FRIS
fRIS
dionale de l'empire d'Autriche, sur l'Adriatique, I divisait en deux parties : le Frioul autrichien , à VB., ch.-l. Trieate; et le Frioul vénitien, à 10., ch.-l. Udlne.— Le Frioul formait jadis un duché (créé par les Lombards) ; il fut érigé en marche au commencement du ix* siècle en faveur d'Eberhard, père de Bérenger, empereur, et roi d Italie, pour opposer une digue aux incursions des Slaves. Au !• tiède, cette marche devint la propriété des patriarches d'Aquiléo. Ceux-ci le cédèrent à Venise en 1420: mais au xvr siècle, l'Autriche en conquit une partie: on commença dès lors à distinguer le Frioul autrichien et le Frioul vénitien : ce dernier fut cédé à l'Autriche par le traité de Campo-Formio, 1797; mais en 1806 tout le Frioul fut réuni an royaume d Italie. En 1814, ce pays fut rendu à l'Autriche ; mais le nom de Frioul ne reparut plus: le Frioul vénitien forma la délégation d'Udine, dans lé roy. Lombard- Vénitien : et le Frioul autrichien, aompris dans le roy. dlllvrie, forma le cercle de Trie*, te et eelui de Goritx.
FRIOUL (due de). Voy. duboc.
FRISCH (Jean-Léonard), savant allemand, né à Sulxbach en 1666, était ministre protestant ; il passa la première moitié de sa vie à voyager en Allemagne, en France, en Suisse, en Italie, en Hollande, en Turquie, etc.; se tlxa vers 17O0 a Berlin, y enseigna la langue russe à Leibnitz; fut reçu membre de l'Académie de Berlin en 1706, y fut chargé en 1711 de diriger la classe historico-philologieo-germanique, et mourut a Berlin en 1743. Frisch a laissé un grand nombre d'ouvrages : Dictionnaire allemandlatin, Berlin, 1711, in-4 ; Nouveau Dictionnaire des passagers, français-allemand et allemand-français, Leips., 1712 : Programma de origine characteris slavonici, vulgodicticïrtUict,ïier\in, 1T27; Description des insectes de t Allemagne, Berlin, 1730-1738 ; Description des oiseaux de l'Allemagne, 173&-176S, m-fol. — Son flls, Josse-Léopold Frisch, ministre protestant à Grtinberg, a laissé de boni ouvrages sur l'histoire naturelle.
FRISCH E-HAFF et FRISCH E-NEHRUNG , dans les Etats prussiens (Prusse), sur le bord de la mer Baltique. Le Frische-Hau* est une lagune longue et étroite (95 kil. mr 20), unie à la mer par un goulet et recevant la Pregel, la Passargn et un bras de la V is t nie.— Le Frische-Nebrung est la langue de terre comprise entre le Haû* et la mer: 88 kil. sur 10.
FR1SCHLIN (Nicodème), Frischtinus, philologue allemand, né en 1&47 dans le duché de Wurtemberg, fut à 20 ans professeur de belles-lettres à Tubingen : reçut de l'empereur Rodolphe la couronne poétique avec le titre de chevalier, et Tut fait jomte palatin quelques années plus tard pour avoir composé trois panégvriqBes des empereurs de la maison d'Autriche. Des envieux le firent chasser deux fois de Tubingen : il se retira à Mayence, d'où il écrivit au duc de Wurtemberg, un de ses anciens protecteurs, une lettre pressante pour obtenir des secours; n'ayant rien obtenu, il s'emporta au point d'insulter le prince. H fut aussitôt arrêté, conduit au château de Wurtemberg, puis enfermé dans la forteresse d'Aurach ; il tenta de s'échapper par la fenêtre de sa prison , mais il tomba sur des rochers, et y périt, en 1S90. On a de lui entre autres ouvragée : Comardue V et tragatdiee II, Strasbourg, 1485, i d-8 , et 1 60-1 , in-8 ; De astronomicœ artis eum doctrina cœlesti et naturali philosophia congruentia, libri V, Francfort. lûtfb ; Facettât setectiores, 1603 ; Oralionés set., 1605 et 1618. Tous ses ouvr. scutà 17/u/ex. FRISE. On désigne actuellement scus ce nom s !• La misa proprement dite, Friesland, ou Vriesktnd en hollandais, une des prov. du roy. de Hollande, bornée à I L. par «elles de Gruminguo et de N. et au N. O. par la mer du Nord, au
dertée: 6S kil. sur 60 : 200,500 hab. Ch.-l., ^ccuwarden: trois arrondissements: Leeuwarden, Heereneen, Sneek. Sol plat, bas (souvent plus bas que la mer); beaucoup de lacs et de petits «anaux ; bruyères, pâturages. Un, chanvre, froment, navette. Toiles, les plus belles de l'Europe, genièvre, bière, etc. — La rrise fut longtemps députée par ies comtes de Hollande et les ducs de Saxe, ju»qu'en 1498, époqueà laq. l'empereur Maximilicn nomma Albert, duc de Saxe, gouverneur perpétuel de la Frise. Les Frisons se révoltèrent sous son successeur et te donnèrent à Charles, duc de GueMre. Celui-ci céda la Frite en 1515 à Charles-Ouint ; mais en 1679 la Frise entra dans l'union d'utrecht, et depuis elle suivit le tort des Provinoes-Uniee.
2» La frise orientale ou OSTFRISE , dite aussi gouvernement d'Aurich , provinee du royaume de Hanovre, entre la Hollande à 10., le grand-duché d'Oldenbourg à l'E., la mer du Nord au N., et le gouvernement d Osnabruck au S. : 80 kil . sur 65; 130,000 hab. Ch.-L, Aurlch. Pays plat ; toi marécageux et argileux, fertile au S.; grains, légumes, colza et lin. On y élève beaucoup de chevaux et de bêtes à cornes. La pêche y est très active. — La Frise orientale fut gouvernée par des comtes particuliers jusqu'en 1744. A cette époque elle passa tout la domination de la Prusse. Napoléon la réunit au royaume de Hollande, et ensuite à la France, dont elle forma alors ledép. de l'Ems-Oriental. En 1814 elle fut rendue à la Prusse qui la céda au Hanovre.
Le nom de Frise a souvent changé de lignification. Primitivement ce nom désignait tout le ayt situé le long de la mer depuis la Meute jusqu'au Weser, pays divisé en Westfriesen (Frise occidentale), « étendant de l'embouchure de la Meuse au Vliet : et Ostfriesen (Frite orientale), du Vliet au Weter. Dan* la suite le nom de Frise fut restreint à l'espace comprit entre le ruisseau de Kinhem près d'Alkmaar à 10. et le Weser à l'E. Plus tard, la Fnse fut encore diminuée : 1* de la Hollande septentrionale, qui fut jointe au comté de HolL (mérid.) ; 2» du pays de Grœningue depuis le Lauwer jusqu'à l'Emt ; la Frise se trouva alort divisée en 2 parties non continues, nomméet Frise orientale ou Ottfrisc, à l'E. de l'Emt ; et Frite occidentale ou Frise propre, à l'O. du Lauwer. — La Frite ne fut entamée que faiblement par Iea Romaint, qui toutefois y firent passer leur Vallum Romanum ; elle fut la demeure principale des Francs Saliens, c'ett-a-dire de la Sala (1* Yssel actuel), et se trouva indépendante sous les premiers Mérovingiens ; mais vert la fin du \r tiècle elle fut soumise par l'Austrasie, et, bien que souvent en révolte, devint une annexe de celte monarchie ; elle fut ensuite comprise dans l'empire de Charlemagne, puis dans le royaume de Germanie; fut assignée pour demeure au pirate northman Gollfried en 8S2, et devint ainsi une première Normandie (antérieure de 30 ans à ta seconde); forma, à la chute det Carlovingiena germains, en 91 1, un det 6 grands-duchés de l'Empire, mais ne prit que peu de part aux affaires générales et fut insensiblement divisée en comtés, teigneuriet et petites républiques. (Voy. hollande, Zélande, utrecbt, crœnincue, frisons, et ci-dessuj
FRISE PROPRE et FRISE ORIENTALE.) FRIS! US (GEMMA, dit). Voy. GEMMA.
FRISONS, Frisii, peuplade germanique fort ancienne, habitait entre le Rhin, la mer du Nord et l'Emt; Ht avaient au S. 0. les Batavea, au S. les
Bruclèret et les Marscs qui plus tard turent remplacés par les Angrivariens et ieaj/.hamavet ; àJ*E.JjM
Vile
Glauques. On pente que
primitivement Vile det Bataves et qu Ils en furent
ont avaient habité en
chassés au temps de César. Drusua et Germanlcut lot soumirent et conclurent même une alliance arec eux ; mais bientôt ces peuplée te révoltèrent et sous
S. par la province d Over-Yesel, au S. 0. par le Zuy- le règne de .Néron ils délirent quelque* légions ro-
FROI
FRON
m-.inrs. Au iv« siècle on les voit compris dans la confédération des Saxons. Au vi« siècle les conquCtes des Austrasicns les refoulèrent au nord. FKI1H of i ul . il,— <,t ci-ïde, etc. r. roatM, clyde . FRITZ , abréviation usitée chez les Allemands pour Frédéric. Xuy. FRÉDÉRIC
FRIZLAR, ville de la liesse électorale, à 24 Ul. 8. 0. de Cassel : 2,300 hab. Fabrique de tabac.
FROBEN, Frobeniut (Jean), célèbre imprimeur, oé dans la dernière moitié du xv* siècle à nermclbourg en Franouni •, vint en 1491 s'établir à Baie et mourut dans celte ville en 1527. Il fut particulièrement lié avec Erasme. On lui doit l'impression des œuvre* de tainl Jérôme, saint Cyprien , Tertullien, taint Hilatre, saint Ambroise. Il a\ ait commencé à publier les Pères grec»; ses deux Dis, Jérôme et Jean, continuèrent celle entreprise, et publièrent taint Chrysostôme et taint Battle, etc. On lui doit aussi taint Augustin, les GEuvret d'Erasme, etc. — George- Louis Froben, de la môme famille, né en 15C6, mort en 1645, a donné Penu Tullianum tive indice* copiosissimi in Ciceronem, Hambourg, 1618.
FR0B1SHER (sir Martin), célèbre navigateur anglais du xvi* siècle , né à Doncaster dans le comté d'York, entreprit trois voyages pour trouver au N.O. de l'Europe un passage qui conduisit en Chine (1576- 78), et forma dans ce but une compagnie qui lui fournit des vaisseaux et de l'argent ; mais il n obtint aucun succès. 11 fit plus tard partie des troupes envoyées par Elisabeth au secours de Henri IV, et périt en attaquant le fort de Crovtan près de Brest, qui était
occupé par les Ligueurs. La relation de son vovage se trouve dans la recueil d'Hackluyt (tome 111), et a été traduite en français dans le recueil "
Nord.
FRODOART, chroniqueur. Voy. ïtodoart.
FRODSHAM, vllie .1 Angleterre (Chester), à I Hil. N. E. de Chcsler; 5,500 hab. Marché; grande cultare de pommes de terre.
FROELlCH (Erasme). Jésuite allemand et savant numismate, né l'an 1700 à Graetx en Styric. mort à Vienne en 1758, était bibliothécaire du collège rhéréaien, professeur d'histoire et d'archéologie à Vienne. 11 a publié de 1733 à 1757 plusieurs ouvrages importants sur les médailles et monnaies des rois et des villes grecques, romaines et asiatiques, entre autres : Vtititat rei nummariae veterit. Vienne, 1733, in-8 ; Annale* compendiarii regum et rerum Synae, nummi* veteribut illustrati, deducti ab obitu Alexandri Magni ad Cn. PompeU in Syriam adventum, Vienne, 1744, In-fol. ; Regum veterum numismata anecdota, aul perrara, no ut illutlrala, 1752, tiid.,ln-4.
FROI LA 1, régna de 757 à 768 sur Oviédo, les Asturies et Léon, et défendit vaillamment ses états contre les Maures. Il fut assassiné en 768 par son frère Aurèle, qui vengea ainsi le meurtre d'un autre frère que YroTla avait fait périr par jalousie. — Frolla II, roi de Léon, succéda en 923 à son frère Ordogno, dont il avait tous les vices, mais non les
!;rande* qualités. Ses cruautés ayant poussé ses suets à bout, ils le chassèrent du trône au bout de peu de mois. Frolla mourut de la lèpre en 924.
FROISSA RT (Jean), chroniqueur et po€te français, né à Valendennes en 1333, mort vers 1410, embrasse l'état ecclésiastique, mais sans en remplir les fonctions, et passa sa vie dans les plaisirs, à la cour des princes et des grands, recueillant de leur bouche des récits qu'il s'empressait de consigner daus ses écrits, ou charmant leurs loisirs par la lecture de ses chroniques et de ses poésies. 11 mena une vie fort errante, parcourut la France, la Flandre, l'Angleterre, l'Ecosse, et s'attacha successivement à la rciuc d'Angleterre, Philippine de Hainaut, femme d'Edouard 1U, au prince Noir, au duc de Brabant, Veoceslu, et au comte de Foix, Gaston
Phœbus. Le grand ouvrage deFroissart, «a Chronique de France, d Angleterre, d'Ecosse et a'Espagnt
ide 1326 à 1400), a été Imprimé pour la premiers bis à Paris vers 1498 en 4 vol. in-rol. M. Dacier en préparait une édition qu'il n'a pas achevée. L'édition la plus récente et la meilleure est celle dt M. Buchon , dans la Collection det Chronique*, 15 vol. in-8, 1824 et années suivantes. Cette chronique n'est qu'une suite de récits où il ne règnt pas grand ordre, et qui offre beaucoup d'incorrections et de négligences ; mais on y trouve une grâce et une naïveté qui charment. Froissart avxit aussi composé un grand nombre de poésies, dont Buchon a publié un choix, Paris, 1829, in-8. Valcicieun.es lui a récemment érigé un monument I - .'•: .
FR01SSY, ch.-!. de eant (Oise), à 26 Ul. N. 0. de Clertnonl ; 800 hab.
FROME ou FROME-SELWOOD, ville d Angleterre (Somerset), à 31 kil. S. fc. de Bristol, sur la Frome et dans l'ancienne forêt de Selwood ; 12,000 hab. Draps, easimirs. Assex belle église.
FROMOND ou FROMONT (Libert), Fromundu*, docteur en théologie, né l'an 1587 à lîacloèr-sur- Meuse, enseigna d'abord la philosophie à l'université de Louvain, puis remplaça son ami Jansénius dans la place dt? professeur d' Ecriture sainte à cette même université. Il est un de ceux à qui le fameui évèque d'Ypres Jansénius légua le soin de faire imprimer son Augwttinu*. Fromont mourut à Louvain en 1653, laissant un grand nombre d'ouvrages, entre autres : Drevis anatomia hominit, Louvain, 1641, in-4 (mis à VIndex); In Actus Apostolorum commentant, Paris, 1670; Chrysipput, tive de libero arbitrio, 1644: Uomologia Augustini Htpponensis et Augustin Yprenti* (id ctl Janteniï), etc. Il a écrit aussi de savants commentaires sur Sénèquc.
fromond (Jean-Claude), religieux camaldule, né à Crémone en 1703, enseigna la philosophie à l'université de Pise, et mourut en 1765. Il étudia les mathématiques pures, la physique, la chimie, l'histoire naturelle, et fit faire quelques progrès à toutes les parties de la science. Il découvrit que la contraction du coeur est le résultat d'une force physi-
Ïue, opinion qui fut contestée alors, mais dont ialler a prouvé depuis la vérité. Il était correspondant de 1 Académie des Sciences de Paris et membre de presque toutes celles d'Italie. Les plus remarquables de ses ouvrages sont : Nova et gênera' lit introductio ad philosophiam, Venise, 1748, in-8 ; Délia Jluidità de' corpi, Livourne, 1754; Examen in prercipua mechanicat prïncipia, Pise, 1759.
FRONDE (guerre de la). On nomme ainsi une guerre civile qui eut lieu en France pendant la minorité de Louis XIV (1648-1653) entre le parti de la cour (c.-4-d . la régente Anne d'Autriche et Maxarin, son principal ministre] et le parti de la noblesse et du parlement. Déjà depuis longtemps la faveur Insigne dont Msxarin était l'objet, le désordre des finances, la création de plusieurs Impôts vexatoires avaient Irrité soit les grands, soit le peuple, et avaient excité plusieurs collisions avec la cour;
mais ce n'est qu'en 1648 que la guerre vertement. Le parlement venait de rendre un arrêt célèbre, Y arrêt d'union, par lequel il s'engageait à se réunir au grand-conseil, à la cour des comptes et à la cour des aides, pour délibérer su r les affaires d'état, et se constituait ainsi en corps politique. Maiarln fait décl arcr cet arrêt atten tatoi re au x d roi ts de la roy au té. et sur la résistance du parlement, il ordonne l'arrestation de deux des membres les plus factieux de ce corps, le président de Blancménil et le conseiller Broussel. Le peuple de Paris se soulève, dresse des barricade* dans les rues, et force la régente à relâcher les prisonniers. Celle-ci se retire alors i St-Germain, et fait pendant plusieurs mois assiéger Paris par le prince de Condf, qui s'était déclaré pour elle. A la tête du
FRUjU
, ««««^ ml reçut le nom de la Fronde, étaient ; ml dam V expédition d'A^rtcola en Bretagne (7«j. Il parti oppo«e, 4«> » \ . l'Hindi (depuis far- ! rente de lai deui ouvrages principaux : Strataycme»
SSR& fîi SSSJS ûlK*« 2 Condé, rfeo«srre, imprimé, dan» les VrUs de re S,mH îln*1 d? f*^' T.,?Iln, un moment le. due* scriptores, Wesel, 1670, in-8. et plusieurs IWll«>aré>
ÏS'^ortdîÏÏS mCnt' Leyde" «731. in^.LeJick, 1772, in-8,.vre
ieBeaufort,d.l^ttocnepuc.uiu.v; .„.n-1M.,| note. induit, en franeai.. Pari». 1772. in-8: De
ïo£m ïîeonrlu kRuell le 1 1 mars 1 649. «JPgf"
foi. Condé. mécontent de la.cour, «était Joln taux Frondeur,; il fut arrêté par surprise avec wn ti et Longue ville ( 1 8 janvier 1 G60) . et fut enfermé à \ ineennea. Saslon d'Orléans, frère du dernier ro , se "HJ^J la tête des méeonlents; I Insurrect «o n gag n a le* province, et devint bientôt si redoutable que 1. reine se vit obligée de céder : elle rendit a liberté aux princes et sacrifia Matarin, qui se retira à A*> Cm • (1661). Mais la discorde « étant mise entre le. Eue l'insurrection, Condé et Gondi. Anne d Autriche proÛU de ce moment pour rétablir soinaulorité et rappeler Matarin (1661). fcmdé. proscrit par le parlement, quitte Pari, et Ta soulever la Guienne et le Poitou ; Turenne. au contraire, rentre dan. le devoir et oflY- *?v^T. ir^T dont il devient le ferme appui. Le 26 juin 1<^>* deux rivaux se livrent, aux porte, même, de l ari., dan. le faubourg St-Antoine . un combat sanglant, qui ne décide rien. Condé se réfugie chci ; les Kspagnols; cependant Mazarin se retire à Liège rl la reine se rapproche du eoadjuleur. Celui-ci « engage k ménager une réconciliation, fcn efiel, la régente put, peu de Jour, après (21 octobre 1662), rentrer sans obstacle dans Pari, avec le jeune roi Loui.XlV, qui venait d atteindre «a majorité. A peine ma!tres«e du pouvoir, elle fait arrêter le coadjuteur et rappelle Matarin: celui-ci. redevenu tout-puissant, fait condamner à mort par le parlement le prince de Condé (qui ne rentra en grâce qu'en 1669), exile Caston d'Orléans a Blois, s'assure des autre, chef» de la faction et met ainai Ûn à la guerre civile (1663). La Fronde eut cela de singulier que plusieurs femmes y jouèrent le rôle le plu. important, notamment mademoiselle de Montpensier, fille de Gaston et nièce de Louis XIII; la duchesse de Monlbazon. maîtresse du due de Beaufort, et ta duchesse de Longuevillo qui égara Turenne ; en outre tout s'y faisait avec une frivolité et une gaieté sans exemples, et qui rendirent cette guerre plus ridicule que sérieuse. L Histoire ne «a >rona< a eie écrite par M. le comte de Sainte-Anlaire, Paris, 1841,2 vol. In-8. — Mont- |lat donne du nom de Fronde une explication eurieuse. « 11 v avait, dit— 11. dans les fossés de Paris, one troupe de Jeunes gens qui se battaient à coups de Pierre avec des frondes. Le parlement rendit un ■rrêt pour dérendre cet exercice : et un jour qu'on opinait, un président parlant selon le désir de la eour, son fils, qui était conseiller, dit : • Quand ce • sera mon tour, je fronderai bien l'opinion de mon « père. • Depuis, on nomma ceux qui étaient contre la cour frondeur». » . .
FRONSAC, Franeiacun, eh.-l. decant. (Gironde), k 2 kil. N. O. de Libourne : 600 hab. — C'était autrefois le titre d'un duché considérable créé par Henri IV pour le comte de St-Paul, de la maison d'Orléans-Longueville , et qui passa ensuite dans celle de Richelieu. L'aîné des Richelieu portait le nom de duc de Fronsac du vivant de son père.
FRONTK1RA. ville de Portugal (Alentéjo), k 49 Ul. N. O. d'Elva»; 2,.fi00 hab. Sehomberg, commandant les Portugais, y I»attit les Espagnols. 1663.
kil.
ville remarquable. Aux environ», eaux minérales Vins muscats renommés.
FRONTIN, Sextus Juliut Frontinus, écrivain latin, né vers l'an 40 de J.-C., mort vers l'an 106. cia, 1782.
notes, traduits en français, Paris, 1772, in-8 : De aqutrduclibus urbit Romœ, Padoue, 1722, in-4, Allon.i, 1792, in-8, avec notes de J. Poleni ; trad enfr.par M. Rondelet avec une notice sur Fronlin, 1320, in-4, et atlas. Ces 2 ouvr. sont réunis dans l*éd. de Bologne, 1094. in-f., ainsi que dans la collection Panekoueke, avecunetrad.franç.parM.Ch.Bailly,l8i9. Blumot Lichmann ont publié de I li à Berlin, en 1853, un livre Tif timitihu* (dans les Agrimensores romani).
FRONTON , ch.-l. de eant. (H .-Garonne) , à 26 kil. N. de Toulouse; 2,200 hab.
FRONTON, M. Cornélius Fronto, orateur latin du ir slècle.est égalé par Aulu-Gelle àCicéron. Il eut pour élève Marc- Aurèle qui lui conserva toujours une vive reconnaissance rt le nomma consul (161 de J.-C.). On lui attribue un traité De vocabulorum differentiis, Vienne, 1609, Milan, 1815.M. AngeloMai a retrouvé dans les palimpsestes des fragments de rronton, et a publié à Rome en 1828 une correspondance de cet écrivain avec Mare-Aurèle. Ces lettres ont été traduHcs en français et pabllées avec le texte en regard sous le titre de Lettres inédites de Marc- Aurtte et de Fronton, par A. Cassan, 1830, 2 roi. in-8. Elles n'ont point Justifié le Jugement porté sur cet auteur par les anciens. — Il ne faut pas le confondre avec un autre Fronton, d'Emèse, oncle du célèbre Longln.
FROS1NONE, Frusino, Tlllede 1 Etat ecclésiastique, ch.-l. de délégation, sur la Cosa, à 76 kil. S. E. de Rome ; 6,000 hab. Bon vin.— La délégation de Froslnone est située sur la Méditerranée, k 10. et au N. O. du roy. de Naples; 164.000 hab. C'est là que se trouvent les fameux Marais Pontins.
FROS0L0NE, Tille du roy. de Naples (Sannio}, à 18 kil. E. d'Isernla; 3,900 hab. Coutellerie.
FROSSAY, village du dép. de la Loire-Infér., k 2 kil. S. E. de Paimbœuf ; 2.700 hab.
FRUCTIDOR (dix-hoit). On nomme ainsi un fameux coup d'état exécuté le 18 fructidor an t (4 septembre 1797), par la majorité du Directoire, composée de Barras. Laréveillère-Lepaux et Rewbell, contre les deux autre* directeurs, Barthélémy et Carnol, et contre ceux des membres du Conseil des Cinq-Cents et du Conseil des Anelensqu'onaecusaitd'etre favorables à la royauté. Les résultats de cette révolution furent la condamnation kla déportation des deux directeurs, de onze membres du Conseil des Anciens, et de quarante-deux membres du Conseil des Cinq-Cents.
FRUGES. ch.-l. de canton (Pas-de-Calais), k 26 kil. N. E. de Montreuil ; 3,200 hab. Draps communs, bas.
FRUGONI (Charles-Innocent), poète Italien, né k Gènes en 1692. mort à Parme en 1768. était entré dans la congrégation des Frères Somasques : mais, dégoûté d'un état pour lequel il n'avait nulle vocation, il obtint en 1733 du pape Clément XII la permission de se séculariser. Après avoir professé 1» rhétorique avec succès k Brescia, k Rome, k Cènes, k Bologne, il fut, par le crédit du cardinal Bentivogllo, admis k la cour du due de Parme. François Farnèse. Il sulrit la fortune de ce duché, sujet de tant de querelles et de combats au xtiii» siècle, et ter-
e kla cour de l infantdoo ou
. épttres", des satires, et u ïom-
bre de pièces de circonstance pour
riages, victoires, etc.: ses Poésies forment 9 vol. in-8, Parme, 1779; on an a fait un choix en 4 vol., Bres-
andant les Portugais, y t«ttit les Espagnols, 1663. mina heureusement sa vie kla eour de l'Infant don
FRONTIGNAN, ch.-l. de cant. (Hérault), k 20 Philippe. Il a composé des sonnets, des odes ou
1. S. O. de Montpellier; 1.800 hab. Hotel-de- canzoni, des épttres, des satires, et un grand nom-
■■ i.i. a... „„,!..,..,. ..,.<. minorai»* i... , i.w. .i. xi^nniiinco nour naissances, ma-
lin, ne vers i an su ue j.-v.., mon *ers i au n«>. cia, uo*.
rut préteur de la ville, trois fois consul, et corn- FRUMENCE (saint), Frumentius , apôtre de 1 manda les armées romaines en qualité df procon- thiopie au iv siècle, né k Tyr, fut élevé par m
iero*
FUEG
FUES
plu, ton parent, négociant qui trait des relation'
lointaine»; fut conduit par lui en Abystinie, obtint l'affection du roi de ce pays, et «en aervit pour y faire connaître la religion catholique. Il fit en .1.11 un voyage en Egypte, reçut l'épiseopat des maint de saint Athanase, patriarche d'Alexandrie, retourna près de se* néophytes et continua usqu'à ta mort iSCOl à gouverner *on église. On Ihon. le 27 octobre.
FRUTlCLN, bourg de Suisse (Berne), à 17 kil. S. deThun; 3,700 hab. Près de là est le château de Tellenburg.
1 Ta ou PHTHA, divinité égyptienne, la seconde des trois Khamélis (Knef , Fia, Fré); c'est le feu, créateur, producteur, viviQeateur. 11 est rerxésenté sons des formes diverses ; le plus souvent on ce voit enfermé dans une sorte de chapelle, comme dans l'o>uf du monde. Il affecte toujours des formes bicarrés. Ordinairement sa tête est celle d'un épervier ou d'un scarabée.
FUALDËS (Antoine-Bernardin), ancien procu reur du roi, né en 17C1 dans le Rouergue, devint le 19 mars 1817 la victime d'un assassinat accom pagné de circonstances atroces et dont les auteurs restèrent quelque temps inconnus. La police ayant, après d'activés recherches, découvert les coupables, leur procès fut instruit devant les tribunaux de Rhodes et d'Alby. Les débals de cette cause célèbre fixèrent assez longtemps l'attention générale. Bastide •t Jausion furent reconnus pour être les principaux auteurs du crime ; ils y avaient été poussés par le désir de se dispenser de payer une somme de 26,000 francs qu ils devaient à Fualdèe. Ut furent condamnés à mort. On trouve les détails de ce proeès dans l'ouvrage Intitulé : Uitioirt et procès det attattint de M. Fuatdit, par U Sténographe fronçait (M. Latouche). Paris, 1818. 2 vol. in-8.
FUCHS (Léonard), médecin et botaniste allemand, né l'an 1 SOI à Wembdingen en Bavière, mort en 1666, fut professeur de médecine à lngolstadt et à Tubingue. II t laissé un grand nombre d'ouvrages en latin sur la médecine et sur U botanique, qui ont puissamment contribué à la renaissance de ces deux scienees. Les plus remarquables sont: Inttitutiorut medicm md Uippocraiit, Galeni aliorumque veterum tcripia reçu mulUgenda, Tubingue, 1GG6, in-8 ; Paradoxorum nudicorum libri tret, etc., Bàle, 1636, in-fol.; De huioria ttirpium commemarii, etc.. Bile, 1642, in-fol., ûg. Ce dernier est le plus important de ses ouvrages. On l'a souvent imprimé, et il a été traduit dans plusieurs langues, notamment en français par Eloi Magnan, 1619. Fuchseut le mérite de combattre la fâcheuse influence des médecins arabes et de ramener ses contemporains à l'étude des observateurs grecs : il rencontra de nombreux adversaires, entre autres J. Cornarius, qui écrivit contre lui Vulpecuta txeoriata (le Henard éeorché) , faisant allusion au nom de Pucht, qui veut dire renard. — U ne faut pas confondre Léonard Fuchs avec Remacle Fuchs, dit Remacle de Limbourg, médecin et naturaliste, né à Limbourg vers 1620, mort à Liège en 1687, auteur de plusieurs ouvrages, dont les plot importants sont : Hittoria omnium aquarum quœ in commun* hodie praciicaniium tunl utu, ei recté dtttillandi ratio, Paris, 1642, in-8 ; Pharmacorum omnium quœ in commuai tunl practicantium utu tabulas, Paris, 1646, in-8 ; — ni avec Gilbert Fuchs, frère du précédent, médecin de Liège, né à Limbourg en 1604, mort à Liège en 1607 , auteur de : Conciliatio Avicennœ cum Hippocraie et Galcno, Lyon, 1641 , in-4 : Gerocomica, hoc eti tenu rite educandi modut et ratio, Cologue, 1646, u.-S.
FUCIN (lac). Furinut lacus. auj. lac de Celano, en Italie, clici les Hartet, était sujet a de fréquent* débordements. César et Claude tentèrent en vain de le dessécher. Le roi de Naples varéusM en 1867. Fl'LGO, uue des lies du Càp-Vcit. Voy. FOGO.
FUENCARRAL, ville d'Espagne (Madrid), à8kil. N. de Madrid; 1,900 hab. Vin muscat exquis.
FUENTE (c'est-à-dire fontaine), nom de plusieurs villes d'Espagne, dont les principales sont :
FCENTE-CAfrros, ville d'Espagne (Badajos), à 1T kil. N. 0. de Llerena; 4.800 hab. Patrie du peintre Zurbaran. Le maréchal Mortier y battit les Espagnols dans la guerre d'Espagne.
f i entf.-dfj.-m a t stho, ville d'Espagne (Badaioi), à 41 kil. S. 0. de Villa-Franca : 6,160 hab.
fcentx-el-sauco, ville d Espagne (Toro), à 26 kil. 8. E. de Zamort; 1,900 hab. Eau-dt-vie.
foen te-la-b ii.uba, ville d'E»i>agne (Valence), à 40 kil . S. 0. de San-Felipe ; 2,260 hab.
FL'EîfTE-LA-reîia, ville d'Espagne (Toro), à 42 kil. S. E. de Zamora ; 2, 100 hab. Jolie place, promenades.
FUEXTE-ovEJUNA. ville d'Espagne (Cordoue), à 60 kil. N. 0. de Cordoue ; 6,280 hab.
FUENTES, de /omet, fontaines. Ce mot entre dans la composition d'un grand nombre de i phiques. Les plus connus sont :
F (TE in es-de-don- tEMUDO, ville d'Espagne (I ria), à 19 kil. N. 0. de Paleoeia; 3,100 hab.
FitEMTEs-D K-i.A-c a ■ f a m a , ville d'Espagne (Séville), a 20 kil. 0. d'fccija; 8,900 hab.
rcENTES-DE-OMOtE (las), village d'Espagne (Salamanque), à 23 kil. 0. de Ciudad-Rodrigo;600hab. Victoire des Français sur l'armée combinée det Anglo-Kspapnols, en 1811.
rTENTKS (don Pedro-Henriquex d'azevedo, comte de), généra] espagnol, né à Valladolid en 1660, servit en Portugal sous le duc d'Albe, en Flandre sons Alexandre Farnèse, et accompagna ce prince en France, où le roi d'Espagne, proûtant des troubles de la Ligue, espérait asseoir sa domination. U te signala également par son courage à la guerre et par son talent dans les missions diplomatiques pendant les règnes de Philippe 11, de Philippe III et de Philippe IV. Il périt en 1643 i la bâtai IV de Roeroy, gagnée par le dued Enghien ; il y commandait cette fameuse infanterie espagnole qui fut si longtemps la terreur de l'Enrope. Tourmenté de la goutte, ce général octogénaire s'était fait porter en litière sur le charnu de bataille.
FCEifTES (Barthélémy ne). On a sous ce nom une curieuse relation d'un navigateur qui prend le titre d'amiral au service d'Espagne, et qui, parti de Lima en 1630 pour voyager vers le Nord, prétend avoir découvert un passade du N. 0. au N. E. de l'Amérique, pour communiquer de l'Asie avec l'Europe. Cette lettre, publiée pour la première fols à Londres en 1708, a été l'objet de vives disputes. On regarde la découverte de Fuentès comme imaginaire.
FUEROS. On désigne ainsi en Espagne les droits et privilèges particuliers de certaines provinces du Nord. L'origine de ces privilèges se perd dans les commencements de la monarchie espagnole ; ils existaient déjà au temps de la lutte des petits rois de l'Espagne septentrionale contre les Maures, et paraissent modelés sur les lois des Wisiçoths. Les provinces basques (Guipuscoa, Alava, Biscaye et Navarre) te sont montrées dans ces derniers temps fort attachées i leurs Juerot; excitées par don Car' los, elles prirent les armes en 1833, sous le prétexte de défendre cet institutions menacées par la nouvelle constitution de l'Espagne, et ne les posèrent qu'à la condition de conserver leurs privilèges intacts: la régente Marie-Christine leur en garantit en effet la conservation.
FUESSLI (prononcez Futtelî), famille de Suisse, a fourni, aux xvu* et xvm* siècles, plusieurs hommes distingués, soit dans les arts, soit dans les lettres. Les plus connus sont :
rcUSU (Jean-Gaspard), né à Zurich en 1706, mort en 1782, fils d'un peintre. R apprit de bonne heure I à manier le pinceau, et te distingua dans les genres
tULB
FULT
rlu portrait et du paysage ; mais fi est surtout connu
00 m me écrivain. On lui doit l'Histoire des meilleurs peintres de la Suisse, Zurieh, 5 vol. in-4, 17SS-1780; et un Catalogue des meilleures gravures, 1771. H était lié avec Mengs et Winckelmann : il publia du premier le Traité sur le beau et le goût en peinture, 1762, et du second les Lettres de Winekelmann, 1778. — 11 eut plusieurs enfants qui tous cultivèrent la peinture avec succès; le plus connu est Jean- Henri (qui suit).
fttessli (Jean-Henri), 2* fils de Jean-Gaspard, né à Zurich en 1738, mort à Londres en 1825. 11 étudia la théorie de l'art sous Sulxer à Berlin, se lia étroitement à Zurich avec Lavater, visita Rome où il s'enthousiasma pour Michel-Ange, puis alla en 1776 se flier en Angleterre, où il fut quelque temps précepteur dans une famille. Consacrant ses loisirs a la peinture, Il prit bientôt rang parmi les pins grands artistes de r époque; il succéda à West dans la chaire de professeur i l'Académie de Peinture, et devint directeur de cet établissement. Admirateur de Shakespeare, de Milton, de Klopstock , il porta dans la peinture le genre romantique, et eicella dans la reproduction des sentiments les plus intimes, dans les scènes effrayantes, et dans l'art de donner un corps aux idées métaphysiques ; mais on lui reproche des biiarreries qui l'empêchèrent longtemps d'être apprécié. Fuessli a prodigieusement produit; la plus grande partie de ses tableaux a été faite pour la Galerie de Shakespeare et pour la Galerie de Hilton , collections célèbres qui reproduisaient sur la toile les nombreux sujets qu offrent les œuvres de ces deux grands poètes.
fuf.ssli (Jean-Rodolphe), frère de Jean-Gaspard •t oncle du précédent, fut également habile comme peintre, comme dessinateur et comme graveur. On lui doit un grand Dictionnaire des artistes, publié à Zurich de 1763 à 1777, et qui depuis a été- considérablement augmenté.
FUGGER (famille des), riche et illustre famille de Souabe, issue d'un tisserand des environs d'Augsïwurg, qui vivait vers 1300. Cette famille acquit d'abord dans le commerce des toiles, puis dans le haut négoce, une immense fortune. Arrivée à son apogée à la On du xv* siècle , elle rendit de grands services aux empereurs d'Allemagne, notamment à Haximilien et à Charles-Quint, en leur faisant des avances considérables ; elle en obtint des titres de noblesse et s'allia aux familles les plus anciennes de
1 Allemagne. Promus aux plus hautes dignités de l'empire, les Fugger ne dédaignèrent pas pour cela le commerce. Us employèrent leurs richesses toujours croissantes à doter Augabourg, leur patrie, de monuments magnifiques et d'établissements philanthropiques. Les plus connus sont les trois frères Ulric, Jacques et Georges Fugger ; puis Raimond et Antoine, tous deux fils de Georges. — Ulric reçut an nantissement de l'empereur Maximilien , pour les avances qu'il lui avait faites, le comté de Kirchberg et la seigneurie de Weiesenhorn, qui restèrent depuis la propriété de sa famille; 11 eu cou ragea les savants et soutint les efforts de Henri Etienne lorsqu'il publiait son Trésor de la langue grecque. — Antoine et Raimond firent en grande partie les frais de l'expédition de Charles-Quint contre Alger, et obtinrent de lui le droit de battre monnaie. Antoine Fugger, recevant un jour l'empereur, brûla devant ce prince, pour le fêter dignement, tous les titres de créance qu'il avait contre lui. — 11 existe encore plusieurs branches de celte famille en Allemagne, nolammentcellede Kirchberg qui possède aujourdhui les domaines autrefois engagés par Maximilieu ; et celle des Babenhauseu, qui a été élevée au rang de priMM d'empire par 1 empereur François 11 en 1803.
FULBERT (saint), évèque de Chartres, fut élevé
puis pape), et pour protecteur le roi Robert. C'était un des plus savants hommes de son temps. Il mourut en 1029. On le fête le 10 avril. Ses Œuvres, qui contiennent des sermons, des hymnes, etc., ont été publiées en 1596 par l'api re Masson. — Un autre Fulbert, chanoine à Parla, et oncle d'Héloïee, n'est connu que par la cruelle vengeance qu'il exerça sur Al*»ard. Voy. abélard.
FULDE, Fulda, riv. d'Allemagne, naft dans le Rhœngcbirge, près de Reusbach en Bavière ; devient navigable à Hersfeld, et se joint près d'Hanœverisch-Minden à la Werra, avec laquelle elle forme le Weser. Cours, 140 kil.
FVL»E. ville d'AUemacne. dans l'électorat de He*sc-Cassel, à 112 kil. au S. de Cassel. sur la Fulde; 9,270 hab. Cathédrale, église Saint-Michel, chkleau avec jardins, gymnase et bibliothèque. Lainages, toiles, faïence, porcelaine, etc. Aux environs, beau château, dit de la Fatianderie. Abbaye célèbre, fondée en 744 par saint Bonlfaee.— Fulde a dans la dernier siècle donné son nom à un petit état qui eut d'abord le titre dévêcbé (1762-1803), puis de grand-duché (1803), et qui fait aujourd'hui
(>artie de la Hesse électorale ; il est borné au N. par e Rhœngebirge, au S. par le Vogelsbere : 60 kil. sur 17 ; 122,000 hab. La province de Fulde fut formée en 1821 de l'ancien grand-duché de Fulde, de la principauté d'Hersfeld, et du comté de Smalcalde.— L'abbaye de Fulde fut sécularisée en 1803. Son territoire passa successivement au prince de Nassau-Orange, au grand-duc de Francfort (Dalberg), appartint un instant à la Prusse ( 1 8 1 7 ) , «t fut enfin partagé entre la Hesse et la Bavière.
FULGENCE (saint), Fabius Claudia* Fulgentius, évèque de Ruspe ou Ruspina en Afrique, né ven 468 à Leptis dans la Bvracène, était intendant du domaine dans sa province, lorsque la lecture de quelques ouvrages de saint Augustin le détermina à entrer dans la vie religieuse. Après avoir fait on voyage à Rome en 600, pour visiter le tombeau des apôtres, il fnt nommé évèque de Ruspina; 11 fut exilé peu après parThraaimond, roi des Vandales, qui favorisait les Ariens. Rappelé par Hildéric, successeur de Thrasimond. Fulgence mouruten 533. Il a laissé plusieursouvragesde polémique dans lesquels il combat les Ariens, les Nestoriens, les Eulychéena, les Pélagiens, et il mérita tant par son style que par son sèle d'être surnommé l' Augustin de son siècle. Ses œuvres ont été publiées à Paris, 1 vol. in-4, Paris, 1684 et Venin, 1742, In-fol. Il a aussi laissé quelques écrits littéraires, entre autres Enarrationes allegoricce fabularum. On fete saint Fulgence le 1" janvier.
FL'LCENCE. Vou. PLANCtÀDE et GOTEsKALC.
FULHAM, bourg d'Angleterre (Middlesex) , sur la Tamise, a 9 kil. S. 0. de Londres; 17,000 hab. Beau château, à I'évêque de Londres.
FULLEBORN (Georges-Gustave), né à Glogau en 1769, exerça le» fonctions de ministre évangélique; professa I hébreu, le grec et le latin à Brcslau, et mourut en 1803, à 34 ans. Quoique enlevé si jeune, Il a laissé des travaux utiles sur la philologie et la philosophie; le plus Important est intitulé : Fragments pour thisi. de la plitlotophic, ZuUicllAU, liai. FULMINANTE (légion). !'<.»/. mllitkne.
FULRADE, abbé de Saint-Denis au vm« siècle, d'une puissante famille d'Alsace, contribua beaucoup à placer Pépin sur le trône des Mérovingiens. Chargé de missions importantes par ce prince près du souverain pontife, et par le souverain pontife près des rois lombards, il les termina toutes heureusement, obtint de grands honneurs pour lui-même et de grands privilèges pour son abhaye, où il mourut en 777. Aleuin lui fit une magnifique épitaphe. FULTON (Robert), célèbre mécanicien, né en t* en 1007; il eui oour maître Gcrbert(de-1 176 j aux Etata-Unii, à Litlle-Britain en Peusyl-
FURG
vanie, mort en 1815. se livra d'abord à la peinture, kil. N. E. de Yilleneuve-d'Agen : 2,000 hal puis se voua exclusivement i l'étude de la méca- papeteries, nique, et fit plusieurs inventions utiles, telles qu'un
Doux
moulin pour scier et polir le marbre, une machine à faire des cordes, un bateau pour naviguer sous l'eau, une machine pour faire sauter les vaisseaux en l'air, etc.; enGu il perfectionna le bateau a vapeur; on lui attribua même cette invention, qui appartient à la Fiance ( K.marq. de JofFFROY.au Suppl. ); c'est à Parisqu'il fit, en 1802, l'e-sai de son nouveau modede navigation: mai» la France eut le tort de n'y pas accorder assez d'attention. L'Amérique l'accueillit avec empressement, et, en 1807, il lança le premier bateau à vapeur sur l'Iludson pour la navigation entre Albany et New-York. Fulton a laissé entre autres ouvrages un Essai sur Us canaux.
FI LM A cens. Illustre famille de Rome, se divisait en cinq brandies : les Cunus, les Nobilior, les F lace us tes Ptxtinus et les Cenlumalui. Elle fournit à la république plusieurs consuls et plusieurs préteurs. Voy. FLLVIUS.
FULVIE, courtisane romaine, avait pour amant le chevalier Quinlus Curius, complice de Catilina; elle lui arracha le secret de la conspiration , le découvrit à Cicéron, et sauva ainsi la république.
rui.viE, femme du tribun P. Clodius, puis de Marc-Antoine. Aprè* le meurtre de Clodius, elle ût j. lacer sou cadavre devant sa maison, et souleva le peuple, assemblé autour d'elle. Ayant dans la suite épousé Antoine, elle le seconda dans ses proscriptions, et ne montra pas moins de cruauté que loi: • lie se Ût apporter la tête de Cicéron , et lui perça la langue avec un poinçon d'or. Pendant qu'Octave 0l Antoine faisaient la guerre contre les meurtriers de César, elle exerça dans Home la souveraine auîorité; s'étanl ensuite liguée avec L. Antoine, frère Ju triumvir, elle forma contre Octave un parti très puissant, et le força à en venir aux mains. Ot.Hgée de quitter Rome, elle s'enferma avec L. Antoine dans Pérouse, où elle soutint un long siégo : la famine seule put la déterminer à se rendre (41 av. J.-C.). Elle alla rejoindre son époux en Asie : mais le chagrin que lui causa la passion de celui-ci pour Cléopâtrc la conduisit au tombeau (40).
FULVIUS NOBILIOR (M.), préteur en Espagne, l'an 196 av. J.-C., y fit de grandes conquêtes, et ■'empara de Tolède, place qui avait été regardée jusqu'alors comme imprenable. Consul l'an 189 av. J.-C, Il Ot ln guerre en Grèce, soumit les Êtoliens, et s'empara d Ambraeie et de l'île de Céphalénie. Nommé censeur dix ans après a-, ce Emilius Lepidus, ■on ennemi mortel. Il renonça généreusement i son ressentiment pour le bien de la république.
ruLvtos flaccos (M.), consul l'an 125 av. J.-C., seconda les tentatives des Gracques, fit exécuter la loi agraire et voulut faire obtenir i tous les peuples d'Italie le droit de bourgeoisie. Cité devant le peuple avec Calus Gracchus par le consul Opimius pour rendre compte de sa conduite (121), il refusa de répondre, et &' . mpara du mont Avenlin : mais il y fut poursuivi et égorgé avec un de ses Ois par ordre du consul.
FUMAY,ch.-l. de cant. (Ardennea), à 5 kil. N. de Rocroy; 2,500 hab. Aux environs, nombreuses ardoisières.
FUMÉE (Martin) . sieur de Genillé, d'une famille de robe, originaire de Touralne, est auteur de plu- ■ leurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Histoire générale des troublet de Hongrie et de Transylvanie, etc., Paris, 1594, in-8 ; Histoire des guerres faites par f empereur Justmien contre Us Vandales et UsGoths, traduite du grec de Procopc, Paris, 1587, in-fol. ; Du vrai et parfait amour, contenant les amours honnêtes de Théagtnes et de CharicU, 1599, roman pj'll annonça, par une supercherie encore nouvelle îlors, comme traduit du grec d'Athéaagoraa.
FTJMEL, ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne), à 2'
FUMONE, ville de l'État ecclésiastique, à 11 kil. N. O. de Frosinone .- 1,800 hab. Château où fat emprisonné le pape Céleatln V après son abdication.
FL'NCUAL, capitale de l'île de Madère, par 19r6' long. 0.. 32» 37' lat. N. ; 15,000 hab. Bonnes fortifications du côté de la mer : baie peu sûre, où pourtant se ravitaillent une foule de vaisseaux ; grand commerce de vins avec les Anglais. Environs délicieux. — Une rivière du Brésil se nomme aussi Funchal : elle se jette dans l'Andayo, après un cours de 200 kil.
FUNCK. Ce nom a été porté par un grand nombre de savants allemands , dont le principal est Jean- Nic. Funck, né en 1C93 à Marbourg, mort en 1777, professeur d'éloquence, puis bibliothécaire à Rhintel. Il a fait sur la langue latine un ensemble de travaux qui offrent une histoire complète de cette langue : ce sont : De Origine linguœ latinœ, Giessen, 1720: De Pueritia ling. lat., Marbourg, 1720 et 1735 ; De AdoUscentia ling. lat.. Marbourg. 1723 ; De Firi.'i jEtate ling. lat., 173?; De Screctute ling. lat., en 3 parties, 1730 , 1744 , 1750. II fait dériver le blinde l'ancienne langue des Germains.
FUNDI.auJ. Fondi, ville du Ulluoi, cheiles Volsques, sur une baie dite lue de Fundi, était renommée par ses vins.
FUNDY (baie de) , dans l'Amérique du Nord, entre la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Rrunswick; if-'ikil. de long. Plusieurs lies Très-hautes marec».
FURCA, m. des Alpes Bernois, a 12 k. O. uu St-(iothard, se termine par deux pointes en fintrcht; 2,S.T2 mètres. Le IthAne prend sa source auprès.
FUNFKIKCllh.N, v. de Hongrie Y. ci>Q-Êcuftf
FURENS, ruisseau qui passe à Saint-Etienne et dont les eaux sont fnvorahles |>our la trempe des fers et aciers. 11 naît à 13 kil. S. E. de Saint- Etienne, traverse l'ancien Forex, cl joint la Loire à 4 kil. N. de Saint-Rambcrt. Cours, 35 kil.
FURET1ERE (Antoine), né à Paris en 1620. mort en 1&S8, s'attacha d'abord à l'élude du droit et fut
Emdant quelques années procureur fiscal de Saintermain-des-Prés : Il prit ensuite les ordres et fut nommé abbé de Chalivoy. Il fut admis, en 1662, i l'Académie Française ; mais cette compagnie l'exclut de son rein vingt-trois ans après, sur l'accusation d'avoir profité du travail commun pour composer le dictionnaire qui porte son nom. Furelière s'en vengea en déclarant la guerre à l'Académie, et il ne cessa d'écrire contre elle des factums et des libelles en vers et en prose. Il n'a paru du vivant de Furelière qa'un extrait de son dictionnaire, sous ce titre : Essai d'un Dictionnaire universel, etc., 1684, in-8; ce n'est qu'en 1690 qu'en furent données simultanément les deux premières éditions qui parurent A Rotterdam ; la dernière édition de cet ouvrage a été publiée par Brutel de la Rivière et Basnage de Beauval, Amsterdam, 1725, 4 vol. in-fol. Réimprimé plus tard à Trévoux, le Dictionnaire de Furelière cessa de porter son nom, et ne fut désigné que tous le titre de Dictionnaire de Trévoux. Furetière est encore auteur du lium, m bourgeois, 1666, ln-8 : de Fables et de quelques autres écrits en prose et en vers. Il avait été avant son procès lié avec Boileau. Racine et La Fontaine, et il eut quelque part à la parodie de Chapelain décoiffé ( qui se trouve dans les Œuvres du satirique) et à la comédie des Plaideurs de Racine.
FURG AU LT (Nie.), helléniste, né en 1706 à Saint-Urbain près de Chàlons-eur-Mame, mort en 1795, professa longtemps avec distinction la grammaire et les humanités au collège Maiarin. On a de lui les ouvrages suivants : Nouvel abrégé de la grammaire grecque, Paris, 1746, in-8, ouvrage adopté par l'ancienne université et qui resta classique Juv
FURS
FliSf
qu'à la publication des Grammaires de G ail et de M. Burnouf ; Abrégé de la quantité ou Mesure de tyllabet laiinet ; Dictionnaire d'antiquité* grecques et r on a ine s , 17G8; Dictionnaire géographique, historique et mythologique portatif, 1776, in- 8 ; UsPrincipaux idiotismes grecs, 17 84, in- 8; Us Ellipses de la langue latine, etc., 1789, in- 12.
FURGOLE (J.-liapl.), jurisconsulte, né en 1690 à Castel-Kerrus dans le comté d'Armagnac, mort en 1761, fut avocat au parlement de Toulouse. 11 a laissé quelques ouvrages qui reçurent l'approbation du chancelier d'Agucsseau , entre autres : Traité des Testaments; Commentaire sur f ordonnance concernant les donations de 1731 ; Traité de la seigneurie féodale et du franc-alleu, 1767. Ses oeuvres complètes ont été imprim. à Paris, 1775-76, 8 vol. in-8.
FURIES (du latin furere.tlrt en colère), divinités infernales, nlles de la Nuit et de l'Achéron, étaient chargées de punir les crimes des hommes dans les Enfers, et quelquefois mCme sur la terre. On en compte ordinairement trois , Tisiphone, Alecto et Mégère. On les représente avec un air terrible, les cheveux entrelacés de serpents, tenant une torche ardente d'une main et de l'autre un poignard. On les nommait aussi par antiphrase Euménides. Primitivement les Grecs ne reconnaissaient qu'une Furie ; ils la désignaient alors bous le nom d Erinnys.
FURIUS, nom d'une famille patricienne de Rome, qui a fourni à la république un grand nomtire de magistrats. Le plus célèbre est Te dictateur Garnille [M. Furius Camillus). Voy. Camille.
furius bibaculus (M,), mauvais poêle latin do i" siècle av. J.-C., avait composé un poème De Bello gallico, où se trouvait ce vers :
Jupiter hiiemai cana mit» conjpuil Alpti,
qu'Horace, dans ses Satires (II, 5, 41), parodie ainsi : Furius hibernas eana nive conspvst Alpes.
FURNEAUX, groupe d'Iles, au N. E. de la Terre de Diémen, par 40» lat. S. et 145* 35' long. E. Ces Iles furent découvertes en 1773 par le capitaine anglais Furneaux.
FUR>ES, Veurrn en flamand, ville de Belgique (Flandre occidentale), à 42 kil. S. 0. de iiruges, près de la mer et a l'embouchure de plusieurs canaux; 3,5( 0 bab. Commerce en toiles, grains, houblon, bétail , etc. — Détruite par les Flamands au IX* siècle ; souvent prise par les Français , notamment après la faim tue bataille de Furnes, 1297, où Robert, comte d'Artois, tailla en pièces l'armée flamande, et en 1744. par le prince de Clermont.
rl'RST (Waltcr), l'un des fondateurs de la liberté helvétique , ni: près d'Altorf, dans le canton J'Uri. Voy. teix et melchtal.
FURSTENBERG, nom de plusieurs lieux d'Allemagne, dont le principal est un village du gr .-duché de Bade, à 53 kil. N. 0. de Constance; 200 hab. On y voit les ruines d'un célèbre chileau, jadis résidence des comtes de FUrslenbcrg.
furstenberg (comté de) , état immédiat de l'ancien empire d'Allemagne, dans le cercle de Souabe, était composé d'abord du village et du territoire de Furstenberg, et de la seigneurie de iiausen dans la Forêt-Noire ; puis (en 1530 etc.) s'agrandit des seigneuries d'Heiligenberg, Stuhlingen, Moeskirch, etc. Le comté devinten 1664 une principauté, qui en 1 806 fut mise sous («souveraineté des états voisins, Wurtemberg, Bade, Hohetuullern-Sigmaringen. — La maison de Furstenberg prétend descendre des Agilolllngs par Ega, maire de Dagobertl. Elle s'est divisée et subdivisée en plusieurs branches; auj. il n'existe que deux lignas, les princes de Furstenberg, qui ont conservé h «anciennes possessions de la famille en Souabe (plus PUrglilx eu Bohème), et les landgraves de Furstenberg (seigneur» de Wcitra en B.- Autriche). —
C cil dans une cour du château actuel des princes de r ln>lenberg, à Oonauescbingen,que naît le Danube.
FURSTENBERG (Ferdinand de), évéque de Paderborn, né en 1626 à Bilslein en Westphalie. mort en 1683 , fut protégé par le nonce Chigi, qui. devenu pape sous le nom d'Alexandre VU , l'appela à Rome, et le nomma successivement l'un des eaniéricrs secrets, évèque de Padcrlwrn en 1661, de Munster en 1678, et enfln vicaire-général du Saint-Siège pour les pays du nord. Furstenberg employa sa fortune et son crédit à encourager les lettres et les arts et a soutenir un grand nombre de jeunes gens que leur pauvreté eût empêchés de cultiver leurs heureuses dispositions pour les sciences. Pierre Frank, Nicolas Heinsius, le P. Larue . Commire , reçurent ses bienfaits, et tous se sont plu à lui donner des témoignages de leur haute estime. On a de lui : Monumcnta Paderbornensia *x historia romana, francica et saxonica eruta, etc. , Paderb., 1669, ln-4; Amsterdam, Elzevir, 1672, in-t; Poemata, Paris, 1684, in-4, et insérés dans les Poemu ta septem illustrium virorum, Rome, 1656.
furstemberq (François econ ni) , prince-évêqus de Strasbourg , né en 1626, était l'un des principaux ministres de l'électeur de Cologne , et rendit en cette qualité de nombreux services à Louis XIV. Il devint évêque de Melx en 1658, prince-évèque de Strasbourg en 1663, et se montra toujours très favorable à la France. 11 mourut en 1682 à Cologne , six mois après que Strasbourg eut ouvert set portes aux Français. — Guillaume Egon de Furstenberg, frère du précédent, cardinal, né en 1629, était également dévoué à la France. 11 succéda à son frère dans l'évêché de Melx en 1(>6<1, et dans celui de Strasbourg en 1682 ; il fut créé cardinal la même année sur la présentation de Louis XIV. La diète de Ratisbonne l'ayant déclaré ennemi de l'empire, 11 se retira en France, et mourut en 1704 à Paris, à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, que le roi lui avait donnée et dont il restaura le palais abbatial. On a par reconnaissance donné son nom à une petite rue qui aboutit à l'Abbaye.
FLRTH, ville de Bavière (Rexat), à 6 kil. N. 0. de Nuremberg; 14,360 bab. (dont 2,600 Juifs et 500 Catholiques). Industrie active et variée; cire à cacheter, cartes à jouer, horlogerie, miroirs, lunettes, joaillerie, fonderie en or, cuivre, ete. Commerce d'expédition , affaires de banque , ete. Grande foire à la Saint - Michel. Il s'y livra en 1632 une bataille entre Wallenitein et Gustave- Adolphe. — Une autre Furth , dit Furlh en Walde, située aussi en Bavière, est à 60 kil. N. E. deStraubing.
FUR Y-ET-HÉCLA (détroit de), par 82«-88* long 0., 69--70» 12' lat. N., dans les terres Arctiques de l'Amérique, sépare 111e Cockburn de la presqu'île Melville. Découvert en 1821 par le capitaine Parry, qui lui donna le nom des bâtiments de l'expédition'.
FUSARO, Acherusia palus, petit lac du roy. dé Naplcs, à 19 kil. O.S. O.de Naplcs. Ses bords étaient jadis un lieu de sépulture pour les habitants des villes voisines, ce qui le ût assimiler au fleuve des Enfers. Ce lac est entouré de riants coteaux qui rappelaient IcsChamps-Elys. Bancs artifle. d'huîtres.
tn5uHl.0v»FUSSL1' Pei,,trc- VoiJ- PIIESS".
rtSltiNAISO, ville d0 l'Etat ecclésiastique, sur raScoio, a 17 kil. N. 0. de Ravenne; 2,500 hab.
FUSSEN, v.de Bavière (IL ut-Danube ),a£lk. S. E. -le Kemplcn; 1 ,800h. Uu trait»: de paix v futeonclu en 1715 entre la Bavière et l'Autriche. Sel, toiles, etc.
FUST , orfèvre de Majeure , partage avec Guttemberg et SchœUer ( honneur d'atoir inventé l'imprimerie. 11 forma en 1450 une association avec Gultemberg ; ils employèrent d'abord des planches de bois, puis des caractères mobiles en bois, et enfin des caractères fondus tirés de matrices fonduea elles-mêmes, et donnèrent ensemble la Diblia sacra