‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 477 sur 567 · GILL · texte numérisé non relu

GILL

quatre qui arroealcnl le Paradis terrestre. Voy.

EDEN et DJIBOUN.

G1JON, Gujia, ville tVE«papnc (Oviédu). sur l'Océan, à 35 kil. N. E. dOviédo.- 6,360 bah, bon port, vieux rhlleau, laiterie. Belle place publique, are de triomphe. Antiquités romaine*, bibliothèque , école de navigation, école des sciences exactes. Fabriques de vases en grès, chapeaux, toiles, couvertures. Patrie de Joveltanos et du sculpteur Luis de Vega. Premier séjour des rois d'Oviédo

G1LA, rivière du Mexique (Sonora), naît dans la Sierra-dc-Ios-Miinbrc», et grossit le Colorado, après un cours de 5V" kil.

GILBERT (saint). Il y a plusieurs saints de ce nom : |<> un évêque de Meaux, élu en 99S, mort en 1015: on l'honore le 13 février: — 2* un gentilhomme d'Auvergne ; il avait d'abord vécu à la cour, et avait accompagne Louis-le-Jcune à la croisade eu 1146; à son retour, il embrassa la vie monastique et fonda l'abbaye de Neuf-Fontaines, qui prit depuis le nom de Saint-Gilbert: il mourut en 1 152, le 0 juin ;on l'hon. loC juincllo3oct.: — 3° un religieux anglais de Sempringliaui dans le comté de Lincoln, né vers 1084, mort, dit-on, en 1189, à 106 ans; il fonda plusieurs monastères de Olles et d'hommes; les moines institués par lui prirent le nom de Gilbertins. Ou l'honore le 4 février.

GILBERT DE LA PORHEe, PorretatlUS , évêqUO de Poitiers, né dans cette ville vers 1070. professa endant quelque temps la dialectique et la théologie Paris, se mit à la iCle des Maintes et attaqua vivement les Nominaux. Plusieurs de ses profitions théologiques furent condamnées par le concile tenu à Reims en 1 148 ; mais il se rétracta, et ne s'occupa plus jusqu'à sa mort (1154) que du soin d'instruire ses diocésains. On a de lui, entre autres ouvrages, un traité philosophique Des six Principes, imprimé avec plusieurs ancienr.es éditions d'Aristole.

Gilbert (Guill.), médecin de la reine Elisabeth, né i Colchester en 1540, mort en 1603, Ql de nombreuses expériences de physique, et fut un des premiers a découvrir les propriétés de l'aimant. On a de lui : De Mugttele, magnedeisque corporibut, etc., Londres, IGOO, et plusieurs autres écrits qui ont été réunis par W. Boswe.ll, sous ce titre : De mundi tiottri sublunaris philosophia nova , Amsterdam , 1651, ln-4. Il expliquait tout par l'aimant.

Gilbert (Nie. Jos.-Laurent) , poète satirique , né en 1751, à Fontenoy-lc-Château (Lorraine), d'une famille pauvre, vint à Paris après avoir achevé ses études, n'ayant d'autres ressources que son talent. Il s'essaya d'abord dans le genre de I ode, mais ne recevant |>as l'accueil qu'il attendait, il devint misanthrope, et embrassa. le genre de la satire; il attaqua surtout les philosophes avec virulence : ses attaques lui tirent des ennemis sans le tirer de la misère. Pendant qu'il luttait ainsi contre la mauvaise fortune, une chute de cheval le rendit fou : il fut conduit à l'Holel-bicu : dans un de ses accès, il s'étrangla en avalant une petite clef, et mourut à l'âge de 29 ans (1780). La meilleure édition de ses œuvres est celle du libraire Dalibon, I vol. ln-8. Paris, 1822; on y remarque surtout Le dix-huitième Sttcle, satire; Mon Apologie, et une Ode imitée des psaumes, qu'il composa huit jours avant sa mort. On trouve dans sa poésie une verve et une énergie qui promettaient un grand poète.

G1LDAS \S.), surnommé le Sage, né vers 403 dans la Grande-Breiasue, prêcha en Angleterre et en Irlaodo. passa eu Gaule, s'euhlit à Boys près de Vannes, y fonda un monastère [St-Gildas de Huys\, et m. vers 565, à Ruys même, ou, selon d 'autres, à Glastoobury . Ou asou»*ou nom un Discourssitr la mine de La Grande-Bretagne. Les paysans bretons invoquent cesaint pour guérir la folie. On Thon. le?9janv. G1LD0N couito et gouverneur do l'Afrique au

tv* siècle, dune famille puissante de Mauritanie, se révolta contre lionorius en 393, et se mit à la tète d une armée de 70,000 hommes. 11 Tut vaincu par son propre frère Mascexel en 3 : i s et s'étrangla.

GILIMER, roi des Vandales en Afrique, descendant du fameux Gensénc, s'empara du trône en 530, après en avoir précipité le faible Hildéric Jus» tinien, empereur d Orient, voulant venger ton allié, ou plutôt saisissant ce prétexte pour attaquer les Vandales, envoya Itélisaire contre I usurpateur. Bé~ lisaire s'empara deCarthaice, délit Gilimer eu 534 à la sanglante bataille de Tricaméron , cl s empara de sa personne. Justinien lit du royaume des Vandales une province de son empire, mais accorda à Gilimer un domaiue considérable dans la Galalie.

GILIOUN ou GIL10N. une des tlea de la Sonde,

Erès de la côte E. de Madura, par lit* 55' long. 6» 25' lat. N.; 6.600 hab. GILLES (le comte), jEgtdtus. général romain qui commandait en Gaule au v* siècle. Voy. «cidius.

cilles (saint), jEgidius, Grec de nation, vint, selon la légende , d'Athènes en Gaule au commencement du rp siècle, aUirda près de Marseille; sa mil sous la conduite de Césaire, archevêque d'Arles; fut chargé par ce prélat d'aller à Rome présenter une requête au pape Svmmaque, et fonda, dans un lieu nommé depuis Saint-Gilles, un monastère dont il rut le premier abbé. Il mourut en 550. On célèbre sa fête le 1" septembre. -- Selon une autre tradition, saint Gilles aurait vécu au siècle suivant, du temps de Wamba, roi vlslgoth.

Cilles de paris, jEgidiua Parisientis , poète et historien du UU' siècle, était diacre et vivait sous Philippe-Auguste et Louis Mil; il enseigna les belles-lettres à Paris. 11 composa pour le prince Louis, Ûls de Philippe-Auguste, un poème latic Intitulé : Carolinus, en 5 livres, où il chante Charlemagne. et le propose pour modèle au jeune prince. Il a aussi écrit Wùieria primœ expeduionis hierotolymiianœ, publié par I>. Martenne {Anecdote*, loin. III).

cilles (Jean), /. /Egidius Nucerensù, né. à ce qn'on croit, à Noyers en Auxois, vers la fin du xv siècle, était professeur et correcteur d'imprimerie à Paris. On a de lui un recueil de proverbe' souvent cité : Proverbia galheana secundum ordinem alphabeti reposila et latinii versiculis traducta , Paris, 1519, trad. en français sous ce litre : Proverbe* communs et belles sentences, etc., 1602.

GILLES (Nicole), chroniqueur français du ET* siècle, fut notaire et secrétah-e de Louis XII, puis secrétaire du trésor jusqu'en 1496. et mourut à Pari! rn 1503. 11 a écrit: Ut Annales et Chroniques de France, de C origine des Français jusqu'au roi Charles VIII, Paris, 1492, in-4, souvent réimprimé, et continué par dom Sauvage , Bellcforost , Chappuis, etc.

cilles (Pierre), en Inlin Gyllius, naturaliste français, né en 1490 à Alby, mort en 1535, est un des premiers qui aient tait des recherches utiles dans les sciences naturelles. Il visita les bords de la Méditerranée et de l'Adriatique, Tut envoyé dans le Levant par ordre de François I, explora les ruines de Chalcédoine, revint dans sa patrie à la suite de M. d'Aramont, ambassadeur de France, fut appelé en Italie auprès dn cardinal d Armagnac, et mourut à Rome. On a de lui : Ex jEfiani historùk latini facti, itemque ex Porphyrio, Heliodoro, Opptano, tibri XVI; De vt et natura animalium liber unus ; Degallicis et latinis nommibus piscium, Lyon, Sébastien Gryphe, 1533, in-4, inséré dans l'édition d Elien publiée par Gonrad Gesner, Zurich, 1556, ln-fol.: De Bosphoro Thraeio ttbri très, Lyon, 1561, ln-4, Leyde, Elzevir, 1632 et 1635, in-24; De Topographt'a Constant inopolcos et de illius antiquituiibus libri, Lyon, 1561, ln-4.

GÏLP — 711

pape sous ic nom de Cl-'-

GTNG

navigateur en 1433 par

Gilles mcnox, antl ment VIII. Voy. munoz.

G1LLIANEZ (pour Gillw Anex), portugais, natif de Lagos. fut chargé ( l'infant don Henri de Portugal de faire un voyage de découvertes sur les côtes de l'Afrique, et parvint le im, en t'i.V», à doubler le cap Bojador, qu'on avait regard* jusque la comme la limite du monde; dans uo autre voyage (1435), il poussa jusqu'au 21* degré de latitude N.

GILLIES (John), historien anglais, né à Brechln, dans le comté de Forfar, en Ecosse, en 1747, mort *n 1836, fut d'abord précepteur d'un des Qls du comte d'Hopetown (1777), et obtint ensuite la place d'historiographe du roi pour l'Ecosse, fonctions dans /esquelles il surcéda à Koberlaon, son ami. 11 était membre de la Société royale de Londres et de celle des Antiquaires. Ses principaux ouvrages sont : Bittoire de ta Grèce jusqu'au partage de l'empire d* Alexandrt, 1786, 2 vol. in -4 ; Histoire universelle lepuis Alexandre jusqu'à Auguste, 1807, 2 vol. in-4 pour faire suite à V Histoire de la Crice) : Histoire de Frédéric 11, roi de Prusse, comparé à Philippe, roi de Macédoine, 1789, in-8. On a encore de lui des traductions des Discours de Lysias et dhocrate, 1778 ; de 1 \ Ethique et de la PoMque d'Aristole (avee des Nous et une Analyse de ses œuvres spéculatives), 1797, 2 vol. in-4; de la Rhétorique, 1823. L'Hutoire de la Grèce , le plus important de ses travaux, a été traduit en français par Carra, ParU. 1787-88, 6 vol. in-8, et tout récemment refondue par M. Ruelle, dans son Histoire résumée des umps anciens, Paris. 1841,2 vol. in-8.

GJLLINGHAM, ville d'Angleterre (Kent), a 13 kil. N. E. de Maidstone : 6,400 hab.

GILMA, Cilma ou Oppidum Cilmanensc, ville de l'état de Tunis, à 75 kil. S. 0. de Kairwan.

GILMANTON, ville des États-Unis (New-Hampdiire), à 26 lui. N. de Concord; 3.550 hab.

GILOLO, ou Al. M AH Ml; A . AI.AMAHEB.A, la plus grande des Mnluques, par 0° 50' lat. S.- 2" 20' lat. N., 124» 50-l26"50 long. E.: ottre v< - surface très découpée comme I île deCélèbe»; 380 kil. du N. au S. sur 69 de l'E. à 10. Elle se divise en 3 parties, le N. qui appartient au sultan de Ternate, le S. au sultan de Tidor, la partie centrale à des chefo indépendants (chefs-lieux dans chaque partie, Bltjolie, Galéla, Gilolo). A Bigolie et Galéla sont depuis 1824 des résidents hollandais. Climat brûlant sol fertile; on en tire du sucre, des épices. Habitants de race malaise.

GILON.dit de Paris, cardinal, né à Tour y. près d'Auxerre, vers la On du xi* siècle, mort vers 1142. U vint d'abord à Paris où il te ut une grande réputation par ses connaissances et son talent pour la poésie; mais en 1119, il quitta le monde et entra dans l'ordre de Cluny. Le pape Calixte 11 , qui l'avait remarqué pendant un voyage qu'il fit en France , se rattacha et le nomma successivement évêque de Tusculum, puis cardinal. Sous le pontificat d'Honoré 11, Gllon fut envoyé à la Terre-Sainte pour apaiser les querelles qui divisaient le cierge; il fut nommé ensuite légal en Pologne. On a de lui : De Via hierosolymitana, etc., en vers et en 6 livres, imprimé dans les Scriplores rerum Francicarum, de Dochesne.

GILPIN (Bernard), ecclésiastique anglais, né à Kentmire, dans le comté de Westmoreland. en 1517, professeur au collège du Christ à Oxford , fut un de» premiers catholiques anglais qui adoptèrent la réforme de Luther. Il mourut en 1588. Sa Vie a été érrile en anglais par Carleton , évftque de Chlchester, Londres, 1636, in-18, et par Guillaume Gilpin (qui suit).

cilpin 'Guillaume), écrivain anglais, vicaire de Boldre dans New-Forest, près de Lymiueton. né en

1724, mort en 1804; tint longtemps une maison d'éducation à Cheam dans le Surrey. Il a décrit d'une manière intéressante les beautés pittoresque de la Grande-Bretagne ; ses principaux ouvrages sont: Observation» sur la rivière Wye et sur quelque» contrées de la partie sud du pays de Galle», 1782, traduit en français par de Blumenslein, Breslau, 1800, in-8: Voyages en différentes partie» de r Angleterre, et particulièrement dans les montagnes et sur Us lac» du Cumberland et du Westmoreland, 1787, in-8, trad. en fr. par Blumensteln, Breslau, 1800, 3 vol. in-8; Observations relatives aux beauté» pittore»que» de tÊcosse, etc., 1789, 2 vol. ln-8. On a aussi de lui plusieurs notices biograr nhiques (celles de Bernard Gilpin, Latimer, Wielef , Jean Huss, Jéromede Prague, Thomas Cranmer , etc.), et quelques ouvrages ascétiques.

GIL-POLO (Gaspard), poète espagnol , né à Valence en 1516 , mort en 1572, est auteur de Diana enamorada, fable pastorale qui fait en quelque sorte suite au chef-d'œuvre de Montemayor, et qui est aussi remarquable par l'invention que par U pureté et l'harmonie du style. La Diana a été Imirimée à Valence en 1564, à Londres, 1739, et mitée en latin par Barthius, dan tu». Han*n tfi?5.

G1L-VICENTE , surnommé le

Voy. VICENTE (Gil).

G1MONE. riv. de France, naît dans les Pyrénées, près de Villemur, arrose Gimont, H- mmont-de-Lomagne, et se jette dans la Garonne à 4 kil. de Castel- Sarraain; llOkil.de cours. Elle n'est pu* navigable.

GIMONT, ch.-l. de canton (Gers) , sur la Gimone, à 23 kil. E. d'Auch; 1,810 hab. Collège communal.

GIN (P.-L.-CI.) , conseiller au parlement , né à Paris en 1726, m. en 1807, était arrière-neveu de Boileau. Il publia un grand nombre d'écrits politiques et littéraires, tous fort médiocres, entre autres De l'Éloquence du barreau, 1767 et 1803 ; De ht Religion par un homme du monde. 1779, refondu en 1806 sous le titre de ta Religion du vrai philosophe (il J combat les incrédules de l'époque) ; il traduisit Homère. Hésiode, Théocrite, Pindare, Oémostliène et Eschine, Virgile; donna une continuation de l'Hittoire untverseUe de Bossuet. 1802. etc.

GINESTAS , ch.-l. de canton (Aude), à 14 kil. N. 0. de Narbonne; 540 hab. . .

GIN ETA (La), ville d Espagne (Murne), a 18 kil. N. O. d'Albacète; 3,500 bab. [la plujart uiulet.ers).

G1NGI . la Gingee des Anglais, rivière de I nue anglaise (Madras), naît à 13 kil. S. 0. de Tchiltapct. et tombe dans le golfe de Bengale.

iwoi, ville de l lnde (Kainalic), à 60 k!L N. 0. de Pondichéri , élait regardée comme Imprenable ; néanmoins elle fut prise par les Français commandés par Busay en 1750, puis par les Anglais en 17ol. GiiiRi donne son nom a on district du liai naUc.

GINGUENÊ (P.-L.). littérateur français, membre de l'Institut, né à Rennes en 1748, mort à Paris en 1815, se Ût d'abord connaître par uo i petit poème Intitulé: la Confession de Zutmé, 1779, et travailla à divers journaux littéraires et politique». En 1789, il adopta avec chaleur les principes de la révolution : U remplit quelques fonctions administratives, fut en 1795 dira*eur-général de l'instruction publique , puis ambassadeur à Turin sous le Directoire, et siégea quelque temps au tribunal, «esté fidèle aux idées républicaines, U se refera des affaires lors de is formation de I empire, et se consacra tout entier aux lettres. Jl fit pendant plusieurs années un cours de littérature à I Athénée (1803-1816,) et rédigea l'Histoire littéraire de Mai km, 9 vol. .1.-8, 1K|1 ,t an..** suivantes, *a*le composition, à laquelle il doit toute sa rfl»;«at'on. inaiHiu'il ne put achever. Cet ouvrage a été terminé rJ siin. oui publia en 1819 le» troU derniers volu

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