‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 459 sur 567 · G ALI · texte numérisé non relu

G ALI

GALL

ratione pcr sanguinis missionem. 11 «Tait aussi écrit IV d'autres science» que la médecine notamment iur la philoaophte ; il inventa la 4* figure du svliogùme: on a sous son nom un traité de V Histoire de la philosophie. 11 est à regretter que Galien ne M soit pas entièrement garanti de l'esprit d'hypothèse; il expliquait tout en médecine, comme en physique, par quatre éléments, l'eau, l'air, la terre, le feu; et par les quatre qualités, le chaud, le froid, l'humide, le sec; il admettait, pour rendre compte des phénomènes de la vie, un esprit vital. Son style est en générai élégant et abondant, mais il n'a pas la simplicité et la concision d'Hippocrate. Ses écrits sont restés pendant bien des siècles i'oraclede l'école. Ils ont été cent fois publiés et commentés. Les principales edit- »oat celles de RcnéChartier, avec Ilipporrate. 16*9-79,13 vol. in-fol.. j;r.-l., et de fï. Kfihn,

de campagne auprès de Florence, et d'v poursuivre ses études. Néanmoins, il ne voulut plus rien publier depuis. Il perdit la rue à l'âge de soliantequatorxe ans, et mourut quatre ans après, en 1612. Galilée fut le Yéritable «réateur de la philosophé expérimentale : on lui doit la découverte des lois de la pesanteur, l'Invention du pendule , de la balance hydrostatique.d'uti thermomètre.du compas de proportion, du télescope (ltio'J;; avec ce dernier instrument, il fit une foule d'observations (entre autres celle des satellites de Jupiter, 1610), qui changèrent la face de l'astronomie. Ses principaux ouvrages sont •* Sidereus nuntius, Florence, 1610, où 11 expose ses découvertes astronomiques ; Quatre dialogues sur les systèmes du monde de PtoUmée et de Copernic, en italien, Florence, 1632, traduit en latin par Bcrnegger, Strasbourg, 1656 ; eet ouvrage,

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Leips.,1821-33,gr.-l.,20 vol. in-8. MJeD'Ch. Da |q"i fournit les motifs de sa condamnât., est considéré r*mh.*r« en a «ntrepri* la trad. complète, 18M, etc.i comme un eher-d œuvre pour le style aussi bien GALIGAI. Voy. concino CONCIKJ. ' que pour la science ; Dialogues sur le mouvement et

GALILEE, Galilœa, une des quatre grandes divisions de la Palestine, la plus septentrionale, était bornée auN. par le cours du Léonteetparl AnUliban

qui la séparaient de la Phénide, à l'K. par le Jourdain et le lac de Tibériade ou mer de Galilée, an S. par les chaînes des monts Gelboé et Carmel, à l'O. par la Méditerranée; elle comprenait les trois tribus de Nephtali, Dan et Zabulon, et avait pour eh.-l. Oiocésarée ou Sepphoris. Elle se divisait en Galilée supérieure (Galilœa superior, Guida a populosa, Galilœa Gentium), habitée par un mélange d'Egyptiens, d'Arabes et de Phéniciens; et Galilée inférieure (Galilœa inferior), autour du lac de Tibériade. La Galilée est auj. comprise dans le pachalick d'Acre en Syrie. Les Orientaux l'appellent Beled-el-Boukra (pays de l'Évangile). — Souvent on donne à J.-C. le nom de Galiléen, parce qu'il fut élevé à Nazareth , ville de Galilée, et qu'il fit en Galilée ses premiers miracles ; de là aussi le nom de Gatileens donné aux Chrétiens.

«aULis (merde), ou de tiberum». Voy. tibkki ade.

tfALILEE, Galileo GaUlH, né en 1564 à Pise, d'une famille noble, mais pauvre, fut destiné par son

Êe à la médecine, mais abandonna bientôt cette de pour celle des sciences mathématiques vers lesquelles l'entraînait un goût naturel. Il y fit de tels progrès que dès l'âge de vingt-quatre ans, il fut nommé par la protection des Médicis professeur de mathématiques à l'université de Pise. Inquiété dans cette ville à cause de la hardiesse de ses idées en physique, qui étaient contraires aux doctrines reçues dans l'école, U résigna sa chaire en 1S92 ; mais peu après, il fut nommé professeur à Padoue et obtint dans cette ville de grands avantages. U y fit ses découvertes les plus importantes. Aprèsavoir enseigné une vingtaine d'années à Padoue, il vint se fixer à Florence sur les instances du grand-duc de Toscane, et jouit auprès de ce prince d'une grande faveur. Mais la fin de sa vie fut empoisonnée. Ayant publié un ouvrage dans lequel il exposait, d'après Copernic, le mouvement de la terre et l'immobilité du soleil , il se vit, en 1633, dénoncé au liu>uual de l'inifiiiKition de Home : on l'accusait d'avoir voulu interpréter la B.lile a sa manière alin île la concilier avec le système de Copernic. Coiuiatnué à l'âge de soixante-dix ans, il fut contraint d'abjurer 1 genoux ses interprétations hasardées et fui privé de sa liberté pour un tempsiudéflui. On ditqu'aprèsavoir prononcé l'abjuration, tl ne put s empêcher lie dire a demi-voix : £/>ur«'mu0t>e(etpourtautellesemeut).ll n'est [»a.« vrai, du reste, qu'ilait été, comme on le croit vulgairement , plongé dans les cachets de l'Inquisition, et qu'il soit mort en captivité. On lui donna pour prison le logement même d'un des officiers supérieurs du tribunal, mais toujours sous la surveillance du saint-office ; et même quelque temps

lur la résistance des fluides, imprimé à Leyde en 1638, par les soins du comte de Noailles.ambassad. de France à Home. Ses Ubuvr. ont été reuuu-a a Milan, 1808, 13 v. in-8. M. Albenen publie à rlorence uneéd. pluswmplèle.surdesi/jj.reu'oiive*, 18*3-46.

G A LIN (Pierre;, musicien, né à Bordeaux eu 1786, mort à Paris en 1822, inventa une méthode nouvelle pour simplifier l'enseignement de la musique. Il la fit connaître en 18 il, et l'appela le meloplaste. 11 a développé son système dans l'écrit inti tu lé : Exposition d'une nouvelle méthode pour l'enseignement de la musique , Bordeaux et Paris, 1818, in-8. U avait quelque temps enseigné les mathématiques à Bordeaux.

G A LIN DES. Gahnaœ, peuple da la Sarmatie, habitait avee les Sudini au S. 0. du golfe Yénédique (auj. golfe de Danuick).

GAL1NGES, Gâ/tng<v, Voy. calimcx.

GALIOT DE GENOILHAC. Voy. cenoIUAc.

GAL1TCH ou GAL1TZ, ville de la Russie d'Europe (Kostroma), à 44 ail. de Tchoukhloma ; 6,000 hab. Elle fut fondée en 11 52 par le George Dolgorouki. Suivant quelques a donné son nom à ta famille Galitzin.

GAL1TZ1N (maison de), illustre maison russe. Issue à la fin du XV siècle de Michel Ivanovitch Boulgakof, qui descendait lui-même des grandi princes de Lithuanie. Boulgakof avait reçu le surnom de Galitta c-à-d . gantelet), d'un gant de euir qu'il avait coutume de porter à la main droite ; suivant d'autres, ses descendants prirent leur nom de la ville de Galiti (Voy. ci-dessus). La membre le plus célèbre de cette famille est :

6ALITZIN (Wasili ou Basile), dit le Grand, sei* gneur russe, né en 1633. U devint en 1680 ministre du csar Kédor AlexioviU, et lui persuada d'abolir

jpriuia une révolte de» bireliU (16821 1686 un traité de paix avec la Pologne.

les litres de noblesse afin de n'avancer que le mérite. Tout-puissant sous la règ. Sophie, dont il etail l'amant, il coun conclut en 1<

envoya une ambassade en France, mit un terme aux incursions desTartarcs de la Crimée (1688], cl prépara la civilisation de sou peuple. Accuse en 1689 d'avoir conspiré avec la régente contre la vit du jeune prince Pierre (Pierre 1), il fut envoyé er exil. U u>"urut en 1713. — La famille GaliUiu fourni sous les règnes suivants des généraux et des administrateurs distingués, entre autres Je prince Dimilri Galitxin, ambassadeur en France en 1765, qui fut lié avec les hommes les plus illustres de l'époque; il publia plusieurs ouvra.es scientifiques et donna en Hollande une < 1 1 il ou corn p été d'Helvétius. — La famille Kourakln est issue du frère ds Michel Ivanovitch, tige de la famille GaliUiu. GALL (saint), né en Irlande dans le vi« siècle

aprè», il lui fut permis de résider dans une oiabon futdisuplede saint Coloniban, qu'il accompagna

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France en 585; se retiae plus tard en Suisse, y fonda, 48 kil. du lac de Constance, le célèbre monastère qui nrit >on nom ' Vu y. saint-gall); devint évêque de Con- ■tanee, et mourut eo 646. Un le fête le!6octobrc.

gall (François-Joseph), fondateur de la craniotcople, né en 1758 à Tiefeobrunn prèe de Prorxheim (grand-duché de Bade), mort en 1828 à Montrouge près de Paris, était (Us d'un marchand. Après avoir êtudié à Bade et à Strasbourg, il se fit recevoir médecin à Vienne en 1785 et eierça quelque temps dans cette ville. Il y Jeta aussi les fondements de la doctrine à laquelle son nom est attaché, cherchant dans l'homme, et surtout dans la structure du crâne, les signes extérieurs des facultés et des capacités naturelles, et commença, en 1796, des cours particuliers où il exposait ses idées nouvelles. Inquiété à Vienne pour ses opinions, il vint a Paris en 1807, et y reçut un si bon accueil qu'il se fit naturaliser Français (1819). Il fit pendant longtemps à l'Athénée des cours publics qui popularisèrent sa doctrine, et publia plusieurs ouvrages. On doit à Gall d'importantes découvertes sur la structure du cerveau et fur les fonctions de cet organe. Il prélendit que les Instincts, les faculté* et les qualités intellectuelles ou morales étaient attachés chacun à quelque partie du cerveau, et chercha à découvrir le siège ou l'organe de chaque faculté. Cette doctrine nouvelle a été nommée erdniologie , crdniotcopic ; ses partisans la nomment aujourd'hui phrénologie. Les facultés fondamentales que Gall admettait sont au nombre de vingt-sept : 1* l'instinet de la reproduction ; 2* l'amour de la progéniture ; 3* l'attachement ; 4* le courage ou l'instinct de la défense: 6* le penchant à la destruction et au meurtre ; 6° la ruse; 7* l'instinct de la propriété et le penchant au vol ; 8* l'orgueil ; 9* la vanité; 10° la circonspection ; 1 1 • la mémoire des choses ; 1 2° le sens des localités ; 13* la mémoire des personnes; 14* la mémoire verbale ; 15* le sens du langage ; 16* le sens de rapport des couleurs et le talent de la peinture : 17* le sens des rapports musicaux ou le talent de la musique : 18* le sens du rapport des nombres ou talent mathématique : 19° le sens de la mécanique et le talent de l'architecture : 20* la sagacité comparative ; 21* l'esprit métaphysique : 22* l'esprit caustique ou de saillie; 23* le talent poétique ; 24* la bienveillance et le sentiment du Juste; 25* la mimique: 26* le sentiment religieux; 27e la fermeté. 11 assigne aux facultés animales et grossières les parties postérieure et latérales de la tête , aux facultés Intellectuelles la partie antérieure, aux qualité» morales le sommet La doctrine de Gall a trouvé de nombreux partisans et d'ardents contradicteurs ; on l'a attaquée avec l'arme du ridicule et avec celle de la raison ; le* métaphysiciens et le* théologiens l'ont accusée de conduire au matérialisme et au fatalisme ; d'ailleurs, ses partisans ne sont

{>as d'accord sur l'emplacement des organe* , sur eur nombre, sur la classification dus facultés ( Voy. sPCRzaEin). Quoi qu'il en soit, on ne peut contester que Gall ait fait faire un grand pas à l'anatomie et à la physiologie du cerveau. L'ouvrage fondamental do docteur Gall est le suivant : Anatomie et physiologie du tysttme nerveux en général et du cerveau en particulier, 1810-20,4 vol.in-4 et in-fol.,et 1822-25, 6 vol. ln-8, avec on atlas de 100 planches ln-fol.

G ALLAIS (J.-Plerre). écrivain politique, né en 1756 à Doué près de Saumur, mort en 1820, était entré jeune chex les Bénédictins. 11 combattit la révolution au péril de sa vie dans des brochure* hardies, concourut à la rédaction de la Quotidienne, pub du Journal de Paris-, et fut nommé en 1800 professeur d'éloquence et de philosophie à l'Académie de législation. Il fut un de* premiers à attaquer Napoléon en 1814. L'empereur Alexandre le choisit pour son correspondant littéraire. Outre plusieurs

écrits de circonstance, on lui doit une mite de l'Histoire de France d'Anquetll , Paria , 1820 , 2 vol. in-8.

GALLAM , GALLAPAGOS. Voy. gala* , Galapagos.

G VU. AND (Ant. i, orientaliste et antiquaire, né en 1646, près de Montdidler en Picardie, mort en 171 S, accompagna en 1670 M. de Noinlel, ambassadeur à Constantinople ; fil depuis deux autres voyages en Orient , pendant lesquels Q se perfectionna dans l'étude du grec et de l'arabe, et exécuta, avec le titre à' antiquaire du roi, un grand nombre de recherche* archéologique* ; fut admis en 1701 à l'Académie des Inscriptions, et devint eo 1709 professeur d'arabe au collège de France. Galland est surtout connu par le charmant recueil de eontes Intitulé : les Mille et une Nuits, qu'il traduisit de l'arabe, 1704-8, 12 vol. in-12, souvent réimprimé; on a encore de lui les Contes et fables dePidpal et loirnan, publiés après sa mort, 1724, 2 vol. in-12; Paroles remarquables, bons mois ex maximes des Orientaux, 1694, et une foule de savantes dissertations sur des médailles grecques ou romaines et sur divers pointa d'archéologie.

gallakd (André), théologien, né à Venise en 1709 de parents français, mort en 1779, entra ches les Oraloriens, et employa la plu* grande partie de sa vie à publier une précieuse collection des Pères de l'Église : Bibliotheca grœco-tatina veterum patrum antiquorumque scriptorum eccletiœ, Venise, 1765-81, 14 vol. ln-fol. On y trouve 380 écrivains des sept premiers siècles.

GALLARATË, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 35 kil. N. 0. de Milan ; 3,800 hab. Foudée suivant les uns par les Gaulois, selon les autres par une légion romaine nommée Gallerita. Elle était florissante au x* siècle; mais ses fortifications ont été détruite* au XIII*.

GAI. LAS, peuple nomade de l'Afrique, répandu sur les confins de l'AbyssInie méridionale, jusqu'aux frontières occidentale* de* états situés le long de la côte, entre Mélinde et Magadoxo. Les Galles dominent exclusivement dans les états de Gondar, Ankober, Amhara, Angot, etc.; ils sont féroce* et belliqueux ; ils se distinguent de* autres nègres par une teinte moins foncée et par leurs cheveux qui sont longs et non crépus.

0 ALLAS (Mathias), feld-maréchal d'Autriche, né dans le comté de Trente en 1589, mort à Vienne en 1647, servit d'abord sous Wallenstein ; il refusa d'entrer dans le* projets ambitieux de ce général contre l'empereur Ferdinand II, et le* dénonça à ce prince dont il se concilia ainsi la faveur. Nommé général en chef de l'armée envoyée contre la France en 1636, Gai Lu s'avança sans ob»tadee jusqu'à la ville de Saint-Jean-de-Losne en Bourgogne ; mail 11 ne put prendre cette place, que n* défendait qu'une faible garnison , et dut bientôt battre en retraite à l'approche du grand Condé. En 1644, i. fit également contre les Suédois une campagne malheureuse, qui lui mérita, dit Puffendorf, la réputation d être le premier général du monde pour perdre une armée.

GALLE, nom d'une famille hollandaise qui a fourni plusieurs graveurs distingués : Philippe Galle, né à Harlem en 1537, mort à Anvers en 1612, qui grava les chefs-d'œuvre de Breughel, Slradan. etc.: — Théodore Galle, fils aîné de Philippe, né à Anvers en 1 560, qui grava d'après Ruhens, Martin Vos; — Corneille Galle, dit le Vieux, fils pntné de Philippe, et le plus célèbre de ceux qui portèrent ee nom; H naquit i Anvers vers 1570, visita liullc, grava d'après Van Dyck, Pierre-Paul Rubens, Raphaël, Carrache, etc., et se fit surtout remarquer par la correction et le bon goût de ses ; — Corneille, dit le Jeune, fils du précédent

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ai i An ver* en 1600; il n'eut pu !• laltnt ni 1* réputatit-n de «on père.

GALLECIE, Gallcecia. Voy. calice.

GALLES, prêtres de Cybèle, ainsi appelée d'un eertaln Gai lus leur fondateur, qui parait n'être autre qu Au a ; Voy. ce nom). En m faisant initier, ils M mutilaient eux-memei. Ce* prêtres fanatiques et vagabonds, dont la Phrygle et U Galatie furent le berceau, m répandirent dans tout l'empire romain; ils couraient de ville en Tille portant l'image de la déesse, jouant des cymbales et chantant des vers appelés galliamtxi. fis prédisaient l'avenir et recelaient en échange de nombreuses aumônes. Leur obef se nommait archigalle.

GALLES (principauté de), Walt* en anglais, Briumnia secundo, puis Cambria des anciens, contrée située dans la partie occidentale de la Grande-Bretagne , a pour bornes au N. la mer d'Irlande, à 10. le canal de St-Georges , au S. le canal de Bristol , et à l'E. les comtés de Monmouth , de Hereford, de Shrop et de Cbester qui font partie de l'Angleterre proprement dite : 66 kil. sur HO ; 805,000 hab. (7 17.408 en 1821). La principauté de Galles se divise en 12 comtés (Voy. Angleterre]. Le pays est partout hérissé de hautes montagnes qu'entrecoupent des vallées profondes et qui s'étendent du S. 0. an N.O.; l'air y est vif et froid, mais le climat est fort salubre. Ces montagnes renferment des mines de houille Inépuisables: les métaux s'y trouvent également en abondance : l'argent et le cuivre à Caernarvon, le plomb à Cardigan , le fer dans tout le sud. L'agriculture est peu avancée dans le pays de Galles ; l'industrie consiste surtout dans la métallurgie et dans la fabrication de flanelles renommées. Lee habitante dee montagnes parlent encore un idiome particulier, issu de l'ancien celte ju gaélique (Voy. caeliqoe). — La principauté de Galles fut probablement peuplée par une colonie de Gallo-Kymris sortis de 1a Bretagne, d'où lui vint le nom moderne de Galle* ou Wala, et celui de Kymbtry ou de Cambria qu'on lui donnait anciennement. Les Romains firent de vains efforts pour soumettre les Cambriens. Suetonius Paullnus occupa un Instant le nord de eette contrée; mais au S. les Silures attaquèrent les Romains, et, sons la conduite de Caractacus, ils résistèrent courageusement aux efforts d'Agricola. Lorsque les Romains quittèrent la Grande-Bretagne (41 1) , les Cambriens formèrent une sorte de monarchie fédérative , qui dans les jours de danger obéissait à an chef unique nommé pendragon.— Ces peuples opposèrent une barrière invincible à tous les conquérants de la Grande-Bretagne. Ils repoussèrent également les Danois et les Saxons. Guillaume-le-Conquérant essaya vainement aussi de les réduire ; ils ne furent soumis que par Edouard 1 (12821 ; celui-ci donna le titre de prince de Galle» à son fils Edouard , et depuis cette époque les fils aînés des rois d'Angleterre ont toujours porté ce nom. La réunion définitive du pays de Galles à l'Angleterre eut lieu en 1536 sous Henri VIII.

6 ALLES n >: vf! le- . New-Wates ou West-Main, vaste contrée de la Nouvelle-Bretagne, dans l'Amérique du Nord (possessions anglaises), parti- 30*-64» lat. N. et 83«-l08» long. 0. Çlle est bornée i l'E. par la mer d'Hudson, au N. parle golfe de Chesterfleld, à l'O. et au S. 0. par des ramifications des monts Rocbeux . au S. par le Haut-Canada, au S. E. par le Bas-Canada : 2,200 kil. sur 4M. Le Churchill ou Miuissipl la divise en deux parties, dites Nouv.- Galles méridionale et Nouv.-Gallea septentrionale. La population s'élève à peine à 39.000 individus : le principal établissement est le Fort-York. Climat très rude, surtout sur les bords de la mer d'Hudson . néanmoins il est fort sain : végétation maigre dans le nord , mais développée au s. — La Nouv.- Gallea est soumise au gouverneur du Canada; mats

monopole du commerce, qui consiste principale-

ment en fourrures, appartient k la compagnie de .a baie d'Hudson.

GALLES DU St'D (NOUVELLE-), SeW-Snuth-WaUt ,

vaste colonie anglaise située dans la partie orientale de la Nouv. -Hollande, s'étend depuis le cap York Jusqu'au rapWilson, par 10°39'-39" II' lat. S. Ses limites k l'O. sont incertaines et s'étendent audelà des montagnes Bleues. Sa longueur du cap York au rap Wilson est de 310 myriamètres. La colonie ne comptait que 13,000 hab. en 1802; en 1821 elle en comptait 37,088; en 1842 on portait le nombre des hab. à 130.000, dont 25,000 criminels déportes. La Nouv.-Galles est divisée en 10 comtés : Cumberland, Campden, Argyle, Westmoreland, Northumberland, Roxburgh, Londonderry, Durham, Ayr et Cambridge. U faut y joindre l'Ile de Norfolk ou l'on relègue les déportes récaleitrants. Villes principales : Sydney ou Port-Jackson (ch.-l.), dans le comté de Cumberland ; Bolany-Bay, Paramata, Bathurst, Port-Maequarie. — L'intérieur de la Nouv.- Galles est peu connu ; les cotes sont découpées par un grand nombre de baies et baignées par le golfe Carpentarie. Les rivières principales sont le Macquarie, le Castlereagh, le Haatings, l'York, etc. Le climat est très chaud ; néanmoins il est très salubre. La végétation y est puissante et oïlginale; on y a trouvé plusieurs animaux jusqu'alors inconnus, entra *utree le kangourou, le vromhatou phascolomys, et l'ornithorinque. Les indigènes appartiennent à la race nègre et ont l'intelligence fort peu développée. La population européenne se compose de colons, la plupart anglais, et de déportés (convias). — La colonie de la Nouv.-Galles fut fondée dans le but d en faire un lieu de déportation. Cook l'avait déjk visitée en 1770; en 1788 le capitaine Philips y aborda avec 800 condamnés et fonda l'établissement de Botany-Bay ; mais bientôt après il transféra la colonie à Port-Jackson ou Sydney. La colonie reçut de rapides accroissements. En 1823 on adjoignit au gouverneur un conseil législatif de einq membres. Une banque , des cours d'assises , des églises , des théâtres y furent établis} de nombreuses routes furent tracées. La prospérité de la col. s'accroît de jour en jour. Depuis 1848 , on n'v envoie plus de com irts.

GALLES (prince de), titre que porte l'héritier présomptif de la couronne d'Angleterre. Voy. ëdooard , et g a t i.f. s (principauté de ).

GALLES (lie du peince-de], ou Poulo-Penang, île de l'Asie , située k l'entrée du détroit de Malacca, a pour rh .-i. Penang. En 1822 elle comptait 45,127 hab.. Malais, Chinois, Bengalis et Européens (cea derniers au nombre de 400 seulement). Cette Uo appartenait jadis aux Malais; elle fut donnée en dot en 1766 au capitaine anglais Light qui avait épousé la fille du roi malais; celui-ci lui donna la nom qu'elle porte auj. et la vendit à la compagnie des Indes qui fit de cette Ile un lieu de station pour les vaisseaux qui commercent avec la Chine.

GALLET, chansonnier, né à Paris vers 1700, était épicier droguiste. D'un caractère jovial, il vécut dans l'Intimité de Piron, Collé, Panard, et fit de société avec eux plusieurs pièces fort gaies qui eurent du succès; mais II négligea en même temps ses affaires, fit banqueroute, et mourut dans la misère, 17 ST. —Un autre Gallet, joueur célèbre du xvu* siècle, est mentionné dans les satires de Régnier (satire xiv';, et dans celles de Boileau (sat. vin). Il perdit toute «a fortune d'un coup de dés. GALLIA. Voy. cacle.

GALLICANE ( église ) , c.-à-d. église des Gaulée et de France. Cette église . tout en étant sincèrement

attachée i la fol catholique et au Saint-Siège, réclame certaines franchises, connues sous le nom de libertés aaJlicar.es, qu'elle fait remonter aux 1«« temps : elle insiste particulièrem. sur la distinction des 1 puissances, spirituelle et temporelle, ainsi que

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