GERS
scurs de Charlc magne, la Germanie forma quelque temps un royaume particulier {Yoy. l'art, suivant). Apre» la chute des Carlovingiens en Germanie , le nom de Germanie ne fut plut guère usité qu'en style de chancellerie, et fit place a celui d'Allemagne.
gerranie ou germanique, province du diocèse de Gaule. Voy. germanique.
cermanie (royaume de). On donne ce nom à un de* roy. nés du démembrement de l'empire de Charlemagne. Par le traité de Verdun en 843, Louis, dit le Germanique, pelil-ûls de Charlemagne, avait obtenu en partage toutes celles des provinces situées au-delà du Rhin qui avaient fait partie de la monarchie des Francs; et en-deçà du Rhin les villes de Spire, de Worms et de Mayence ; il en forma ic roy. dit de Germanie. Ce roy. était défendu à l'E. par les marches de Carinthie , de Bohême, d'Autriche, entre l'Ens et ut Leilha; et par celle des Sorabes, entre l'Elbe et l'Oder. Au S. E. se trouvaient les marches de Liburnle, de Frioul et d'Islrie. Enfin au N . E. le marquisat de Nordgau défendait la Germanie contre les Danois. En 870 le roy. de Germanie fut agrandi, par le traité de Merscn, de la Lorraine allemande, située a l'E. de la Mouse, avec les villes de Bile, Strasbourg, Meta, Cologne, Trêves, Aix-la-Chapelle et Ulrechl. Les prov. frontières du roy. de Germanie étaient gouvernées par dea dues et des margraves; celles de l'intérieur étaient administrées par des comtes; mais pendant h* règne de Louis CÈnfant, la Franconie orientale, la Lorraine, la Souabe, la Bavière et la Thuriuge étaient devenues des souverainetés héréditaires, et ne reconnaissaient que nominalement l'autorité du roi de Germanie. Ce titre subsista cependant après la mort de Louis l'Enfam (811), mais il cessa dès Sort d'appartenir à la dynastie Carlovingienne , Louis [Enfant étant mort fort jeune et sans laisser de postérité. Après ce prince, Conrad de Franconie usurpa le trône sans pouvoir le rendre héréditaire dans sa famille. Henri-l Oiseleur s'en saisit en 919 et le transmit à ses descendants. Ce dernier prince agrandit encore le roy. de Germanie par ses victoires sur les Hongrois et les Normands, et \ùir la création de nouveaux margraviats, tels que ceux de SIeswig, de Saxe septent., de Hisnic et de Haute et fiasse-Lusaee. Henrl-l Oiseleur, déjà roi de Germanie, fut proclamé empereur en 933. Cependant le titre de roi de Germanie ne fut remplacé définitivement par celui d'empereur que sous son fils Olhon-le-tirand, en 9G2. Depuis cette é|«que. il ne fut plus donné qu'aux fils des empereurs : ils étaient proclamés d'abord rois de Germanie ; mais quoique cette couronne restât élective en droit, elle devint en réalité héréditaire. Les empereurs faisaient décerner leutrederois de Germanie à leurs fils par lesélecteur* de 1 empire, pour assurer la transmission héréditaire de cette couronne dans leur famille. Les rois de Germanie allaient ensuite recevoir en Italie la couronne de fer et le titre de rois de Lombardie; mais ils ne devenaient empereurs qu'après leur couronnement à Rome. Toutefois, à la fin du xiii* siècle, lorsque les empereurs d'Allemagne se furtjit agrandi» de l espèce de suprématie que la cour de Rome affec- Uit envers eux. les litrea de roi de Germanie et d empereur se confondirent peu à peu. Enûn. lorsque la maison d'Autriche se fut affermie sur le trône, dans la seconde moitié du xv« siècle, elle introduisit la coutume nouvelle de faire décerner à 1 héritier présomptif le titre de roi des Itomains. qui fil disparaitre délinilivement celui de roi de Ger-
Tribocci, les fitmetet, les Vangionet, les Caracoles, et avait pour ch.-L ilogumiacutn.
CERMAMQL'E 2» OU GERMANIQUE INFÉRIEURE, Rllj
partie du grand-duché du Bat-Rhin, k 10. du Rhin, et Belgique orientale , une des 17 provinces du diocèse de Gaule à la mort d'Auguste, au N. dea deux fielgiques et de la Germanique 1", comprenait les Lt>u, Cugemi, Taxandri, Tungri ou Aduatici, Condruii, Menapii, et avait pour ch.-L Colonia
jgfjglUNlQUE I" ou GERMANIQUE SUPE- RIEURE, lui. VAUace, le grand-duché du Ras-lUun, a Battere rhénane, une dea 17 provinces du diocèse de Caule à la mort d'Auguste, entre la Belgique 1- et le Rhin, comprenait du S au ¥. les itouraci. les
germanique (Confédération). Yoy. ALLEMAGNE. GERMANOS, archevêque de Patras, né à Dirait» rana en Areadie , fut un des premiers à exciter les (;recsàrinsurrection(l82l).Au nom de la religion, il appela les Péloponnésiens au combat; il se rendit ensuite au congrès de Vérone pour solliciter les secours des puissances chrétiennes, puis à Rome où il tenta la réunion des deux églises d'Occident et d'Orient. Le typhus l'enleva en 1826.
GERMANTOWN, ville des Etats-Unis (Pensylvanle), à 13 kil. N. de Philadelphie; 2.000 hab. Les Améric. y furent battus par les Anglais en 1777.
GERMERSHE1M, Ficus Jutiut, Tille de la Bavière rhénane, à 17 kil. S. de Spire; 1,470 hab. Place forte. Rodolphe de Habst«urg y est mort en 1291.
GERNRODE, Gerninjrroda en latin moderne, ville du duché d'Anhalt-Bernbourg , à 9 kil. S. E. de Bernhourg; 1,800 hab. Manufacture d'armes à feu.
GEHNSHEIM, ville du grand-duché de Ilesse- Darmstadt, à 17 kil. S.O.de Darmstadt. 2.G00 hab. G F.ROME, ville de France. Voy. gérardmer. GERONA, ville d'E.|«gne. Voy. cironne.
GERR1, Acerrit, bourg d'Espagne (Barcelone), à 40 kil. 0. de Cenera; 650 hab. Aux environs source salée très abondante, et d où l'on tire annuellement 14.000 charges de sel. — Ville d'Afrique, dans le Sennaar, est située i 220 kil. N. 0. de la ville de Sennaar.
GERS, jEgirtùa, rivière de Franee, arrose les dép. des H.-Pyrénées, du Gers, de Lot-et-Garonne, et tombe dans la Garonne à 7 kil. au-dessus d'Agen, après 130 kil. de cours du S. au N.
cers (dép. du), dép. de la France, entre ceux des Landes à 10., de la H.-Garonne et de Tarn-et- Garonne à l'E., des H.-Pyrénées au S., de Lot-et- Garonne au N.: 6 . i s: kil. carrés. 31 2,882 hab. Ch.-L, Auch. Il est formé de l'Armagnac, de t'Astarae, d'une partie de la Lomagne, du Comrainges, du Condomais. Montagnes , vallées longitudinales où courent du S. au N. beaucoup d'affluents de la Garonne. Marbre rouge et vert, marne, sjath fusible, etc. Terre à bruyères ; grains, vin. légumes secs, lin, ail, ognons (cultivés en grand). Gros bétail, che\aux, mules, ânes, porcs, volaille (célèbres foies de canard). Eau-de-vie estimée ; toiles ; verre, faïence, etc. — Le dép. du Gers a S air. (Auch, Mirande, Condom, Lectoure, Lombez), 29cant. et 684 comm. R fait partie de la 13* division militaire , dépend de la cour imp. d'Agen et de l'archevêché d'Audi.
GERS AU. bourg de Suisse (SchwyU). à 18 kil. S. E. de Lucerne , sur le lac de Lueerne, forma longtemps (dès 1315) un état indéiiendanl. Il fut réuoi au canton de Sch^ryti en 1798. Soieries.
GERSEN (Jean), moine bénédictin de Cavaglia en Piémont, est un de ceux auxquels on attribue l imitation de J.-C. Il l'aurait écrite de 1220 à 1240.
GERSON. b. ruiné de Champagne, près de Réthcl. a donné son nom au célèbre chancelier Gerson.
GERSON (Jean charlif.r de), surnommé le Docteur trU Car. Tien, Doctor Chrutianutimut , naquit en 1363 d'une famille obscure, à Gerson près de Réthel. et fut élevé au collège de Navar-e à Paris. Il avait déjà fait preuve en plus d une occasion d'énergie et de talent, quand on le donna pour successeur A Pierre d'Ailly dans la charge de chancelier de 1 université (139S). Gerson déploya dans l'exercice de
GLRT
ces (onctions un courage et une sagesse admirables, après l'assassinat du due d'Orléans, en 1408, on le vit s'élever courageusement contre le duc de Bourgogne, auteur de l'attentat, et contre Petit, son apologiste. Sa fermeté fut la même dans ses rapports avec l'Eglise; en même temps qu'il te montrait l'adversaire de toute hérésie, principalement aux conciles de Pise et de Constance, où U joua le princi-
BM rôle, il soutenait avee force les maximes et les bcrtés de l'église gallicane, et combattait le relâche ment de la discipline dans le clergé . Malgré sa noble conduite, il ne put, après le concile de Constance (1414), revenir dans sa patrie, à cause des troubles civils qui la désolaient, et se retira en Bavière. Durant son exil, il composa ses Consolations de la Théologie, ouvrage divise en quatre livres. Au bout de deux années il put rentrer en France, mais U ne prit plus aucune part aux affaires publiques, et alla s'enfermer à Lyon au couvent des Céleslins. 11 y passa les dernières années de sa vie, occupé à prier Dieu, à composer des livres ascétiques et à montrer à lire à de pauvres enfanta. U mourut en 1429. On a réimprimé plusieurs fois ses ouvrages; mais la meilleure édition est celle qu'en a donnée Dupln, Paris, 170C, 6 vol. In-fol. Les écrits qu'elle comprend sont aussi variés que nombreux; on remarque les traités sur la Théologie mystique, dans lesquels Gerson fonde la vraie philosophie sur la théologie et sur les Intuitions de l'ime appliquées aux choses célestes; et le traité De Aufenbilitaie papœ, où il élève la puissance des conciles au-dessus de celle du pape. De graves critiques ont attribué à Gerson l'Imitation de Jésus-Christ; nous n'oserions affirmer qu'il en soit réellement l'auteur I Voy. a-eemims et gersen).M. Faugère a composé on Eloge de Gerson, qui a été couronné par l'Académie française en 1838.
GERSTENBERG (H.-Gulll. de), écrivain allemand, né en 1737 à Tondern (Sfcswig) , mort en 1823, servit quelque temps dans l'armée danoise,
Euis entra dans l'administration et fut résident du •anemark à Lubeck, 1775. U se fit connaître en 1759 par un recueil de poésies intitulé Bagatelles {Tœndeleien) , et publia, de concert avec Schmidt, f Hypocondriaque \\ ";G7) et les Lettres sur les merveilles de la Littérature (1766-1770), recueils critiques
Ïul eurent une heureuse influence sur son époque, i composa aussi des tragédies dont U meilleure est Ugolin, 1768, et quelques écrits philosophiques.
GERTRUDE (sainte), née en 626. était fille de Pépin de Landen, maire du palais des rois d' Australie, et de la bienheureuse ideberge. Elle se consacra à Dieu dès l'âge de dix ans , fonda avec sa mère le couvent de Nivelle en Brabant, et eu fut la première abbesse. Elle mourut en 659. On la fête le 17 mars.
certrude (sainte) , abbesse de l'ordre de Saint- Benoît, née à Eisleben en Haute-Saxe , prit l'habit tn «294 chex les Bénédictins de Roberadorf, et mourut en 1334. Elle est célèbre par un livre de Révélations , qu'elle écrivit elle-même en latin , et où elle raconte ses communications avec Dieu. Ce livre est placé par les maîtres de la spiritualité auprès de ceux de sainte Thérèse; il a été publié par Lan- •pergius, chartreux ; par Bloeius, abbé de Liessies, et par doin Nicolas Canteleu sous le titre à' Insinuations pietatis, Parts, 1662. et traduit en français car dom Mège. 1674. On la fête le 15 nov.
GERTRUYDENBERG. ville de Hollande (Brabant septentrional) , à 13 kil. N. E. de Breda; 1,340 hab. Bière estimée; pèche du saumon et de l'esturgeon. Elle a été prise plusieurs fois (1573, 1593, 1793). Il s'y tint en 1710 de fameuses conférences entre les ambassadeurs de Louis XIV et les députés des Eut*-Géneraux. Ceux-ci fli
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Louis refusa de les accepter, et la guerre continua. GERUNDA, ville d'Hupanie, dans UTarraconaise,
SUj. Cl ROM'.
GERVAIS (saint), de Milan, était Dis de saint Vital et de sainte Valérie. H souffrit le martyre aveo son frère saint Protais, vers la fin du i*r siècle. On dit que ces deux martyrs apparurent à saint A m braise pour lui découvrir le lieu où ils avaient été ensevelis, et qu'Ambroise, ayant trouvé leurs reliques, les plaça dans la basilique qu'il faisait bâtir à Milan et qui porte encore son nom (380). On les fête le 19 juin, jour de la translation de leurs reliques. — Saint Gervals a dans Paris (quartier de l'Hôlelde- Ville) une église qui remonte au siècle; elle a été rebâtie en 1212, et ornée en 1616 d'un beau portail fait sur les dessins de Jacques de Brosse: elle contenait de fort beaux tableaux de Leiueur.
GERVAISE (Nicolas), missionnaire, né â Paria en 1662, voyagea dans le royaume de Siam, revint en France, et fut curé de Vannes. Il quitta sa cure pour se rendre â Rome, et y fut sacré évêque in partibus. Ayant ensuite recommencé ses missions, il fut massacré en Amérique par les Caraïbes, 1729. Il a écrit : Histoire naturelle et politique du royaume
de Siam, tn-12; Description historique du royaum de Macaçar, Paris, 1688, in- 1 2 ; Histoire de Boeee. Paris, 1715, 2 parties in-l2.
GERVAISE (dom Armand-François), frère du précédent, né â Paris vers 1660, fut carme déchaussé, puis abbé de la Trappe; sortit bientôt de ce couvent, et se mit â écrire. Il publia une Histoire générale de Chenus , Avignon, 1746, ln-4, qui lui attira la haine des Bernardins; ces religieux le firent arrêter et renfermer â l'abbaye de Notre-Dame-d es-Reclus. Il mourut en 1751. On lui doit une foule d'écrits entre autres : Vie a" A bi lard et dHélotse, Paris, 1720, î vol. In-12; Lettres tTAbélard et tTHélofse, traduites en français, Paris, 1723, 2 vol. In-12; Histoire de Cabbé Suger, Paria, 1721, 3 vol. in-12, et la Vie de plusieurs Pères (saint Cyprien, saint I rénée, saint Paulin, etcA
GERYON, fils de Chrysaor et de Callirhoé, et roi d'Erythie ou des Baléares, était le plus fort de tous les hommes. Les poètes en ont fait un géant â trois corps, qui avait de grands troupeaux de bœufs qu'il nourrissait de chair humaine; il avait pour les garder un chien â deux têtes, et un dragon â sept. Hercule le tua avec ses défenseurs, et emmena ses bœufs.
GERZAT, ville du dép. du Puy-de-Dôme, â 8 kU. N. E. ds Cl rr mont ; 2,500 hab. Ch.-l. d'une seigneurie appartenant k la maison de Bouillon.
GESATES, GauloUsit. entre lt Rhône et le* Alp* S avaient pour arme princip. le gœsum, épien ferré.
GESERICH (lac), dans les Etats prussiens (Prusse), entre Saalfeld et Deutsch-Eylau : 29 kil. sur 3. Très poissonneux.
GESNER (Conrad), célèbre naturaliste, surnommé le Pline de f Allemagne, né â Zurich en 1516. se livra avic une ardeur infatigable â l'étude, malgré les obstacles que lui opposait sa pauvreté: se fit recevoir médecin keBâle en 1541: fut nommé en 1555 professeur public d'histoire naturelle k Zurich, et mourut de la peste en 1565. 11 a laissé une foule de travaux dans les genres les plus différents: on lui doit des éditions et les traductions d'autcurt grecs, entre autres F***, grec-latin, 1556 : un excellent recueil bibliographique sous le titre de Bibliotheca (Zurich, 1545), réimprimé avec des augmentations par Simler et Frisius (1583, in-fol.) ; une Histoire des animaux, en latin (Zurich, 1551-1589, 4 vol. In-fol.) : c'est l'ouvrage le plus vaste et le plus savant qu'on eût publié Jusqu'à lui sur
tuii-^eneraux. L.cux-ci Urenl à la r i Positions les plus dures et les plus
sujet; plusieurs écrits sur la Botanique ( Nureinl à la France les pro- I berg, 1751-1770), où il établit le premier une classl- I Qcalion scientilique; et un traité de la comparaison
GESS
GEUL
gtflangues. M fondâtes de diffcnnliislinguurum, i GESSUR, ville de Palestine, dans la demi-tribu Zurich, 1555. Quclques-uûsde8C»ouT.iontal7iide«. orientale de Manassé, au-delà du Jourdain, ro- CESNER (J.-Mathias), philologue, né en 1691 a connut Isboseth pour roi , après la mort de Satll .
Roth, près d'Ansparh, niort en 1761, enseigna les belles-lettres dans plusieurs Tilles d'Allemagne (Weimar, Anspach, Leipsick ; . fut nommé en 1734 professeur d'éloquence et bibliothécaire de l'université k Leipsick, et fonda dans celte ville le séminaire philologique, espèce d'école normale pour former de jeunes professeurs. L'érudition de Gesncr était universelle ; il possédait la connaissance des langues latine, grecque, orientales, de la philosophie, des mathématiques, de l'histoire naturelle et du droit. II l'occupa sans cesse d'améliorer les méthodes d'enseignement et d'avancer les études classiques. Il donna des éditions de Caton, Varron, Columelle, Palladius, qu'il réunit sous le titre de : Agriculteurs latins, Leipsick, 1735, 2 vol. ln-4; du lexique de Basile Faber, La Haye, 1735, 2 vol. in-fol.; du Panégyrique et des Lettres de Pline, 1735-39-49; de Quùttilien, 1738 ; de Claudien, 1759, et du Thésaurus linguat latinœ de Robert Etienne, Leipsick, 1749. Ses opuscules ont été recueillis à Breslau en 8 vol. ln-8.
cesser (Jean-Jacques), orientaliste et antiquaire, né à Zurich en 1707, mort en 1787, a donné un recueil gravé de toutes les médailles grecques et romaines connues jusqu'alors (mais qui étaient disséminées dans un grand nombre de livres), sous le litre de Numismata antiqua populorum et urbium omnia, etc., Zurich, 1735-38. — Son frère Jean, né en 1709, mort en 1790, a publié des tables de Photographie estimées.
GEsner (Salomon), célèbre écrivain, né à Zurich en 1730, mort en 1788, était 01s d'un libraire, et fut lui-même libraire et imprimeur à Zurich. Il montra d'atwrd peu d'aptitude pour l'étude ; mais le commerce des grands poètes de l'époque, surtout de Klopstock, lui inspira ensuite le goût des lettres, et dès 1755 il se flt connaître par le poème pastoral de Daphnis. Il publia en 1756 des Idylles oui le placèrent au premier rang dans ce genre, et donna en 1758 le poème de la Mort dAbel. Il a encoro composé le Premier Navigateur, poème, 1762, le Tableau du Déluge, des Contes moraux. Ses écrits se distinguent par une aimable naïveté et par la pureté des sentiments. L'auteur donnait dans sa vie privée l'exemple de toutes les vertus domestiques. Cesner en outre était excellent peintre de paysage et bon graveur. On a de lui des Lettres sur le paysage, fort esllméi». Ses œuvres ont été plusieurs fois traduites en français. U traduction de Hubor, Meislcr el Loirclle forme 3 vol. in-4, Paria, 178G-93.
GESOBR1VATE ou GESOCRIBATE, auj. Brest.
GESORIACUM, auj. Boulogne-sur-Mer, ville de Gaule (Belgique 2»), chex les Monni, dans b» Ner-
Vt rS«c»ï?f ' tH'1 ïn,e P*C uu iKint à Bonnmn.
bbSSEN (paradei, district de l'Egypte ancienne, à 1 E. du Nil, dans l'Egypte Inférieure, près d'héliopolis, ou plus au nord, k l'E. de Bubastls. Ce district, très rcrtile, Tut donné par le Pharaon d'Egypte k Jacob et à ses fils, sur la demande de Joseph, et fut Jusqu'au départ de Moïse la demeure des Israélites en r.L'vnte.
M^S?ENA\N,Sfl<zn(rn,valléectvilUgede Suisse (Berne), sur la Saane ou Sarine, est situé à 1 036 mètres de hauteur au-dessus de la mer, à 12'kil.
rUci Z^eys,nnen- Fromages estimés.
GESSI (François), peintre italien , né à Bologne en 1588, mort en 1648, fut élève du Guide, et égala presque son maître. On voit de lui dans la galerie
V l'Le", V"«,uperbe lableau de ,a Vierge. GhSSLER gouverneur de la Suisse pour Albert 1 d Autriche, fut cause, par sa cruauté, de l'insurrcc-
i ™qUv 6 eVa VF à ,a mtlison d'Autriche en 130,. Voy. tell (Guillaume)
GESSNER Voy. CES.nEr/
— Ville de Syrie, au N. E. de la précédente, avait un roi particulier dont David épousa la fille.
GESTRIC1E, Gestrikland en suédois, ancienne division de la Suède, entre l'Upland au S., l'Helsingland au N., le golfe de Botnie & l'E., la Dalécarlie à 10., avait pour ch.-!. Gcfleborg , et forme auj. avec l llelsingland le lan de Geflcborg. On r coniptail 30,000 hab.
GLSUALDO, ville du roy. de Naples (Principauté Ultérieure), à 13 kil. N. de Santo-Angclo-de- Lombard); 3,800 hab.
G ETA (P. Septlmlus), 01s de Septime-Sévère et frère de Caracalfa, fut associé avec son frère & l'empire par leur père en 198, et partagea le trône après la mort de l'empereur en 21 1. Caracalla chercha à l'empoisonner, afin de régner seul; n'ayant pu y réussir, il l'assassina de sa propre main, entre les bras mêmes de leur mère, l'an 212, à l'Ige de 23 ans. Géta était un prince doux et aimé du peuple.
GETAFE, ville d'Espagne (Madrid), k 13 kil. de Madrid. Jadis 12.000 hab., auj. 3,000 seulement. On y admire dans l'église de fort belles peintures.
GÊTES, Getce, peuple de l'Europe barbare, habitait dans les montagnes de la Hongrie, de la Transylvanie, de la Bukowine, de la Moldavie et de la Valachle. Leur origine est fort peu connue ; les uns les font descendre des Thraces, d'autres les regardent comme une branche des Scythes ou Tchoudes et leur donnent une origine germanique. On les confond aussi avec les Daces, dont la capitale Zarmigéthuse rappelait leur nom. Les historiens grecs citent un de leurs rois, Télèphe, qui se serait distingué à la guerre de Troie ; sous leur reine Tomyris et soui Indathvrse ils défirent Cyrus et Darius fils d'Hys taspe. Alexandre les combattit, puis les admit dans son alliai ce. Plus tard Lysimaque, roi de Thrace. fut défait par eux complètement; mais vaincus à leur tour, ils quittèrent les vallées de l'Hémus. Au temps de l'exil d'Ovide à Tomi, les Gèles avaient passé le Danube et s'étaient étendus le long des bords du Pont-Euxln jusqu'au Boryslhène, dans le pays appelé de leur nom Désert des Gèles xauj. la Bessarabie). D'autres Gèles pénétrèrent plus avant dans la Transylvanie d'où ils chassèrent les Agathyrses; au 1" siècle de noire ère on les voit mêlés aux Daces dont ils suivirent depuis les destinées. On cite parmi les sages ou oses de ce peuple : Zamolxis (disciple, k ce que l'on croit, de Pythagore), qui fut le premier civilisateur de* Gèle» et qui était révéré par eux somme un dieu. AnarharsU. qui voyagea en Grèce, et A ha ris, fameux magicien- J'oy. mass^cètes.
GETH ou c&th, v.de Palestine dans latribu île Dan , sur la mer, k 16 kil. de Joppé, était la patrie de Goliath et fut prise par David sur les Philistins.
GETULIE, Gœtulia, auj. partie du Biledulgérid du Sedjehnesse, du Sahara, ancienne contrée de l'Afrique, au S. de l'Atlas icluel, avait au N. la Numidie et les deux Mauritanie» k l'E. le pays des Garamantes, au S. la Nigritie et k 10. 1 Océan Atlantique. Les Gélules proprement dits, les Mélano- Gétules, les Dares, les Autololes et les Nalemblct étaient les principaux peuples de la Gélulie. larbas, que l'on fait contemporain de Didon, fut le plus célèbre de leurs rois. Carlhagc avait beaucoup de Gélules parmi ses mercenaires. Jugurtha vaincu s'enfuit chez ce peuple et y forma d'excellents soldats avec lesquels il prolongea la guerre eontr* les Romains. Les Gélules avaient les inœur» des Kabaïles mode» nés, et probablement ils n'en diffèrent pat».
GEULINCX (Arnold), professeur de philosophie cl de théologie, né k Anvers en 1625, moi t à Leyde en 1669, était d'abord catholique et enseigna 12 ans • l'université catholique de Louvain (1646.1668),