louta-le-Germanique y rem-
S rtèreni sur leur frère, l'empereur Lolhalre I, le juin 841.
fonten a t-aux— roses, Joli village du dép. de la Semé, à 2 kil. N. 0. de Sceaux, à 10 kil. S. de
Paris ; ! ,000 hab. Il doit son nom à la grande quan-
In
tité da roses qu'on y culUve.
rOHT»HAV-l'ARATT0 OU PBOXTEXAY (Deux-Sèvres),
ommo nepnls Rohan Rohan. Voy. ce nom.
roNTXNiT-LE-co*TE, ch.-l. d"arr. (Vendée), sur ' à SJ kil. S. E. de Bourbon-Vendée;
7,650 hab. Belle église , fontaine gothique, grandes halles, ruines d'un château-fort. Chapellerie, etc. Commerce d'importation et d'exportation par le port du Gros-Noyer. — Foutenay-le-Comle doit son nom et son origine aux comtes de Poitiers. Elle fut souvent prise et reprise pendant les guerres religieuses et sous la Bépublique. Lecard. de Bourbon (Charles X) y mourut en 1590. Pendant 1j révolution, 'cette ville prit le nom de Fontenay-le-Peuple et tut pendant un temps le ch.-l. du dép. — L'arr. de Foutenay-le-Comie a 9 cantons (Chaillé-les-Marais, La Châtaigneraye, l'Hermeuault, Luçon, Maillezais, Pouzauges-la-Ville, Sainte-Hermine, Saint-Hilaire et Fonicnay-le-Couilc), 26U connu, et 122,027 hab. • FON^KNELLE (Abbaye de) Fe*.ST-VAJfMUXLK. FONTENELLE (le bovier ou ul bouter de}, Httéraleur et savant , l'homme le plus universel de son siècle, né à Rouen en 1657 , mort à Paris en 1757, âgé d« 100 ans, était, par sa mère. ieveu de Corneille. Il remporta dès l'âge de 1 1 uns uu prix académique, se fit connaître par des poésies légères et pastorales , donna en 1 680 une tragédie, Aspar, qui fut sifilée ; prit part à la querelle sur le mérite des anciens, et se déelara pour les modernes; fit des opéras, dont un, Théùs es Pélée, eut du succès, et publia un roman médiocre, les Lettres du chevalier d'Her"; il donna en JG8C ses Dialogues des morts qui furent bien accueillis. Les Entretiens sur la pluralité des Mondes (1686), et l'Histoire des oracles, faite d'après Van Dale, le placèrent parmi les bons écrivains de l'époque, et le firent admettre à l'Académie Française en 1691. Dans la seconde moitié de sa vie II se livra plus spécialement aux sciences exactes , composa la Préface de Canalusedes infiniment petits de L'Hôpital, et donna lui-même la Géométrie de l'infini (publiée en 1727). ;! entra en 1697 à l'Académie des Sctei^s, et fut do :'.99 à 1737 secrétaire de cette compa^uic; ilredi.v i| en cette qualité l'Histoire de i Académie (1666-99) , et les Éloges des Acaaémiciens ; ces deux ouvrages sont regardés comme les modèles du genre, et sont la base la plus solide de sa réputation. Il s'occupa aussi de métaphysique et professa le cartésianisme tout en s'écartant de Descartes sur la question de l'origine des Idées % il a laissé un Projet de traité de Pesprit humain, un traité Du Bonheur. Fontanelle brille surtout par la clarté et la simplicité du style; il eut le talent de mettre les matières scientifiques à la portée de tous les lecteurs. Il se fit une réputation dans le monde par la finesse de son esprit et l'a-propos de ses réparties. Il se fit aussi remarquer par sa modération et sa réserve: il disait que s'il tenait toutes les vérités dans sa main, il se garderait bien de l'ouvrir. On loi a reproché de la sécheresse de cœur et de l'égolsine ; on dte cependant de lui des traits de générosité; il était d ailleurs sensible à l'amitié et fut étroitement lié avec Lamothe. Lee Œuvres de Fontenelle ont été publiées en 1758, 11 vol. in-12; 1790 8 vol. ln-8, et 1825, 5 vol. in-8. Garât a composé V Eloge de Fontenelle 'couronné en 1784).
FONTENOY, village de Belgique (Rainant) , k 7 kil. S. E. de Tourna/ , près de la rive droite de l'Escaut; 500 hab. Dans les plaines voisines, les Français, commandés par le maréchal de Saxe, gagnèrent, le 11 mal 1745, la célèbre bataille de Fou. tenoy sur les Anglais , les Autrichiens et les Hollandais réunis.
fonte !»ot-le -CHATEAU , ville de France , dans dép. des Vosges, à 27 kil. S. O. d Êpinal ; 2,000 hab. Bon kirschenwasser.— Cette ville était jadis très forte; elle a appartenu à la maison de Bourgogne, puis, i <i xriii* s. à celle de Croy. Patrie du poète Gilbert, FONTETTE (Charlea-JU/ie tf.vret k). magistrat et érudit, né en 1710 k Dijon, mort dans la Tille an 1772, fut dès l'être de 26 ans con-
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