FRED
clamé roi de Suède, conclut la paix avec le Danemark et la Russie, et s'occopa à réparer les maux
S l'avait soufferts la Suède pendant les guerres de tarie. XII. Il rétablit les finances, l'agriculture et Je commerce, protégea les sciences et fon académie à Stockholm.
rrfDéiiic-CDiLLAUME, électeur de Prandebonrg, dit le Grand-ÊUeteur, né en 1620, régna de 1640 à 1688, et commença la puissance de sa maison. Il remporta plusieurs avantages sur les Polonais, et signa avee eut la paix de Braunsberg (1667). En 1674, il se joignit à l'Espagne et à la Hollande contre Louis XIV, entra en Alsace, puis alla repousser de ses états les Suédois auxquels il Imposa un traité onéreux. Il fit creuser un canal de la Sprée à 1 Oder. Il eut pour successeur son fils Frédérie I qui, le premier en Prusse, prit le titre de roi.
FRfr.Khio i, roi de Prusse, d'abord, électeur de Brandebourg sous le titre de Frédéric III , né en 1667, succéda en 1688 dans l'électorat à son père, Frédéric-Guillaume. En 1701, l'empereur Léopold, qu i! avait secouru centre les Turcs, érigea en sa faveur le duché de Prusse en royaume ; tous ses successeurs ont depuis porté le titre de roi. Frédérie, prince généreux et magnifique, s'entoura d'une cour brillante, introduisit les arts dans se* états, fit des largesses aux sa van U, fonda l'université de Halle (1694), l'Académie de Peinture (1696), et la Société royaledeaScieneesct Belles-Lettres de Berlin (1700), dont Leibnita fut le premier président. U mourut «b t: i3.
FRÉDaaro-€tmxAow t. roi de Prusse, né en 1688, de Frédéric I, lui succéda en 1713. Autantson père fut généreux et ami des arts, autant U se montra avare et ennemi de toute civilisation. Las exercices du corps trouvèrent seule grâce devant lui, la vie de caserne fut la sienne. Pendant ton règne, la Prusse offrit l'aspect d'un camp, où se trouvaient rassemblés des soldats géants, recrutés dans les différentes parties du monde, et qu'il faisait manœuvrer lui-même. En 1716, il se joignit à Frédéric IV, roi de Danemark, contre la Suède, et obtint k la paix, en 1720, la cession d'une partie de la Poméranic. II mourut en 1740, peu regretté de ses sujets, et peu digne de l'être; mais il avait laissé k son fils, le célèbre Frédéric II, de. trésor, et une armée bien disciplinée.
r k m i k h i c n, roi de Prusse, surnommé le Grand, né k Berlin en 17 12. succéda en 1740 k son père Frédéric-Guillaume. Cette année même, après la mort de l'empereur Charles VI, qui avait laissé sa succession k sa fille Marie-Thérèse, Frédéric, profilant de U position difficile où se trouvait alors cette princesse, fit valoir d'anciennes prétentions sur la Si féale , envahit cette province, et se la fit adjuger en 1742, par le traité de Breslau. Par ce traité, Frédéri. avait perfidement abandonné la France, son alliée, qui était aussi alors en guerre avec l'Autriche. En 1744, Marie-Thérèse ayant voulu reprendre la Silésie, Frédéric rentra en campagne, et remporta en 1746, sur le prince Charles de Lorraine, général des troupes Impériales, la victoire de Friedberg, qui fut suivie ou traité de Dresde, par lequel 11 était confirmé dans la possession de la province en litige. Pendant les dix ans de paix dont jouit ensuite la Prusse, Frédéric fil fleurir le commerce, l'Industrie et les arts, encouragea les sciences et les lettres, les cultiva lui-même avec sucrés, appela k sa cour Voltaire, Diderot, d'Alembert, etc., elélevaenflnson royaume àwunsi haut point de gloire et de prospérité que les autres puissances en furent inquiètes. En 1766, commença la guerre dite de Sept-Am : U France, l'Autriche, la Saxe, la Suède et la Russie se coalisèrent contre Frédéric, et U n'avait qu'un allié pei silr, l'Angleterre. Mal-
iiivrei complètes : comment ée eu |8V>, i00* ann versairede I avènement du roi, elle a été terminée e
gré des effort. Inouïs, couronnés quelquefois de cè>, il fut un instant chassé de la plus grande de son royaume; mais il se releva tout k coup en tissant àTto.baehlesarmée.francaise et autrichienne commandées par le maréchal de Soubise(l767). Il reconquit tout ce qu'il avait perdu, et en 1 763 fut signés une paix qui assura de nouveau la Silésie k la Prusse Sorti ainsi vainqueur de cette longue guerre Frédéric reporta ses vues sur l'intérieur de son rovaurae n rrna,tre Abondance et la prospérité. En 1772, II I agrandit de la Prusse occidentale k la faveur du partage de la Pologne, et mourut en 1786 avee la réputation d'un des plu. grand, roi. des temps modernes. Frédérie a laissé plusieurs ouvrages, tant en vers qu'en prose, loua écrite en français, sa langue de prédilection. Trop souvent, il y professe desdoctrinesanti-religieuses.On y remarque l'Airri-,tfac*i<it*f ; les Poieiet du philosophe San*. Souci (nom qu'il prenait dans ses écrit.), et des flf*. moire* hùtoriques. Le gouvernement prussien a récemment fait faire k ses frais une édition de ses
en
I8S7. Sa vieaétéécritc|iarl)eninaeti>arC. Patranel.
rwEDfruc-GUiiXACeE u, roi de Prusse, né en 1744, était neveu du grand Frédéric et lui succéda en 1786. H se livra sans aucun ménagement k son goût pour le plaisir, et sacrifia d'habiles ministres et de bons généraux aux caprices de ses maîtresses. U se laissa en outre aller aux rêveries des Illuminés, qui égarèrent son imagination, et l'entraînèrent dan. les fautes les plus ridicules. Il fit ainsi perdre k la Prusse la majeure partie de sa prépondérance. Après avoir joué un rôle peu honorable dans la guerre qui éclata en 1787 entre la Porte et la Russie, Frédéric-Guillaume fut le premier k proposer, en 1792, une coalition contre la république française. Il s'avança jusque dans les plaines de Champagne à la tête de 80,000 hommes; l'on s'attendait k le voir marcher sur Paris, lorsqu'il se retira tout k coup et se reporta sur le Rhin. L'année suivante il effectua, de concert avec la Russie, le nouveau partage de la Pologne; il fit la paix avec la France en 1796, et mourut en 1797.
nutnftuc-coiLLAcaK m, roi de Prusse, fil. du précédent, né en 1770, mort en 1840, épousa en 1793 Louise-Amélie, fille du duc de Mecklcmbourg-Strélite, pour laquelle il ressentit toujours l'amour le plu. vif, et qu'il perdit en 1810. Il succéda k son père en 1797, et commença par garder la neutralité dans les divers* s coalitions formées contre la France : mais en 1806, il céda aux instances de la Russie, et se déclara contre la France. La rapide campagne de 1806 ouvrit aux Français les portes de Berlin, qui resta au pouvoir de l'ennemi jusqu'en 1809. Rentré dans sa capitale, Frédéric-Guillaume s'appliqua k réparer les maux de la guerre; mais de veaux désastres l'attendaient, et ses Etala encore beaucoup k souffrir pendant les guerres glantes de 1812 k 1814. Après la bataille de Waterloo, la Prusse, délivrée des maux de la guerre, ne tarda point k se relever sous l'administration sage et paternelle de Frédérie, dont les efforts constante et la modération contribuèrent puissamment k maintenir la paix européenne. En IR'il, il avait contracté un mariage morganatique avec Auguste de llarrach,
Su'il nomma princesse de Llegnltl et comtesse de [ohenxollern. Frédéi c-Guillauim se montra toute sa vie défenseur aident rie la religion protestante et fort hostile aux catholiques. — Il laissa le trôin: k sou fils Frédéric-Guillaume IV.
Palalmal.
Le Palatinat compte cinq princes du nom de Frédéric, savoir : Frédérlcl (1449-1476), FrédéricII (1644-1664), Frédéric 111 (1667-1676), Frédéric IV. (1683-1610), Frédéric V (1610-1632). Le seul qui
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ait joué un r61» important est Frédéric V,qui é(>ousa en 1618 Elisabeth, fille de Jacques I, roi d'Angleterre. A la sollicitation de celle princeaac, il se mit à la tl'j da paru protestant en Allemagne, et accepta la couronne de Bohème que lui offrirent les haWtanta de ce pays, révoltés contre l'empereur Ferdinand II, leur roi légitime: ce prinee t'était rendu odieux aux dissidents de la Bohême en violant leurs privilège*. Frédéric V entra» l'rasrue 9* 1619, mais il en fut chassé desl'anuée suiv.par l'armée impériale,»* M vit dépouillé de ses États. Il m. à ftlayeuce eu 1632. Saxt , etc.
rnéDÉR i oatc usi e . d abord éleeteor, puis roi da Saxe, succéda en 1763 à son père, Frédéric-Christian, et refusa en 1791 le troue de Pologne qui lui était offert. Pendant lee guerres de la révolution, il resta neutre autant qn il le put ; aussi Napoléon érigea-t-il son duché eu royaume (1806), et augmenta-l-il ses états du grand-duché de Varsovie, il fut un des plus fidèles alliés de Napoléon dans ses guerres contre la Prusse et la Russie. Pour le punir da sa fidélité, la* alliés lui enlevèrent en 181& le duché de Varsovie et une partie da ses étais héréditaires; ea fut à grand' peine qu'il put conserver son trône. 11 mourut en 1827, regretté de ses sujet*. — Pour las autres Frédérics de Saxe. Voy. saxe. FRÉDÉaiC-AUCUSTK, rois de Pologne. Voy. AU- II et lil.
le Wurtemberg. Voy. wurtem bkrc .
Sic île et Naplu.
i oaracon, roi de Sicile, fut d'abord chargé do gouvernement de cette tle par son frère Jacques lorsque celui-ri alla en 1291 prendre possession du royaume d Aragon, qui lui était dévolu après la mort d'Alphonse. Jacques ayant ensuite traiU de la Sieile aveo les Français, déjà
i de Nanlcs.
le pape ordonna en 12U6 à Frédéric de livrer la Sicile a la maison d'Anjou ; mais es jeune prinee refusa d obéir, et les Siciliens le proclamèrent roi en 1296. Après avoir lutté avee avantage contre les forces réunies de la France, de N api es et de l' Aragon, Frédéric obtint la paix en 1302, à condition qu'il épouserait Eléonore, 3* fille de Charles II, roi de Naples, et qu'il renoncerait au titre de roi de Sieile pour prendre celui de roi de Trinacrie. Frédéric mourut en 1337, après an règne glorieux de 41 ans.
Frédéric il n aragon, surnommé U Simple, roi de Sieile, petit-fils do précédent, succéda en 1355 à Louis, son frère ainé: perdit en 1356 Messine et Palerme, que lui. enleva Jeanne, reine de Naples, et ne recouvra ees deux villes que neuf ans après. Il fit la paix avee Jeanne en 1372, et s'engagea à lui payer tribut. Il mourut en 1377.
Frédéric d'ara eno, mi de Naples, succéda en 1496 à son neveu Ferdinand II : mais à peine étaitil assis sur le trAne qu'il se vit enlever son rmaume parles armes de Louis XII etla perfidie de Ferdinand, roi d'Aragon etdeCaMille, son parent, qui se partagèrent ses états. Louis XII lui donna en dédommagement le duché d Anjou avec 30,000 dueat*. Il mourut en France l'an 1504. Après lui le royaume de Nantes fut réuni à l'Espagne.
FRKDERICKSHALD, auparavant Haïtien, villede ttorwégc(Aggerhuu>), à 35 kil. S.E.de Christiania, sur le golfe de Swinesund et près des frontières de la Suède : 4.000 hab. Port (bon jadis), ehâteaufort. Commerce de planches. Les Suédois y soutinrent un siège en 1065: Charles XII fut tué devant cette place en l'assiéeennl à son tour en 1718.
FRKDKHICKSHAMN villede la Russie d'Europe (Finlande), a 80 kil. S. 0. de Viborg; 2,700 hab. Port. On en exporte du goudron, du chanvre, du bois de construction. Traité conclu en 1809, par lequel la Suède cé<la à la Russie la lotalilé de la Finlande. FREDERIÇKSAVN.auiref. Fladstrand, v. et port
C'est là qu'on s embarque ordinair. pour laNonvé-e FREDERICIA Voy. nmwaak.
FREDKR ICKSTAD, ville de l'île de Sainte-Croix (une des Antilles), sur la cote: 1,200 hab. Fort.
FREDKRICKSTADT, ville du Danemark (Sleswig), à 33 kil. S. 0. de Sleswig: 2,500 hab. Lainages, amidon, vernis. Elle fut fondée en 1621 par des Hollandais de la secte d'Arminius qui émigrèrent par suite des dérisions du svnnde de Dordrechl FREDER1CKT0WN ou SAINT-ANN , ville de l'Amérique du Nord, et capitale du Nouv.-I «ni (Possessions Anglaises), résidence du nement, par 69* S long. 0., 45* 55' laU N.
frédéricrtown, ville des Etats-Unis (Maryland), à 70 kil. N. 0. de Baltimore : 3,700 hab.
FREETOWN, e'eeU-à-dlre vill* libre, ville da la Guinée septent., sur la Sierra-Leone, près de son embouchure dans l'Océan, par 14* 22' long. 0., 8* 32' lat. N. Ch.-l. de la colonie anglaise de Sierra- Leone; 6,000 hab. Eglise, théâtre, easeroea; écoles mutuelle* pour les nègres.
FREG ELLES, Freytlla, auj. Ceprone ou Ponucorvo, ville du Latium, chei les VoJsquee, à 10. d'Anagnia, fut soumise par les Romains dans la guerre contre les Volsques (495-376 av. J.-C.) ; se révolta, mais fut reprise en 329 et 314; reçut une colonie romaine en 329, et fut enfin détruite de fond en comble parOpimius en 125, après une insurrection tentée contre Rome en faveur de la cause italique.
FRECKNAL DE LA SIERRA, Neriobnga ? en laUn, ville d'Espagne (Sévilla), à 16 ail. S. E. do Xerei-dc-los-Caballeros : 5,200 hab.
FRÊGOSE ou FREGOSO, illustre famille de Gênes, d'origine plébéienne, embrassa le parti gibelin, si fut longtemps en lutte avec la famille des Adorni. Le premier personnage de cette maison qui figure dans l'histoire est Dominique Frégose, élu doge en 1371. après îsexpulsion de Gabriel Adorno, à laquelle il avait puissamment contribué. U fut lui-même déposé en 1378, à la suite d'une révolte excitée par Antoine Adorno et Nicolas Guarco. — Jacques Frégose, fils de Dominique, fut nommé doge en 1390 après l'abdication d" Antoine Adorno. mais fut forcé dès l'année suivante de céder la place à Antoine Adorno ruflme, qui se repentait de l'avoir abandonnée. — Thomas Frégose, fils du précédent, fut élu doge en 1415, et abdiqua en 1421, lors du siège de Gènes par Carmagnole, général de Philippe-Marie, due de Milan, auquel les Génois voulaient, contre son avis, se soumettre. En 1435 il fut de nouveau nommé doge, tnais déposé en 1442 à la suite d'une conjuration de Jean-Antoine de Fiesque. — Après quelques révolutions, Jean Frégose. puis Louis Frégose Turent doges (1447-1450). Le dernier fut déposé en 1450, et Pierre Frégose, neveu de Thomas, lui «uccéda. En 1458 Pierre persuada aux Génois de se soumettre à Charles VII, roi de France,- mais en 1 459 il essaya de chasser les Français de Gènes qu'ils occupaient, et périt dans celle tentative. — Paul Frégose était d abord archevêque de Gènes ; Il continua les projeta de Pierre, contribua à l'expulsion des Français, et fut élu doge en 1483: mais il fut peu après obligé de se retirer devant les troupes da François Sforce, due de Milan, à qui Louis XI avait cédé ses droits sur Gênes. — Baptiste Frégose, neveu du précédent, fut élu doge en 1478, et chassé en 1483 par son oncle, devenu cardinal, qui , au bout de quelques années de pouvoir, remit Gênes au duc de Milan. — Oetavien Frégose, reconnu doge en 1514, traita en 1515 aveo François 1, et resta gouverneur de Gênes. En 1522 il fut obligé de se rendre au marquis de Peseaire, général de l'Empire, et mourut quelques mois après. H avait montré dans son gouvernement de la saResse et de l'équité. - En 1528 la famille des riogose fut in-
(Jutkndj, à 60 kil. N. E. d'Aalbôrg. [ corporéa par André Doria dans celle des Fornari,