VIDES
GHÉRRES, adorateurs du feu. Voy. cotunss.
GI1EDI, ville du royaume Lonibard-Véoitieu, à 9 kil. E. de Bagnolo ; 2.550 hab. Beau chAteau.
GHÊDIMINE ou GlEDYMIN , grand-prince de Lituanie, succéda vers l'an 1315 â Within ou Vitenès qu'il avait fait assassiner ; il signala son règne par une suite de victoires sur les chevaliers Teutons et sur les Russes, réunit sous sa domination la principauté de Kief, fonda Wilna en 1320, s'allia à la Pologne par le mariage de sa fille Anne avec le prince Casimir, fils du roi Ladislas Lokietek (13251. Il mourut 3 ans après dan« une expédition contre les chevaliers Teutons (1328); les annales russes le font vivre jusqu'en 1341. - Olgicrd, son 2« fils, fut nère du 1" Jagellon.
GHEEL, ville de Belgique. Voy. «EL.
GHERA1, khan de Crimée , issu de Gengis-Khan par Batou-Khan, obtint en 1475, centre son frère, le secours de Mahomet II, dont il reconnut la suxeraineté. Sa postérité régna en Crimée jusqu'en 1783.
GHERARDESCA , famille noble et puissante de Pise, originaire de Toscane, joua un rôle imj>ortant dans les guerres intestines de Pise au xui» siècle. Elle soutint longtemps le peuple contre l'aristocratie; puis se déclara pour les empereurs de te maison de Souabe, se mit â la tête du parti gibelin,
GHIA
GHUZ
et combattit avec acharnement le parti gaelfe, à la tCte duquel étaient les Visconli. Le chef et le personnage le plus connu de cette famille est le fameux Ugolin, comte de la Gherardesca (au nu* siècle). Cet homme tctiUd asservir sa patrie, et, pour y réussir, il se rapprocha de Jean Viwonti, cher du parti guelfe à Piae . mais le complot ayant été découvertf 1 274), Ugolin fut arrêté et jeté en prison, puis banni. 11 passa dans l'armée des Florentins et des Lucquois, et aidé de leurs secourt il força ses concitoyens a le rappeler parmi eux (1276). Quelque temps après, il parvint par de nouvelles menées à se faire nommer capitaine-général de la république : il n'avait pas craint, ditron, pour forcer ses compatriotes à se jeter dans ses bras, de faire battre la flotte des l>isans(dont le commandement lui était confié) par les Génois qui étaient alors en guerre avec Pise (1284); il affermit son autorité, se défit de ses ennemis, soit en les exilant, soit en les faisant périr; en un mot. il devint le tyran de sa patrie et se livra aux plus grands excès. Mais s'étant brouillé avec l'archevêque de Piae, Ruggiero ou Roger d Ubaldiai, non moins ambitieux et non moins cruel que lui, ce prélat conspira sa perte, et fit prendre les armes au peuple (1288). Le comte Ugo'in, attaqué dans son palais, fut pris après une vigoureuse résistance, avec trois de ses fils et l'un de ses peliU-flLs. Roger ht enfermer ces cinq personnages dans une tour près de la ville, et les y laissa mourir de faim, après avoir jeté dans l'Àrno les clefs de la tour. Le Dante a décrit dans son Enfer, avec un admirable talent, le suppliée d'Ugolin et de ses enfants enfermés dans la tour de la Faim ; depuis, l inforlune d Ugolin a été mille fois reproduite nar le pinceau, le ciseau et le burin.
GHEUtiONG, anc. >n\>. «Je l'A>sim,sur le Dikho, alïïueoliluBrahm;ipniitr»',par920 15'long.E.,29»lat. 'a^.Çi.:.1r.'^ en 166*2 par A u r e 1 1 g-Z t .* y b ; auj.en ruines.
GHIARENGHILou GHERANGHEL, ville de Sénégambie. cheile»Foulahs,à400kiJ. N.O. de Galara.
GHIBERTl (Laurent), sculpteur et archit., né ù Florence en 1378 , mort vers 1455, exécuta pour 1 église Saint-Jean à Florence deux portes en bronie qui font l'admiration des connaisseurs ; sur ees portes sont représentés divers sujets du Nouveau-Testament. 11 a laissé un ouvrage sur la sculpture.
GHILAN, dit aussi Ditem, jadis pays des Geler ou Cadusii, province d'Iran, entre le Chirvan au N.O. et le Mazendéran au S. E., sur la mer Caspienne . 270kil.de long sur 80 de large ; 250, 000 hab. Ch.-l., Reeht. Chaleurs très fortes , que tempèrent des venu de mer ; sol très fertile. — Le G bilan fat une des cinq province» cédées k la Russie en 1723 par Chah-Tamasp; mais elle s'en dessaisit en faveur de la Ports en 1724, et celle-ci le rendit à la Perse eu 1737. C'est du Ghilan que sortirent les Bouidea.
GHiLARZA, ville de Sardaigno, à 35 ail. N. E. d'Orislano ; 3.200 hab.
GIUNALA. ville de Sénégambie, chex les Biafarai. sur la Ghinala. Il s'y trouve des Portugais établi. .
GHIUF, ville de Sénégambie, dans le pays do Foulai) . à 17 kil. N. du fleure Sénégal.
GII10L0F (empire), dans la Nigrilie maritime, formait jadis un étal très %aste et très florissant, et comprenait les roy. actuels de Kayor, Oualo, Baol, Sin , Saloum et Ghiolof proprement dit. — Le Ghiolof proprement dit est encore considérable; sou roi se donne le titre de Bour: sa capitale est Ouarkogh; ensuite viennent Médina, ou abondent les teinturiers, et Ndounoul, grand marché de sel. Les Ghiolofs, dits aussi lolofs ou Yolo/s , sont les plus beaux et les plus noirs des nègres.
GHIOURA, lie de la Turquie*!" Europe, unedea Cyclades. Voy. GYAROS.
GI1IR ou MAZAL1G . Ht. de l'état de Maroc (Ta-
GHERlAH , forteresse de l'ïnrie, 'levée duis une filet), naît sur le versant S. de l'Atlas et tombe dan» presqu'île rocheuse, sur la côte du Koukan, était un un lac sur la limite du Sahara.
GHIBIN. prov. du pays des Mandchoux , dan» l'empire chinois. Voy. ■ anochodrie.
GiilBLANDAJO (Domeniro cohradi, dit LE), célèbre peintre florentin, né en 1451, mort en 1495, «•«saya le premier d imiter la dorure à l'aide de la couleur, et de doom r de la profondenr aux tableaux par la distinction des pians et la gradation ues teintes. On a>lnnre son Hutsacre des Innocents peint à fresque dans le choeur de l'église San ta - Maria-Novella à Florence. Le musée du Louvre possède de lui la Visiiatton de santé Anne a la Vierge. Ghirlandajo doit son nom à un«* parure de dames en forme de guirlande inventée par son père qui était orfèvre. Il inventa lui-même un non?, genre de mosaïque. 11 fut le maître de Michel-Ange.— Ses 2 frères, Benedettoot David, et son DU Kidolfo, s« sont également distingués dans la peinture.
G11IRN A, rit. de iHindoustan, naît dans les mont*
repsire de pirates : elle fut prise en 1765 par lus Anglais, qui y firent un butin immense.
GHEBMA. Garama, ville du Feuan , à 80 kil. N. 0. de Mourzouk. par 26» 32' lat. N., 12» 33' long. E. Aspect misérable. L'ancienne Garama était beaucoup j.lus grande que Gherma.
GHKROUALou GOROUAL. Gherual des Anglais, ancienne province de r Hindous tan , entre 29* et 32* Ut. N., 74» et 79* long. E. , a pour bornes au N. le Thibet. au S. le Delhi , à l'E. le Népal, et a 240 kil sur 200. — Le Ghéroual est aux Anglais et forme 3 districts de la présidence de Calcutta, Sirlnagur, Kemaon , Slrmore (chef»-l. Sirinagur, Almora, Ramghar). Le district d e Sirmorc comprend 3 petites principautés que gouvernent des radjahs, Strmore, ReUspour, Rampour.— Au nord s'étendent lea ramifications de l'Himalaya ; c'est dans ce pays
K naissent les rivières qui forment le Haut-, ga(Ba|rirathi. Alakananda, Ramganga. Kali). Or, I Sidari, près de Bhaoura, et tombe daos le Taptl, i
9 kil. E. de Tehopra. après un cours de 300 kil
GHIUSTEiNDiL, Ulpianum, Jiutiniana tec, v. de Turquie d Europe (Rouroélie), ch.-l. de livuh , sur une montagne de même nom. à 61 kil. S. 0. de Sophie; 10,000 hab. Tours carrée». Ev. firec. GHIZFH on GYZEH. ville d Egypte. Voy. djizer. GHIZNI.GHlZNEVlDES.Foy.GAZKA.CAZiut vides.
GHORE. ville du Kaboul (Afghanistan), par 65« 28' long. E., 35» 45 lat N., a longtemps été la capitale d'un petit royaume.
GHUMOURDJINA ou KEMOULDJINA ville de la Turquie d Europe (Rouroélie), à 19 kil. S. h. de Tajar.ll ; 8,000 hab. Chateau-forL Petit port à 1 euv bouchure da Karatrlie.
GHUZElr-HISSAR, 7Vaf/i ou Magnes* Meandrt, ville murée de la Turquie d'Asie ( Anatolie). sur une mont., à 90 kil. S. fe. de Smyrne ; 30,000 bâta, Très commerçante. /|5»
cuivre, plomb, fer; éléphants, moulons et chèvres en grand nombre.
GHERZEH , Caruta, rille de la Turquie d'Asie (Anatolie) . sur la mer Noire , à 22 kil. S. E. de Sinope : 5.000 hab. Petit port.
GHESQl'lERE DE RAF.MSDONK (Joseph ©e}, jésuite né à Cou rtray vers 173G. mort vers I ROO. fut un des pins laborieux Bollandistes. et publia les saints de la Belgique: Aeta Sanetonim lielgii, 1783-94,
0 vol. In -4. On lui doit aussi quelques travaux de numismatique et des recherches sur l'auteur de
1 Imitation de J.-C.
GHIAJA D'ADDA ou GHÏARA D*ADDA , district de la Lombardie , situé entre l'Adda . l'Oglio et le PO, et ou se trouvent les villes de Rogno, Plziighitone, Crème , fut ainsi nommé parce que c'est un terrain d alloTion composé do galet (gkiara , galet ,
GIAO
GIBK
GRYZEH, * illede la Moyenne-Egypte. Voy. wizeh. ;
GIAC (Pierre de), ministre et favori de Charles VU, fut élevé au ministère par le crédit de Louvet. Afin de se maintenir à ce poste, Pierre de Giae favorisa le* goût* de Charles Vil pour le repos et la mollesse, et flt échouer les entreprises du connétable de Richemont en détournant l'argent deftiné aux frais de la guerre : le connétable, n'espérant pas obtenir justice du roi, fit enlever ?;iac, et le traduisit devant une commission extraordinaire. Il fut condamné à mort. On le mit dans un îae et on le jota à l'eau, à Dun-lc-Roi, 1426.
GIAFAR ou DJAFAR , sixième Imam de la race d'Ali, né à Médine en 102. mort en 766, reçut les surnoms de vrai et de preux (seid hathal), pour ses vertus et les exploits imaginaires que les légendes lui attribuent. Les Chyites le Ténèrent comme un saint.
giafar ou DJAFAR , fils d'Yahia, de la famille des Barméddes, l'une des plus illustres et des plus anciennes de la Perse, fut d'abord le compagnon et le favori du calife Haroun-al-Raschid ; il est représenté sous ce caractère dans les Mille et une Nuits. Après la disgrâce de Fadh), son frère aîné, il lui surcéda au titre de visir et déploya dans ces hautes fonctions des talents et des vertus ; néanmoins, il ne tarda pas à éprouver une terrible disgrâce, et II entraîna dans sa chute toute sa famille. 11 périt en 803, par l'ordre d'Haroun, et tous les Rarinécides furent exterminés ou exilés. La véritable cause de sa mort parait avoir été son amour pour Ahlossa, sœur du calife. Voy. barmécides.
G1ANNI, poète et improvisateur, né vers 17C0 à Rome, mort i Paris en 1823, parcourut l'Italie, et excita un enthousiasme général par son talent pour l'improvisation. Il improvisa devant Bonaparte à Milan, et eelui-cl lui donna plus tard le titre de poêle Impérial. Gianni chanta avec exaltation les victoires du héros. Ses hymnes guerriers sur les batailles de Marengo, d'Ansterlitx, d'Iéna, etc.. sont des chefs-d'œuvre. A la fin do sa vie, il
su..» i.*.» . ■■^•s.-i, U.U111. n ia il il uw va 11 vuuaui ■ a
son talent poétique à traiter des sujets religieux. Son poème de Bonaparte en Italie est à l'Inaex.
GIANNONK (Piètre), écrivain Italien, né en 1676 \ Isrhitella (Poulllc), fut quelque temps avocat à Naples, et publia dans cette ville en 1723 une Histoire civile du royaume de Naples, ouvrage rempli de savantes recherches, mais aussi de passages violeitis.où il attaque avec passion l'autorité du Saint. Siège. Ces attaques lui attirèrent toutes sortes de difficultés de la part des couvera, de Napleset de Rome. L'ouvr. Tut mis à l'Index, et fauteur, excommunié par son archevêque, se vit forcé de quitter iN'aples. Il mena longtemps une vie errante et chercha un asile successivement aViennc, auprès de Temp. Charles VI, à Venise, à Padoue, à Modène, & Genève. Attiré on Savoie nar la trahison d'un faux, ami , il v fut arrêté eo 1736 par ordre du roi de Sardaigne, et enferme a Turin: il mourut dans sa prison en 1748, après avoir fait une rétractation inutile. Son histoire de Naples a été traduite en français dès 1742, en 4 vol. in-4, La Haye (Genève). Jacques Vernet, ministre protestant, en avait précédemment extrait les passages les plus hardis contre la cour de Rome, cous je titre d 'Anecdotes ecclésiastiquet, La Haye, 1738, m-8. Giannone a aussi com{>o*é quelques autres écrite contre les papes. Ses Œuvres posthumes ont été publiées à Lausanne, 1760. 1 vol. In-4.
GIAOUH, c.-à-d. mécréant, terme injurieux don l les Musulmans se servent pour désigner les infidèles, à quelque religion qu'ils appartiennent. On le fait dériver d'un mot persan qui veut dire partisan du veau «Ter; H ferait alors allusion aux adorateurs du veau d'or, dont le Coran parle souvent avec mépris. D autres donnent à ce nom le sens de chien. On
tfl à Byron un poème Intitulé: U
C1AT, bourg du dép. du Puy-de-Dôme, â 50 UL 0. de Clermont-Ferrand ; 1 ,960 hab.
GJAYENNO, ville des États sardes, an pied des Alpes Cotlienncs, à 28 kil.S. E. de Suse; 8,000 hab. Soieries, toiles, tanneries, forges.
GIBBON (Edouard), céNbre historien anglais, né en 1737, d'une famille ancienne, à Putney (Surrey), mort en 1791, montra de bonne heure un goût prononcé pour l'élude. Fort jeune encore, 11 changea deux fois de religion ; il passa du protestantisme au catholicisme après la lecture de YHittoirt des variation» de Bossue! ; puis revint du catholicisme au protestantisme, pour se conformer at désir de ses parents. En 1770, Il entra au parlement, et y siégea pendant huit ans ; mais il n'y joua aucun rôle important. En 1761, il publia un Essai tur l'étude de la littérature, qui le flt connaître dans le monde savant , en France surtout : cet ouvrage était écrit eu français. Eo 1776 parut le 1" vol. de VHutory oj the décline and fall oj the ro» man empire {Histoire de la décadence et de la chute dt l'empire romain); l'ouvrage ne fut achevé qu'en 1787. On y trouve une érudition vaste et solide, une critique aussi exacte qu'ingénieuse, un intérêt de narration presque toujours soutenu ; mais on doit reprocher à l'auteur d'avoir rabaissé à plaisir le christianisme et de n'avoir montré aucune sympathie piMir les souffrances «les chrétiens. VHist. de In décadence, ete. a été traduite dans presque toutes les langues de l'Europe. Le premier volume fut traduit en français par Leclerc de Seplchênes , secrétaire du cabinet de Louis XVI, ou, aasure-t-on, par Louis XVI lui-même : les volumes suivants le furent par MM. Cantwell, Demeunler et Boulard. Celte traduction a été refondue par M. Gulxot.qul y a joint une Notice tur la vie et te caractère de Gibbon, et des Notes sur l'histoire du christianisme, Paris, 1812, 13 vol. ln-8. Lord Sheffield, ami de Gibbon, a donné les œuvres diverses (Mitcellaneout workt) de Gibbon, en 3 vol. in-4, dont les deux premiers parurent en 1796, et le troisième en 1816 seulement ; elles se composent de Mémoiret autobiographiques, d'une *aste Correspondance, d'Extraite raitonnés. de fseturc*, etc. Les mémoires de Gibbon ont été traduits par Marignié, Paris, 1798, 2 vol. in-8. Le talent de Gibboa a été fort bien jpprcaepurM.Villcinaindansson Taoïeaurfe/a Lift «HXVur.v.Sescrreursontétéréfi.t.enAni:let.parWat- *on,Witaker, Pricslley,etc.,en Italie, par SpedalierL CIBEL, c.-à-d. montagne. Voy. djérei. et etîu. OibbLlNS, parti politique, partisan de la maison impériale de Souabe, et opposé aux Guelfe». Voy.