GA.ND
calykston, tille des États-Unis (Louisiane), sur 1a rive droite de l'Amile, au N. 0. de la Nouvelle- Orléans, et près de la rive gauche du Mississipl.
GALWAY, Ausoba, et Gatlovidia , ville d'Irlande . ch.-l. du comté de Galwav, i 180 kil. 0. de Dublin : 23.000 h. Evêrhé, collège [récent}. Fort, *é- .->aré de la ville, église collégiale, bourse, 6 couv . , ca- •erne, etc. Industrie médiocre (lainages, toiles). Pêche et brûlage de varech. Galway était jadis très forte; elle refusa en 1641 de recevoir les troupes anglaises, et protégea les rebelles en se donnant au duc d'Onnond; elle fut prise en 1661 ; en 1690 elle se déclara pour Jacques II et opposa une longue résistance aux troupes de Guillaume III. — Le comté de Galwav, un des comtés maritimes de l'Irlande. (Connaught), est situé entre ceux de Mavo au N. et de Clare au S.: HO kil. sur 70 ; 233,500 hâb. Beaucoup de lieux incultes ; marais, pâturages, bétail.
GAMA (Vasco oc), eomte de Vldigueyra, célèbre na> igatcur portugais, né au port de Synis en Portugal vers 1450, fut chargé, en 149? , par le roi Emmanuel , de chercher une route vers l'Inde en doublant le cap de bonne- Espérance qu'avait déjà découvert Barthélémy Diaz (Voy. ce nom): il réussit pleinement , doubla le Cap en dcc. 1497 , et jeta l'ancre devant Calicut en mal 1498. A «en retour en Portugal ( 1499 ), il fut accueilli avec la plus grande distinction par le roi Emmanuel, et reçut la grandesse avec le titre d'amiral des Indes. Il repartit en 1602 avec 15 vaisseaux , soumit une partie des côtes de l'Afrique orientale, forma des établissements i Mozambique, à Sofala, fit des traités avec le roi de Cananor, et pénétra jusqu'à Cochin. De retour à Lisbonne , on le laissa 21 ans dans l'inaction. Enûn en 1524 il partit de nouveau de Lisbonne avec le titre de vice-roi des Indes , mais il mourut à Cochin peu après son arrivée , en 1525. L'histoire de l'expédition de Vasco de Gama a été racontée par l'historien Barros, et chantée par le Camoêns dans ses Lusiades. — Ses fils, Etienne et Christophe de Gama. se distinguèrent aussi comme navigateurs: Christophe mour.en Abjttioieeu 15il .
GAMACHES, Gamachtum ou Gnmapium, ch.-l. de canton (Somme), sur la Bresle, à 23 kil. S. 0. d'Abbcvillc; 1,000 hab. Jadis place de guerre importante. Buines d'un château-fort , détruit en 1500 par les Anglais. Fabriques de toiles de lin, moulins à huile, elc. Patrie de Valable.
GAMACHES (Joachim rouault de), maréchal de France , d'une maison ancienne de Poitou , servit sous Charles VII et sous Louis XI , reçut le bâton de maréchal en 1461, et défendit Paris contre le comte de Charolaïs dans la guerre du Bien-Public , l4C5. Malgré tant de services, Louis XI, le sou|>çonnant de trahison, la 01 arrêter en 1476, et juger ; il fut condamné a payer au roi 20,000 francs d'amende, et emprisonné pendant cinq ans; mais l'arrêt ne fut point exécuté. Il mourut en 1478.
6 amaches (Etienne-Simon), ecclésiastique français, né srf 1672 à Meulan, mort en 1756, était chanoine de Ste-Croix-de-la-Bretonnerie,*et membre de l'Académie des Sciences. On a de lui : Astronomie physique, 1740, ln-4 ; Dissertation* littéraire* et philosophiques, 1755, in-8; Système du philosophe chrétien, 1721, in-8; Système du cœur, publié sous le nom de Clarigny , Paris, 1704, in-12; les Agréments du langage réduit à set principes, 1757, in-12.
GAMAIN (François), serrurier de Louis XVI, fut chargé par ce prince de construire la fameuse armoire de fer. Malgré les bons traitements qu'il avait toujours reçus à la cour, il ne craignit point le se prêter aux vues des révolutionnaires en accusant le roi et la reine d'avoir voulu l'empoisonner, et figura parmi les plus fougueux adversaires de la royauté.
GAMALIEL. savant rabbin, vivait au terni i de
J.C 11 défendit les apôtres contre les Juifs, et se fit secrètement baptiser, par saint Jean ou par saint Pierre. On croit qu'il lut le précepteur Oc saint Paul et de saint Etienne. On l'hon. comme s.(:$aoùl).
GAMAN, état de la Guinée supérieure, au N.O. de l'état de» Aclianlis et au S. de celui de Koiijj:. Captaie, Bontoukou. Il est riche en mines d'or.
GAMBA, petit état de la Guinée septent., au fi de celui de Dahomey, dont il est tributaire, a po r ch.-l. une ville de même nom, à 360 kiL N. de Dahomey. Ses habitants sont agriculteurs et fort douv On tirait de la autrefois des esclaves fort estimés.
GAMBABA (Laur.), pofile latin médiocre, né à Brescia en 1496, m. en 158C. a composé Cotomt>u*,Gigantomachia, etc.— Véronique Gambara, 1 485-1 5.:>0, née au*fi à Breseia, cultiva la poésielUlicmie, et fut l'amie de Bembo. Elle avait épousé le seigneur de Corregio
GAMBIE, Stachir des anciens, fleuve d'Afrique, dans laNigritie, naît par 13* 38" long. (>., 10* 3T lat. N., dans l'état de Foula-Toro, sous le nom de Diman; coule de l'E. à 1*0. ; baigne le Tenda, le Bondou, le Iani, lo Saloum, le Badibou, le Barra, reçoit entre autres riv. le Cassamanee, le Caeheo, iciuiieBathursl «omploiranpl.)< t Aibreila cfran?.' et tombe dans l'Océan par plusieurs embouchure, tue jadis on croyait autant de neuves différents Son cours est d'environ 1,700 kil. Il rommunîqnepti mi bras avec le Sénégal.— La contrée arrosée |or li Sénégal et la Gambie a reçu le nom de Sénéganibie.
(,AMBIEB(J.), amiral angl., 1756-IS33, tombât !a Copenhague en 1807, détruisit la llolte franç. ave les brûlots à l'Ile-d'Aix. 1809. et laissa son nom . leux archipels, l'un dans le grand Océan, par 23,la". S., 137» long. 0. (découv. en 1797) ; l'autre au S. de la Nouv.-Hollnnde, par 35° lat. S. , 134» long. E.
GAMELIES, fêtes en l'honneur de Junon, protectrice des mariages [gamos en grec). Le mois de janvier portait chex les Athéniens le nom de gamélion, parce que les mariages qui étaient célébré; dans le courant de ce mois passaient pour être plus heureux.
GAN, ville du dép. des B-.Pyrénées, sur la Nées, à 7 kil. S. 0. de Pau ; 2,600 hab. Vin très estimé.
GAND, Gent en flamand, Gandavum en latin moderne, ville de Belgique, ch.-l. de la Flandre orientale, au confluent de l'Escaut avec la Lys et autres rivières ou canaux , i 49 kil. N. 0. de Bruxelles ; 95,000 hab. La ville de Gand est située sur 2ti petites tics jointes par 300 ponts (dont 100 assez grands) ; elle a 17 kil. de tour (mais dans sou enceinte elle renferme des jardins et des terres labourables). Evêché, univ. libre;Citadelle , murs Beaucoupde monuments du moyen âge (cathédrale, hôlel-de-ville, beffroi, etc.). Collège royal, académie royale de dessin, sculpture, peinture, architecture: sociétés savantes, bibliothèque, musée, etc. Filatures de coton , Imprimeries sur toiles , etc. Commerce actif, surtout pour les toiles de Flandn et les produits du sol. Patrie de Charles-Quint, dt Daniel Helnsius et de Philippe Lœnsbcrg, astronome. — L'origine de Gand est fort incertaine : suivant les Belges, elle remonte au vif siècle; elle fut fortifiée en 1053 far le comte Baudouin , et devint bientôt une a es plus riches villes de la Flandre; elle se mit plusieurs fois à la tête des révoltes flamandes . surtout de celle qui eut lieu contre Louis II de Mile (1379-83), sous la condui IC de Philippe Arteveld. En 1576 y fut signée la fa meuse pacification dite de Gand , par laquelle le : provinces du nord et du midi des Pays-Bas »'onlrent contre les Espagnols : pacification qu'Alexandre Faraèse rompit bientôt (1579). La pan de Gand d i 1814 mit fin à la guerre entre I Angleterre «t les Et.-Unis.LouisXVlllse relira à Gand aux Cent-^ours . Prise en 1 678 par Louis XI V et en 1 745 parLowendihl . Sous l'Empire, Gand fjt d».-l. du dép. de l'Escaut
GAJNG
GAPE
GANDIE, Gandin, ville d'Espagne (Valence), à 23 kil. N. 0. de Dénia, sur U Méditerranée ; 6,050 hab. PeUt port. cabotage, pèche. On recueille aux en*, les meilleure melons de l 'E>paiMic.Ati' ien duché, donné aux Borgia en 148l> par rer.lin. k Catholique
GANDIE (François acacia, due de), foy. borgia.
oAMH.MJ, bourg du roy. Lombard-Vénitien, a kl kil. N. E. de Bergame.- 3,000 hab. Drape, lainages, tanneries. Commerce très étendu avee le Tyrol. l lUlie, la Suisse.
GANDJAM.riv.de IHlndouslan septenti., sort dea monts dea Circars et se jette dans le golfe de Bengale au-dessous de la ville de Gandjam.
CAM'j * h , district de l'Inde anglaise (Madras), dans le pars des Circars sept en t., est Tonné de la partie septent. de l'ancien état de Cicacole. 11 a pour ch.-l. une Tille nommée aussi Gandjam , par 19* 22' lat. N., 82e 68' long. K. , sur la riv. de Gandjam. Commerce très actif, surtout en toiles de colon.
GANDOL'ANA, Gandwana des Anglais, ancienne province de l'Hindoustan, entre I7« et 26» lat. N., 75» et 83* long. E., au S. de Malwa, au N. des prov. d'Halderabadetd Oriaaa: 8*J0 kil. sur 800: 4,000,000 d'hab. Le Gandouana se divise actuellement en deux parties : !• roy. de Nagpour (vassal des Anglais sous un prince mahratte); 2» district de Gandouana ou de Djabbalpour (aux Anglais et dans la présidence de Calcutta, bien que partagé presque f r ! . rement entre de petits radjahs indigènes). Capit. ancienne, Gharrà [auj. presque Inhabitée) .principales villes actuelles: Nappour. Djabbalpour. Le Gandouana est généralement montueux et boisé, il est peu fertile.
GANEÇA, déité indienne, Dis de Bhavani seule, ou de Bhavani et de Siva, est le dieu de la sagesse dan» l'Hindoustan. On le représente avec une IsHa d'éléphant, symbole de discernement et de sagacité, et accompagné d'un rat que les Indiens considèrent somme un animal prévoyant. Ganeca, que l'on a comparé à Janus, préside à toutes les cérémonies religieuses, à la paix, aux routes, au commencement de toute entreprise, projet, voyage, etc.
GANGANELLI. Voy. clément xi?.
GANGARI ou DARCHAN. ville du Thlbet. par SI* 4' lat. N., 78* 53" long. E., sert d'entrepôt aux marchandises envoyées de Lassa.
GANGE, Ganga en bengali, Gange» des anciens, célèbre fleuve de l'Hindoustan, naît dans les monta Himalaya, auThibel, sous le nom de Bagirathl, un peu au-dessus de Gangoutri, et par 76* 40' long. E., 3i° 4' lat. N. Sa source est située à plus de 4,000 mètres de hauteur. Il prend le nom de Gange dans le Glieroual, après avoir reçu l'AIakananda, au lieu dit Devapraïaga fou divin confluent) ; traverse les prov. de Delhi, Agrah. Aoude. Allahabad, Bahar, Bengale, passant par Farrakhabad , Allahabad, Mirzapour, Bénarès, Ghasipour, Patna, Radjamahala: et après avoir suivi la direction du S. 0., puis du S. et de l'E., prend la direction S. E. en formant un énorme delta, coupé par dea branches multipliées, et dont la plus forte est l'Hougly qui passe par Calcutta et Chandernagor. Cours total, au moins 2.600 kil. Affluents: à droite le Calinaddi , le Ojemnah : à gauche le Ramganga . le Gogra, le Gandak, le Bagroattl, le Kouci, la Mahanada , la Tistah. Le Brahmapoutre, qui vient du N. !.. . reçoitd'ahord une des branches nombreuses du Gange, et, r, unissant lui-même à ce fleuve, se jette avec lui dans l'Océan par une même embouchure. Le Gange etd aux yeux des Hindous un fleuve sacré. Ils croient se purifier au moral comme au physique en prenant un bain dans ses eaux. Ils en font la déesse Ganga, identique k Bhavani, femme de Siva. Les Hindous regardent comme le comble àu bonheur et comme l'aurore de la rie céleste de mourir dans les eaux du Gange.
GANGES. eh.-L de eut. (Hérault), à 40 kil. N. 0. de Montpellier; 4,627 hab. Bas de soie, bonneterie, filature de soie. Commerce.
GANGES (Anne-Elisabeth M aossax, marquise de), née à Avignon en 1636, épousa le marquis de Gangea, étant déjà veuve du marquis de Castel lane. Sa beauté lui avait fait donner à la cour de Louis XIV, où elle avait été présentée par son premier mari, le surnom de ta Belle Provençale; elle revint i Avignon après son second mariage, et là fut l'objet d'une criminelle passion de la part de sas deux beaux-frères, l'abbé et le chevalier de Gangea. Ayant résisté avec courage, elle périt frappée de plusieurs coupe d'épée que lui porta le chevalier, après avoir essayé vainement de l'empoisonner. Par suite de cette action infâme, les deux frères qui avaient eu le temps de quitter la France, furent condamnés par contumace à être rompus (1667). GANGOUTRI , lieu de pèlerinage, sur le Gange
ng. L.,
ville de
et près des sources de ce fleuve, par 76» 49' long. 31» 4' lat N.
GANGRES, Gangra, auj. Kiangari Paphlagonie, résidence du roi Déjolarus.
GAN1LH (Charles), économiste, né en 17S8 à Allanche (Cantal , mort en 1836, fut d'abord avocat; entra au tribunat, où il resta jusqu'en 1802; fut en 1815 nommé député; défendit les libertés publiques, mais sans jamais s'écarter du tonde la modération, et porta souvent la lumière dans les questions de finances. 11 a beaucoup écrit ; ses principaux ouvrages sont : Estai politique tur le» revenu* de» peuple», 1806 et 1823; De* Système* de r économie politique, 1809 : Dictionnaire de l'économie politique, 1826, 1 vol. ln-8; Théorie de [économie politique, 1830. qui tous attestent uu esprit droit et consciencieux.
GANNAT, Gannatum ou Gannapum, ch.-l. d'air. (Allier), sur l'Andelot, à 387 kil. S. E. de Paris, à 63 k. S. de Moulins; 5,109 h. Collège. Comn». de blé. — L'arr. de Gannat a5eant.(Chanlelle-le~Chàleau, Ebreuil, Eecurolles, Saint-Pourçain, Gannat), 79 communes et 66,024 hab.
GAN'NODURÛM, nom latin de laites bochc.
GANYMEDE, jeune prince d'une grande beauté, flls de Tros, roi de Troie, fut , selon la fable , enlevé par l'aigle de Jupiter, et transporté dans la ciel pour y remplacer Hébé comme échanson dea
GAOUTAMA. Voy. boddoia.
GAP, Vapincum, ch.-l. du dép. des H. -Alpes, à 669 kil. S. E. de Paris : 7,854 hab. Evêché; tri* bunal de I™ instance, collège communal; cathédrale fou l'on voit le mausolée du duc de Leadiguièresï. Musées de peinture et d'histoire naturelle. Cadis, soie, laine, etc. Commerce. — Celte ville, jadis capit. du Gapençais, est fort ancienne. Elle souffrit beaucoup des invasions des Sarrasins et des Lombards. Elle appartint ensuite aux comtes de Foiralquier. qui la cédèrent aux évêques de la ville. En 1692, elle fut prise et ravagée par Viclor-Amédée, duc de Savoie. — L'an*, de Gap a 14 cant. (Aspres-lès-Veynes, Baivilonette. la Bastie-Neuve, laragne, Orpierre. Ribiers, Rotans, Saint-Bonnet, Saint-Etienne-en-Devoluy , Saint-Firmin , Serres, Tallard, Veynes, plus Gap), 126 communes, et 69.034 hab.
GAPENÇAIS, Vapineensis tractut, partie du Haut* Dauphiné, sur les confins de la IL-Provence, et an S. E. de l'Euibrunais, qui la sépare des frontières du Piémont; 45 kil. sur 28. Ch.-l., Gap. Autres places : Chorges, Tallard, Veynes, Aspres-lès-Veynes. MontAgnes, pâturages, gibier. — Le Gapençais faisait jadis partie de la Narhonnaise 2*. et avait pour habitants les Catunae» et les Triconù Il appartint ensuite successivement aux Burgundes; rois d'Arles, et après lt<"
GARA
GARC
ment du royaume d'Arles, aux comtes de Provence, aux comtes de Toulouse, marquis de Provence : aux comtes de Forcalquier, sou» lesquels il en passa une partie à l'évêque de Gap. Charles VII s'en empara en 1448 ; mais 11 le restitua à René, comte de Prorence; il fut réuni définitivement à la France par Louis XI. 1/ est auj. compris dans le déparlement des Hautes-Alpes.
GARAKPOUR, Gorruckpoor des Anglais, ville de l'Inde anglaise (Calcutta), dans 1 ancien Aoude, ch.-l. d'un district. Temple célèbre.
GARAMA, auj. Ghcrma, ville d'Afrique, au S. de la Grande-Syrte, à 1 E. de Thabudis, avait donné son nom aux Garamanles. C'était un rendex-vous de commerce entre les indigènes delà Libye intérieure et les habitants de la côte (la plupart Grecs, Phéniciens, ou Carthaginois).
GARAMANTES, peuple indigène de l'Afrique Intérieure, au S. de l'Atlas, qui le séparait de la Numidie, habitait le pays de Zab et une partie du S.iliura.C. Balbuslit,eu21av. J.-C.,uneexpé<lit. céL dans le lerrit.clesGaraniantes, le peuple le plusmérid. que Ici Roinaius connussent en Afrique; Quiriaus les battit t. Auguste Un retrouve leur nom dam G fier ma.
GAKAMOND (Claude), graveur et fondeur de caractères, né à Pari» vers la fin du xv# siècle, fut chargé par François I de graver, pour l'impression des auteurs grecs, d'après lesdessins d'Ange t'ergen, les trois sortes de caractères grecs connus depuis tous le nom de garamond. La perfection de ses caractères n'a pas encore été surpassée.
GARAPIII mo.ntks, G/idibef-Zhkar, montapnede !a Mauritanie, dans le roy. de Pet. Sources du Cliélif.
GARASSE (François), jésuite, né à Angoulême en 1585, s'est fait une fâcheuse célébrité par la virulence de ses critiques. Il prêcha d'abord, et se fit remarquer par la fougue de ses discours et par les traits satiriques dont 11 les assaisonnait ; puis il se mit à écrire, et emporté par un tèle outré , il attaqua sans mesure tout ee qui lui paraissait contraire a la religion ou aux intérêts de son ordre : le poète Théophile, l'historien Pasquler, l'avocatgénéral Servin, le philosophe Charron furent les principaux objets de ses Invectives. Il mourut à Poitiers en 1631, d'une maladie contractée en visitant les malades de l'hospice. On a de lui : Doctrine curieute des btaux-esprùs de ce temps, Paris, 1623 ; une Somme théotogique, qui fut censurée
Esr la Sorbonne, et une foule de pamphlets puliés sous de faux noms.
GARAT (Dominique-Joseph), né en 1749 à Rayonne, mort en 1833, était fils d'un médecin du bourg d'Uslaritx, près de Rayonne. Après s'être Tait recevoir avocat à Bordeaux, il vint à Paris, où .1 se lia avec les philosophes, et se fit bientôt connaître avantageusement par ses Eloges de L' Hôpital, 1778; de Suger, 1779; de Montausier, 1781; de Fontenelle, 1784, dont les trois derniers furent couronnés par l'Académie Française; il écrivit en môme temps dan» le Mercure Français, dans le Journal de Paris, et fut chargé du cours d'histoire au Lycée, qui venait d'être fondé (1785). Il fut envoyé au v Etats-généraux (l"8i)), par les pays basques, comme représentant du tiers-état; devint sous la Convention ministre de la justice, en remplacement de Danton, après les massacres de septembre (12 octobre 1792), et eut en relte qualité la cruelle mission de lire à Louis XVI sa sentence; accepta peu «près (14 mars 1793) le portefeuille de l'intérieur que quittait Roland; montra dans cette importante administration peu de fermeté et de prévoyance, et la quitta au bout de peu de mois; fut appelé en 1794 aux écoles normales, et y fit des leçons fort brillantes sur l'Analyse de i entendement ; entra à l'Institut lors de la formation de ce corps savant (section des sciences morales et holitiquesi; fut élu
en 1796 membre du Conseil des Anciens; se laissa nommer sénateur, puis comte par l'empereur Napoléon, et ne s'opposa nullement au nouvel ordre de choses. Esprit profond, bon écrivain, Garât était faible comme homme politique ; on a dit que c'était un jacobin maigri lui. 11 a publié, outre ses Éloges, des Considérations sur la Révolution, 1792; des Mémoires sur la Révolution, 1795, où il explique sa conduite pendant qu'il était aux affaires ; des Mémoires sur Suard, son ami, 1820. 11 a laissé de précieux manuscrits, entre autres des Éloges dé Bossuet, de Condillac, de Montesquieu, et une Histoire des Basques. Il était depuis 1 806 membre de l'Académie Française; il en fut exclu sous la Restauration. — Son frère aîné, Dominique Garât, né en 1735 à Ustariti, mort en 1799, fit aussi partie de l'Assemblée constituante, où il tint une conduite fort honorable.
carat (Pierre-Jean), célèbre chanteur, fils de Dominique et neveu du ministre de la justice, né à Ustariti (B.-Pyrénées) en 1764, mort à Paris en 1823. vint dans la capital e à 20 ans, y exciU par son Ulent un enthousiasme universel, et obtint la protection de la reine Marie-Antoinette rt du comte d'Artois, qui le pensionnèrent généreusement. Après avoir parcouru les principales villes de l'Europe, il revint se fixer à Paris, où il forma un grand nombre d'élèves distingués. 11 faisait lui-même des romances. Tout le monde a répété celle dans laquelle il déplorait les malheurs de la reine Marie-Antoinette: Vous qui portez un carur sensible, etc. Ce grand artiste mêlait à son talent une extrême fatuité.
GARAY (Jean de), général espagnol, né k Badajox en 1541, passa en Amérique, et fut chargé de faire de nouvelles explorations dans l'Amérique méridionale. 11 découvrit, après avoir remonté le fleuva Parana, une immense contrée inté rieure.et y fonda un établissement qu'il nomma Santa-Fé-de-\éra-Crux. H fut nommé en récompense, par Philippe II, lieutenant-général et gouverneur de L'Assomption (1576). En 1580, il rebâtit la ville de Buenos-Ayres, que les Indiens avalent détruite, et sut, par une conduite pleine de douceur et de prudence, y attirer les sauvages eux-mêmes. Cependant , il fut massacré par quelques-uns d'entre eux, lorsqu'il retournait à L'Assomption (1592).
carat (don Martin de), ministre des finances d'Espagne, né en Aragon vers 1760, mort en 1R22, eut, depuis 1808 jusqu'à la rentrée de Ferdinand VII, une part très importante dans le gouvernement espagnol, et se concilia l'estime générale par les ta!ents et le tèle qu'il apporta dans la conduite des affaires. Appelé au ministère des finances sur la fin •1.; 1816 par Ferdinand VII, Il voulut introduire d'utiles réformes et faire supporter au clergé et i la noblesse une partie des charges publiques; mais ces mesures, peut-être nécessaires liiiancu rerneni, soulevèrent l'opposition îles classes les plus puissantes, dont les intérêts se trouvaient froissés. Aussi perdit-il bientôt son crédit auprès du roi, par la briuue des parties intéresses : il fut disgracie en 1818.
GARB, GARVE (c.-à-d. touchant), nom donné par les Arabes à la partie S. 0. du Portugal, qui en a conservé le nom d'AI-Garve. — On donne aussi le nom de Garb i la partie de l'empire de Maroc qui en forme la pointe N. 0.; ce pays est situé dans le roy. de Fer, sur le détroit de Gibraltar. Voy. habat.
GARB1EH, province de la Basse-Egypte, dans le Delta, sur la Méditerranée ; bornée hTÙ. par celles de Menouf, Rosette, Bahyreh : à l'E. par celles de Damietle et de Mansourah: 130 kilomètres sur 65 ; 230,500 hab. Ch.-l., Mehallet el-Rébir.
GARCIA ou GARCIAS, nom de plusieurs comtes de Cas tille et de quelques rois de Navarre au moyeo âge : on en trouvera la série aux articles de ces royaumes; deux seulement méritent d'être mentionnés •
GAKC
GAKD
•abcia i, eomte de Caslllle, ni en 938, mort en I *y. Il succéda a Fern*nd-Gonxalès . son père, à |
32 ans, en î)7i», >•< imprima h n \.lte «les comtes do N 61a, remporta sur tes Maure4 fin*. avantages, mais fut lilessé uiortell. et pris dans un dernier rmnbat.
QkhUA, i .1 i!, roi* de Navarre. \ <>y. navariu:.
«ai. Ci a m, surnommé leTren.t-Uur, roi .le Navarre, fils de Sanclie 11, auquel il succéda en 994. Il combtftit les Arabes conmie son l*re, se ligua contre Almanxor avec Bcrmude, roi de Léon, et le défit à I. bataille de Calatanazor en 998. Il mourut en 1001 , à l'âge de 43 ans. 11 fut surnommé le Trembleur, parce que toutes les fois qu'il revotait son armure un frisson involontaire s'emparait de lui ; et c'est à cette occasion qu'il dit un jour : • Mon corps tremble du péril où mon courage va le porter. •
garcu de parëdes (don Diego), capitaine espagnol, né à Truxillo dans l'Estramadure en 146G. fut le compagnon d'armes du grand Gonzalre de Cordoue, et partagea sa haute réputation militaire dans les guerres d'Italie. En quittant ce pajs, il alla retrouver Charles-Quint, dans l'armée duquel il combattit avec sa valeur ordinaire ; mais il mourut peu de temps après, des suites d l'une chute de cheval (IS301. Ce guerrier était d une force physique extraordinaire; et, pour la loyauté et la bravoure, 11 mérita d être comparé à notre Ra.vard.
Garcia (Manuel) , compositeur et ehanteur célèbre, né à Séville en 1779, mort à Paris en 1832, débuta à Madrid en 1801; il parcourut ensuite l'Espagne, l'Italie et la France, obtenant partout le pl i- trrand «ocrés. Ses primip. opéras sont : HCaltfu 'ii lUigdwi (donné a NapteC en 1K12) ; VAufjergiste, Us Chevillci de maître Adam , U Poéu colporteur, Florettan, 182?. etc. — Il fut le père de madame Malibran et de P.mline Garcia 'M«« Viardof .
GARC1LASSO (ou plutôt gahcias laso) DE LA VEGA, célèbre poète espagnol , né à Tolède vers 1503. était d une illustre famille, alliée à l'antique maison de Guxman. Par un fait étrange, cet homme, qui ne devait chanter que le» douceurs du repos, tint l'épée toute sa vie , et mourut en combattant. Il prit part à toutes les guerres de Charles-Oulnt, se distingua particulièrement à la bataille de Pavle (l.V>*>\ et fut tué an fort de Muy (Var) en 1536. dans l'invasion de I armée impériale en France. Il n'était alors âgé que de 33 ans ; cependant il avait, au milieu du tumulte des camps , composé des chants qui l'ont rendu immortel. Ils consistent surtout en églogues, en odes et en élégies. Sa poésie est simple, facile, harmonieuse dans le style , grade usa , naïve , mélancolique dans la pensée. Ses compatriotes le nommèrent le Pétrarque espagnol. Ses principaux modèles furent le Dante et Pétrarque. La meilleure édition qui ait été donnée de ses œuvres est celle de Madrid, 1765 et 1788, in- 1 2, avec une bonne préface et des notes utiles. Garcllaaso a été traduit en anglais, en 1813, par WifTen.
carcilasso de la vega, dit Tïnca, historien espagnol, surnommé Tïnca, parce qu'il descendait par sa mère de la famille royale du Pérou , né en 1530 à Cuxco, mort en 1568, s'appliqua de bonne heure à connattre tt à éolairdr Yhistoire de cette partie de l'Amérique méridionale, afin de la rédiger. Il était parvenu à recueillir tous les matériaux nécessaires à ce travail lorsque l'ombrageux Philippe II, craignant l'influence que pouvaient lui donner ion nom et ton origine, lui fit intimer l'ordre de se rendre eu Espagne. 11 se fixa à Valladolid et y composa set écriU. On a de lui les ouvrages suivants t Commentatrei royaux qui traitent de t origine du In cas , de leurs lois et de leurs gouvernements, Lisbonne, 1609-16, 2 vol. In-fol., trad. en français pat Dallbard, Paris, 1744; Histeire générale du Pérou, Cordoue, 1616. in-fol., etc.. trad. en franc, par Bau-
douin, 1633; Histoire de la Floride, Lisbonne, 1605. in-4. trad. par Richelct, 1670. On reproche à Car cilasso un style ampoulé; mais on s'accorde à louer la fidélité de ses récits.
GAKD, Vardo, riv. de France, est formée par la Jonction du Gardon-d'Anduic et du Gardon-d'Alais, qui sortent tous deux <!<*« Cévennes - arrose le dép- du Gard, passe a 8 k. N. de Nîmes, près de laquelle va 17 kil. N. E.) elle est traversée par le célèbre pont du Gard, et tombe dans le Rh6ne entre Aramon et Beaucaire. après un cours de 60 kil. environ.— Le pont du Gard a été construit par les Romains ; il est longde 269 mètres et hautdeprèsde 49: il se compose de trois rangs d'arches élevés les uns sur les autres, et dont le rang supérieur portait un aqueduc servant à amener jusqu'à Nîmes les eaux des sources d'Aire et d'Airan. Cet aqueduc fut brisé lors de l'invasion des barbares.
Gard (dép. du) , dép. maritime de la France, sur la Méditerranée, al'O. de l'embouchure du RhAne, au S. du dép. de l'Ardèche : 5,997 kil. carrés; 366.259 hab. Ch.-I., Nîmes. II est formé d'une partie du Bas-Languedoc. Mont, au N. et à l'O. (CévennesJ; climat très doux, température variable, vents Impétueux, sécheresse. Nombre de marais (dont 1 7 salants). Houille, manganèse, antimoine; marbre, plâtre, kaolin, ocres, pouxxolancs, etc. Sol très varié, aride on maigre en beaucoup d'endroits : grains en petite quantité, légumes, fruits du Midi, vins très boni (Lidenon, St-Gilles et Tavel), eaux-de-vie ; oliviers, mûriers; garance, etc. Gros bétail (de petite espèce), moulons, vers à soie, etc. Cadis, étoffes de sole, de coton ; distilleries, savons, etc. Commerce actif. — Le dép. du Gard se divise en quatre arrondissements fNiines, Alais, Uzès, Le Vigan). 38 cantons et 438 communes; il appartient a la-lO* division militaire, possède une cour impériale et uo évéché à Nîmes.
GARDA, bourg du roy. Lombard-\énitien , à 26 kil. N. 0. de Vérone, «nr le lac de Garda, rive orientale. Petit port : pêche de sardines et d'ables. Huile. Bonaparte défit aux environs les Autrichien» commandée par Wurmaer, 1796.
garda (lac de), Benacus lacus, dans le royaume Lombard-Vénitien, le plus oriental des grands lacs de la région au S. des Alpes : 48 kil. sur 16. Beaucoop de poissons. Le Mlncio le traverse et en sort à Peschiera.
GARD A FUI, cap d'Afrique. Voy. coardafoi.
GARDANNE, ch.-l. de canton (B.-du-RhÔne). à 9 kil. S. d Aii ; 3,000 hab. Fortifications. Commères de grains et de bestiaux. Mine de fer.
GARDANNE (Matthieu-Claude, comte), général de l'empire, né à Marseille en 1766, mort en 1818, se distingua aux batailles d'AusterliU. dléna. d'Fylau : fut envoyé en 1807 comme ministre plénipotentiaire en Perse où un de ses ancêtres avait été longtemps consul de France, mais eut peu de succès; servit en Espagne sous Masséna et y éprouva un échec qui le Ht disgracier.
GARD E-FR ESN ET , bourg du dép. du Var, a 50k.N.E.deToulon; 2.900 hab. Lainages, bouchons ehapeaux, etc. On croit que ce bourg est l'ancien Fraxinet, que les Sarrasins fortifièrent au DP tiède, et d'où ils ravageaient la Provence (889-975).
GARDEL (P.-Gabriel) , danseur et chorégraphe de l'Opéra, né à Nancy en 1758, mort à Paris es 1840, débuta i Paris en 1774, dirigea pendant plut de quarante ans les ballets de l'Ocra, et composa lui-même un grand nombre de ballet* dont voici lea principaux : TéUmaque, 1789 ; Psyché, 1790; U Jugement de Pétris, 1793; la Dans ornante, 1800;
U Retour de Zéphyr, 1802 ; Achille à Scyros, 1804 , Paul et Virginie, 1806; Vénus et AdonU, 1 808 1 Alexandre chez Apelles, 1808; r Enfant prodigue, 1812; Proserpint, 1818 ; la Servante justifié* , 1818. Il a en outre composé les divertisiemuuU de la plu-
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part du opérai représentés depuis trente ans. — • Son frère et sa femme, attachés également à l'Opéra, eurent aussi de la réputation comme danseurs et contribuèrent à ses sucrés.
GARDELEBEN ou GARDELEGEN, Tille murée des Etats prussiens (Saxe), sur la Milde, à 49 lui. M. 0. de Magdebourg; 4,300 hab. Draps, toiles, étoffes de coton; eau-de-Tie de grains, bière.
GARDIN DU MKSN1L (J.-B.). savant latiniste, né en 1720 à Sainl-Cyr près de Valognes, en Normandie, fut professeur de rhétorique à l'université de Parié, puis principal du collège Louis-le-Grand f.1764), et mourut à Valognes en 1802. I) est auteur d'un traité sur les Synonyme* latins, ouvraged'un mérite généralement reconnu, 1777, ln-1 2, et 1788, in-8.
GARJMNER, ville des Etats-Unis Htf aine) , à 65 kll. N. E. de Portland; 3,000 hab. Eglise remarquable ; banque. Etoffes de coton, etc.
GARDIN KR (Etienne), é Tèquc de Winchester et grand-chancelier d'Angleterre, flls naturel de l'arche venue de Sallsbury, Woodwill, né en 1483 i Saint-Edmund-Bury , dans le comté de Suffolk , mort en 1555. fut secrétaire du cardinal Wolsey, et an des députés que Henri YIU envoya à Rome pour obtenir son divorce avec Catherine d'Aragon; il s'efforça de justifier ccdivorceetcle soutenir la suprématie royale dans un traité : De perd obetlicntia (Lnnd., 1534) , qui Tut mi« à Yïndex. Attaché néanmoins à la foi catholique, il eut, sous Edouard VI, dt vifs démêlés avec Thomas Cranmer, archevêque anglican de Ganlorbéry,et fut jeté en prison commeenneml prononcé delà Reforme. A l'avènement de Marie, tl ne tarda pas à recouvrer toute sa faveur, et fut noromêgrand chancelier. llronseilla a cette princess« d'agir avec sévérité contre les Réformés, et se deshonora en en faisant périr plus, dans de cruels stipplires.
car dîner (Guillaume), mathématicien anglais du xtiii* siècle, auteur de Tables de logarithmes estimées, Londres. 1742, In-fol. Elles ont été publiées et revues par Callet, Paris, 1783 et 1795. GARDON. Fou. gard.
GARENGEOT (croissant de), chirurgien, né à Vitré (Bretagne) en 1688, mort à Cologne en 1759, vint à Paris à l ige de vingt-trois ans , y fut successivement démonstrateur royal, membre de l'Académie de chirurgie, chirurgien-major du régiment du roi, et contribua puissamment aux progrès de la chirurgie. On a de lui : Traité de» opérations de chirurgie, Paris, 1720, 3 vol, In-U ; Traité des instruments de chirurgie, 1723, ln-12; Myotomie humaine et canine, 1724, 2 vol. in- ! 2 ; Splanehnologie , ou Traité oVanatomie concernant le» viscères, Paris, 1728; Opération de la taille par T appareil lotirai, ou la Méthode du frère Jacques, corrigée de tous ses défauts, etc. 11 a attaché son nom à nn instrument qui sert à enlever les dents molaires.
GARESSIO, ville des Etats sardes, près du Tanaro, à 26 kll. S. E. de Mondovl ; 4,700 hab.
GARGANO (cap), Garganum promont., pointe de terre dans le roy. de Naples (Capitanate), forme cette forte saillie du continent de l'Italie qui s'avance dans la mer Adriatique et qui est dominée par le mont Santo-Angclo [Garganus mons) , un peu audessous du 42* degré de lat. N. Elle termine l'éperon de la botte que figure la péninsule italique.
GARGETTK, bourg d'Attique où naquit Eplcure.
GARlANONUM, ville de la Bretagne romaine, eh es les Iceni, auj. tarmouth.
GARIGLIANO.garillan,/ in'*,riv.d'UaHc,formée par l'union du Saccoct du I.iri, tombe dans le golfe de GaMe, à 14 kil. E. de Ga8te. Cours, 60 kll. Ba- » Uille sanglante entre les troupes de Louis XII et de Ferdinand-le-Catholique en 1503.
GAR1Z1M, montagne de Palestine, dans la tribu d'Ephralm. Les Samaritains y élevèrent le temple qu'ils voulurent opposer à celui de Jérusalem.
GARLIN, eh.-l. de cant. (B, N. E. de Pau; 1,100 hab.
■Pyrénées), a 27 k il
GARNERIN (J.-Baptiste-Ollvier et André-Jasq.) léronautes, nés, l'un en 1766,m. vers 1845, l'autre es 1 <<Q, m. en 1823,sonl surtout cél. hres comme ayair perfectionné le parachute et ayant exécuté avec sik ces de nombreuses desrentes : ils firent leurs lrt* expériences à Paris vers 1797. — Elisa Garnerin. Bile de Jean-Baptiste, est la première femme qui ait osé tenter la descente en parachute; elle renouvela trente-neuf fois cette périlleuse expérience. Elle s'occupe actuellement de perfectionner celte invention CARNET (le Père), jésuite, né en 1555 en Angleterre, à Noltingham, fut en vové jeune en Italie étudia sous Bellarmin , et prit l'habit à Rome. 1 revint en Angleterre comme missionnaire en 1584, et devint provincial de la Compagnie dans ce pays. Impliqué en 1606 dans la conspiration des Poudres, il fut pendu comme ayant négligé de révéler le cornât, dont il avait eu connaissance par la confession, m Jésuites le considèrent comme un mirtyr. GARN1ER, maire du palais. Voy. warjuchairi. garnter (Robert), auteur dramatique, né vers 1 545 à la Ferté-Bemard(Sarthe),mort en 1601 , est un des premiers en France qui aient fait des pièces régulières. On a de lui 9 tragédies (Paris, 1585, in-121, dont la meilleure est Bradamante, jouée en 1580. il était lieutenant-général du bailliage du Mans, et fut nommé par Henri IV conseiller au grand conseil. Cet auteur fut souvent réimprimé dans le xvti* siècle.
garnier (J.-J.), historiographe de France, né dans le Maine en 1729, mort en 1805, fut d'abord sou s- maître au collège d'Harcourt, puis professeur d'hébreu au collège de France et inspecteur de cet établissement, et (ut admis en 1762 à l'Académie des Inscriptions. 11 fut choisi après la mort de Villaret pour continuer l'histoire de France; on lui doit les règnes de Louis XI à Charles IX. il est peut-être Inférieur pour le style à Veny età Villaret, mais il l'emporte par ses recherches. Il a aussi publié l' Origine du gouvernement français, 1765, in-1 8 et quelques écrits littéraires, t était un homme du plus beau caractère on cite de lui des traits d'une admirable générosité.
carmer fie comte Germain), né à Auxerre er 1754, mort à Paris en 1821, fut d'abord procureur au Ch&tclet , puis devint secrétaire de madame Adélaïde, sceur de Louis XVI. Appelé en 1791 au ministère de la justice avec Roland, Il refusa cet honneur. Il s'expatria pendant les troubles de la révolution. Sous l'Empire, il fut nommé préfet, créé comte, puis sénateur, et devint en 1808 président du Sénat. Il a traduit les Recherches sur Us richesses des nations de Smith, 1802, et a laissé luimême plusieurs bons ouvrages d'économie politique, tels que : De la propriété considérée dans ses rapports arec le droit politique, 1792; Principes d économie politique, 1796; Histoire d* la monnaie depuis la plus haute antiquité jusqu'à Charlemagne, 1819.
GAROCELI, peuple de la Gaule Transalpine, habitait dans la contrée nommée depuis Mauricnne, entre le mont Cenis et la vallée de Prégalas, ou entre le mont Genèvre et la vallée de Cluson. Oetlum (auj. Oulx) était leur capitale.
GAROFALO (Benvenuto tisi, dit le), peintre Italien, né à Garofalo, près de Fer rare, en 1481, et mort en 15&9, fut l'ami de Raphaël et imita sa manière. Ses chefs-d'œuvre sont le Massacre ds. Innocents, la Résurrection de Lasate et la Prise dr Jésus qu'il peignit de 1519 à 1524 dans l'église dt St-François de Fer rare ; une Samaritaine, etc. — Il ne faut pas le confondre avec J.-B. Benvenuto, peintre né aussi à Garofalo, et que l'on désigne sous le nom é'Ortolano , parce que son père était jardinier.
GARONNE, Garumna, riv. de France, naît eo Espsgne au Ta! d'Aran, par !• 25' long. 0.. 42» «