GATA
Pépin et Charlemagne les soumirent et les remirent sous la dépendance des ducs d Aquitaine. I* e formait alors un duché comprenant six Bigorre, Bordeaux, Agen, Fexensac, Lecet le comté de Gascogne propre, qui avait eh.-l. la ville de Sl-Sever, nommée pour cette Cap-de-G ai cogne. Le titre de duc de Gascogne passa en 1036 k la mais, de Poitiers par suite du mariage de Brisque, fille de Sanche 111, due de Gascogne, avec Guillaume, comte de Poitiers et d'Aquitaine; en 1137 le mariage d'Eléonore, héritière des comtes d'Aquitaine, avec Louis VU, réunit un instant la Gascogne i la couronne de France ; mais le second mariage de cette princesse (avec Henri Plantagenet, 1IS2) mit la Gascogne sous la domination anglaise. Elle resta aux Anglais jusqu'en 14S3. époque à laquelle Charles VU la réunit définitivement à la France.
Gascogne (golfe de) , Aquitanicus tinut. On désigne sous ce nom la partie de l'Océan Atlantique comprise entre les cotes occidentales de la France et les côtes septentrionales de l'Espagne.
GASCONS , VASCONS ou BASQUES. Voy. basques et Gascogne. — On étend vulgairement la dénomination de Gascons k tous les habitants du pays compris entre les Pyrénées et la Garonne. Les Gascons ont l'esprit fin, délié, adroit, fécond en inventions: mais ils ont aussi la réputation de fanfarons.
GASSENDI (Pierre), philosophe français, né à Champtercicrprès de Digne, en 1692, mort à Paris en 165&, se fit remarquer par sa précocité, obtint au concours une chaire de rhétorique dès l'âge de 16 ans, et enseigna la philosophie et la théologie à Aix k 21 ans. 11 embrassa l'état ecclésiastique, devint en 1623 prévôt de la cathédrale de Digne, et fut pourvu d'un bénéfice avantageux qui lui permit de bonne heure de quitter l'enseignement pour la culture des sciences. En 1624, Il publia une critique d' .Visio te {Exercilationes paradoxicœ adversut Aristoielrtn) qui souleva beaucoup d adversaires, mais qui attira sur lui l'attention. En IG45, il Tut sppelé a Paris cl nommé professeur de mathématiques au collège de France. Il se lia avec les savants les plus distingués, tels que Galilée, Kepler, Hobbee, Hersenne , Pascal, Lamothe-ic-Vaver. et devint le centre de leurs réunions. Gassendi fut un savant universel et se distingua à la fuis comme philosophe, physicien, mathématicien, astronome, historien, antiquaire: mais c'est surtout comme philosophe qu'il est célèbre. Il fut un des premiers à sentir le vide de la philosophie d'Aristote et il l'attaqua hardiment dans ses Exercilaiionet ; il lui préférait celle d'Epicure, et il fit des travaux d une érudition admirable pour restaurer et réhabiliter cette doctrine si longtemps oubliée et condamnée. Il publia dans ce but trois ouvrages importants : De Vita et moribut Epicuri, 16*7; Animadvtrtione$ in librum X Diogenis Laertii, 1649 ; Syniagma philosophict Epicuri, 1649: il y rassemblait tous les passages des anciens où il est parlé d'Epicure, exposait et confirmait plusieurs des opinions de ce philosophe, tout en combattant avec force ses dogmes impies. Gassendi se forma en outre une doctrine k lui, sorte d'éclectisme qui avait le sensualisme pour base; il l'exposa dans son Syniagma philosophicum , ouvrage posthume, où II traite toutes les parties de la science. Il eut avec Descartes de vives ^«eussions et écrivit contre lui deux traités : Duquuitio metaphytica advertut Carutium, 1642; Dubuationes et instanliœ advertut Cartetii meiaphysicam, 1644 ; il attaquait surtout la doctrine des idées innées, et enseignait que toutes nos idées viennent des sans, les unes immédiatement, les autres médiatemenl. Enfin il réfuta les folies mystiques de Robert Fludd el de Mono. Outre les
ouvrages que nous venons de citer, on doit à Gassendi plusieurs traités d'astronomie, d'Importantes découvertes sur celte science, et d'excellentes biographies de Tycho-Brahé. Copernic, Peyrese, etc. Ses œuvres ont été réunies* Lyon, 1658, 6 v. In-fol., avec sa vie par Sorbière . — G . a laissé d es d i v inles nombreux : H m u-r, qui a donné un excellent Abrégé de sa doctrine, Molière et Rachaumont, tous épicuriens.
casserdi J.-J. basilic d k , gén . d'artillerie, de 1 1 même famille que lepréc.,néà Digne en 1748, m. en 18'28,«e distingua surtout au passage du St-Bernard, où i! donna l'idéede transporter lesoanonsàbrasen leplaçant dans des troncs d a< bres creusés, quitta leservice.avec e grade de gén. de divin., pour entrer dans l'administration, eldev nt conseiller d'Etat, sénateur, pair de France. On lui doit V Aide-mémoire à {'usage des officiers d'artUlerie, 1789, manuel fort estimé.
GASSIO.N (Jean de}, maréchal de France, né à Pau en 1609, servit d'abord en Piémont sous le duo de Rohan, passa ensuite en Suède, près de Gustave- Adolphe: se signala à la bataille de Leipsick, gagnée par ce prince en 1631 ; revint en France après la mort de Gustave, et eommanda l'aile droite de l'armée française k la fameuse journée de H oc roi (1643). La même année, après s'être signalé de nouveau à la prise de Thionville, il fut créé maréchal, quoiqu'il fût huguenot. En 1047 il reçut un coup de mousquet au siège de Len«, et m. f» jours après.
GASSNER (J.-Joseph). pieux ecclésiastique, né en 1727 k Brait, sur les frontières de laSouabe, mort en 1779, fut d abord curé de Klœsterledans le pays des Grisons, et se fil une grande réputation par des guérisons que l'on regarda comme miraculeuses Plein de foi et croyant que les maladies élaieut l'effet de la possession . il prétendait les guérir en chassant les démons m nom de Jésus. 11 parcourut, k partirde 1773, la Sjisse cl une partie de l'Allemagne, suivi d'une foule d« malades, et séjourna surtout à Elwang , k Sulzbach , à Ratisbonne. A la On, l'autorité cecléaiaslique et l'empereur Joseph 11, alarmés de l'influence qu'exerçait ce prêtre plein de fui, le forcèrent à cesser ses exorcisme* et à se renfermer uans sa cure (1777). On a écrit une foule de \ol urnes, soit pour raconter, soit pour discuter lei miracles de Gassner. Il a écrit lui-même une Instruction pour combattre le Diable (en allemand], 1774.
GASTEIN, Gastanium en latin moderne, bourj; des Etats autrichiens (Autriche) , k 40 Ml. S. 0. de H as Lad t. Aux environs, eaux thermales très fréquentées; plomb aurifère et argentifère. On croit que celte ville occupe l'emplacement de l'ancienne Auqusta Antonini.
GASTINE {c.-à-d. lande défrichée), nom donné k
Elus, pays de Fane. Franco, notamm. à une parliedu as-Poitou, qui avait pour lieu princip. Parthenay. Il fait auj. partie du dép. des Deux-Sèvres. F.catimais.
GASTON, poète, né k Rhodes en 1767, mort en 1808, servit dans l'armée de Condé, puis se réfugia en Russie ; revint en France sous le consulat et fut fait proviseur du lycée de Limoges. On a de lui une traduction de Virgile en vers. Paris, 1808. Elle e>t bien inférieure à celle de Delille. gaston de roix , n'ont.* ans. Voy. rotx, ORLÉANS. GASTOUNI , ville de l'état de Grèce (Elide) , k 110 kil. N. E. de Tripolitxa; 3,000 hab. Petit port, château. Aux environs, ruines de l'ancienne Kl is. — L'ancien fleuve Pénée se nomme aussi Gastouni ; — il se jette dans un golfe dit pareillement de Gastouni.
GATA, ville d Espagne (Badajoi), sur lariv.Gata, au pied dea monts de Gala, k 50 kil. S.O. de Valcncia ; 2,400 hab. Châtaignes, porcs.
gâta (monts de), montagnes d'Espagne, fontpa.tie de la chaîne carpétano-vettonique , el lient les monts de Grédos k la sierra Eatrella; la Gala (affluent de FAlagon) y prend sa source. Ces montagnes tirent leur nom des carrières d'agates qui s y trouvent en abondance.
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GATAKER (Thomas), théologien et critique anglais, né à Londres en 1674, mort en 1664, fut successivement inatituteur particulier, prédicateur, et recteur de Rotherbithe (Surrey). On a de lui pluaieurt ouvragée de eontroverae et d'autres écrits dont les plus remarquables sont : un Ditcour* tur la nature et tutoya de* loterie*, 1619, in-4; une bonne édition, avec traduction, de Marc-Aurele, précédée d'un discours préliminaire sur la philosophie des Stoïciens, qui renferme de savantes recherches, et ut livres de remarques critiques sous le titre d'Advertaria muceltatua, 1661. Une partie des écrits de Gataker a été publiée sous le titre d Opéra critiea, Utrecht, 16<J8. in-fol. GATtS (moula;, dans l'Hindoustan. Voy. chattes. GATES (Horace), général américain , né en Angleterre vers 1726, s'établit dans la Virginie vers 1*63 , et prit les armes en faveur de sa nouvelle patrie lors de la guerre de l'Indépendance. Chargé du commandement de l'armée américaine du nord en 1776, il battit le général Burgoyne en plusieurs rencontres et le força à mettre bas les armes â Sara toga le 17 octobre 1777. Nommé en 1780 général en cher de l'année américaine du midi dans la Caroline, U s'efforça vainement de résister à lord Cornwallls. Il mourut en 1806.
GATESHEAD, Tille d'Angleterre (Durham), sur la Tyne , est considérée comme un des faubourgs de Neweastle. dont elle n'est séparée que par un pont de pierre; 16.000 hab. Fer fondu, etc.
CATIEN (saint), évèque de Tours, un des apôtres des Gaules, vint d'Italie en ee paye vers 260, flt un grand nombre de prosélytes, et souffrit le martyre plusieurs années après. On le fête le 18 décembre.
GATINAIS, Wattinunn* Comitatut, pays de France, divisé en Gâtinais français (dans l'Ile-de- France j et Gâtinais Orléanais. Le premier avait pour capitale Nemours, et forme auj. la partie S. 0. du dép. de Seine-et-Marne. Le second avait pour capitale Montargis, et renfermait le petit paye de Puisaye; il forme auj. I'E. du dép. du Loiret et quelques portions de ceux de la Nièvre et de I Yonne. — - Le Gâtinais eut dès le xi* siècle des comtes particuliers. Geoffroy-le- Barbu , l'un deux , ûls d'Hermengarde, sœur de Geoffroy-le- Martel , comte d'Anjou, succéda à son oncle dans le comté de 1 ou raine, mai» fui dépouillé par Foulques, son frère sadet. Celui-ci craignant la colère du roi de France, l'I'ilippe. lui céda le Gâtinais. — Voy, castini.
GATTEL, lexicographe, né à Lyon en 1743, mort en 1812, enseigna la philosophie â Lyon, la grammaire générale â Grenoble, et devint sous l'Empire proviseur do eollége de Grenoble. On a de lui un Dictionnaire etpagnol-françai* et françau-etpagnol , Lyon, 1790, et un Dictionnaire portatif fronçai*. Paris, 1797 , réimprimé avec des augmentations en 1819, 2 vol, in- S : c'est un ouvrage estimé.
GATTES (cap de), énorme rocher situé en Espagne sur la cote de Grenade , a environ 36 kil. de circuit, et 80 mètres de haut.
GAU, ancien nom qui désignait une circonscription territoriale, en usage en Germanie vers le temps du démembrement de l'empire romain. Les gaut étaient administrés par un comte dit gaugrqf. Il reste encore beaucoup de vestiges de cet ancien osage dans les noms de Brùgau , Thurgau ( d'où lharnor\K}, Nordgau, Sùndgau . etc.
GAUBlL (Antoine), savant missionnaire jésuite, é â GaUW- (Languedoc) en IG89, fut envoyé è la Chine en 1723 , y apprit parfaitement les langues •hinoise et mantehoue, devint Interprète de la cour impériale, eserça cette charge pendant 30 ans , et mérita l'entière confiance de l'empereur. Il mourut l Péklng en 1769. C'e*t peut-être celui de tous les Européens qui a le mieux connu la littérature chinoise. On a de lui: Traité kiuorique et critique
de Cuttronomu ckinoue; Binaire de Gentehisnin (Gengis-Khan), et de toute la dynatlie de* Mongaus, Paris, 1739, in-4 ; Traité de la chronologie ckinoite; une traduction française du Chou - King , livre qui renferme les traditions historiques de la Chine et de ses souverains, Paris, 1 77 1 ; des notices et des lettres, insérées dans le recueil des Lettre* édifiante*, tom. 16, 26 et 31.
GAUBRESTlERE (la), village de France ( Vendée), â 9 kil. des Herbiers; 1,630 feux. Forges, mines de fer.
GAUCHER DE CHATILLON. Voy. OUTIIXOR.
GAUDEN ( J .), évèque anglais, était chapelain de Warwick lors du commencement de la guerre civile sous Charles 1", et se déclara d'abord pour le parlement (1643) ; mais â la vue des excès que commettait ce parti , il changea d'opinion, et publia peu de jours après l'exécution du roi un ouvrage qui eut un grand succès, YÊikôn batilikè, Portrait du roi dan* te* *ouffrancet, qu'il fit paraître sous le nom du roi lui-même. Au retour de Charles H , U fut fait évèque d'Exeter, puis de Woreester (1662).
GAUD1N DE SAINTE- CROIX. Voy.
GAUGAMELA, Teste plaine de l'Assyrie, â 10. du Tigre et â peu de distance d'Arbèles ( auj. Erbil). (Test là nue se livra la fameuse bataille vulgairement dite d'Arbèle*. (Voy. arbéles).
GAULANIT1DE, petit pays de Palestine, s'étendait depuis le mont Hermon au S. jusqu'au fleuvo liiéromax,avaitpour villes princ. Gaulon et Gainai*.
GAULE. On désignait sous ce nom : f la Gaule proprement dite ou Gaule Transalpine ( France actuelle); 2* la Gaule Cisalpine (Italie septentrionale); 3* la préfecture des Gaules, qui comprenait les tles Britanniques, la Gaule Transalpine et l'Hispanie, et qui prenait son nom de la Gaule , son principal diocèse.
I. c a cle proprement dite, G al lia Trantalpina, con trée de l'Europe ancienne, comprenant â peu près la France actuelle, plus la Belgique, avait pour limites au N. et è l'E. le Rhin et les Alpes, au S. U Méditerranée et les Pyrénées, â 10. l'Océan. Elle était habitée, avant l'arrivée des Romains, par des peuples de ouatre races différentes! 1» des Celtes ou Galls. 2* des Germains ( Kymris ou Ci ni lires, Belges et Volques, Volcœ); 3* des Ibères ou Ligures; 4* des Grecs (les Massiliotes et leurs colonies). La Gaule n'avait pas de nom général, pas de division géographique avant la conquête de César. Les Grecs rappelaient vaguement Celtique. Les Romains, qui en possédaient depuis l'an 121 av. J.-C. une portion au S. E. qu'Us appelaient Provincia ( la Provence moderne), ne connaissaient pas Les limites et l'éten due du reste.
Lors de la conquête de César (69 avant J.-C.), on distinguait dans la Gaule deux parties : la Province romaine, dite aussi Callia braccata, â cause des braies ou hauls-de-chausses que portaient les habitants; la Gaule libre, ou chevelue [Gallia comata), ainsi nommée à cause des longs cheveux que portaient les Gaulois; celle-ci se subdivisait : !• en Belgique, alors bornée au N. et à l'E. par le Rhin (Rhcnu*), au N. 0. par la mor de Germanie, au S. 0. par la Marne (Matrona) et la Seine (Sequanà); 2» en Aquitaine, entre l'Océan, la Garonne et les Pvrénées ; 3* en Gaule propre ou Celtique, entre le Rhône, la Garonne, l'Océan, la Seine, la Marne, et la partie inférieure du Rhin. A cette époque la Gaule comptait, dit-on, 400 peuples et 800 villes, formant des confédérations où les phis faibles étaient groupés à divers titres comme sujets ou comme clients autour des plus puissants. Ceui-H étaient : 1* en Belgique, les Betlovaci, Suetttone*, Remi, Treivri, Nervii ; 2* en Celtique, les Hetvetii, Sequani, jEdui, Ar verni Aretiutrici, Carnute», Stnone* : 3« eu Aqui*
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taiDP , 1« Tarbe H et Aiuei. Il faut y ajouter, dam a Province romaine, les Allobroges, les Cature*, les Tb/ojalw. — Auguste partagea la Gaule en 4 grands départements: Narbonnaise, Aquitaine, Lyonnaise et Belgique. Dans cette dernière, la rire gauche du Rhin Fut Bous-divi&ée en Germanique supérieure et Germanique inférieure (plus tard première et seconde
Aquitaine s'étendit au N. jusqu'à la l organisation de l'empire sous Cons-
Germanique) ; Y.' Loire. — Lors de 1'
tantin, la Gaule propre fut comprise avec la Brvtagn romaine. l'Hispanie, et la Mauritanie Tingitane, dans la préfecture des Gaulei ; elle forma un des trois diocèses de cette préfecture et se subdivisa elleen dix-eept provinces dont voici le
Provinces. Chefs-lieux. „ . . ^Ta^^VJ0^"1'0^''^ . a»
( Grand-duché du Bas-Rhin. — Hessc-Darmstadt. Germanie ou Germanique jMogunUaeum (Mayen- j Bavière Rhénane. — Départements français du
Haut et du Ba*-Khin.
2« ou inférieure.
Belgique I-,
Belgique 2;
Lyonnaise U; Lyonnaise 2\
Lyonnaise 3%
Grande Séquanaise, 1".
Aquitaine 2»,
,« f Pays-Bas : Hollande méridionale , Gueldre méridioou Germanique l Golonia Agrippina (Co-J nale Nord-Brabant
Treveri (Trêves),
(Reims),
(Lyon) (Rouen),
(Tours), |
Vesontio (Besançon), (Bourges),
(Bordeaux),
(Auch),
|NarboMartius(Nar>JD^~
l bonne),
«lia (Aix), (Vienne),
um (Embrun), {
\i«-cHrA#.««*«AiP#.Tin:nAc f Darantasia (Moutiers- \ Alpes orecques et Fenmnes \ cn.xarentaise), J
Au v« siècle la Viennaise fut partagée en I" et 2«, et alors il y eut dix-huit provinces en Gaule.
Les principales villes des Gaulois avant la conquête étaient (indépendamment de Massilia, Tolosa , Narbo) Gergobia, Uxellodunum , Avaricum, Cenabum, Bibraele, Vesontio, Aventicum , Alesia , Durocortorum, Agendicum, Autricum, Bratuspau- Wum, Treveri. Sous les Romains beaucoup d'autres villes, dont quelques-unes fondées par eux (Aqu» Seitiae ou Aix, Lugdunum ou Lyon, Colonia Agrippina ou Cologne;, devinrent très importantes, entre autres: Arelate, Avenio, Arausio, Vienna, Cularo ou Gratianopolis , Noiodunum (Nyons), Nemausus
Grimes), Coasio ou Vasates, Kl usa, Aquss Tarbelca, Burdigala, DWona ou Cadurci, Limonum ou Pictari, Nemetum ou Arverni , Nevirnum, Turones, Snindinum ou Cenomani, Lutetia ou Parisii, Nemelacum ou Al reliâtes, Samarobriva ou Ambiani, Tungri , Argenloratum , Mogunliacum. C'est à Treveri (Trêves) que résidait le préfet des Gaules.
Les Gaulois ne commencent à figurer dans l'histoire qu'au «s siècle avant J.-C. Vers Tan S87, des bandes gauloise* allèrenti établir en Germanie sousSigovese,
Zélande , Anvers , Limbourg; Liège, Namur. — Grand-duché du Ba^-Rhin.
Grands-duchés du Bas-Rhin et de Luxembourg. — Départements f ranç. : Meuse, Moselle , Meurthe, vosges, Haute-Marne.
Pays-Bas : Flandre , flainaut. — Départements franc. : Nord, Pas-de-Calais, Somme, Oise, Aisne. Marne, Haute-Marne.
Départements : Haute-Marne, Côte-d'Or, Nièvre, Allier, Saône-et-Loire. Rhône, Loire, Ain. Départements : Seine-et-Oise , Seine-Inférieure, Eure, Calvados, Orne, Manche.
Départements : Finisterre, Côtes-du-Nord , Ille-et- Vilmine, Morbihan, Loire-Inférieure , Sarthe, Maine-et-Loire, Indre-et-Loire.
DépartemenU : Seine-et-Marne, Seine, Oise, Eure-eULoir, Loir-et-Cher, Loiret, Nièvre, Yonne, Aube. DépartemenU :
et- Loire, Ain.
DépartemenU : Cher, Indre, Creuse, Haute-Vienne, Corrèxe, Puy-de-Dôme , Allier, Loière, Cantal Aveyron, Lot, Tarn-eV-Garonne.
DépartemenU : Loire-Inférieure , Maine-et-Loire, Vendée, Deux-Sèvres, Vienne, Charente-Inférieure, Charente, Gironde, Dordogne, Lot-et-Garonne, Gers.
DépartemenU : Gironde, Landes, Gers , Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées. Basses-Pyrénées, Arirge.
s Haute-Garonne, Ariége, Pyrénées- O'rienUles, Aude, Tarn-et-Garonne , Tarn, Hérault, Gard, Lozère, Ardèche.
DépartemenU i Bouchea-du-Rhône, Var, Vauclusc,
Basses-Alpes, Hautes-Alpes, Isère.
DépartemenU : Bouches-du-Rhône, Vancluse, Drûme, Isère, Ain, Savoie. — Suisse : canton de Genève. Comté de Nice. — DépartemenU ; Var, Basses-Alpes, Hautes-Alpes.
Savoie. — Suisse : canton du Valais.
en Italie sous Bellorèse ; et pendant 67 ans cette émigration continua vers l'Italie septentrionale, d'où elle fit disparaître la domination étrusque et qui prit alors le nom de Gaule Cisalpine. Ils firent d'autres invasions dans l'Italie centrale (390- 348), où ils furent un moment maîtres de Rome (38»); en Grèce (219 et 278), où ils ne furent détruits que par la fureur desélémenU; en Asie, où ils fondèrent un état fédératif la GaUtie). Ils acquirent par là une grande répuUtion de bravoure et devinrent la terreur des pays qu'ils avaient envahis. Après de longues guerres," les Romains soumirent la Gaule Cisalpine (310-1G3), et bientôt après ils attaquèrent la vraie Gaule, la Gaule au N. 0. des Alpes; ils défirent les Décéates et les Oxy biens; battirent en plusieurs occasions, de 125 à 118, losSalluves, les Ligures , les Voconces, les Allobroges, les Arverncs, et formèrent dès lors la Province ro nui ine ( 21 qui d'abord ne comprenait que des pays situés i l'B. du Rhône, mais qui à partir de l'an 100 embrassa les ilelviens, les Ar«!comiques, les Tcctosas 1 Ke8,les ïolosates et les Sardones. De ô8 à 50, César , soumit le reste de la Gaule, et sauf des révoltes de
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rde durée , depuis ce temps juiqo'à l'invasion 106, ce pays resta soumis aux Romains dont la domination n'y cessa totalement qu'en 486 ( à l'époque de l'établissement des Francs et 10 ans après [a chute de l'empire d'Occident). Voy. France.
La religion principale des Gaulois était le drulri ïame (Voy. druides) : leur langue était le celtique eu gaélique (Voy. gaélique); leur civilisation était encore très peu avancée ; de puissantes corporations de prêtres, des nobles guerriers, autour desquels se groupaient des espères de clans, une population agreste de serfs, Toilà quels étaient les éléments de la nation gauloise. Les vêtements nationaux étaient la saie (tagum) et les pantalons (braccœ); les armes vulgaires étaient l'angon (espèce de javelot) et le gais {yctsum, espèce de pieu) : lea sabres gaulois était t de cuivre et mal trempés.
II. gaule cisalpine, Galtia Cisalpina (auj. Élals sardes et royaume Lombard- Vénitien), partie septentrionale de l'Italie, ainsi nommée de sa position endeçà des Alpes relativement aux Romains. On la nommait aussi quelquefois Gallia togata. Elle était divisée en 4 régions, dont les deux premières étaient séparées par le Padus (le PO) : 1° Gaule Cispadane (auj. duchés de Parme et de Modène, Bolonais, Ferrerais et Romagne) ; villes : Placentia et Ravenne ; 2» Gaule Traiispadane (auj. Piémont septentrional et Milanais) : villes, Augutta Pratoria, Augutta Taurinorum, Segusio.Z9 Ligurie (auj. duché de Gènes), au S. 0.; villes, Germa, Albium Intemelium, etc.; 4* Yénétie et Islrie (auj. pays Vénitien), au N. E..villes : Adria , Paiavium. — Sous Constantin, La Gaule Cisalpine fut partagée : 1° en Gaule Cispadane, subdivisée en Flaminie, j£milie, Picenum; 2« en Gaule Transpadane, subdivisée en Vénétie et Istrie, et Ligurie. On y ajouta les Alpes Cottiennes, près des sources du Pô, et les deux Rhéties qui avaient appartenu à la Germanie. — Le nom de Gaule Cisalpine • appliquait toutefois principalement à la Cispadane et à la Transpadane ; car ces deux contrées avaient
Gur principaux habitants des Gaulois, tandis que i Ligures étaient lltères, et que les Vénitiens semblent être de race slave* La Cisalpine, primitivement peuplée de Pétasges, fut ensuite soumise en
rlie par les Etrusques, qui fondèrent, au N. et au du Pfi, une confédération de 12 cités, mais qui de 587 à 520 furent assujettis ou chassés par les Gaulois. C'est de la Cisalpine devenue gauloise que partirent les expéditions qui de 390 à 348 Orent trembler Rome. En 312, les Senones s'unirent aux Etrusques pour repousser les attaques de Rome, mais ils furent vaincus. Ils reprirent les armes avec les Ombriens et d'autres Gaulois en 299. et furent encore battus, surtout en 283. Les Gaulois BoTens et les Insubres éprouvèrent le même sort de 238 à 232, et de 225 à 222. Lors de la deuxième «ruerre punique, ils se déclarèrent pour Annibalet firent du mal aux Romains, surtout en 215 à la bataille de Litana Sylva. Victorieuse de Carlhage, Rome se vengea des Gaulois emlpins : elle soumit successivement les Cénomans (197), les Insubres (194), les BoTens (192), les Liguriens (189-163), le littoral de la Vénétie (183), les Kuganéens (117), lesCarnes(H5):en0n Auguste, en réduisant les Salasses, acheva la soumission de toute cette contrée.
III. gaules (préfecture des). Voy. ci-dessus gaule en général) et romain (Empire).
GAULE C1SPADAÎJE et TRANSPADANE. Voy. CADUC CISALPINE.
GAL'LMIN (Gilbert) , né à Moulins en 1585, mort en 1 665, oonseiller d'état, était très versé dans les lan-
Ees grecque et orientales. On adeluides traductions ines de* romans de Rhodanu et Dosiclis de Théodore Prodromus, 1625. in-8 ; d /amène et ltméme d Euinathe, 1618, in-8; De Vita et morve Mon* tibri très, hébreu al latin. avec notée, 1629, in-8; Livre
des lumières en la conduite du roit, composé pat le sage Pilpay, 1644, in-8.
GAULNA ou GALNA, ville forte de l'Inde an-
I;laise (Bombay), ch.-l. d'un district de même nom, adis dans le Kaudeych, à 130 ksi. S. E. de Surate. G AL LOS, Gouo. île de la Méditerranée. F.corzo. GAULTIER (N.), GstaUerius, chevalier français, fit partie de la croisade entreprise par Godefroy de Bouillon; devint chancelier de Roger, prince d'Antioche; fut pris par les Musulmans, après la fin malheureuse de ee prince, et écrivit à son retour le récit des événements qu'il avait vus, sous ce titre : Gualterii cancellarii Sella Antiocbena (dans le recueil de J. Bongars).
Gaoltier (Philippe)', nommé aussi Gualterus de Insulis, de Canellione de Chatillon), né a Lille en Flandre dans le xu* siècle, mort vers 1201, est auteur d'un poème héroïque latin intitulé Alexandreis, sive yesia AUxandri Magni, qui fut composé vers 1180 et qui a été publié à Strasbourg, 1513, in-4, Lyon, 1558, In A. Ce poème, qui n'est pas dépourvu de mérite, fut longtemps regardé comne classique au moyen âge. Gaultier peint avec force et chaleur; il est presque toujours dans la vérité historique ; mais on lui reproche de l'emphase, des négligences de style et des fautes de prosodie.
Gaultier (Claude), avocat au parlement de Paris, né en 1590, morl à Paris en 1666, a laissé des Mémoires et Plaidoyers, Paris, 1662. Il n'est plus guère connu que par ces vers de Boileau (saL IX):
Dana foi discours chifrlns, plat alira et plat mordant 0" on» fomme en farte, ou Gaultier en plaldtal.
Gaultier (l'abbé), instituteur, né vers 1746 en Italie, d'une famille française, fut ordonné prêtre à Rome, vint se fixer à Paris en 1780, et se consacra tout entier à l'éducation de l'enfance. Il avait imaginé, pour aplanir au premier âge les difficultés de la science, de réduire le» études élémentaires a une espèce de jeu, et de tout mettre en action ; il ajouta plus tard à cette méthode l'enseignement mutuel. Forcé pendant la révolution de se réfugier en Angleterre, il y obtint par sa méthode des succès brillants, et revint en continuer l'application en France en 1800. 11 mourut à Paris en 1818. Il a laissé un cours complet d'études élémentaires (lecture, écriture, arithmétique, langues française, laline: géographie, histoire, etc.), formant 21 vol. in-18. Voici les titres de quelques-uns : Leçons de géographie par le moyen du jeu, Paris, 1788: Jeu raisonnable et moral pour les enfants, 1791 ; Exposé du cours complet des jeux instructifs, Paris, 1802.
GAULTIER D'ACOTT, DE SAINT-VICTOR, etc. Voy. GAUTIER.
GAUR, ville de l'Inde. Voy. cour.
GAURE (comté de), ancien pays de France, dans le Bas- Armagnac, avait pour eh.-I. Fleurance. Ce comté fut possédé successivement par les comtes de Fétensac, par ceux d'Armagnac et par les sires d'Albret, d où 11 passa à la couronne. Il fut depuis engagé au duc de Roquelaure. — Le comté de Gaure est aujourd'hui compris dant te dé|»artement du Gers où il forme 1 arrondissement de Lectoure.
GAl'RIDES. V. courides. - GAl'RY. V. KA5S0U
GAURUS hons, mont, de l'Italie anc, aux environs de Capoue, est remarquable par la victoire qu'y remporta le consul Valérius sur les Samnitea l'an 343av.J.-C. Auj. Monte-Gauro (T. de Labour).
GAUSIN. ville d'Espagne (Grenade), à 70 U). S. 0. de Malaga: 4,650 hab. Eau-de-vie, savon.
GAUSSIN (Jeanne-Catherine cacssem, connue sous le nom de Mademoiselle », actrice célèbre d* la Comédie-Française, était Ûlle d'un laquais de l'acteur Baron et d'une ouvreuse de loges de la Comédie française. Elle débuta à Lille, fut appelée à