‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 433 sur 567 · FORT · texte numérisé non relu

FORT

de Wolf, 1741-53, 6 vol. in-8; Conseils pour former une bibliothèque, 1746, in-8: Mélanges philotophiques, 1754, 2 vol. in-12; Éloges des académiciens de Berlin et autres savants, Berlin, 1767, 2 toI. in-12: l'Esprit de Julie (Hélolse), 1702, in-8; Frédéric-le-Grand, Voltaire, Jean-Jacques, d'Alemkert, 1789, in-8. 11 a en outre rédigé plusieurs journaux littéraire*. — Son Ûls, Jean-Louis Formey, né à Berlin en 1766, mort en 1823, futun médecin distingué et laissa plusieurs ouvrages de médecine ort estimés.

FOKM1ES, Formiœ, auj. Mola, ville du Latium mérid., sur la mer, à 10. de Minturne, dans le pavs jadis habité par les Lestrygons.

FORMIGNY, village de Fane. Normandie, dans le N. du dép. du Calvados, al&kll.N.O. de Bayeux : 550 h. Lernnn^t deRirlumnnt vbatt.lcs Anarl. en 1150.

FORMOSA ou OUARANG, Ile de l'Océan atlantique, une des Bissagos, la plus au N. : par 18» 60' long. 0., Il- 30* lat.N.

formosa, riv. de la Guinée septent., dont la source est inconnue; son embouchure est par 1°30' long. E., 6- 20- lat. N. Elle sépare les étals de Bénin et d'Ouari.

FORMOSE. Thal-Ouan en chinois, lie située au S. E. de la Chine, par 117» 52 -110° 37' long. E., 21» 55* - 26° 20' lat. N., et dépendant de la prov. continentale de Fou-kian ; 400 kil. sur 140. Ch.-l. (de la partie chinoise), Thal-Ouan. Une chaîne de mont, la coupe en deux ; plusieurs volcans; or, argent,cuivrc,sel,boufre,camphre,eauxtherm.Lapartie orient, est habitée par des indigènes indépendants; la partie occ., où sont les Chinois, est fertile et bien cultivée. — Les Chinois s'établirent dans cette lie en 1430 ; les Japonais et les Hollandais y fondèrent des colonies au commencement du xvn« siècle : mais en 1661 , le pirate chinois Koxlnga s'empara de l île tout entière; il y régna jusqu'en 1683. A cette époque, les Chinois aidés des Hollandais la reprirent. — On donne le nom de canal de Formose au détroit qui sépare le continent chinois et l'île de Formose.

FORMOSE, pane de 891 à 896, condamna Photius, sacra empereur Lambert, duc de Spolète, puis mil à sa place Arnoul, roi de Germanie. Le fougueux Etienne VI fit déterrer son cadavre pour lui faire «on procès. F. fut réhabilité en 898, sous Jean IX.

FORMULAIRE , nom sous lequel on désigne en théoloaie une formule de foi qu'on propose pour être reçue ou signée. Les plus célèbres formulaires sont celui de 1653, par lequel Innocent X condamnait cinc propositions de Jansénius,ct celui de 1665 par leque Alexandre VII conllrmait leprécéd. — Les Janjénis tes y opposèrent la plus vive résistauco : ce qui amena de lou-s trouhles Fbt/.jANSRNTus et Alexandre vu.

FO R NOUE, For novo en italien, Forum Novum-eiï latin, bourg du duché de Parme, à 22 kil. S. 0. de Parme, sur le Taro, au pied de l'Apennin. Charles VI II, abandonnant Naples, dont il venait de faire la conquête, y battit les Milanais et leurs alliés qui voulaient s'opposer a son retour en France (1 495).

FORRES, ville d'Ecosse (Elgin), a 15 kil. 0. d'Elgin, prés de la baie de Findhorn; 4,000 hab. Aux environs est un obélisque tleTé en mémoire d'une victoire de Malcolm II sur les Danois (1008 ou 1010). Shakespeare a immortalisé l u i res en y plaçant la scène de sa tragédie de Macbeth.

FORSKAL (Pi erre), naturaliste suédois, professeur à ruulveraité de Copenhague, né à Calmar en 1736, parcourut l'Arable et l'Orient et mourut à Jérim en Arabie en 1763. 11 a laissé plusieurs ouvrages qui ont été publiés par Niobuhr : Descriptiones unimalium in iiinere orientali, 1775, Hafnioï (Copenhague), in-4 ; Flora cegyptiaco-arabica, ibid.

FORSTER (J. Reinhold), voyageur el naturaliste, né en 1729 à Dlrschaucn Prusse, fut ministre protestant à Dantiick, puis intendant des colonies

de Saratow en Russie; quitta la Russie par mécontentement, et vint en Angleterre où il vécut quelque temps en donnant des leçons de langues. Il ■ embarqua en 1772 avec Cook, et accompagna ce navigateur dans son deuxième voyage, comme naturaliste de l'expédition. A son rclour, il publia,

3uoiqu'il eût promis de n'en rien faire, la relation e son voyage, en la mettant sous le nom de son ûls qui avait pris part à l'expédition. Par suite de ce manque de foi, il fut obligé de quitter l'Angleterre. 11 fut nommé en 1780 professeur d'histoire naturelle a Halle en Prusse, ou il mourut en 1798. On a de lui : Caractères des plantes australes (en latin), Gœttingue, 1776 ; Observations faites dans un voyage autour du monde, sur la géographie, la physique, Vhistoire naturelle, etc., Londres, 1778, in-4, en anglais, traduit en allemand par son Ûls, Berlin, 1783, grand ln-8, en français par Pingeron, avec le Voyage de Cook en allemand; Histoire des découvertes et des voyages faits dans le Nord, Francfort-sur-1 Oder, 1784, grand in-8, Iraduil en français par Broussonnet, Paris, 1788, in-8, etc. — Une baie de la terre de Sandwich porte son nom.

forster (Jean-George-Adam), ûls du précédent, né à Nassenhubem près de Dantiick en 1754, mort à Paris en 1794, fit avec son père le voyage autour du monde; quitta Londres en 1777; fut successivement professeur d'histoire naturelle à Cassel, à l'université de Wilna, et bibliothécaire de l'électeur de Mavence. Lora de la prise de Mayence par les Français en 1792, Forster fut envoyé à Paris pour demander au nom des Mayençais leur réunion à la république. Il mourut dans cette ville. 11 a laissé : Voyage autour du monde sur le vaisseau la Résolution, commandé par le capitaine Cook, dans les années 1772-75, Londres, 1777, 2 vol. jn-4, en anglais, traduit en allemand par Forster (Jean-Reinhold et Jean-George), Berltn, 1779-80, 2 vol. in-4; Réplique aux remarques de M. WaUs sur la relation du dernier voyage de Cook, publié par M. Forster, Londres, 1778, in-8; Mélanges ou Essais sur la géographie morale et naturelle, l'histoire naturelle et ta philosophie usuelle, Lcipsick et Berlin, 1789-97, 6 vol. in-8, etc. — 11 ne faut pas confondre avec les deux précèdent George Forster, voyageur anglais, attaché à la compagnie des Indes. Celui-ci étudia profondément les langues orientales, et, à laide de cette connaissance, il put en 1782 visiter tout le pays qui s'étend entre le Bengale et la Perse ; il revint en Angleterre par la Russie, el publia en 1790 la relation de son voyage, 2 vol. ln-8. H mourut en 1792 à Allahabad, au momen» où il allait entreprendre de nouveaux voyages.

FORT-LIHKRTE, autrefois fort-dauphin, ville et port de l'île d'Haïti, dép. du Nord, a 40 kil. S. E. du Cap-Français.

FORT-LOUIS OU FORT-VAUBAN, Ville du dép. du

B.-Rhln, dans une île du Rhin, à 20 kil. de Haguenau; 1,480 hab. Brasseries, chaudronnerie, etc. Le fort, construit par Vauban, a été en partie détruit par les alliés en 1815.

fort-royal ou fort-de-franck, rapit. do la Martinique, par 63o 26' long. 0., 14° 35' lat. N., au fond d'une baie; 9,200b. (6, 400 esclaves). Port cxcell., fort Saint-Louis (et jadis fort Bourbon , démantelé par les Anglais en 1809). Jolie ville, quelq. beaux édifices Elle fut fondée en 1672. Evèché, récemment créé.

fort-royal, vlllede l'Ile de Grenade. Voy. saint-

^fort-saint— david, Mlle de l'Inde à 20 kil. de Pondichéry, sur le golfe de Bengale. Prise par les Français sur les Anglais en 1785.

FORTAVENTURE, Fuerteventura, nne i des îles Canaries, par 16- 10?- 16- 52' long. 0 28« 4 -28- 46 lat.N.:90kil.sur53; l2 40O hab. Ch.-l., Sainte- Marie de Bethancuria. Plaines tantôt aride», et tan-

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tôt très fertilei. Pas de bois. Peu coup de grains et de soude.

PORTEGUERRI (Sripion), dit Carlcromaco, savant philologue, né à Pistoieen 1466, mort a Rome en 151», fit imprimer ehes Aide Manuoe plusieurs des éditions princeps les plus estimées des auteurs grecs, et jouit de la faveur de plusieurs cardinaux.

forteguerri (Nicolas) , cardinal et poêle, nommé le Jeune ( pour le distinguer d un premier cardinal de même nom), né à Pistoie en 1674, de la même famille que le précédent, dut une fortune brillante à son esprit, à son caractère enjoué et à son talent pour la poésie, et fut .élevé atu dignités ecclésiastiques par les papes Clément XI, Tnnoeent XU1 et Clément XIII. 11 mourut en 173a, après avoir livré aux flammes tous ses manuscrits inédit*. On a de lui : les Comédies de Térence . traduites en vers italiens, Urhin, 1736, in-8 ; un poème facétieux dans le genre de ceux de Berni, intitulé : RicciardeUù (Richardet), Paris (Venise), 1738, in-4 et in-8, traduit ou imité en ver* français par A.-F. Dumouriex et Nivernois, etc. 11 composa ce poème comme en se jouant et par gageure, afin de prouver combien ce genre est facile.

FORTESCUE (sir John), savant jurisconsulte an-

5 lais du xv« tiède, était en 1442 grand-Juge du banc u roi. 11 jouit de la faveur de Henri VI, qui le nomma chancelier. 11 perdit tout crédit à l'avéncmcnt d'Edouard IV, fut poursuivi comme partisan de la maison de Lancastre, accompagna la reine Marguerite dans sa fuite en Flandre, et fut pris après la bataille de Tewksbury (1471). U obUnt rependant sa grâce du vainqueur, et mourut dans la retraite. On a de lui un traité célèbre De laudibus legum Anqliœ.

FORTli, riv. d Ecosse, une des plus importantes de la Grande-Bretagne, naît dans le comté de Stirling, sépare les comtés de Linlilhgow et de Fifc, tombe au S. d'invcrkciting dans le golfe dit auj. Frith of Forth , et nommé par les Romains Bodotria œstuarium. Son cours est de 230 kil. Le grand eanal le met en communication avec la Clyde.

FORT1A, maison ancienne, originaire du roy. d'Aragon, a formé en France plusieurs branches, dont quatre principales : Fortia-Chailli, Foriia d Urban, Foriia de Montréal et Fortia de Piles. Le nom de» loueurs de Foriia remonte an !• siècle* uflTORE iil), riv. d'Italie. Voy. frento. iORTUNA, ville d'Espagne (Murrie), 1 2 kil. N. 0. dOrihuela; 4,900 hab. Eaux thermales. balpMre.

IORTUNAT, Venantius J?o norius dtementinnus Fortunatus, évèquc de Poitiers, et l'un des meilleurs poète* de son temps, né en Italie, près de I révise, vivait dans le vi« siècle, et mourut vers 5d9. Il assista aux noce» de SiKc.bert et de Brunehaut, composa un épithalame pour cette cérémonie: decint chapelain de sainte Radcgonde, épouse du roi Clotaire. et édifia son siècle par ses vertus. Ses Œuvres ont été publiées à Cagliari. 1573. à Cologne en 1600, à Mayence, 1617, in-4. Elles se composent de poésies religieuses en vers élégiaques, et d'hymnes adoptée* en parti o dans les offices; on y remarque entre autres le Vexilla régis.

FORTUNE, déesse allégorique, adorée surtoutchez les Romains. On la représente chauve par derrière, aveugle, avec des ailes et se tenant debout, un pied posé sur un globe en mouvement et l'autre pied •n l'air. Elle avait à Autium, chez les Volsque*. ainsi qu'à Fanim Fortunée dans l'Etrurie, dos teni; les magnifiques.

FORTUNÉES (fies). Voy. hect^rides et cannes. FORUM, la principale place publique de Rome, eelle où se réunissaient les assemblées par tribus, ôtaitaituée à peu près au centre de la ville, entre le '. Qairinal et le mont Capitolin. Dans le Forum

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s'élevait la tribune aux harangues ou rostre*. Tout autour régnaient des portiques et des basiliques oû l'on rendait La justice. Le Forum est auj. désert et j s'appelle Campe Vaccisto (ou Champ aux Vachers). Aux nu» et «• siècles de Rome on créa 4 nouveaux forums, dits de Jules-César, d'Auguste, de Nerva et de Trajan. Ce dernier était le plus beau. On distinguait encore d'autres places moins belles: Forum boarium (marché aux (neufs) , Forum piscarium (marché au poisson), etc.

FORUM, suivi d'un nom propre au génitif, désigne un grand nombre de villes anciennes qui primitivement ne furent qu'un champ de foire. Telles sont :

forum alliem, ville de la Gaule Cispadane, auj.

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